"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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Emission de TF1: audience pour Royal supérieure à celle de Sarkozy
Par David REVAULT D'ALLONNES«O n a un problème.» C'est un proche de la candidate qui le reconnaît, évoquant «un vrai piège dont il faut sortir». Entre les enquêtes d'opinion qui, depuis son investiture, donnent systématiquement Nicolas Sarkozy vainqueur au second tour, la démission du secrétaire national à l'Economie Eric Besson ou les débats sur sa conduite, la campagne de Ségolène Royal prend un tour délicat. Un socialiste résume : «Ségolène Royal fait campagne sur un tapis roulant, mais à l'envers. Comment voulez-vous installer une campagne dans ce climat ?» Que doit changer la candidate socialiste pour renverser la vapeur ? Voici les quatre domaines dans lesquels elle entend relancer sa campagne.
1. L'organisation de son équipe
Même si, de ce point de vue, un constat s'impose : «La concurrence a une longueur d'avance sur nous, résume un élu. Autour de Sarkozy, quinze personnes courent tous les médias, dès que Ségolène Royal dit quelque chose, pour taper tous ensemble, comme des sourds. Chez nous, les talents sont un peu en attente d'une consigne...»

Pour elle ses valeurs "fondamentales correspondent à ce dont la France a besoin aujourd'hui: la famille, l'éducation, la sécurisation, la lutte contre toutes les violences, la relance économique avec d'autres façons de voir", a-t-elle poursuivi. Développant une vision plutôt scandinave de la société, où une "sécurité sociale professionnelle", sas d’un emploi vers un autre, enlèverait des verrous à l’embauche. Une société de la responsabilité et non de l’assistanat, mais aussi une société du sur-mesure ou les aides doivent être affectées " aux entreprises qui emploient, qui innovent, qui sont soumises à la concurrence internationale". Piquée à vif lorsqu’on lui a demandé si elle pourrait s’imposer, elle s’est animée expliquant son itinéraire et combien la tache était plus difficile pour une femme, qu'un homme avec un parcours équivalant au sien ne se verrait pas "remettre en question de façon permanente" comme elle. Vibrante lorsqu’elle a parlé de la république modeste qu’il entendait réhabiliter, émouvante lorsqu’elle a eu un geste envers un handicapé en chaise roulante, habitée par sa mission, pudique lorsqu’on l’a interrogé sur François Hollande, l’examen a été passé avec succès. Reste à savoir s’il aura fait changer l’opinion des Français qui, dans 26 sondages consécutifs, la disent battue par Nicolas Sarkozy.JM B
Pour répondre aux questions, Ségolène Royal a souvent décliné les promesses sociales de son programme. La revalorisation des petites retraites, ou la santé gratuite pour les jeunes, par exemple. On peut concilier "la sécurisation des emplois et la compétitivité des entreprises", a-t-elle plaidé, se démarquant de ceux qui prônent la "précarisation pour augmenter la compétitivité", une pique indirecte à Nicolas Sarkozy.
A de nombreuses reprises, elle a cité des mesures fondées sur le service public : "remettre à niveau l'emploi" dans les hôpitaux, créer des "emplois tremplins" pour les petites entreprises, ou encore des "emplois d'intérêt général" pour ceux, malades par exemple, qui ne trouvent pas de travail...
"Qu'est-ce que ça veut dire de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite, a ironisé Mme Royal, visant le candidat de l'UMP. "C'est très grave et très dangereux." Mettant la barre à gauche, elle a de nouveau pointé du doigt les banques et la grande distribution qui "paye très mal ses caissières". Deux exemples d'entreprises qui ne sont pas soumises à une rude concurrence internationale, et pourraient donc voir leurs impôts et leurs aides publiques "modulés", a expliqué la candidate du PS.
Dans le même temps, Ségolène Royal a continué de pousser ses propositions choisies hors du spectre socialiste traditionnel. "Je veux être la présidente de la France qui entreprend", a-t-elle lancé. Ses références étrangères ont toujours été les pays du Nord, et leur modèle de flexi-sécurité. Quand un téléspectateur lui demande de se tourner au contraire vers l'Angleterre, qui sait "sanctionner" les chômeurs qui refusent de travailler, elle n'hésite pas. "Je veux une société de la responsabilité, pas une société de l'assistanat. Pas de nouveau droit sans nouveau devoir", dit-elle. Un discours que tient aussi Nicolas Sarkozy.
Dans le domaine social, Mme Royal est restée ferme sur ses valeurs et en particulier sur son concept "d'ordre juste". Il faut une "punition" au premier acte de délinquance, a-t-elle insisté, plaidant aussi pour "l'encadrement militaire" des jeunes délinquants, une proposition qui avait créé la polémique pendant la campagne d'investiture socialiste. Mais elle s'est aussi démarquée du candidat de l'UMP en demandant le rétablissement d'une police de proximité. "Je tiens les deux bouts. Prévention et sanction", a-t-elle justifié.
Interrogée sur l'apprentissage à 14 ans, une mesure saillante mise en place par le gouvernement Villepin, elle s'est inscrite en faux. Mais a prôné une "liberté pédagogique" pour les établissements scolaires, citant le sport, le théâtre, voire, "si besoin, des activités qui peuvent être en entreprise".
Concilier l'ancien et le moderne est aussi la réponse de Ségolène Royal sur la méthode. "J'ai fait l'Ecole nationale d'administration, a-t-elle dit, expliquant qu'on mettait en cause sa crédibilité parce qu'elle était une femme. Je connais tous les arcanes, j'ai été trois ou quatre fois ministre", a-t-elle ajouté citant ses "années" de travail aux côtés de François Mitterrand. Elle a pourtant revendiqué de nouveau l'originalité de sa méthode participative, et envisagé par exemple des "conseils ministériels dans les quartiers", quand un téléspectateur lui a reproché de ne pas se rendre en banlieue. Lorsque Ségolène Royal a évoqué le remaniement de son équipe, qu'elle dévoilera jeudi, Patrick Poivre d'Arvor est sorti de son silence. "Il faut des éléphants et des éléphanteaux, c'est ça ?", a résumé l'animateur. Alexandre Piquar
Rappelant qu'elle était "fille de chasseur" et "élue d'un département rural", Ségolène Royal est venue mardi courtiser les chasseurs lors du forum de la Fédération nationale des chasseurs en mettant en avant leur rôle dans la "vivification de l'espace rural" et en s'engageant à ne pas faire une "énième réforme" de la chasse.
Rappelant que, "fille de chasseur", ayant passé "son enfance dans un village des Vosges" (Chamagne), elle était aujourd'hui élue d'un département rural (les Deux-Sèvres), la candidate du PS a mis en avant sa "relation amicale et proche" avec les chasseurs, adoptant une position modérée. "Je veux dépassionner le débat sur la chasse", a-t-elle lancé à la Maison de la Chimie devant l'assemblée de représentants départementaux.
Ségolène Royal a tenu à souligner le rôle des chasseurs comme acteurs du dynamisme dans les espaces ruraux. "Les chasseurs aujourd'hui ont conscience qu'ils sont des acteurs du milieu rural, pour l'améliorer. Ils participent à la reconquête des paysage, à la replantation des haies, à l'éducation pédagogique auprès des enfants (...) Il y a une mutation, c'est une bonne chose", a-t-elle souligné.
Fidèle à son principe de proximité, elle s'est dit aussi favorable en général à une "gestion locale" et a même suggéré qu'"à la lumière de l'évaluation de l'application des politiques (...), la chasse pourrait être rattachée au ministère de l'Agriculture".
D'autres candidats comme Philippe de Villiers, qui a proposé un ministère de la Ruralité, ou l'ancienne ministre de l'Environnement Dominique Voynet, venue avec un certain esprit de défi, se sont succédé dans la matinée pour faire connaître leur position en matière de chasse et d'environnement. Nicolas Sarkozy est attendu en milieu d'après-midi. AP
Ségolène Royal bat
Nicolas Sarkozy à l'audimat.
Double dose de lexomil pour Nicolas Sarkozy au matin du 20 février. Sa rivale à l'élection présidentielle, Ségolène Royal, l'a battu à plates coutures à l'audimat lors de l'émission de TF1 J'ai une question à vous poser. La candidate socialiste a rassemblé en moyenne 8,91 millions de téléspectateurs (soit 37% de parts de marché), contre 8,24 millions (33% de parts de marché) pour Nicolas Sarkozy le 05 février dernier. Selon l'institut Médiamétrie, elle a même connu un pic à 10,6 millions de téléspectateurs juste après 21H30 et s'est placée en tête d'audience de tous les programmes télés de la soirée. Si l'on ajoute le fait que Ségolène Royal a été programmée en période de vacances scolaires -- qui compte généralement beaucoup moins de français devant leur poste de télé -- sa victoire est éclatante face à un Nicolas Sarkozy qui bénéficiait, en plus, de l'attrait de la nouveauté pour la nouvelle émission politique "citoyenne" de la chaîne de ses amis Martin Bouygues et Patrick le Lay.
Le petit Napoléon de la droite néo-conservatrice et néo-libérale qui caracole en tête des sondages hasardeux n'avait même pas franchi la barre des 10 millions de téléspectateurs au plus haut niveau de sa prestation. Le 12 février, les passages de Jean-Marie Le Pen, Marie-George Buffet, Olivier Besancenot et Philippe de Villiers n'avaient eux été suivis que par 6,4 millions de Français
Mais plus encore qu'en termes d'audience, Ségolène Royal a été meilleure que Nicolas Sarkozy. Elle a de toute évidence passé avec succès cet "examen" où les médias attendaient avec gourmandise le moindre faux pas pour cette fois finir de la canarder définitivement.
REUTERS/HO
Détendue, convaincante, claire et précise dans les réponses fournies aux invités de TF1 venus l'interroger, elle a pu exposer une partie de son programme, qui se révèle en fin de compte plus réaliste et plus précisément chiffré que celui de Nicolas Sarkozy, malgré ce qu'en disent de nombreux journalistes pour le moins guère professionnels, sinon franchement "sarkosyzés" (comme on dit "berlusconisé" en Italie).
"Sereine et solide", elle a détaillé pendant près de deux heures quelques-unes de ses 100 propositions pour une France plus juste et plus solidaire -- notamment en matière d'éducation, de chômage, de logement, de retraites, de SMIC, d'immigration, de problèmes des banlieues ou d'aide aux entreprises vertueuses --, et aussi "plus apaisée", donc en fin de compte "plus dynamique" que celle promise par le candidat des privilégiés qui "dresse les gens les uns contre les autres". L'émission a sans nul doute aussi été pour les français l'occasion de constater que l'ex-ministre socialiste, actuelle présidente de Poitou-Charentes, n'est pas l'incompétente dont les médias se sont plus à présenter une image caricaturale ces dernières semaines, pas plus qu'elle ne peut être cataloguée sous l'autre image-cliché du moment, celle d'une "mère de la nation" compassionnelle qui serait attendue par des français immatures. Si personne n'est bien entendu dupe de son jeu classique de femme politique "proche des gens", elle a aussi pu montré que son approche "féminine" des choses peut être un véritable atout pour une France moderne. "J'assume mon identité de femme. (...) Je pense que le moment est venu pour la France d'avoir une femme à la présidence de la République", a-t-elle affirmé.
Copyright © La République des LettresPoint Presse du 20 février
envoyé par PartiSocialiste
"Ne vous laissez pas abuser, ne vous dispersez pas, ne vous égarez pas. Il faut écraser Nicolas Sarkozy et la seule solution, c'est une Ségolène Royal qui arriverait au 1er tour avec un haut niveau de suffrages".
Pour le conseiller de Ségolène Royal, "toute voix qui ne se porterait pas sur Ségolène Royal est un suffrage gagné par Nicolas Sarkozy, en tout cas perdu pour la gauche".
Il s’interroge sur "ce que ferait François Bayrou entre les deux tours" :"Négociations, discussions, et il conclurait un accord avec Nicolas Sarkozy. C'est la pente naturelle, la pente normale, on ne peut pas y échapper de même que la gauche a ses fondamentaux".
Jack Lang fait valoir que "le centre n'a aucune chance de jamais gouverner la France. C'est un combat voué à l'échec".
L’ancien ministre revient ensuite sur la prestation de Ségolène Royal sur TF1 "Nous nous réjouissons du succès considérable de Ségolène Royal" à l'émission "J'ai une question à vous poser".
Il salue sa "présence forte, humaine, concrète et crédible".
Il rappelle qu’il s’agit d'"un record d'audience d'une émission politique depuis quinze ans".
"Aucun d'entre nous ne doutait qu'elle réussirait" cet exercice, conclut Jack Lang.










