
"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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ce matin plus de 5000 signatures
n'oubliez pas la vôtre !
Prenant connaissance du communiqué du Secrétaire d'Etat au tourisme Léon Bertrand, et malgré toute l'estime qu'il a pour lui, Victorin LUREL, Député de la Guadeloupe et Président du Conseil régional de la Guadeloupe, déplore que celui-ci joue les supplétifs des porte-parole de Sarkozy en accréditant leur mauvaise interprétation du créole. Visiblement, cinq ans de Ministère lui auront fait oublié jusqu'à sa propre culture et les canons de la chanson créole.
Oui, Victorin LUREL exhorte, face aux désengagements sans précédent de l'Etat en outre-mer, à « tout changer », c'est à dire en créole, NOU KE KASE SA !L'UMP a diminué d'un tiers les crédits destiné à l'outre-mer : NOU KE KASE SA !
L'UMP glorifie le rôle positif de la colonisation : NOU KE KASE SA !
L'UMP a diminué de 40 % les crédits destinés aux emplois aidés outre-mer (FEDOM) : NOU KE KASE SA !
L'UMP cumule 500 à 800 millions d'euros de dettes envers les opérateurs de logements sociaux outre-mer : NOU KE KASE SA !
Sarkozy remet en cause la parole donnée par l'Etat en Nouvelle-Calédonie au risque de menacer la paix civile : NOU KE KASE SA !
Sarkozy propose la remise en cause des congés bonifiés au prétexte d'améliorer la continuité territoriale : NOU KE KASE SA !
Sarkozy propose de supprimer le peu de contrainte pesant sur les compagnies aériennes desservant l'outre-mer : NOU KE KASE SA !
Au sommaire de l’hebdo cette semaine :
Actualités
- Le billet de Julien Dray : Nou ké cassé ça
- La candidate d’une femme métisse
- Sarkomédie
- Altermondialisme : il existe une voie socialiste
Dossier
“Environnement : sauvons la planête”
- Avant-propos : “Pour une politique durable”
- Bruno Rebelle : “S. Royal place l’écologie au cœur de son programme”
- Le pacte écologique de Ségolène Royal
- L’écologie mure et heureuse de Ségolène Royal
Territoires Besançon, pionnière du développement durable
Portrait Militant durable
Les débats participatifs voulus par
Ségolène ROYAL ont remporté un vif succès
A Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône), lundi soir, les cent personnes présentes ne se le sont pas fait dire deux fois. D'autant qu'ils connaissent bien le thème du débat : la "vie chère". "On s'est installé dans la précarité, on vit des aides du RMI, on n'a aucun pouvoir d'achat", explique le premier orateur, un militant de la CGT-chômeurs. Christine, qui travaille "à la Sécu" : "J'ai un emploi, ma fille a une bourse, je ne paye pas d'impôt, je me sens en risque de précarité, comme beaucoup." Rachida, elle aussi mère célibataire : "Le soleil, je ne le vois jamais. Il faut se battre pour un logement, pour un travail. Pour balayer par terre, il faudra bientôt un diplôme." "L'esclavage existe toujours", lance-t-elle, avant de se rasseoir, accablée. Les deux rapporteurs désignés prennent aussi en note le propos de Monique, infirmière à l'hôpital, qui explique que "notre système de santé prend l'eau".
A chacun son "truc". Dans le Loiret, trois ou quatre thèmes apparaissent sur un écran géant pour lancer le débat. Dans la section du 18e arrondissement de Paris, on distribue des Post-it pour relever questions et témoignages. Lundi soir, lors du débat sur la justice, un ancien prisonnier en utilise deux, d'une écriture serrée, pour résumer ce qu'il veut dire. Au micro, il évoque ces "enfants qu'on met avec des bandits de grands chemins", les "médecins qui distribuent calmants et préservatifs" et "les cris, tous les soirs". Aux magistrats qui l'écoutent, il propose d'inscrire dans leur formation "un jour" en prison. Lorsque la parole est libre, les propos ne sont pas forcément convenus. A Vesoul (Haute-Saône), un ancien directeur général des douanes, un brin exaspéré, propose sa contribution : "Vous me faites nommer ministre de la recherche des fonds, et vous verrez que le pognon retournera dans les caisses de l'Etat !"
La formule inquiétait certains des militants les plus aguerris, davantage rompus aux meetings traditionnels. Mais elle a satisfait d'emblée les plus jeunes, ainsi que tous ceux qui désertaient le débat politique. Le même décalage s'observe au sujet des faux pas et du rythme de la campagne : quand les "anciens" sont parfois en proie au doute, les nouveaux venus balaient spontanément toute critique.

A Lyon, mercredi soir, deux femmes de vingt-cinq ans sont intervenues dans le débat sur le développement durable organisé à l'Opus Café, près de l'hôtel de ville, pour plaider en faveur des transports en commun. Carole Vincent, militante socialiste, a entraîné une de ses amies, Emilie Busset, de gauche mais non encartée. Toutes deux se réjouissent du principe des forums. "C'est un vrai enrichissement de la politique", se félicite la première. Un trou d'air ? "Il n'y en a pas. C'est un argument de la droite pour déstabiliser Ségolène Royal", tranche la seconde. Un jeune adhérent socialiste, Nicolas Bréand (19 ans) n'est pas plus inquiet : "C'est parce que la méthode de Ségolène Royal est complètement nouvelle qu'elle déboussole. J'ai fait plusieurs débats et ce que j'observe, c'est un réel intérêt des gens à discuter et une vraie satisfaction à participer à un débat d'idées."
A Salon-de-Provence, le secrétaire de la section PS, Patrick Alvisi, s'était montré inquiet en ouverture du débat : "Notre nouvelle démarche peut surprendre surtout quand on connaît une campagne un peu molle (...) Mais, gardez votre sang-froid, Ségolène garde son cap. Et surtout prenez la parole." A 22 h 30, une fois la réunion terminée, les anciens militants parlent encore un peu du "reflet chez les gens de ce que disent les journaux". Mais sans grande conviction. Ils croient plutôt que c'est ce mouvement de réunions ouvertes, "où on entend des gens qui, jamais, ne prennent la parole" qui poussera vers la victoire.
Un sentiment partagé à Saint-Jean-de-la Ruelle. Henriette, 40 ans, qui a laissé ses trois enfants à la maison pour venir au débat, est à fond derrière Ségolène Royal. "Tout me plaît chez elle, les valeurs qu'elle défend", explique-t-elle. Elle vient d'adhérer au PS pour la soutenir. Tout comme Paulette, 70 ans, qui votait "centre-droit" jusqu'ici. "Son discours est différent, plus accessible aux gens de la base", souligne-t-elle, en se disant certaine que "Sarkozy, lui aussi, aura ses trous d'air".
Ce que Nicolas Sarkozy propose
c’est la précarisation de la société.
Il a illustré le fonctionnement des remontées des débats participatifs par un exemple concret.
"A la fin de l’année, on a un indice des prix, grâce à l’INSEE. Il ne correspond pas à la vie des Français. Si vous ne rencontrez pas les citoyens, si vous ne leur permettez pas de s’exprimer, vous ne savez pas que pour eux l’indice des prix, c’est la pire des choses parce que ça ne correspond pas à leur niveau de vie. Quand vous avez les minima sociaux pour vivre ou quand vous travaillez dur, vous n'avez pas le même panier que celui qui gagne plus de 4 000 €.
Il y a là, par exemple, une proposition assez simple, de modifier l’indice des prix ou d’avoir un indice des prix différencié suivant le niveau de salaire. Ça, si vous n’allez pas dans un débat participatif, spontanément, ça ne vous vient peut-être pas à l’esprit".
"Puisque Nicolas Sarkozy aime bien Jaurès, je lui dirais que Jaurès disait que seule la clarté permet le vrai débat. Donc, qu’il arrête de faire espionner tout le monde avec ses Renseignements généraux. Il s’est installé rue d’Enghien, il ne s’est pas installé en tant que ministre. J’entendais ce matin un policier dire, "il faut le protéger, faire des enquêtes d’environnement parce que c’est le ministre qui s’installe rue d’Enghien". Pas du tout, c’est le QG de campagne du candidat. Donc, quand il est là-bas il est candidat, il n’est pas ministre, et il doit déposer tous les atours du ministre"

"Derrière la candidature de Nicolas Sarkozy se cache la volonté de généraliser le CNE, malgré ce que vient de dire Xavier Bertrand qui est son porte-parole. Cela veut dire fin du contrat de travail. Si le contrat de travail unique c’est un contrat précaire, ce que Nicolas Sarkozy propose c’est la précarisation de la société. Et c’est exactement le contraire que les Français attendent aujourd’hui. Je ne dis pas qu’il ne faut pas prendre des risques individuels, mais il faut une sécurisation des parcours professionnels, pas une précarisation.
Nicolas SARKOZY veut faire travailler les seniors jusqu’à 70 ans mais les entreprises les licencient à partir de 50 et ne les embauchent plus. Notre idée, c’est de diminuer, non pas les charges parce que ce sont des cotisations sociales, mais les cotisations sociales sur par exemple l’emploi des seniors qui pourraient être progressivement dégressives. C’est-à-dire que si une entreprise reprenait quelqu’un qui a 50 ans, 52 ans, 55 ans, au travail, elle serait dégrevée de ses charges".
François Rebsamen a critiqué ensuite le positionnement de François BAYROU.
"Il a une posture aujourd’hui contre le gouvernement, on le voit tous les jours. Je ne sais pas quel est son programme, on ne lui demande pas d’ailleurs. Je pense que ça ne suffit pas pour faire une élection et finalement, en général, au deuxième tour, les centristes, ils finissent par voter à droite. Je me méfie : de ça, non pas de l’homme".
Les perroquets parlent aux moutons…
Que l’UMP se livre à un harcèlement en règle de la candidate du PS en amplifiant, tronquant, déformant, stigmatisant chacune de ses déclarations pour créer chaque jour, et souvent de toute pièce, de nouvelles polémiques et que leur chef de meute s’approprie à des fins personnelles les moyens du ministère de l’Intérieur pour aller fouiller dans l’intimité de sa rivale et de son entourage tout en accusant celle-ci, avec l’aplomb formidable qu’on lui connaît, de tirer la campagne vers le caniveau, tout cela n’est finalement pas très surprenant ; et ça a au moins le mérite de nous donner une petite idée du type de société qui nous attend si par malheur, trop d’électeurs en venaient à se tirer une balle dans le pied en portant cette Droite manipulatrice au pouvoir.
Là où il y a un véritable problème, c’est quand la quasi-unanimité des médias, à l’abri d’une posture prétendument neutre et objective, reprend les propos partisans émanant de ces fouineurs de basses fosses, sans la moindre distance critique, en leur décernant de cette manière, aux yeux de tous, un brevet d’authenticité qui ne tarde pas à prendre force d’évidence par les multiples rappels qui en sont faits à chaque nouveau flash d’informations.
Ainsi, à chaque fois qu’un micro se tend vers Ségolène Royal, la Droite dit : « bourdes, gaffes, boulettes,… » et les journalistes reprennent en écho et en chœur : « bourdes, gaffes, boulettes,… » ; à chaque fois qu’elle hasarde un pied hors de France, la Droite dit « imprudence, légèreté, incompétence,… » et partout aussitôt on lit et on entend : « imprudence, légèreté, incompétence,… » ! A tout le moins, on pouvait espérer que dans un sursaut de déontologie, les journalistes – et c’est plus choquant encore lorsqu’ils vivent de l’argent du service public – n’omettent pas l’usage de simples guillemets pour rappeler que toutes ces stupéfactions indignées, ces effarouchements scandalisés, ces cris d’orfraie montés des rangs de l’UMP ne sont rien d’autres que de pitoyables faux semblants destinés à instiller le doute sur les capacités de l’adversaire mais non, d’emblée les médias les adoptent comme autant de vérités, ils authentifient les polémiques, valident les parti pris et dramatisent toutes ces « affaires » avec une servilité et un empressement stupéfiants. Et les sondages viennent affirmer à la suite l’extraordinaire efficacité de ce processus de calomnie généralisée importé de la fange des campagnes électorales made in USA.
Combien sont-ils aujourd’hui à ne pas mêler leur voix à ce lynchage médiatique, à refuser la confortable anesthésie que procure la répétition paresseuse de toutes ces pseudos polémiques ? Quand on a cité la parfaite honnêteté des commentaires de Françoise Degois, la subtilité et l’humour de la dernière chronique de Katleen Evin (toutes deux résistent sur France Inter) et bien sûr la décapante lucidité quotidienne des Guignols de l’Info, en est-il d’autres encore pour sauver l’honneur de leur profession ?
Pour conclure, osons un mot savant, un mot aussi peu usité que le mal qu’il désigne est aujourd’hui largement répandu, parlons du psittacisme des médias, c'est-à-dire de ce comportement de perroquets répétant sans aucun examen les allégations colportées par une Droite sans morale. 
La fable et sa morale ne sont pas encore écrites ; c’est à nous d’en décider.
Michel Coruble (01/02/07)
GRENOBLE (AP) -
EMPLOI:
- "Pas un jeune ne restera au chômage pendant plus de six mois". Il bénéficiera soit d'un emploi-tremplin (dispositif créé par les régions socialistes depuis 2004 pour remplacer les emplois-jeunes), soit d'un "stage rémunéré", soit d'une formation professionnelle "rémunérée".
Elle a annoncé jeudi que les 20 régions présidées par le PS lanceront dès samedi des "ateliers de la création" pour épauler les jeunes créateurs d'entreprises. A cette occasion seront mises en oeuvre des "bourses tremplins qui pourront aller jusqu'à 10.000 euros" pour les aider à "créer leur première activité, leur premier projet de vie".
- Ségolène Royal s'est engagée à créer "500.000 emplois-tremplins pour les jeunes" dans les régions sur la durée du quinquennat.
- Elle dénonce "l'exploitation des jeunes en stage" et promet que "la loi mettra de l'ordre juste dans ce domaine".
POUVOIR D'ACHAT:
- La candidate du PS s'engage à créer une "allocation d'autonomie et d'entrée dans la vie active" avec un "vrai suivi". Le projet adopté par le PS le 1er juillet propose que les étudiants ou demandeurs d'emploi de 18 à 25 ans bénéficient d'une allocation dans le cadre d'un "programme d'entrée dans la vie active" (EVA).
- Elle veut que chaque jeune bénéficie à 18 ans d'un "crédit gratuit" ou "prêt à taux zéro" de 10.000 euros "garanti par l'Etat" pour "réaliser son premier projet de vie".
- "La République paiera le permis de conduire" des jeunes en apprentissage dans les métiers manuels, a promis Ségolène Royal. Il s'agit d'une généralisation au niveau national de ce qu'elle déjà mis en oeuvre dans la région Poitou-Charentes qu'elle préside.
LOGEMENT:
- Les régions auront la responsabilité de lancer des programmes de logement pour les jeunes travailleurs et jeunes étudiants, dans le cadre d'une "nouvelle étape de la régionalisation".
- Elle préconise la création d'"un service public de la caution en contrepartie de loyers encadrés".
SANTE:
- Ségolène Royal promet la création d'une "carte santé jeune" pour qu'ils puissent bénéficier de "consultations médicales gratuites".
- La contraception serait "gratuite" pour "toutes les jeunes filles jusqu'à l'âge de 25 ans".
EDUCATION NATIONALE:
- L'ancienne ministre de l'Enseignement scolaire propose "un soutien scolaire individuel et gratuit", une "augmentation de la présence adulte dans les établissements" ou la scolarisation obligatoire dès trois ans.
- Elle veut que des classes préparatoires aux grandes écoles soient implantées "dans les quartiers d'où elles ont toujours été absentes". Elle souhaite que chaque lycée ouvre "à au moins 5% de ses élèves" la possibilité d'entrer dans les classes préparatoires ou en IUT.
SECURITE:
- Lors de la primaire au PS, Ségolène Royal avait suggéré que les jeunes primodélinquants soient placés dans "un camp humanitaire dans un pays pauvre, encadré par l'armée", "les pompiers" ou "les gendarmes". AP










