Désirs d'Avenir 76 Comité de Seine-Maritime
 
 
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Ségolène Royal

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas"" Ségolène ROYAL Paris, le 6 mai 2007
 

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Le 6 mai et après 
avec Ségolène !

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble" 

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"Combattre et proposer"

 

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« Chères amies, chers amis,

vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.

Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »

                                                                                Ségolène Royal


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Mardi 20 février 2007
Ségolène Royal était l'invitée sur TF1.


Voir la première partie de l'émission

Voir la seconde partie de l'émission


Emission de TF1: audience pour Royal supérieure à celle de Sarkozy

PARIS, 20 fév 2007 (AFP) - Ségolène Royal, invitée de l'émission politique de TF1 lundi soir "J'ai une question à vous poser", a attiré 8,91 millions de télespectateurs, contre 8,241 millions pour Nicolas Sarkozy deux semaines avant, selon les chiffres de Médiamétrie communiqués mardi par la chaîne.
Mardi 20 février 2007

Quatre axes pour relancer la campagne

Par David REVAULT D'ALLONNES
«O n a un problème.» C'est un proche de la candidate qui le reconnaît, évoquant «un vrai piège dont il faut sortir». Entre les enquêtes d'opinion qui, depuis son investiture, donnent systématiquement Nicolas Sarkozy vainqueur au second tour, la démission du secrétaire national à l'Economie Eric Besson ou les débats sur sa conduite, la campagne de Ségolène Royal prend un tour délicat. Un socialiste résume : «Ségolène Royal fait campagne sur un tapis roulant, mais à l'envers. Comment voulez-vous installer une campagne dans ce climat ?» Que doit changer la candidate socialiste pour renverser la vapeur ? Voici les quatre domaines dans lesquels elle entend relancer sa campagne.

1. L'organisation de son équipe 
La question traînait. Et Ségolène Royal hésitait, soupesant le risque de «faire des mécontents». Fallait-il élargir l'organigramme ? Dimanche, elle s'y est résolue, annonçant, pour sortir «de l'autogestion», un «réajustement» de son staff pour jeudi. En novembre, une première équipe de campagne avait déjà été nommée, en partie pour l' «affichage». Le bureau national du PS s'était ensuite mué en «conseil politique», avant que n'apparaisse, la semaine dernière, une équipe de «débatteurs» et de «voltigeurs». A l'arrivée : «C'est le bordel, estime un parlementaire. On te demande de bosser, mais tu sais pas ce qui se passe. T'as l'impression que c'est un théâtre d'ombres, avec des gens qui font semblant d'exercer des responsabilités.» Dégainée en partie pour pallier les remous créés par la démission d'Eric Besson, «la réorganisation va montrer qu'il y a une cohérence et rendre visible des compétences», explique Julien Dray, coordinateur des porte-parole. Satisfaire à la « demande de photo de famille», prônée par le fabiusien Claude Bartolone. Mais, aussi, créer d'inévitables attentes : «C'est un petit peu comme un remaniement gouvernemental, glisse un député : pendant quarante-huit heures, tout le monde campe à côté du téléphone...» Le nombre de meetings prévus, lui, n'évoluera pas. Quant à l'agenda de la candidate, que plusieurs membres du staff entendaient alléger, il ne semble pas devoir l'être.

2. Des propositions plus visibles 
Le constat est partagé par toute son équipe : «On est face à un mur.»  «Les analyses ne portent pas sur le fond, mais sur la campagne elle-même, peste un proche. Après Villepinte, on a fait des commentaires sur les sondages au lieu de commenter le discours et les propositions...» De fait, la position de Ségolène Royal dans les études d'opinion en vient à prendre le dessus sur ses propositions alors qu'elles avaient constitué son meilleur argument de vente pendant les primaires socialistes. D'où la nécessité de promouvoir les mesures du «pacte présidentiel» qu'elle s'est enfin chargée de détailler hier soir sur TF1. «Il faut défendre ses propositions, qui ont un très bon écho dans le pays, répète Julien Dray. Il faut montrer qu'elles sont réalisables. Pour cela, elle doit parler directement aux Français.» Arnaud Montebourg, lui, propose de mettre en avant «toutes les réformes de structure, celles qui concernent le système économique, le dialogue social ou la révolution démocratique. Nous devons détailler ces propositions, qui montrent qu'elle n'est pas une gestionnaire». Et qui la positionnent comme la candidate du changement face à son principal adversaire.

3. La confrontation avec Sarkozy 
Confronter Nicolas Sarkozy à son bilan : c'est une des principales difficultés des socialistes face à un ministre qui prétend jouer la rupture et un candidat de l'UMP prompt à citer Jaurès et Blum. François Hollande n'a de cesse de souligner «l'identité de Nicolas Sarkozy, candidat de la majorité sortante, ministre du gouvernement, soutenu par tous ceux qui ont déjà géré le pays, de Raffarin à Villepin, de Fillon à Juppé. Tous ceux qui ont gouverné depuis 1995, Chirac compris. Quant à la méthode, c'est la confusion des genres»D'où un certain embarras pour contre-attaquer. «Il faut être beaucoup plus réactif, beaucoup plus combatif, beaucoup plus critique pour être en capacité de renvoyer Nicolas Sarkozy à son passé politique, préconise le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis. Comment se fait -il qu'on ne soit pas capable de le bousculer ?»  «Nous devons répéter qu'il a été aux postes clés de la politique qui pénalise aujourd'hui le pays, mais aussi que Bayrou ne peut pas être le porte-parole des espérances de la gauche, renchérit le fabiusien Claude Bartolone. L'opposition frontale est indispensable.»
Même si, de ce point de vue, un constat s'impose : «La concurrence a une longueur d'avance sur nous, résume un élu. Autour de Sarkozy, quinze personnes courent tous les médias, dès que Ségolène Royal dit quelque chose, pour taper tous ensemble, comme des sourds. Chez nous, les talents sont un peu en attente d'une consigne...»

4. La mobilisation au-delà des militants 
Les socialistes avaient déjà brandi l'argument pendant la première phase de la campagne, dite d'«écoute», quand les débats participatifs attiraient du monde, mais restaient peu visibles : sur le terrain, la mobilisation s'opère. «L'opération Tous sur le pont, ce week-end, a été bien perçue par les militants, assure un membre du staff. Les tracts sont partis comme des petits pains.» De même, l'affluence aux meetings est soulignée. «Là où il y avait nécessité de booster les premiers fédéraux, de mettre un peu la pression sur le thème "combien de militants tu ramènes ?", on est un peu portés par les choses», rapporte un organisateur. Reste que les derniers sondages montrent un nouvel effritement au premier tour à 23 % pour Ipsos, 25 % pour LH2 et 25,5 % pour l'Ifop. Et, «encore plus inquiétant, le total gauche», résume un député (lire page suivante), se situe à un niveau historiquement bas. «Je sens l'électorat de gauche se replier vers une attente qui pourrait nous être fatale», estime un autre élu, qui juge «important qu'elle démontre qu'elle n'est pas qu'une image. Elle doit identifier des mesures phares sur l'emploi, les salaires, le logement, l'école, la mondialisation et l'Europe. Pour montrer qu'elle est porteuse d'un projet politique pour le peuple de gauche».
par Yvon GRAIC publié dans : Sondages
Mardi 20 février 2007

Bouguereau Edito Bonne 90

par Jean-Marcel Bouguereau, rédacteur en chef

 L'ENJEU était énorme lundi soir pour Ségolène Royal. Cette émission de TF1 intitulée "J’ai une question à vous poser" était sa première prestation d’importance, beaucoup plus que son discours de Villepinte vu finalement par peu de gens. La forme de l’émission privilégiant les expériences personnelles l’a transformée dans un premier temps en assistante sociale. C’était Ségolène, mère de tous les Français et des plus démunis avec ce qu’il faut de compassion et d’écoute. Une écoute dont elle a fait l’alpha et l’oméga de sa campagne. "J'ai pris un mois et demi pour écouter les Français lors des débats participatifs. Je revendique ce que j'ai fait. "Certains se moquent de moi: ce n'est pas de la politique. Mais si, c'est de la politique !", a-t-elle lancé. "Je pense être prête. Je pense non seulement être prête, mais je pense être la seule à pouvoir incarner et réaliser le profond changement dont la France a besoin et en particulier de nouer un pacte avec les jeunes".

 Pour elle ses valeurs "fondamentales correspondent à ce dont la France a besoin aujourd'hui: la famille, l'éducation, la sécurisation, la lutte contre toutes les violences, la relance économique avec d'autres façons de voir", a-t-elle poursuivi. Développant une vision plutôt scandinave de la société, où une "sécurité sociale professionnelle", sas d’un emploi vers un autre, enlèverait des verrous à l’embauche. Une société de la responsabilité et non de l’assistanat, mais aussi une société du sur-mesure ou les aides doivent être affectées " aux entreprises qui emploient, qui innovent, qui sont soumises à la concurrence internationale". Piquée à vif lorsqu’on lui a demandé si elle pourrait s’imposer, elle s’est animée expliquant son itinéraire et combien la tache était plus difficile pour une femme, qu'un homme avec un parcours équivalant au sien ne se verrait pas "remettre en question de façon permanente" comme elle. Vibrante lorsqu’elle a parlé de la république modeste qu’il entendait réhabiliter, émouvante lorsqu’elle a eu un geste envers un handicapé en chaise roulante, habitée par sa mission, pudique lorsqu’on l’a interrogé sur François Hollande, l’examen a été passé avec succès. Reste à savoir s’il aura fait changer l’opinion des Français qui, dans 26 sondages consécutifs, la disent battue par Nicolas Sarkozy.JM B

Mardi 20 février 2007
"UNE SOCIÉTÉ DE RESPONSABILITÉ"

Lundi 19 février, sur TF1, la candidate socialiste a cherché à se positionner à gauche tout en brouillant les lignes, dans la continuité de son discours de Villepinte. Elle a réussi son rendez-vous, sans coup d'éclat, face à un panel de téléspectateurs pas plus incisifs que lors des émissions précédentes.
Pour répondre aux questions, Ségolène Royal a souvent décliné les promesses sociales de son programme. La revalorisation des petites retraites, ou la santé gratuite pour les jeunes, par exemple. On peut concilier "la sécurisation des emplois et la compétitivité des entreprises", a-t-elle plaidé, se démarquant de ceux qui prônent la "précarisation pour augmenter la compétitivité", une pique indirecte à Nicolas Sarkozy.

A de nombreuses reprises, elle a cité des mesures fondées sur le service public : "remettre à niveau l'emploi" dans les hôpitaux, créer des "emplois tremplins" pour les petites entreprises, ou encore des "emplois d'intérêt général" pour ceux, malades par exemple, qui ne trouvent pas de travail...

"UNE SOCIÉTÉ DE RESPONSABILITÉ"

"Qu'est-ce que ça veut dire de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite, a ironisé Mme Royal, visant le candidat de l'UMP. "C'est très grave et très dangereux." Mettant la barre à gauche, elle a de nouveau pointé du doigt les banques et la grande distribution qui "paye très mal ses caissières". Deux exemples d'entreprises qui ne sont pas soumises à une rude concurrence internationale, et pourraient donc voir leurs impôts et leurs aides publiques "modulés", a expliqué la candidate du PS.

Dans le même temps, Ségolène Royal a continué de pousser ses propositions choisies hors du spectre socialiste traditionnel. "Je veux être la présidente de la France qui entreprend", a-t-elle lancé. Ses références étrangères ont toujours été les pays du Nord, et leur modèle de flexi-sécurité. Quand un téléspectateur lui demande de se tourner au contraire vers l'Angleterre, qui sait "sanctionner" les chômeurs qui refusent de travailler, elle n'hésite pas. "Je veux une société de la responsabilité, pas une société de l'assistanat. Pas de nouveau droit sans nouveau devoir", dit-elle. Un discours que tient aussi Nicolas Sarkozy.

"LIBERTÉ PÉDAGOGIQUE"

Dans le domaine social, Mme Royal est restée ferme sur ses valeurs et en particulier sur son concept "d'ordre juste". Il faut une "punition" au premier acte de délinquance, a-t-elle insisté, plaidant aussi pour "l'encadrement militaire" des jeunes délinquants, une proposition qui avait créé la polémique pendant la campagne d'investiture socialiste. Mais elle s'est aussi démarquée du candidat de l'UMP en demandant le rétablissement d'une police de proximité. "Je tiens les deux bouts. Prévention et sanction", a-t-elle justifié.

Interrogée sur l'apprentissage à 14 ans, une mesure saillante mise en place par le gouvernement Villepin, elle s'est inscrite en faux. Mais a prôné une "liberté pédagogique" pour les établissements scolaires, citant le sport, le théâtre, voire, "si besoin, des activités qui peuvent être en entreprise".

Concilier l'ancien et le moderne est aussi la réponse de Ségolène Royal sur la méthode. "J'ai fait l'Ecole nationale d'administration, a-t-elle dit, expliquant qu'on mettait en cause sa crédibilité parce qu'elle était une femme. Je connais tous les arcanes, j'ai été trois ou quatre fois ministre", a-t-elle ajouté citant ses "années" de travail aux côtés de François Mitterrand. Elle a pourtant revendiqué de nouveau l'originalité de sa méthode participative, et envisagé par exemple des "conseils ministériels dans les quartiers", quand un téléspectateur lui a reproché de ne pas se rendre en banlieue. Lorsque Ségolène Royal a évoqué le remaniement de son équipe, qu'elle dévoilera jeudi, Patrick Poivre d'Arvor est sorti de son silence. "Il faut des éléphants et des éléphanteaux, c'est ça ?", a résumé l'animateur. Alexandre Piquar

Mardi 20 février 2007
"Je veux dépassionner
le débat sur la chasse"

Rappelant qu'elle était "fille de chasseur" et "élue d'un département rural", Ségolène Royal est venue mardi courtiser les chasseurs lors du forum de la Fédération nationale des chasseurs en mettant en avant leur rôle dans la "vivification de l'espace rural" et en s'engageant à ne pas faire une "énième réforme" de la chasse.

Rappelant que, "fille de chasseur", ayant passé "son enfance dans un village des Vosges" (Chamagne), elle était aujourd'hui élue d'un département rural (les Deux-Sèvres), la candidate du PS a mis en avant sa "relation amicale et proche" avec les chasseurs, adoptant une position modérée. "Je veux dépassionner le débat sur la chasse", a-t-elle lancé à la Maison de la Chimie devant l'assemblée de représentants départementaux.

Ségolène Royal a tenu à souligner le rôle des chasseurs comme acteurs du dynamisme dans les espaces ruraux. "Les chasseurs aujourd'hui ont conscience qu'ils sont des acteurs du milieu rural, pour l'améliorer. Ils participent à la reconquête des paysage, à la replantation des haies, à l'éducation pédagogique auprès des enfants (...) Il y a une mutation, c'est une bonne chose", a-t-elle souligné.http://accel2.mettre-put-idata.over-blog.com/0/11/51/19/livres/le-guide-du-chasseur-de-fees.jpg

Estimant le cadre législatif actuel satisfaisant, et prenant "l'engagement solennel de ne pas faire la énième réforme" de la chasse, la candidate socialiste s'est dit favorable à un "bilan de l'application des lois existantes" (depuis la mise en place de la loi Patriat de juillet 2000) et "des schémas départementaux de gestion cynégétique", n'excluant pas des "ajustements".

Fidèle à son principe de proximité, elle s'est dit aussi favorable en général à une "gestion locale" et a même suggéré qu'"à la lumière de l'évaluation de l'application des politiques (...), la chasse pourrait être rattachée au ministère de l'Agriculture".

D'autres candidats comme Philippe de Villiers, qui a proposé un ministère de la Ruralité, ou l'ancienne ministre de l'Environnement Dominique Voynet, venue avec un certain esprit de défi, se sont succédé dans la matinée pour faire connaître leur position en matière de chasse et d'environnement. Nicolas Sarkozy est attendu en milieu d'après-midi. AP

Mardi 20 février 2007

République des LettresSégolène Royal bat

Nicolas Sarkozy à l'audimat.

Double dose de lexomil pour Nicolas Sarkozy au matin du 20 février. Sa rivale à l'élection présidentielle, Ségolène Royal, l'a battu à plates coutures à l'audimat lors de l'émission de TF1 J'ai une question à vous poser. La candidate socialiste a rassemblé en moyenne 8,91 millions de téléspectateurs (soit 37% de parts de marché), contre 8,24 millions (33% de parts de marché) pour Nicolas Sarkozy le 05 février dernier. Selon l'institut Médiamétrie, elle a même connu un pic à 10,6 millions de téléspectateurs juste après 21H30 et s'est placée en tête d'audience de tous les programmes télés de la soirée. Si l'on ajoute le fait que Ségolène Royal a été programmée en période de vacances scolaires -- qui compte généralement beaucoup moins de français devant leur poste de télé -- sa victoire est éclatante face à un Nicolas Sarkozy qui bénéficiait, en plus, de l'attrait de la nouveauté pour la nouvelle émission politique "citoyenne" de la chaîne de ses amis Martin Bouygues et Patrick le Lay.

Le petit Napoléon de la droite néo-conservatrice et néo-libérale qui caracole en tête des sondages hasardeux n'avait même pas franchi la barre des 10 millions de téléspectateurs au plus haut niveau de sa prestation. Le 12 février, les passages de Jean-Marie Le Pen, Marie-George Buffet, Olivier Besancenot et Philippe de Villiers n'avaient eux été suivis que par 6,4 millions de Français
Mais plus encore qu'en termes d'audience, Ségolène Royal a été meilleure que Nicolas Sarkozy. Elle a de toute évidence passé avec succès cet "examen" où les médias attendaient avec gourmandise le moindre faux pas pour cette fois finir de la canarder définitivement.

Ségolène Royal s'est avancée vers un homme atteint de sclérose en plaques, qui n'avait pu contenir son émotion à l'évocation du handicap, lors de l'émission "J'ai une question à vous poser", lundi 19 février. | REUTERS/HOREUTERS/HO

Détendue, convaincante, claire et précise dans les réponses fournies aux invités de TF1 venus l'interroger, elle a pu exposer une partie de son programme, qui se révèle en fin de compte plus réaliste et plus précisément chiffré que celui de Nicolas Sarkozy, malgré ce qu'en disent de nombreux journalistes pour le moins guère professionnels, sinon franchement "sarkosyzés" (comme on dit "berlusconisé" en Italie).


"Sereine et solide", elle a détaillé pendant près de deux heures quelques-unes de ses 100 propositions pour une France plus juste et plus solidaire -- notamment en matière d'éducation, de chômage, de logement, de retraites, de SMIC, d'immigration, de problèmes des banlieues ou d'aide aux entreprises vertueuses --, et aussi "plus apaisée", donc en fin de compte "plus dynamique" que celle promise par le candidat des privilégiés qui "dresse les gens les uns contre les autres". L'émission a sans nul doute aussi été pour les français l'occasion de constater que l'ex-ministre socialiste, actuelle présidente de Poitou-Charentes, n'est pas l'incompétente dont les médias se sont plus à présenter une image caricaturale ces dernières semaines, pas plus qu'elle ne peut être cataloguée sous l'autre image-cliché du moment, celle d'une "mère de la nation" compassionnelle qui serait attendue par des français immatures. Si personne n'est bien entendu dupe de son jeu classique de femme politique "proche des gens", elle a aussi pu montré que son approche "féminine" des choses peut être un véritable atout pour une France moderne. "J'assume mon identité de femme. (...) Je pense que le moment est venu pour la France d'avoir une femme à la présidence de la République", a-t-elle affirmé.

Copyright © La République des Lettres
Mardi 20 février 2007


Point Presse du 20 février
envoyé par PartiSocialiste

"Quels que soient ses contorsions, ses embrouillaminis, ses risettes aux uns et aux autres, François Bayrou est une variante de la droite", a déclaré le conseiller de Ségolène Royal au cours du point de presse au Parti Socialiste.

"Ne vous laissez pas abuser, ne vous dispersez pas, ne vous égarez pas. Il faut écraser Nicolas Sarkozy et la seule solution, c'est une Ségolène Royal qui arriverait au 1er tour avec un haut niveau de suffrages".

Pour le conseiller de Ségolène Royal, "toute voix qui ne se porterait pas sur Ségolène Royal est un suffrage gagné par Nicolas Sarkozy, en tout cas perdu pour la gauche".

Il s’interroge sur "ce que ferait François Bayrou entre les deux tours" :"Négociations, discussions, et il conclurait un accord avec Nicolas Sarkozy. C'est la pente naturelle, la pente normale, on ne peut pas y échapper de même que la gauche a ses fondamentaux".

Jack Lang fait valoir que "le centre n'a aucune chance de jamais gouverner la France. C'est un combat voué à l'échec".

L’ancien ministre revient ensuite sur la prestation de Ségolène Royal sur TF1 "Nous nous réjouissons du succès considérable de Ségolène Royal" à l'émission "J'ai une question à vous poser".

Il salue sa "présence forte, humaine, concrète et crédible".

Il rappelle qu’il s’agit d'"un record d'audience d'une émission politique depuis quinze ans".

"Aucun d'entre nous ne doutait qu'elle réussirait" cet exercice, conclut Jack Lang.
par Yvon GRAIC publié dans : Sondages
 

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"Plus les hommes seront éclairés plus ils seront libres." Voltaire


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