1/A l'initiative d'Alain MAIREanimateur DA 76 le Havre , deux réunions dans le cadre de la consultation participative "pour un congrès utile et serein"
nous vous invitons le:
- le 17 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de
14h à 17h
« Le Parti socialiste doit intégrer toutes les
nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la
discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ? »
-le 24 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à
17h
« Le socialisme ne peut pas se contenter
d’aménager le capitalisme financier à la marge : comment produire et répartir autrement la
richesse ?
2/ Débat public sur l’Agglo de Rouen prévu initialement le vendredi 16 mai 20h30 , est
reporté auJeudi 22 mai à la Maison de la Lombardie, 50 rue Leverrier, sur les Hauts de Rouen
Chères amies, chers amis, je vous souhaite la bienvenue sur ce site participatif. Il répond à l'initiative que nous avons lancée, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un
débat de qualité, serein, utile aux Français. Je compte sur vous pour le faire vivre et apporter vos idées. Elles nous permettront de composer une belle contribution dont nous serons
toutes et tous co-auteurs !
Nicolas Sarkozy subit une chute de 13 points de sa cote de confiance avec, pour la première fois, une
majorité de 55 % d'opinions négatives, selon un sondage LH2-Libération réalisé avant et après l'annonce de son mariage avec Carla Bruni. Dans ce sondage à paraître lundi 4 février,
seulement 41 % des personnes interrogées ont une opinion positive du chef de l'Etat.
Début janvier, la cote de confiance du président était positive pour 54 % des Français. L'érosion
progressive de cette cote de confiance de M. Sarkozy depuis son arrivée à l'Elysée, de 67 % en juillet 2007 à 54 % en janvier, s'est subitement accélérée entre janvier et février. En
baisse de trois points avec 47 % d'opinions positives, le premier ministre François Fillon, devance le chef de l'Etat de 6 points.
UN "EFFONDREMENT D'UNE RARE AMPLEUR"
C'est un "effondrement d'une rare ampleur", juge François Miquet-Marty, directeur des études politiques de LH2 pour lequel
"il existe peu d'exemples de défections aussi massives, si ce n'est le cas de Jacques Chirac en 1995". Selon l'institut de sondage, "le discrédit émane de la plupart des catégories
sociales et politiques".
Premier facteur explicatif de cette forte baisse de la popularité, selon l'institut, le "discrédit qui le touche en matière économique"
: 84 % des Français ne sont pas satisfaits de la politique concernant le pouvoir d'achat, 75 % sont insatisfaits de "la croissance économique", 68 % du problème de
l'emploi. Deuxième cause de la chute de popularité du président, la désapprobation de son style personnel. "L'affichage de la vie privée" est désapprouvé par 76 % des
interviewés.
Ce sondage a été réalisé par l'institut LH2 les 1er et 2 février 2008, par téléphone, selon
la méthode des quotas, sur un échantillon de 1003 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
Éric Le Bourg chercheur au CNRS, Centre de recherches sur la cognition animale, à l’université Paul-Sabatier de
Toulouse.
Cinq ans après la promulgation de la loi Fillon sur les retraites arrive le moment où le
gouvernement va vraisemblablement augmenter à 41 ans en 2012 la durée d’assurance pour bénéficier d’une retraite à taux plein, et à 41,5 ans en 2020. Cette augmentation est contestée
par certains, alors que les conséquences de l’adoption des réformes de 1993 et de 2003 en terme de paupérisation progressive des futurs retraités sont maintenant connues.
Dans les années 80, il était courant d’entendre que la baisse de la natalité était une menace pour nos retraites, car ne permettant pas le renouvellement des générations. Jacques Chirac déclarait en 1996 : «Le recul de la natalité porte en germe la baisse de notre
compétitivité,et menace à terme notre dynamisme», et le Parti communiste français, peu sensible a priori à la «pensée unique»,
écrivait, lors de son congrès de la même année, que le «renouvellement des générations n’est plus assuré». Depuis qu’il est devenu évident qu’il n’y a pas de dénatalité en France,
puisque le nombre d’enfants que les femmes ont au cours de leur vie ne baisse pas, et que par ailleurs la fécondité de l’année a atteint deux enfants par femme en 2006, ce discours se fait plus
rare. Il est donc probable que le débat sur les retraites ne se fera pas autour d’une prétendue dénatalité, d’autant plus que les perspectives démographiques publiées en 2006 par l’Insee et
prises en compte par le Conseil d’orientation des retraites dans son rapport de janvier 2007 ont permis de revoir à la baisse le coût des retraites en 2050 (14,6 points de PIB, contre
16 points prévus en 2006).
On pourrait donc espérer que le prochain débat sur les retraites se fasse autour d’un projet de société et ne soit pas perturbé par une peur sans
fondement.
Toutefois, la parution de plusieurs ouvrages permet de craindre que ce débat se fera aussi autour de la notion de «guerre des âges». Ces livres
expliquent que les générations nées avant 1955, après avoir bénéficié du plein-emploi et de salaires élevés, profitent des cotisations de retraite payées par leurs enfants, qui, eux, connaissent
le chômage et les salaires réduits. Nous serions face à un début de guerre des âges provoquée par l’égoïsme des retraités et des baby-boomeurs, qui seraient responsables de la situation des
jeunes.
De façon transparente, ces ouvrages nous suggèrent, quand ils ne l’affirment pas directement, que notre pays doit encore et toujours durcir les
conditions donnant droit à la retraite, celle-ci pouvant survenir à 70 ans, comme le propose François de Closets dans Une vie en plus. L’entreprise de culpabilisation à l’œuvre au
temps où la dénatalité semblait une évidence à beaucoup se renouvelle : les couples refusant les enfants, considérés comme responsables du vieillissement de la population, sont remplacés par les
baby-boomeurs qui auront vécu «à crédit sur la génération suivante», selon les mots de Bernard Spitz dans le Papy-Krach. Existerait-il donc une «collaboration des classes» d’un
nouveau genre unissant les vieux ouvriers à leurs vieux patrons pour ponctionner, de façon indifférenciée, les jeunes des cités et des beaux quartiers ? A cette aune, les salariés mis en
préretraite vers 50 ans auraient une part de responsabilité dans le fait que leurs enfants font des stages en entreprise rémunérés une misère.
Quoi que l’on pense de la réalité d’un égoïsme de certains membres des générations les plus âgées (l’image du vieux grippe-sou mourant sur son tas
d’or a fait les délices de la littérature), instiller dans l’opinion l’idée d’un égoïsme de génération ne peut que polluer le débat sur l’avenir de nos retraites. Recourir à des boucs émissaires
signifie qu’une prise de position basée sur des critères émotionnels est préférée à celle découlant d’un vrai débat. Opposer les générations entre elles peut être aussi dangereux pour notre
société qu’opposer les Français de souche à ceux issus de l’immigration, les fonctionnaires aux salariés du privé, ou les cheminots à tous les autres. La politique du bouc émissaire flatte les
sentiments les plus vils et peut mettre en cause la cohésion sociale, et dans ce cas précis aussi la cohésion familiale.
Le débat sur les retraites doit donc avoir lieu, mais toute tentative d’opposer les générations entre elles, d’où qu’elle vienne, doit être
considérée comme une tentative de manipulation de l’opinion. Après tout, peut-être n’est-il pas forcément souhaité par tous qu’un débat faisant appel au raisonnement de chacun, et non à ses
émotions, ait lieu.
Dernier ouvrage paru :le Vieillissement. Faits, peurs et fantasmes, aux éditions Vuibert.
Deux évènements se sont produits la semaine dernière, de
nature fort différente, et sur lesquels il est utile de revenir.
D'abord, la publication du rapport Attali et
les réactions qu'il a pu susciter. La méthode suivie est discutable : solliciter les experts, ignorer les représentants politiques, laisser de côté les syndicats, oublier les citoyens, alors
qu'il s'agit rien moins que de proposer une révision générale de notre manière d'aborder le monde moderne, tout cela ne peut que produire des malentendus. La cause de la réforme doit être
partagée par tous et elle ne peut se concevoir sans pédagogie, c'est à dire sans débat. A la décharge d'Attali, reconnaissons néanmoins que les lieux propices à de tels échanges font défaut :
le Parlement n'en a ni les moyens ni l'habitude (peut-être serait-ce là l'occasion de le réformer à son tour ?) ; le Conseil économique et social, qui pourrait en être le réceptacle naturel,
est paralysé par une composition et une organisation d'un autre temps ... Mais au delà, force est de constater que notre pays, ses responsables politiques et ses autorités médiatiques ont du
mal à s'accommoder de la discussion, chaque proposition faisant immédiatement l'objet, non d'une analyse, mais d'une polémique. Et tous étaient la semaine passée sommés de dire si oui ou non
le rapport Attali était « libéral », façon de le qualifier aux yeux des uns et de le disqualifier aux yeux des autres, bref de tuer dans l'oeuf toute véritable réflexion de
fond.
La réaction du Parti socialiste a été embarrassée, mais
pas autant que celle de l'UMP. Et là se trouve l'information importante : face à la réforme, la majorité de Nicolas
Sarkozy se comporte comme une poule devant un couteau. J'estime et je répète depuis le printemps dernier que cette majorité est d'abord conservatrice et que le Président, loin d'être un
réformateur, est un opportuniste qui saisit les occasions de changement quand elles lui paraissent médiatiquement porteuses et les abandonne quand elles lui paraissent dangereuses pour sa
côte de popularité. C'est donc bien à la Gauche de relever le défi de la réforme, de la modernisation économique, du dialogue et de la confection d'un nouveau pacte social qui tire les
conséquences de la situation nouvelle dans laquelle notre pays est placé depuis près de vingt ans, après le double choc idéologique et économique de la chute du Mur de Berlin et de la
globalisation. En faisant ce choix, nous pourrons ainsi juger Sarkozy aux actes et nous tourner vers l'avenir, alors qu'il n'a de cesse de nous renvoyer vers le passé et la seule défense de
notre modèle social.
Le second événement, c'estla chute du gouvernement Prodi. Il devrait conduire les partisans d'une primaire à l'intérieur de la Gauche à y réfléchir à deux fois avant d'en faire (mais n'est-ce pas trop tard ?) la
panacée. Bien que choisi par une majorité écrasante des électeurs de Gauche, Prodi n'était que le leader d'une coalition éclatée, émiettée, soumise à des pressions idéologiques (sur sa
gauche) ou tactique (sur sa droite) contradictoires. La leçon à en tirer me semble claire. Ce n'est pas la diversité, ingérable, des sensibilités qu'il faut organiser, mais une nouvelle
organisation qu'il faut fonder. Passer un accord avec nos « partenaires » de la Gauche, dans l'état où ils se trouvent (à peine plus dégradé que le Parti socialiste) pour désigner à terme
notre candidat à la présidentielle, c'est une fois de plus reporter les problèmes et sans doute, les primaires une fois faites, s'en inventer d'autres. Notre ambition doit être plus vaste et
nous conduire à nous adresser non plus à des appareils périmés, mais aux citoyens qui se reconnaissent dans la Gauche tout en doutant de ses incarnations partisanes. En clair, au lendemain
d'un congrès, lancer des assises ouvertes à toutes et tous, sans négociation avec les états-majors, pour fonder un nouveau parti qui choisira en son sein son leader et son candidat, confondus
en une seule et même personne. Celle-ci aura alors pour mission de mener le travail de rénovation idéologique sans lequel rien ne sera possible et de jeter les bases d'une nouvelle formation
moderne, populaire, débarrassée des carcans, c'est à dire des ambitions et des mauvaises habitudes qui entravent aujourd'hui le changement au Parti socialiste.
Ce que nous disent le rapport Attali comme la chute de Prodi, c'est que nous devons demain n'avoir peur ni du débat,
ni du changement et que nous n'insufflerons de l'enthousiasme à notre pays que si nous ouvrons de notre côté des voies nouvelles, une sorte « d'adieu aux armes »qui sonnerait comme un appel
au renouvellement ...
Le Parti socialiste considère que la prévention et la prise en charge de la maladie d’Alzheimer sont des priorités de
santé publique.
Le Président de la République, en s’inspirant des propositions du professeur Ménard, prend enfin la mesure de ce fléau. Reste la question de son
financement.
Nicolas Sarkozy persiste et signe en voulant financer une partie de cette lutte par les franchises médicales. Pourtant
chacun sait que celles-ci sont à la fois insuffisantes, en termes budgétaires, et profondément perverses en termes de santé.
Les personnes âgées étant les principales consommatrices de soins, ce sont elles qui seront essentiellement mises à
contribution, à travers les franchises médicales, pour financer le plan de lutte contre la maladie d’Alzheimer.
Nicolas Sarkozy s’est félicité de prendre « des décisions courageuses ». La réalité, c’est qu’il prend d’abord
et avant tout des décisions injustes et contraires à tous les principes de la solidarité nationale. Où s’arrêtera cette logique ? Les cancéreux finançant leur cancer et les personnes
âgées, la maladie d’Alzheimer.
Aujourd’hui, l’Allocation Personnalisée à l’Autonomie (APA) est, à domicile comme en établissement, la principale source
d’aide pour les personnes âgées dépendantes et leurs familles. Or, depuis 2003, alors que le nombre de bénéficiaires explosait, l’Etat n’a pas ajouté un seul euro à sa participation au
financement de l’APA, laissant les départements seuls face au défi de la dépendance.
Dans le même temps, après l’épisode des franchises médicales, le Gouvernement est en train de préparer un projet de loi
sur le 5ème risque dépendance qui renvoie une partie de la prise en charge vers les assurances privées.
Les personnes âgées n’en seront informées qu’au lendemain des élections municipales et cantonales
2008.
Autrement dit, un plan de bonne volonté mais non financé.
Pascal TERRASSE, Secrétaire national à la Santé,
de Claude PIGEMENT, Responsable national à la Santé,
de Luc BROUSSY, Délégué national aux personnes âgées
U n Parti socialiste peut en cacher un autre. Celui du sommet, en panne d'une vision renouvelée de la société, dont les
leaders font entendre des voix dissonantes et dont les parlementaires sont incapables d'adopter une attitude commune lors de la ratification du traité européen, occulte une autre facette de la
réalité. Celle du "socialisme municipal", que font vivre, à la base, des dizaines de milliers d'élus locaux (la Fédération des élus socialistes et républicains en compte 60 000) et qui
pourrait constituer le terreau d'une victoire aux élections municipales et cantonales des 9 et 16 mars.
Encouragé par les élections législatives partielles du 3 février, marquées par le gain de la première
circonscription d'Eure-et-Loir, François Hollande voit déjà la gauche reprendre trente villes de plus de 20 000 habitants, dont Quimper, Saint-Brieuc, Rouen, Dieppe, Le Havre,
Caen, Cahors, Rodez, Chartres, Montauban, mais aussi Toulouse ou Strasbourg. Le pari du premier secrétaire - faire du PS le premier parti de France en terme d'élus - n'est pas complètement
irréaliste.
Les édiles du PS, contrairement à la direction du parti, n'ont pas besoin d'organiser de forum sur "les rapports entre les socialistes et le marché". Ils ont lancé depuis longtemps des passerelles avec le secteur privé, dont les plus récentes sont les opérations "Vélove"
à Lyon ou "Vélib" à Paris. Quant au rapprochement avec le MoDem, objet de polémiques virulentes rue de Solferino, il s'organise sans heurts à Dijon, Tours, Grenoble ou Paris. Privilégiant les
transports publics et le logement social, les élus socialistes avancent des priorités plus lisibles que le programme de leur parti. Si les candidats du PS aux municipales semblent avoir souvent
la faveur des sondages, ce n'est donc sans doute pas seulement en raison de la dégradation de la cote de popularité du président de la République.
Reste que ce double visage du PS - déprécié au plan national mais apprécié au niveau local - évoque une dérive girondine qui renvoie aux années 1950-1970, lorsque la
SFIO, le Parti socialiste d'avant François Mitterrand, retranchée dans ses bastions, avait de facto renoncé à la conquête du pouvoir. "Pas question de se laisser enfermer dans une
cohabitation permanente qui voudrait que la droite, au gouvernement, assure les fonctions régaliennes alors que la gauche, réduite à n'exercer que le pouvoir local, serait chargée de l'urbanisme
ou de la petite enfance", prévient M. Hollande, bien placé pour savoir que "les victoires aux élections locales ou régionales ne conduisent pas forcément à la victoire aux élections
nationales".la suite ici
Quel est le point commun entre la royauté et la gauche en France ?
Versailles ne leur réussit pas.
On sait comment Louis XVI a mal fini pour avoir méconnu depuis la Cour le sort de ses sujets mécontents. Le PS pourrait connaître après le
4 février la même malédiction. Réunis avec le Parlement en Congrès pour se prononcer sur la ratification du traité de Lisbonne, les socialistes sont pourtant face à un choix d’une rare
simplicité. Ou ils considèrent que le mini traité est un moindre mal qui permet à l’Europe politique de repartir et ils votent la révision constitutionnelle, ou bien ils estiment que ce texte
est néfaste et ils votent contre.
Mais dès qu’il s’agit d’Europe, le PS vire marxiste, tendance Groucho. Ou encore zaniniste, du nom d’un chanteur qui connut une gloire éphémère il
y a quelques décennies avec des paroles dont on ignorait qu’elles deviendraient le discours programme des socialistes de 2008 : «Si tu veux, tant mieux. Si tu veux pas, tant pis. J’en ferai
pas une maladie.» Le titre de la chanson était Tu veux ou tu veux pas ?.
Le fait est que le PS ne sait toujours pas s’il veut de l’Europe. Il sait qu’il voulait d’un référendum pour embêter Nicolas Sarkozy ; comme il ne
l’a pas eu, il a dit qu’il boycotterait en représailles le Congrès de Versailles. C’était tellement gros que même Groucho Marx n’a pas trouvé cela drôle. Alors le PS a dit qu’il irait à
Versailles, mais pour s’y abstenir. Ça, c’était drôle ! Voilà donc la tragicomédie à laquelle se livrent les socialistes français, à qui l’on souhaite bonne chance lorsqu’ils devront expliquer
leur position à leurs homologues européens.
Comment en sont-ils arrivés là ? Les tenants du non ont continué de mener le combat au sein du Parti socialiste. Et la direction du parti est hors
d’état de leur imposer un point de vue, si tant est qu’elle en ait un. A quelques mois d’un congrès décisif, la confusion est à son comble.
Pourtant, trois ans après le fiasco de 2005, chacun sait à quoi s’en tenir. Le non au référendum était l’expression d’un rejet profond de la
construction européenne, de sa volonté de créer un modèle social original en économie de marché. Tous les arguments de circonstances invoqués par les nonistes ont fait long feu : il n’y avait
pas de plan B. Il n’y avait aucun rapport entre le traité et l’adhésion turque ; le rejet de la troisième partie n’a rien changé aux politiques communes ou communautaires. Les réponses
apportées aux questions institutionnelles étaient et restent le meilleur équilibre. Se rallier au projet de traité simplifié, c’est en prendre acte.
Le tango ridicule qu’a dansé le PS ces dernières semaines ne s’explique que parce qu’il n’a toujours pas choisi entre les mirages de la gauche
radicale et les vrais espoirs de réformes que portent les autres partis socialistes d’Europe. Il n’est pourtant que temps. En ce qui les concerne, les Gracques ont choisi : ils se retrouvent
avec la social-démocratie européenne à voter, sans état d’âme, pour le traité simplifié. Ils demanderont à adhérer au Parti socialiste européen, qui incarne ce choix et cette famille de pensée.
Et ils plaideront pour que le Parti socialiste choisisse enfin clairement la voie de la réforme en Europe.
"Travailler sur nous-mêmes", "ne pas se replier dans le confort idéologique", "trouver des
solutions neuves aux problèmes de notre temps" : à Boston, lundi soir 4 février, à l'invitation du Centre d'études européennes de l'Université Harvard, Ségolène Royal planchait devant une
cinquantaine d'étudiants et quelques enseignants sur le thème "Refonder la gauche européenne". Ou, traduit par une auditrice démocrate fascinée par Barack Obama : "Comment redonner
vie à un parti rigide et vieux jeu"…
Mme Royal a dépeint un PS vieux jeu, qu'elle veut changer pour préserver l'essentiel : "Ce pour
quoi nous avons toujours lutté, la valeur égale de chaque individu." C'est, a-t-elle clamé, ce qu'ont fait les sociaux-démocrates suédois ou danois, le Labour britannique ou encore les
gauches italienne et espagnole – bref, ceux qui l'ont récemment emporté. Dans la société "bien organisée" à laquelle aspire la dirigeante socialiste, "les droits de chacun sont
contrebalancés par les responsabilités de tous".
Devant son auditoire américain, elle a fait sienne la "valorisation du capital humain" prônée par Robert Reich, l'ancien ministre du travail de Bill Clinton. "La question est moins :
comment résister aux changements? que : comment diriger le changement pour le meilleur?" Autrement dit : comment "mettre les gens avant l'idéologie?""du bas vers le
haut". Mme Royal propose de suivre le célèbre précepte de Thomas Jefferson, selon lequel une société se bâtit
Pour redevenir attractif, le PS doit "se démocratiser, consulter régulièrement les adhérents, mais aussi les sympathisants", dit-elle.
Il doit "cesser de faire de la politique à partir des livres" et n'avoir peur de s'approprier aucun sujet, a-t-elle martelé. Sécurité, efficacité économique, immigration, "identité
nationale, patriotisme et même la religion sont au plus haut de nos préoccupations". Objectif : ne pas laisser le terrain à la droite. Pour renouveler les idées socialistes, Mme Royal attend
beaucoup des think tanks, ces groupes intellectuels de réflexion qui, "aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, ont réalisé un travail formidable en aidant les partis de gauche à redessiner leurs
politiques".
Sur le plan organisationnel, l'exemple italien, où plus d'un million de personnes ont participé à un vote sur les orientations du nouveau Parti
démocrate, lui apparaît la voie à suivre. Elle rêve de "plusieurs millions de personnes qui tranchent les débats", car "plus la base d'un parti est étroite, plus il a de mal à
remettre ses dogmes en cause".
Mieux, "un leader est plus légitimé à 5 millions de votants qu'avec 150 000" – le nombre des adhérents au Parti socialiste. Une fois sa mue
réalisé, le PS sera alors en mesure de diriger une "large coalition" allant du centre gauche via le Modem aux altermondialistes, à l'instar des alliances qui se mettent en place pour les
élections municipales.
Interrogée sur les problèmes ethniques et d'immigration, MmeRoyal a insisté sur le "refus du
communautarisme". La grande majorité de l'auditoire, pour qui le terme de communauté est fondateur des identités "conjuguées" (africain-américain, italo-américain, hispano-américain,
etc.), n'a pas saisi de quoi Mme Royal parlait.
Les organisations
et personnalités signataires rappellent solennellement que, selon l’article 1er de la Constitution, la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Ces
quatre termes indissociables définissent des principes qui s’imposent à tous, au premier rang desquels le Président de la République. Or, les déclarations récentes de Monsieur Sarkozy, mêlant ses
convictions personnelles et sa fonction présidentielle, portent atteinte à la laïcité de la République. La mise en
cause de ce principe constitutionnel indispensable à la paix civile est inacceptable. Depuis 1905, grâce à la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat, la République assure à chaque citoyen la
liberté de conscience, garantit sa liberté de croire ou de ne pas croire et de pratiquer le culte de son choix, de n’en pratiquer aucun ou de pouvoir en changer. Elle permet ainsi de vivre
ensemble, dans le respect de chacun, quelles que soient ses origines, ses choix philosophiques ou ses convictions religieuses. Dans notre République et notre société multiculturelle, la diversité doit être richesse et non source de conflit. Pour cela, la laïcité,
assurant l’égalité en droit des citoyens dans le respect des lois de la République, permet à la fois l’expression du pluralisme des convictions et la recherche de valeurs communes pour construire
une communauté de destin. Dans un monde aujourd’hui global et de plus en plus complexe, où se multiplient les voies
d’accès à l’information et aux connaissances, et où explose la médiatisation des événements et de la pluralité des représentations du monde, seule la laïcité permet
l’émancipation de tous en favorisant le libre accès au savoir et à la culture et le discernement de chacun pour un libre choix de vie, par une démarche rationnelle et critique faisant
toute leur place au doute, à l’imagination et à la créativité. C’est pourquoi, les organisations et personnalités signataires s’opposeront à toute tentative qui mettrait, de fait, en cause la laïcité
par une modification du contenu de la loi de 1905. A l’heure où nos concitoyens éprouvent des difficultés et des inquiétudes croissantes, elles les appellent à promouvoir la laïcité comme une
exigence partagée avec la ferme volonté de bâtir ensemble une société où la justice sociale assurera, quotidiennement, pour toutes et pour tous, la liberté, l’égalité et la
fraternité.
C'est un verdict sévère qui vient d'être rendu sur les huit premiers mois de la présidence Sarkozy : en janvier, le
moral des ménages a atteint un minimum historique. Stagnation des salaires, croissance faible, hausse des prix, déficits publics, absence de perspectives pour les jeunes, dont le pessimisme est
plus fort que partout ailleurs : l'inquiétude est vive.
Malgré les promesses inconsidérées, nous savions bien que tous les problèmes ne seraient pas résolus en un an. Mais nous étions au moins en droit
d'attendre que la situation ne s'aggrave pas. Aujourd'hui, règne la brutalité d'un système où l'argent fou fait la loi, où les valeurs humaines reculent chaque jour un peu plus, où le plus grand
nombre paient pour des puissants dont l'impunité est proportionnelle à l'irresponsabilité.
Le choc de confiance promis a laissé place à un choc de défiance, qui dégénère aujourd'hui en vent de révolte. Tout était possible, hier ; mais trop
de temps et de fonds publics ont été gaspillés. L'urgence du pouvoir d'achat n'a pas été traitée, l'avenir n'a pas été préparé, la désinvolture publique a tenu lieu de morale politique.
Chacun a
compris que le "paquet fiscal" n'avait pas fait frémir d'un dixième la croissance. Pourtant, avec 15 milliards d'euros dépensés chaque année, le budget des universités et des centres de recherche
aurait pu être durablement multiplié par deux. La prime pour l'emploi aurait pu être également doublée, donnant à plus de huit millions de salariés français l'équivalent d'un treizième mois. Et
avec 15 milliards d'euros, il y avait encore de quoi amorcer notre désendettement.
Quant aux réformes engagées, universités, retraites, marché du travail, elles sont toujours partielles, souvent injustes et à l'effet aléatoire. La
réforme du marché du travail, par exemple, consacre la fusion entre ANPE et Unedic : pourquoi pas ? Mais les moyens en faveur d'un service public de l'emploi efficace et d'une véritable sécurité
sociale professionnelle ne sont pas engagés. la suite ici
Julien Dray (PS) donne une
note "en dessous
de la moyenne" au plan banlieue
PARIS, 8 fév 2008 (AFP) - Le porte-parole du PS Julien Dray a décerné vendredi une note "en dessous de la moyenne" au plan "Espoir banlieue" exposé par le Président Nicolas Sarkozy qui est selon
lui privé "de souffle, de vision".
"Puisque la mode est à l'évaluation au gouvernement (...), c'est au-dessous de la moyenne", a ironisé Julien Dray lors d'un point de presse au siège du parti avec le secrétaire national à la
solidarité urbaine, Vincent Léna.
Selon le député de l'Essonne, "il y a eu neuf mois de travail, beaucoup d'énergie dépensée par Fadela Amara, qu'il faut saluer". Mais, "à part reprendre des choses qu'on connaissait déjà, il n'y
a pas de souffle, pas de vision (...) Ce n'est pas l'élan en faveur d'une grande politique urbaine qu'on attendait", a-t-il ajouté.
Il a toutefois souligné que les élus locaux socialistes ne joueraient pas "la politique du tout ou rien".
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Aurélie Filippetti(PS) : "le plan kärcher anti-glandouille a fait
pschitt!"
PARIS, 8 fév 2008 (AFP) - Aurélie Filippetti, porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, a
affirmé vendredi, à propos du plan banlieue présenté par Nicolas Sarkozy, que "le plan kärcher anti-glandouille a fait pschitt!" . Dans un communiqué, la députée PS de Moselle juge que ce plan est "un non-événement convenu et sans
portée". Mme Filippetti concède "quelques bonnes propositions disparates, comme l'aide pluri-annuelle aux associations, le
busing, la création d'internats scolaires, les contrats d'autonomie" mais elle juge que le "discours du +candidat président Lapalisse+, n'a été qu'une suite d'incantations
exaltées". "Nous attendions du président de la République des mesures concrètes budgétées sur le rééquilibrage financier
entre villes pauvres et villes riches, sur la fiscalité locale et la dotation urbaine", juge-t-elle, avant de dénoncer le "vide abyssal" au lieu d'"annonces fortes". Pour elle, "le gouvernement se cantonne une nouvelle fois dans les effets d'annonce. Les habitants des quartiers
ne peuvent plus attendre!".
Nicolas Sarkozy a détaillé, vendredi 8 février, le plan en faveur
des banlieues préparé par la secrétaire d'Etat à la ville, Fadela Amara. "J'assume tout ce que j'ai dit et fait par le passé sur le sujet", a-t-il déclaré. Voici les
principales mesures annoncées :- Inscription de la "diversité" dans le préambule de la Constitution. "Je veux dire à ces enfants qui sont français et qui croient souvent à
tort, et quelquefois à raison, qu'une partie de la France les aime moins, je veux leur dire que personne ne sera jugé sur la couleur de sa peau ou l'adresse de son quartier", a déclaré le
chef de l'Etat. "Je veux une démocratie irréprochable et nous allons en graver les principes dans le préambule de notre Constitution", a-t-il ajouté. Il a demandé à l'ancienne ministre
centriste Simone Veil de "conduire un débat national sur ces principes, parmi lesquels il y a la diversité".
- Un représentant de l'Etat à temps plein dans chacun des 350 quartiers en difficulté à partir
du 1er septembre.
- Des incitations pour les fonctionnaires à travailler sur place afin de "réinvestir les
quartiers".
- Un nouveau partenariat de l'Etat avec les associations."L'Etat réglera les petites dépenses en 48 heures avec un simple chéquier", a déclaré le chef de l'Etat.
- Une enveloppe de 500 millions d'euros prélevés sur les financements du Grenelle de
l'environnement sera mobilisée pour développer les transports en commun dans les quartiers sensibles.
- 4 000 nouveaux policiers supplémentaires déployés en trois ans.
- Création de 200 "unités territoriales de quartier" pour le maintien de l'ordre et de "compagnies de
sécurisation spécialisées"d'une centaine d'hommes chacune pour la lutte contre les violences urbaines. Les groupes d'interventions régionaux
(GIR) vont être"mobilisés jour et nuit contre l'économie souterraine".
- Expérimentation d'un "contrat d'autonomie"pour
offrir un soutien renforcé et personnalisé aux jeunes de moins de 26 ans vivant en zone urbaine sensible (ZUS). Ce contrat d'autonomie sera proposé à 45 000 jeunes pendant trois ans dans une
soixantaine de départements particulièrement touchés par le chômage.
- Soutien à la création de 20 000 entreprises en quatre ans.
- Généralisation des écoles de la deuxième chance sur l'ensemble du territoire.
Le chef de l'Etat veut offrir une "insertion durable dans l'emploi" à entre 15 000 et 20 000 jeunes sans qualification des quartiers les plus difficiles à l'horizon 2012. Les ressources de ces
écoles seront accrues par une extension de la possibilité faite aux entreprises de les financer par la taxe d'apprentissage.
-Création d'au moins 4 000 places dans des "internats de réussite éducative" à proximité des quartiers sensibles.
- Expérimentation du "busing"(transport scolaire en
autobus) pour permettre à des enfants des quartiers défavorisés de fréquenter des établissements scolaires d'autres quartiers ou des centres-villes. Le "busing" sera expérimenté pendant trois ans
avec des élèves de CM1 et CM2 provenant d'écoles primaires de quartiers prioritaires.
- Création de "30 sites d'excellence" scolaire dont au moins six lycées
professionnels. Ces établissements seront jumelés avec des établissements d'enseignement supérieur ou des entreprises et recruteront dans
des "classes d'élite" les meilleurs élèves de chaque niveau. Ils seront dotés d'un encadrement renforcé par une "équipe de soutien" et d'une "banque de stages".
- Mise en place d'un plan en faveur de l'accession sociale à la propriété.
Les chefs d'entreprise ou les banquiers qui avaient placé leurs espoirs en Nicolas Sarkozy ne se soucient guère de sa perte de popularité. Ses amis
"jet-set", ses goûts clinquants et sa dernière épouse n'auraient que peu d'importance s'il faisait au moins ce qu'on attend de lui : encourager la croissance, redresser les finances publiques
et s'attaquer aux réformes dont la France semble être le dernier pays en Europe à ne pas admettre la nécessité.
Grosse déception pour ceux qui voient se dérouler ce nouvel opus de "Docteur Jekyll et Mister Hyde". On
espérait un "Nicolas" libéral et réformateur. Au lieu de quoi, on observe un "Sarkozy" qui déploie tous ses talents d'interventionniste brouillon.
S'ENVOYER DES FLEURS
Il y a près de quatre ans, M. Sarkozy, alors ministre des finances, avait obtenu de l'Union européenne l'autorisation de secourir Alstom, alors au
bord de la faillite, grâce à une injection massive de fonds publics. Le président français s'est d'ailleurs approprié l'histoire du remarquable redressement de cette entreprise. Et de rappeler ce
haut fait pour s'envoyer des fleurs à chaque fois qu'il parle industrie.
Ce fut le cas cette semaine encore lors de sa visite à Gandrange (Moselle) où, posant parmi les ouvriers de l'usine ArcelorMittal que son
propriétaire veut fermer, il a à nouveau proposé d'injecter de l'argent public dans ce site sidérurgique, sans doute porté par l'enthousiasme du moment.
Peu avant, il tentait de faire renvoyer le PDG de la Société générale, fragilisée par sa perte de 5 milliards d'euros, tout en favorisant, en
sous-main, la fusion de la banque avec sa rivale française BNP-Paribas pour écarter d'éventuels prédateurs étrangers aux desseins forcément noirs. Et de tonner contre le "capitalisme financier"
qu'il veut faire encadrer en Europe ; ou de partir en croisade pour "défendre" l'industrie française en faisant de la Caisse des dépôts une sorte de fonds souverain tricolore (après le front
républicain, le fonds républicain ?). Ou de menacer d'une taxe carbone à la douteuse efficacité les pays qui ne respectent pas le protocole de Kyoto.
Les déficits, budgétaires et extérieurs, s'aggravent et M. Sarkozy semble confondre les réformes et les rapports. Depuis neuf mois la liste s'allonge
de ce qu'il n'a pas fait. Mais ce qu'il menace de faire, il est vrai, est parfois plus inquiétant.
Pour l'Europe, ce sera "oui", très probablement. Oui... finalement "oui".
Après la révision de la Constitution, demain : Versailles. Sénateurs et députés devraient adopter, cette semaine à venir, le
traité simplifié de Lisbonne, tout simplement et sans grand suspense, c'est-à-dire sans référendum. Sans se compliquer la vie avec un suffrage universel dont on ne maîtrise pas toujours les
emballements, les coups de colère, les coups de folie...
Mais qu'en pensent les Français ? Ceux qui ont voté "non" en 2005, notamment ? Se sentent-ils floués, trahis ? Vivent-ils un
déni de démocratie ?
59 % des Français continuent à réclamer un référendum, selon un sondage CSA pour L'Humanité dimanche, et il faudrait
un miracle pour qu'ils l'obtiennent, ou plus exactement que ces jours prochains, à Versailles, la révision de la Constitution soit refusée par plus des 2/5e des
parlementaires.
Mais peut-être a-t-elle changé, au fond, cette France du "non". Ou fataliste, s'est-elle résignée, s'est-elle fait un raison ?
Les raisons, justement, qui ont conduit 55 % de Français à voter "non" à l'Europe en 2005 sont-elles toujours d'actualité ?
La vidéo France 5
Et nos élus ps Seinomarins qu'ont-ils fait ?
Congrès du Parlement Scrutin public à la tribune sur
le projet de loi constitutionnelle modifiant le titre XV de la Constitution.
Contre
Christophe Bouillon, , Laurent Fabius, Mme Valérie Fourneyron,
Mme Sandrine Hurel,
Alain Le Vern, Marc Massion
Abstention :
M. Pierre Bourguignon,
Scrutin public sur
l'article unique du projet de loi autorisant la ratification du traité de Lisbonne