
"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
- le 17 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h
« Le Parti socialiste doit intégrer toutes les
nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la
discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ? »
-le 24 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h
richesse ?
à la Maison de la Lombardie, 50 rue Leverrier, sur les Hauts de Rouen
je vous souhaite la bienvenue sur ce site participatif. Il répond à l'initiative que nous avons lancée, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, serein, utile aux Français. Je compte sur vous pour le faire vivre et apporter vos idées. Elles nous permettront de composer une belle contribution dont nous serons toutes et tous co-auteurs !
Ségolène Royal
Prenant connaissance du communiqué du Secrétaire d'Etat au tourisme Léon Bertrand, et malgré toute l'estime qu'il a pour lui, Victorin LUREL, Député de la Guadeloupe et Président du Conseil régional de la Guadeloupe, déplore que celui-ci joue les supplétifs des porte-parole de Sarkozy en accréditant leur mauvaise interprétation du créole. Visiblement, cinq ans de Ministère lui auront fait oublié jusqu'à sa propre culture et les canons de la chanson créole.
Oui, Victorin LUREL exhorte, face aux désengagements sans précédent de l'Etat en outre-mer, à « tout changer », c'est à dire en créole, NOU KE KASE SA !L'UMP a diminué d'un tiers les crédits destiné à l'outre-mer : NOU KE KASE SA !
L'UMP glorifie le rôle positif de la colonisation : NOU KE KASE SA !
L'UMP a diminué de 40 % les crédits destinés aux emplois aidés outre-mer (FEDOM) : NOU KE KASE SA !
L'UMP cumule 500 à 800 millions d'euros de dettes envers les opérateurs de logements sociaux outre-mer : NOU KE KASE SA !
Sarkozy remet en cause la parole donnée par l'Etat en Nouvelle-Calédonie au risque de menacer la paix civile : NOU KE KASE SA !
Sarkozy propose la remise en cause des congés bonifiés au prétexte d'améliorer la continuité territoriale : NOU KE KASE SA !
Sarkozy propose de supprimer le peu de contrainte pesant sur les compagnies aériennes desservant l'outre-mer : NOU KE KASE SA !
Au sommaire de l’hebdo cette semaine :
Actualités
- Le billet de Julien Dray : Nou ké cassé ça
- La candidate d’une femme métisse
- Sarkomédie
- Altermondialisme : il existe une voie socialiste
Dossier
“Environnement : sauvons la planête”
- Avant-propos : “Pour une politique durable”
- Bruno Rebelle : “S. Royal place l’écologie au cœur de son programme”
- Le pacte écologique de Ségolène Royal
- L’écologie mure et heureuse de Ségolène Royal
Territoires Besançon, pionnière du développement durable
Portrait Militant durable
Les débats participatifs voulus par
Ségolène ROYAL ont remporté un vif succès
A Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône), lundi soir, les cent personnes présentes ne se le sont pas fait dire deux fois. D'autant qu'ils connaissent bien le thème du débat : la "vie chère". "On s'est installé dans la précarité, on vit des aides du RMI, on n'a aucun pouvoir d'achat", explique le premier orateur, un militant de la CGT-chômeurs. Christine, qui travaille "à la Sécu" : "J'ai un emploi, ma fille a une bourse, je ne paye pas d'impôt, je me sens en risque de précarité, comme beaucoup." Rachida, elle aussi mère célibataire : "Le soleil, je ne le vois jamais. Il faut se battre pour un logement, pour un travail. Pour balayer par terre, il faudra bientôt un diplôme." "L'esclavage existe toujours", lance-t-elle, avant de se rasseoir, accablée. Les deux rapporteurs désignés prennent aussi en note le propos de Monique, infirmière à l'hôpital, qui explique que "notre système de santé prend l'eau".
A chacun son "truc". Dans le Loiret, trois ou quatre thèmes apparaissent sur un écran géant pour lancer le débat. Dans la section du 18e arrondissement de Paris, on distribue des Post-it pour relever questions et témoignages. Lundi soir, lors du débat sur la justice, un ancien prisonnier en utilise deux, d'une écriture serrée, pour résumer ce qu'il veut dire. Au micro, il évoque ces "enfants qu'on met avec des bandits de grands chemins", les "médecins qui distribuent calmants et préservatifs" et "les cris, tous les soirs". Aux magistrats qui l'écoutent, il propose d'inscrire dans leur formation "un jour" en prison. Lorsque la parole est libre, les propos ne sont pas forcément convenus. A Vesoul (Haute-Saône), un ancien directeur général des douanes, un brin exaspéré, propose sa contribution : "Vous me faites nommer ministre de la recherche des fonds, et vous verrez que le pognon retournera dans les caisses de l'Etat !"
La formule inquiétait certains des militants les plus aguerris, davantage rompus aux meetings traditionnels. Mais elle a satisfait d'emblée les plus jeunes, ainsi que tous ceux qui désertaient le débat politique. Le même décalage s'observe au sujet des faux pas et du rythme de la campagne : quand les "anciens" sont parfois en proie au doute, les nouveaux venus balaient spontanément toute critique.

A Lyon, mercredi soir, deux femmes de vingt-cinq ans sont intervenues dans le débat sur le développement durable organisé à l'Opus Café, près de l'hôtel de ville, pour plaider en faveur des transports en commun. Carole Vincent, militante socialiste, a entraîné une de ses amies, Emilie Busset, de gauche mais non encartée. Toutes deux se réjouissent du principe des forums. "C'est un vrai enrichissement de la politique", se félicite la première. Un trou d'air ? "Il n'y en a pas. C'est un argument de la droite pour déstabiliser Ségolène Royal", tranche la seconde. Un jeune adhérent socialiste, Nicolas Bréand (19 ans) n'est pas plus inquiet : "C'est parce que la méthode de Ségolène Royal est complètement nouvelle qu'elle déboussole. J'ai fait plusieurs débats et ce que j'observe, c'est un réel intérêt des gens à discuter et une vraie satisfaction à participer à un débat d'idées."
A Salon-de-Provence, le secrétaire de la section PS, Patrick Alvisi, s'était montré inquiet en ouverture du débat : "Notre nouvelle démarche peut surprendre surtout quand on connaît une campagne un peu molle (...) Mais, gardez votre sang-froid, Ségolène garde son cap. Et surtout prenez la parole." A 22 h 30, une fois la réunion terminée, les anciens militants parlent encore un peu du "reflet chez les gens de ce que disent les journaux". Mais sans grande conviction. Ils croient plutôt que c'est ce mouvement de réunions ouvertes, "où on entend des gens qui, jamais, ne prennent la parole" qui poussera vers la victoire.
Un sentiment partagé à Saint-Jean-de-la Ruelle. Henriette, 40 ans, qui a laissé ses trois enfants à la maison pour venir au débat, est à fond derrière Ségolène Royal. "Tout me plaît chez elle, les valeurs qu'elle défend", explique-t-elle. Elle vient d'adhérer au PS pour la soutenir. Tout comme Paulette, 70 ans, qui votait "centre-droit" jusqu'ici. "Son discours est différent, plus accessible aux gens de la base", souligne-t-elle, en se disant certaine que "Sarkozy, lui aussi, aura ses trous d'air".
Ce que Nicolas Sarkozy propose
c’est la précarisation de la société.
Il a illustré le fonctionnement des remontées des débats participatifs par un exemple concret.
"A la fin de l’année, on a un indice des prix, grâce à l’INSEE. Il ne correspond pas à la vie des Français. Si vous ne rencontrez pas les citoyens, si vous ne leur permettez pas de s’exprimer, vous ne savez pas que pour eux l’indice des prix, c’est la pire des choses parce que ça ne correspond pas à leur niveau de vie. Quand vous avez les minima sociaux pour vivre ou quand vous travaillez dur, vous n'avez pas le même panier que celui qui gagne plus de 4 000 €.
Il y a là, par exemple, une proposition assez simple, de modifier l’indice des prix ou d’avoir un indice des prix différencié suivant le niveau de salaire. Ça, si vous n’allez pas dans un débat participatif, spontanément, ça ne vous vient peut-être pas à l’esprit".
"Puisque Nicolas Sarkozy aime bien Jaurès, je lui dirais que Jaurès disait que seule la clarté permet le vrai débat. Donc, qu’il arrête de faire espionner tout le monde avec ses Renseignements généraux. Il s’est installé rue d’Enghien, il ne s’est pas installé en tant que ministre. J’entendais ce matin un policier dire, "il faut le protéger, faire des enquêtes d’environnement parce que c’est le ministre qui s’installe rue d’Enghien". Pas du tout, c’est le QG de campagne du candidat. Donc, quand il est là-bas il est candidat, il n’est pas ministre, et il doit déposer tous les atours du ministre"

"Derrière la candidature de Nicolas Sarkozy se cache la volonté de généraliser le CNE, malgré ce que vient de dire Xavier Bertrand qui est son porte-parole. Cela veut dire fin du contrat de travail. Si le contrat de travail unique c’est un contrat précaire, ce que Nicolas Sarkozy propose c’est la précarisation de la société. Et c’est exactement le contraire que les Français attendent aujourd’hui. Je ne dis pas qu’il ne faut pas prendre des risques individuels, mais il faut une sécurisation des parcours professionnels, pas une précarisation.
Nicolas SARKOZY veut faire travailler les seniors jusqu’à 70 ans mais les entreprises les licencient à partir de 50 et ne les embauchent plus. Notre idée, c’est de diminuer, non pas les charges parce que ce sont des cotisations sociales, mais les cotisations sociales sur par exemple l’emploi des seniors qui pourraient être progressivement dégressives. C’est-à-dire que si une entreprise reprenait quelqu’un qui a 50 ans, 52 ans, 55 ans, au travail, elle serait dégrevée de ses charges".
François Rebsamen a critiqué ensuite le positionnement de François BAYROU.
"Il a une posture aujourd’hui contre le gouvernement, on le voit tous les jours. Je ne sais pas quel est son programme, on ne lui demande pas d’ailleurs. Je pense que ça ne suffit pas pour faire une élection et finalement, en général, au deuxième tour, les centristes, ils finissent par voter à droite. Je me méfie : de ça, non pas de l’homme".
Les perroquets parlent aux moutons…
Que l’UMP se livre à un harcèlement en règle de la candidate du PS en amplifiant, tronquant, déformant, stigmatisant chacune de ses déclarations pour créer chaque jour, et souvent de toute pièce, de nouvelles polémiques et que leur chef de meute s’approprie à des fins personnelles les moyens du ministère de l’Intérieur pour aller fouiller dans l’intimité de sa rivale et de son entourage tout en accusant celle-ci, avec l’aplomb formidable qu’on lui connaît, de tirer la campagne vers le caniveau, tout cela n’est finalement pas très surprenant ; et ça a au moins le mérite de nous donner une petite idée du type de société qui nous attend si par malheur, trop d’électeurs en venaient à se tirer une balle dans le pied en portant cette Droite manipulatrice au pouvoir.
Là où il y a un véritable problème, c’est quand la quasi-unanimité des médias, à l’abri d’une posture prétendument neutre et objective, reprend les propos partisans émanant de ces fouineurs de basses fosses, sans la moindre distance critique, en leur décernant de cette manière, aux yeux de tous, un brevet d’authenticité qui ne tarde pas à prendre force d’évidence par les multiples rappels qui en sont faits à chaque nouveau flash d’informations.
Ainsi, à chaque fois qu’un micro se tend vers Ségolène Royal, la Droite dit : « bourdes, gaffes, boulettes,… » et les journalistes reprennent en écho et en chœur : « bourdes, gaffes, boulettes,… » ; à chaque fois qu’elle hasarde un pied hors de France, la Droite dit « imprudence, légèreté, incompétence,… » et partout aussitôt on lit et on entend : « imprudence, légèreté, incompétence,… » ! A tout le moins, on pouvait espérer que dans un sursaut de déontologie, les journalistes – et c’est plus choquant encore lorsqu’ils vivent de l’argent du service public – n’omettent pas l’usage de simples guillemets pour rappeler que toutes ces stupéfactions indignées, ces effarouchements scandalisés, ces cris d’orfraie montés des rangs de l’UMP ne sont rien d’autres que de pitoyables faux semblants destinés à instiller le doute sur les capacités de l’adversaire mais non, d’emblée les médias les adoptent comme autant de vérités, ils authentifient les polémiques, valident les parti pris et dramatisent toutes ces « affaires » avec une servilité et un empressement stupéfiants. Et les sondages viennent affirmer à la suite l’extraordinaire efficacité de ce processus de calomnie généralisée importé de la fange des campagnes électorales made in USA.
Combien sont-ils aujourd’hui à ne pas mêler leur voix à ce lynchage médiatique, à refuser la confortable anesthésie que procure la répétition paresseuse de toutes ces pseudos polémiques ? Quand on a cité la parfaite honnêteté des commentaires de Françoise Degois, la subtilité et l’humour de la dernière chronique de Katleen Evin (toutes deux résistent sur France Inter) et bien sûr la décapante lucidité quotidienne des Guignols de l’Info, en est-il d’autres encore pour sauver l’honneur de leur profession ?
Pour conclure, osons un mot savant, un mot aussi peu usité que le mal qu’il désigne est aujourd’hui largement répandu, parlons du psittacisme des médias, c'est-à-dire de ce comportement de perroquets répétant sans aucun examen les allégations colportées par une Droite sans morale. 
La fable et sa morale ne sont pas encore écrites ; c’est à nous d’en décider.
Michel Coruble (01/02/07)
GRENOBLE (AP) -
EMPLOI:
- "Pas un jeune ne restera au chômage pendant plus de six mois". Il bénéficiera soit d'un emploi-tremplin (dispositif créé par les régions socialistes depuis 2004 pour remplacer les emplois-jeunes), soit d'un "stage rémunéré", soit d'une formation professionnelle "rémunérée".
Elle a annoncé jeudi que les 20 régions présidées par le PS lanceront dès samedi des "ateliers de la création" pour épauler les jeunes créateurs d'entreprises. A cette occasion seront mises en oeuvre des "bourses tremplins qui pourront aller jusqu'à 10.000 euros" pour les aider à "créer leur première activité, leur premier projet de vie".
- Ségolène Royal s'est engagée à créer "500.000 emplois-tremplins pour les jeunes" dans les régions sur la durée du quinquennat.
- Elle dénonce "l'exploitation des jeunes en stage" et promet que "la loi mettra de l'ordre juste dans ce domaine".
POUVOIR D'ACHAT:
- La candidate du PS s'engage à créer une "allocation d'autonomie et d'entrée dans la vie active" avec un "vrai suivi". Le projet adopté par le PS le 1er juillet propose que les étudiants ou demandeurs d'emploi de 18 à 25 ans bénéficient d'une allocation dans le cadre d'un "programme d'entrée dans la vie active" (EVA).
- Elle veut que chaque jeune bénéficie à 18 ans d'un "crédit gratuit" ou "prêt à taux zéro" de 10.000 euros "garanti par l'Etat" pour "réaliser son premier projet de vie".
- "La République paiera le permis de conduire" des jeunes en apprentissage dans les métiers manuels, a promis Ségolène Royal. Il s'agit d'une généralisation au niveau national de ce qu'elle déjà mis en oeuvre dans la région Poitou-Charentes qu'elle préside.
LOGEMENT:
- Les régions auront la responsabilité de lancer des programmes de logement pour les jeunes travailleurs et jeunes étudiants, dans le cadre d'une "nouvelle étape de la régionalisation".
- Elle préconise la création d'"un service public de la caution en contrepartie de loyers encadrés".
SANTE:
- Ségolène Royal promet la création d'une "carte santé jeune" pour qu'ils puissent bénéficier de "consultations médicales gratuites".
- La contraception serait "gratuite" pour "toutes les jeunes filles jusqu'à l'âge de 25 ans".
EDUCATION NATIONALE:
- L'ancienne ministre de l'Enseignement scolaire propose "un soutien scolaire individuel et gratuit", une "augmentation de la présence adulte dans les établissements" ou la scolarisation obligatoire dès trois ans.
- Elle veut que des classes préparatoires aux grandes écoles soient implantées "dans les quartiers d'où elles ont toujours été absentes". Elle souhaite que chaque lycée ouvre "à au moins 5% de ses élèves" la possibilité d'entrer dans les classes préparatoires ou en IUT.
SECURITE:
- Lors de la primaire au PS, Ségolène Royal avait suggéré que les jeunes primodélinquants soient placés dans "un camp humanitaire dans un pays pauvre, encadré par l'armée", "les pompiers" ou "les gendarmes". AP
la présidente de la "France métisse"
GRENOBLE, 1 fév 2007 (AFP) - La candidate socialiste à l'élection présidentielle, Ségolène Royal, a affirmé jeudi soir à Grenoble au cours d'un show à l'américaine qu'elle "serait la présidente de la République de la France métisse", critiquant à plusieurs reprises, sans le nommer, Nicolas Sarkozy.

"Je veux une France qui reconnaisse comme ses enfants légitimes tous ceux dont les familles sont venues d'ailleurs et qui sont aujourd'hui français à part entière", a-t-elle renchérit, dans un discours d'une cinquantaine de minutes concluant plus de 2H30 de débat.
Plusieurs dizaines de jeunes avaient au cours du forum évoqué au micro la discrimination, les stages non rémunérés et la difficulté à trouver un logement et du travail.
"L'ascenseur social reste bloqué au sous-sol et ne dessert plus les étages du haut, et le modèle que l'UMP propose à nos enfants face aux grandes transformations du monde peut se résumer à peu près à ceci -- +sois compétitif, ne pense qu'à toi et tais-toi+ -- est cela que vous voulez?", s'est écriée la candidate sous un tonnerre d'applaudissements.
Elle a ensuite pris à partie le ministre de l'Intérieur: "Je ne veux pas de cette société du +tous contre tous et du chacun pour soi+ qu'un autre nous prépare, je ne veux pas d'un projet où la jeunesse est infantilisée, considérée comme une menace, un danger".
Mme Royal a évoqué l'échec de la politique actuelle dans les banlieues: "on pourra envoyer tous les bataillons de police et de gendarmerie que cela n'y changera rien, par les mots de la provocation, rien n'est réglé".
"Je pense à Bouna, Zyed et Muhittin, aux jeunes électrocutés de Clichy et je dis à leur famille que nous n'aurons de cesse que la vérité soit connue dans la tragédie qui a pris leur vie au delà des mensonges du ministre de l'Intérieur".
Afin de participer à l'opération "cinq minutes de répit pour la planète", les lumières de la salle avaient été très fortement tamisées, entre 19h55 et 20h00.
Auparavant, Mme Royal avait rencontré pendant près de deux heures à la mairie de Grenoble 32 enseignants réunis par l'ancienne secrétaire nationale du syndicat enseignant SNES-FSU, la Grenobloise Monique Vuaillat. Cette dernière, qui s'était souvent opposée à l'ancien ministre de l'Education Claude Allègre, a précisé qu'elle n'avait pas rejoint l'équipe de campagne de Mme Royal mais qu'elle "avait une démarche contributive", sans donner de précision.
on prend les Français pour des imbéciles
La chronique de Jacques Julliard
Et maintenant ça suffit ! Assez de ces émois postiches à propos d'un néologisme. Assez de ces petits cris énervés à propos d'un constat d'évidence sur la Corse. Assez de ces feintes suffocations de gaullistes en peau de lapin à propos du Québec. Assez de ce cabotinage. Stop au lynchage médiatico-politicien.
Sarko l'Américain - c'est ainsi qu'il aimait à se faire appeler naguère - a bien retenu l'une des pires leçons de la trash politic de là-bas. On met en place une cellule de crocheteurs pour fouiller par le menu la vie, la famille, les discours, les amours, les gestes de l'adversaire. Il faut le pilonner sans relâche, le concasser, le ridiculiser, l'avilir, au besoin le calomnier avec la lâche complaisance de la presse coprophage. Après ça, fustiger avec un toupet infernal la « campagne de caniveau » qui s'amorce.
Ségolène Royal, que cela soit clair, a dit une grosse bêtise à propos de la justice chinoise. Le décalage horaire, sans doute... En revanche, sa sympathie pour le souverainisme québécois est conforme à mes sentiments et à ceux d'une majorité de Français. Quant au risque de voir les mêmes Français se lasser du terrorisme corse, c'est ce que disent tous les sondages et que, naguère, Raymond Barre avait exprimé avec franchise.
Que les aboyeurs du sarkozysme se méfient, pourtant. A tenter de faire passer Ségolène pour une idiote, on prend les Français pour des imbéciles et ils le savent. Dans le passé, cela n'a réussi ni à Fabius ni à DSK. Une des leçons à tirer de la campagne sur le référendum européen, c'est en effet que les citoyens ne supportent plus la morgue et l'arrogance des élites. Partisane du oui, Ségolène n'en est pas moins la porte-parole, sur ce point, de beaucoup de tenants du non.
Quant au jeu de société qui consiste à opposer à l'amateurisme présumé de Ségolène la stature d'homme d'Etat de Nicolas Sarkozy, qu'on y regarde à deux fois. Les variations de celui-ci sur le communautarisme sont inquiétantes ; ses changements de pied sur l'Europe ne le sont pas moins. Son intempérance verbale, notamment sur les banlieues, n'est pas pour rien dans l'incendie de l'automne 2005. S'il avait été président de la République depuis quatre ans, nous serions aujourd'hui en guerre avec l'Irak.
A propos de la Corse, justement, si l'inconsistance des nationalistes l'a amené à une politique de fermeté justifiée, on ne saurait oublier que jusqu'au référendum il était prêt à leur donner les clés de la maison. Conclusion : si ses qualités politiques sont incontestables, ses contradictions à lui sont infiniment plus graves que les « bourdes » de Ségolène.
Car derrière le rideau de fumée des petites phrases il y a un problème réel : quand le ministre de l'Intérieur est aussi candidat à la présidence, l'impartialité de l'Etat peut-elle être garantie ? La réponse est évidemment non. Certes, en 2002, Jacques Chirac et Lionel Jospin ont fait campagne sans démissionner de leurs fonctions, l'un à l'Elysée, l'autre à Matignon. Mais pas place Beauvau ! J'ignore si la mise à jour concernant le conseiller de Ségolène Royal fait suite à une instruction de Sarkozy ou s'il s'agit d'un zèle spontané des Renseignements généraux, mais peu importe. Le résultat est le même. Nicolas Sarkozy a les moyens d'espionner ses concurrents, de manipuler l'opinion, de mettre l'Etat au service de ses intérêts personnels. Ce n'est pas acceptable. Il a senti lui-même l'incongruité de sa position en annonçant que lors du vote du 22 avril il ne serait plus ministre de l'Intérieur. Alors, pourquoi ne pas partir tout de suite ? Quelque chose me dit que ce serait mieux pour tout le monde.
ECONOMIE:
- pouvoir d'achat: remettre à plat l'indice des prix. Conférence salariale avec les partenaires sociaux pour donner "un signal fort" (non chiffré) sur le SMIC et examiner les autres salaires
- 35 heures: floue sur le sujet, elle préconise une "réforme" dans le sens de "la compétitivité économique des entreprises". Elle n'a pas exclu d'"aller au-delà" des assouplissements actuels
- emploi: pour ramener le taux de chômage sous les 5%, elle veut lancer "dès 2007" un "plan massif pour l'innovation, la recherche et l'excellence environnementale". Ce dernier secteur recèlerait " 500.000 à un million d'emplois", "coacher efficacement" les chômeurs pour les orienter vers les secteurs en manque de main-d'oeuvre, créer un "filet de sécurité" ou "Sécurité sociale professionnelle" pour les salariés
- contrats: le CDI doit "redevenir la norme". Le CNE sera abrogé
- minima sociaux: "revenu de solidarité active" pour permettre aux RMIstes de reprendre un travail sans que leur niveau de vie en pâtisse
- entreprises: conditionner les aides publiques à "l'interdiction de délocaliser" si l'entreprise fait des bénéfices, "moduler" l'impôt sur les sociétés selon que les bénéfices sont réinvestis ou distribués, accorder un "bonus sur les cotisations sociales" pour celles qui embauchent en CDI
- dialogue social: prône un "syndicalisme de masse". Droit de vote des représentants salariaux dans les instances de décision des entreprises
- services publics: "service public de la petite enfance", "pôle public national de l'énergie" par un "rapprochement" entre GDF et EDF
- fiscalité: "le capital sera plus taxé que le travail". Réforme des stock-options
SOCIETE- sécurité: "sanctionner le premier acte de transgression de la loi"; placer les plus de 16 ans dans "un camp humanitaire dans un pays pauvre, encadré par l'armée", "les pompiers" ou "les gendarmes" au premier acte de délinquance; rétablissement de la police de proximité.
"Expérimenter la présence d'un second adulte" dans les classes difficiles. Mise sous tutelle des allocations des parents défaillants
- éducation: scolarisation obligatoire dès trois ans, "élargissement" de la carte scolaire, soutien scolaire gratuit
- logement: construire 120.000 logements sociaux et autoriser l'Etat à se substituer aux communes en infraction en "réquisitionnant les terrains". Les communes pourraient procéder à des "acquisitions-réquisitions" de logements et "surtaxer les logements vacants".
Une famille qui paie régulièrement son loyer pourrait devenir propriétaire de son logement après dix à quinze ans; "revaloriser" les aides au logement, plafonner la dépense de logement des ménages modestes à 25% de leurs revenus ("bouclier logement")
- immigration: hostile à une régularisation massive, elle prône un règlement "au cas par cas", "décentralisé" aux préfets. Elle veut aussi "revenir à la régularisation au long cours" après dix ans de présence irrégulière
- environnement: réduire la part de l'électricité nucléaire à "50% d'ici 2017", "augmenter la part des énergies renouvelables" par une fiscalité incitative, lancer un "plan national de grands travaux sur l'isolation des bâtiments anciens". Les permis de construire seraient conditionnés au respect de normes environnementales; nommer un "vice-Premier ministre chargé du Développement durable", établir un "moratoire" sur les "OGM en plein champ, "débattre" de la création de péages urbains"
- jeunes: "droit au premier emploi" pour que "pas un jeune ne reste au chômage plus de six mois", créer 500.000 emplois-tremplins (emplois-jeunes des régions du PS) en cinq ans, créer une "allocation d'autonomie" et accorder à chaque jeune à 18 ans un "prêt à taux zéro" de 10.000 euros; contraception "gratuite" pour les jeunes femmes jusqu'à 25 ans
- santé: "médecine gratuite de proximité" pour les plus modestes
- homosexualité: élargir le mariage et l'adoption aux homosexuels
- femmes: sa première loi serait sur "les violences faites aux femmes"
EUROPE ET INTERNATIONAL:
- soumettre à référendum en France en 2009 un "texte court"
- augmenter "sensiblement" le budget européen
- pause dans les élargissements
- Iran: lui interdire l'accès au nucléaire civil et militaire
AP
les 3.900 débats participatifs déjà organisés"
Un travail de fourmi: il reste un peu plus d'une semaine à Ségolène Royal et ses équipes pour faire la "synthèse" des 3.900 débats participatifs qui se sont déjà tenus, des propositions qu'elle a formulées et pour les croiser avec le projet du PS. Voici une plongée dans la façon dont s'élabore le programme de la candidate socialiste, dont elle doit dévoiler les grandes orientations le 11 février.
A mi-chemin entre le millefeuilles et la fusée à étages, ce futur projet puise d'abord ses racines dans les 3.900 débats participatifs déjà organisés en France, sur 5.000 prévus d'ici au 11 février, date de la fin de la "phase d'écoute" de la candidate. Chaque débat donne lieu à un compte-rendu (1.700 pour l'heure) sur le site Internet "Désirs d'avenir", suivant un "canevas" pour "simplifier le traitement". Ces comptes rendus sont compilés au niveau départemental, puis au national par 70 "modérateurs-synthétiseurs" ou "mod's", la plupart bénévoles.
Une "synthèse des synthèses" des débats est déposée tous les matins sur le bureau de la candidate du PS, qui s'inspire des "pépites" et des "mots" utilisés par les "citoyens experts". "Notre rôle, c'est de rendre ça lisible", explique Benoît Thieulin, patron des "mod's" et de la "Net-campagne", qui fait depuis des mois des synthèses "à étape" de ces débats et des quelque 120.000 contributions individuelles postées sur le site Web. "C'est une sorte de Wikipédia politique!", résume-t-il.
Une synthèse de "quelques centaines de pages" avec un "résumé" doit être remise à Ségolène Royal dans le courant de la semaine. "Dans un délai aussi court, c'est un peu une performance de synthétiser tout ça", salue un député ségoléniste. Près de 4 millions d'euros ont été investis par le PS dans ces débats, soit 20% du financement de la campagne.
Alors que ses détracteurs critiquent un "gadget démagogique" et des cahiers de doléances qui ne déboucheront sur rien de concret, Ségolène Royal a promis que les propositions qu'elle retiendrait dans son programme seraient étiquetées en fonction de leur lieu d'origine. Une sorte de traçabilité, en somme.
Or, cette synthèse générale des débats devra être croisée avec les propositions que la prétendante à l'Elysée a déjà formulées lors de ses interventions publiques et lors des quatre débats participatifs auxquels elle a assisté à Strasbourg, Roubaix, Montluçon et Grenoble.
Ségolène Royal attend par ailleurs plusieurs "rapports" qu'elle a commandés à des élus socialistes. Elle a ainsi confié au chef des députés PS Jean-Marc Ayrault le soin de lui faire des propositions sur le dialogue social et au patron des sénateurs PS Jean-Pierre Bel sur les institutions. Dominique Strauss-Kahn a reçu une mission sur la fiscalité et la dépense publique.
Enfin, il va falloir piocher dans le projet adopté par le PS le 1er juillet. Après s'en être longtemps affranchi, Ségolène Royal veille désormais à rester dans les clous et a mis en sourdine les propositions iconoclastes qu'elle avait avancées pendant la primaire du PS, telles que l'"encadrement militaire" ou les "jurys de citoyens".
Recul dans les sondages oblige, elle a en effet été contrainte d'appeler discrètement les "éléphants" à la rescousse, et prend garde à ne pas les froisser. Le principe d'une rencontre semblait retenu pour la fin février avec Laurent Fabius et une réunion publique est envisagée avec DSK. Jusqu'à Lionel Jospin, dont certains évoquent la participation au meeting de la candidate mardi soir à Paris.
Lors de ce meeting à la Halle Carpentier, où elle doit prononcer un discours sur "la République et la Nation", Ségolène Royal devrait lever le voile sur ses "valeurs". Manière d'enlever un peu de pression sur le 11 février, date à laquelle elle présentera à Montreuil (Seine-Saint-Denis) devant 3.000 à 5.000 personnes ses "grandes orientations". Toute la difficulté pour elle sera de ne pas tomber dans le "catalogue". "Elle est candidate à la présidence de la République, pas au poste de Premier ministre", souligne un député ségoléniste. AP
La préface de l’édition italienne du dernier livre du candidat de l’UMP est signée par le président de l’Alliance nationale.
Rome, correspondance particulière.
Pour un dirigeant français, les liens avec cette droite d’origine totalitaire peuvent créer quelques embarras. Car, au-delà de l’image moderniste de Fini, on trouve toujours, dans les sièges de l’AN, des symboles du régime mussolinien : portraits et sculptures du Duce, jeunes néofascistes aux crânes rasés. Nicolas Sarkozy semble pourtant très content de l’amitié de Gianfranco Fini qui signe les préfaces de ses livres. Après la République, les religions et l’espérance, dont l’édition italienne est parue en 2005, c’est le même scénario pour le dernier publié en Italie fin 2006 sous le titre la Testimonianza (Témoignage). « Sarkozy répond, dans les différentes situations, de manière parfois articulée et parfois très sèche, mais toujours complète, sans réticences », écrit Fini.
Ce dernier livre de Sarkozy, comme le précédent, est publié en Italie par une petite maison d’éditions, Nuove Idee, de Luciano Lucarini. Il est quasiment clandestin, introuvable dans les grandes librairies. Fini d’ailleurs ne s’adresse pas à un grand public mais aux siens qu’il espère forcer à de nouveaux efforts de « modernisation ». « Le témoignage de Sarkozy, écrit-il encore, est devenu récit de vie et programme politique, identité et dynamique intérieure avant que publique, analyse et compréhension de soi-même, contribution originale à une grande construction collective qui implique l’évolution de la droite et de la Ve République voulue par le général de Gaulle en 1958. » Et il ajoute, à propos du candidat de l’UMP à l’Élysée : « Sarkozy a su réaliser les idées vécues au quotidien, les solutions expérimentées en tant que ministre, sur les grands problèmes globaux qu’il a su affronter : immigration, ordre public, réforme de l’administration, banlieues en flammes, crises d’entreprises prestigieuses comme Alstom. » Il loue l’« attitude décidée et réfléchie » du chef de la droite française mais il parle toujours à la droite italienne qui n’a pas encore réglé ses comptes avec le passé : « Beaucoup de ruptures sont nécessaires en France pour la reconstruire par l’action politique » qui, pour Fini, est la « passion du présent ». Un « présent qui n’est pas, dit-il, négation du passé, amnésie, mais élaboration créative, pragmatisme ».
Alessandro Mantovani





