Désirs d'Avenir 76 Comité de Seine-Maritime
 
 
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Ségolène Royal

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas"" Ségolène ROYAL Paris, le 6 mai 2007
 

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avec Ségolène !

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
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nous allons le continuer ensemble" 

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« Chères amies, chers amis,

vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.

Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »

                                                                                Ségolène Royal


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Mardi 8 janvier 2008

PARIS (Reuters) - Le Parti socialiste estime que le discours de rentrée de Nicolas Sarkozy révèle l'absence de résultats de la majorité depuis huit mois voire un constat d'impuissance, notamment sur le front économique.

"Quand un responsable public n'a pas de chiffres à présenter, il produit des mots", déclare le premier secrétaire du PS publié en réaction à la conférence de presse du chef de l'Etat, mardi à l'Elysée.

 

"Son long propos a eu au moins un mérite : celui de révéler l'absence de résultat depuis huit mois, le défaut de propositions immédiates de nos concitoyens", ajoute-t-il.

"Le temps n'est plus au verbe, aux proclamations, aux coups de menton péremptoires et à l'autojustification (...) Notre pays n'attend pas un discours de campagne, mais des résultats. Ils ne sont pas là. Et rien aujourd'hui ne permet de dire qu'ils seront davantage au rendez-vous à la fin de l'année 2008", estime-t-il.

Pour François Hollande, un "plan de rigueur" va se substituer au "plan de civilisation" que le chef de l'Etat appelle de ses voeux après les élections municipales de mars.

Dans un autre communiqué, le PS fustige la volonté annoncée par Nicolas Sarkozy de mettre fin au régime des 35 heures en 2008 et dénonce dans cette attaque contre "la durée légale du travail une régression sans précédent depuis un siècle".

"Après avoir défendu la valeur travail, Nicolas Sarkozy s'en prend aux travailleurs et à leurs droits", dit le PS.

CIVILISATION ?

Pour Julien Dray, porte-parole du PS, le chef de l'Etat s'est livré à "un constat d'impuissance".

"Il a beaucoup disserté, il est très fort pour disserter de manière philosophique", a ironisé le dirigeant socialiste qui était interrogé sur LCI.

"Mais sur la question essentielle (...) le pouvoir d'achat, les prix à la consommation, les prix de l'énergie, les prix des loyers, il n'y a pas de proposition", a-t-il expliqué.

"Au contraire, le président de la République nous annonce finalement que tout va continuer à aller mal (...) on parle de civilisation, la civilisation ça commence par le fait que chacun puisse vivre décemment, donner à manger à ses enfants (...), travailler correctement", a ajouté Julien Dray.

Dans un autre communiqué, le secrétaire national du PS chargé de la riposte, Razzy Hammadi, dénonce le "long discours creux" de Nicolas Sarkozy.

"Ayant déjà dépensé 15 milliards d'euros avec le vote de son paquet fiscal, le Président de la République est venu les mains vides", dit-il. "Rien pour les salaires, rien sur le dérapage des prix, rien sur la croissance, rien sur l'emploi, rien sur les inégalités".

"Cet exercice démontre que le président de la République et sa majorité tentent maladroitement de gagner du temps pour mettre en place, dès les élections municipales, un vaste plan de rigueur au détriment du pouvoir d'achat des Français, comme en atteste ses propos fort flous sur la TVA sociale", souligne-t-il à l'unisson avec le premier secrétaire.

"Au final, seules ses positions sur la politique internationale de la France sont précises et éminemment dangereuses, faisant de la 'Realpolitik' le nouveau talisman de la diplomatie française", dit encore Razzy Hammadi.


Mardi 8 janvier 2008
Gérard Grunberg, directeur de recherche au CNRS, à Paris, et spécialiste du mouvement Accueilsocialiste, considère que l'ancienne candidate fait bien d'annoncer vouloir diriger le PS.
Ségolène Royal a lancé son offensive pour s'emparer de la direction du Parti socialiste. Elle a ainsi tranché pour son compte la question de savoir si la candidature socialiste à la présidence de la République doit passer ou non par la direction de l'organisation. Elle sait que, dans sa défaite de 2007, son absence de contrôle de son parti a pesé lourd.

En liant clairement cette tentative de diriger le Parti socialiste à son projet présidentiel, sa position présente une cohérence certaine dans un régime de plus en plus présidentialisé et où le Parti socialiste est avec l'UMP l'un des deux partis présidentiels. Ségolène Royal a sans doute pensé qu'elle ne pouvait prendre le risque de voir le prochain successeur de François Hollande à la direction du parti faire obstacle à sa candidature. En défendant à la fois un projet de rénovation du parti et un projet présidentiel, elle présidentialise encore davantage l'organisation, ce qui est une démarche logique.

Face à elle est en voie de constitution une alliance hétéroclite qui rassemble en réalité, au-delà des clivages politiques et personnels anciens, une sorte de cartel des non, dont l'objectif principal est d'empêcher Ségolène Royal de s'emparer du parti et, à terme, d'être à nouveau la candidate socialiste à la prochaine élection présidentielle. Pour l'instant, ce cartel présente les faiblesses de toutes les alliances de circonstance. Il n'a pas de véritable projet de rénovation, même s'il s'essaie à en bâtir un. Il n'a pas de véritable leader ni de candidat présidentiel crédible ou disponible. Il se bat en contre.

Les leaders de cette alliance, dite des «reconstructeurs», avancent quelques arguments à l'appui de leur démarche. La rénovation doit être collective, et seul un collectif peut porter ce projet. Il est trop tôt pour parler de la prochaine élection présidentielle, et le parti ne peut pas vivre dans une primaire interne permanente jusqu'en 2012. Ségolène Royal a été battue en 2007, elle n'a donc pas une légitimité évidente pour conduire la rénovation du parti et porter à nouveau les couleurs du PS à la prochaine élection présidentielle.

Cette argumentation est défendable, mais elle souffre d'une faiblesse majeure. Dans un régime politique où la personnalisation du pouvoir est forte, où l'élection présidentielle est l'élection majeure et où le Parti socialiste doit être capable de gagner une élection présidentielle, la volonté de ce cartel de «dépersonnaliser» la rénovation du parti et de la séparer de la question présidentielle ne peut qu'affaiblir gravement l'organisation.

Pour avoir une chance de l'emporter, ce cartel doit remplir l'une ou l'autre des deux conditions suivantes: soit proposer clairement une modification du mode de désignation du candidat à l'élection présidentielle qui découplerait la direction du parti et la candidature présidentielle en créant de véritables primaires à l'américaine ou à l'italienne, en faisant de cette question un enjeu majeur du congrès. Pour l'instant, il ne l'a pas fait clairement. Soit disposer en son sein d'un véritable leader capable lui aussi de briguer l'investiture socialiste de 2012 avec des chances de succès à la fois dans le parti et dans le pays.

La première condition est aujourd'hui difficile à remplir dans la mesure où, face à l'offre politique que va présenter Ségolène Royal, celle, désincarnée, de ce cartel risque bien de manquer d'impact fort dans l'opinion mais aussi dans le parti. Cette démarche n'est cependant pas impossible à mener. Quant à la deuxième condition, si l'on écarte - peut-être à tort - le retour de Dominique Strauss-Kahn dans le jeu, la seule personnalité socialiste ayant, pour l'instant, une chance de pouvoir contrer Ségolène Royal dans le parti et dans l'opinion est Bertrand Delanoë. Encore faut-il que celui-ci conserve la Mairie de Paris en mars prochain.

Le problème est cependant que le cartel ne lui est pas plus favorable qu'il ne l'est à Ségolène Royal, ne voulant accepter en réalité le leadership ni de l'un ni de l'autre. Une telle position est-elle tenable? C'est peu probable. Nous ne sommes plus à l'époque où un Guy Mollet put successivement barrer la route en 1965 à la candidature présidentielle de Gaston Defferre et en 1969 à celle de François Mitterrand. Le Parti socialiste ne peut plus faire l'impasse sur la présidentialisation du régime. Sa crédibilité actuelle est au plus bas, et le repli sur l'appareil du parti ne peut pas être une stratégie gagnante. Elle peut même affaiblir durablement ce parti. Le pire serait que le cartel se mette d'accord, pour des raisons tactiques, pour glisser dans sa plate-forme des éléments d'orthodoxie ou de semi-orthodoxie qui auraient pour seul résultat de gêner en 2012 le ou la candidat(e) socialiste au point de lui interdire le rassemblement sur son nom d'une majorité d'électeurs. Ce serait alors le choix de la défaite.

Ce type de situation s'est déjà produit dans le passé. Il a coûté cher au Parti socialiste. Ces considérations ne sous-entendent pas que Ségolène Royal ou Bertrand Delanoë pourraient battre aisément le candidat de l'UMP en 2012, ni même qu'un autre candidat crédible ne pourrait pas apparaître dans les années à venir. Mais une démarche dont le seul but serait de barrer la route aux seuls candidats «présidentiables» du parti serait certainement très dommageable. Les Français, et particulièrement les sympathisants socialistes, attendent du Parti socialiste des propositions et un leader. L'un peut-il aller sans l'autre? Et, si oui, comment?
© Telos, Agence intellectuelle
Mardi 8 janvier 2008
 En affirmant sa capacité à "rassembler les socialistes" sur la base d'une "nouvelle offre politique", Ségolène Royal a fait de sa candidature au poste de premier secrétaire du Parti socialiste ce que les exégètes appellent une donnée objective. De ce fait, la présidente de la région Poitou-Charentes a libéré la parole de ses détracteurs. Et ceux-ci apparaissent d'autant plus déterminés qu'ils ont le sentiment d'avoir sous-estimé leur rivale lors des primaires de 2006. Thème fédérateur des "anti-Royal" : l'heure n'est pas à afficher des ambitions mais à préserver l'unité du parti alors que le président de la République connaît ses premières difficultés sérieuses.

L'offensive de Mme Royal vise à prendre de vitesse Bertrand Delanoë. Candidat implicite à la direction du PS, le maire de Paris ne pourra mobiliser ses soutiens qu'après avoir assuré sa réélection. "Les questions de leadership apparaissent décalées. Cela exaspère les militants", insiste HarlemDésir, député européen et proche de M. Delanoë.

Quant aux partisans de Dominique Strauss-Kahn et aux fabiusiens, qui redoutent d'être éclipsés par un face-à-face Royal-Delanoë, ils se disent déterminés à éviter ce que Jean-Christophe Cambadélis, député strauss-kahnien, qualifie de "conflit délétère". Claude Bartolone, lieutenant de Laurent Fabius, observe "qu'aucune grosse fédération n'a apporté son soutien à l'ancienne candidate" et dit éprouver un sentiment de déjà-vu. "On retrouve la Ségolène Royal de la présidentielle, celle de la fuite en avant", persifle le député de Seine-Saint-Denis. Pour les chantres du "ni Ségolène ni Bertrand", le prochain congrès a déjà commencé. Fin janvier, ils doivent publier un "manifeste de la rénovation" qui marquera en particulier leur attachement à la représentation proportionnelle au sein du PS. Ils envisagent ensuite - et l'affaire s'annonce délicate - de désigner un "porte-parole". Autrement dit, un candidat au poste de premier secrétaire.

RAPPORT DE FORCES

Anti-Royal patenté, Jean-Luc Mélenchon rend hommage à son adversaire. "C'est bien qu'elle assume ses ambitions ; cela va enfin obliger tout le monde à se positionner", se réjouit-il. Le sénateur de l'Essonne veut profiter de l'occasion pour "regrouper la gauche du parti" en rassemblant, outre son propre courant, les amis d'Henri Emmanuelli, ceux de Marie-Noëlle Lienemann, "mais aussi beaucoup de fabiusiens".

Maître du calendrier, François Hollande n'a guère apprécié l'entrée en lice précoce de Mme Royal qui, selon lui, n'a pas les moyens d'aller seule à la bataille. Fort du soutien de plusieurs fédérations et résolu à peser sur la désignation de son successeur, le premier secrétaire veut jouer sa propre carte dans la perspective de 2012. Il n'accordera son soutien que sur la base d'un rapport de forces qui reste à établir.

Pour l'instant, la préparation du congrès du PS se résume à des stratégies d'empêchement croisées. La "rénovation" promise n'y a pas encore trouvé son compte.

Jean-Michel Normand
 
par Yvon GRAIC publié dans : La vie du PS
Mardi 8 janvier 2008
"Le temps des illusions se termine et celui de l'inquiétude commence", a estimé mardi Ségolène Royal, quelques heures après la conférence de presse de Nicolas Sarkozy.

"Ce qui nous a frappé, c'est qu'il n'y a eu aucune phrase, aucun mot sur le bilan de ces sept mois", a-t-elle déploré lors d'un point presse. "Un président responsable, c'est un président qui rend des comptes", a-t-elle renchéri. "Pour l'instant, on a eu un président de la République qui a été le propre commentateur de son action".

Elle a demandé à M. Sarkozy de supprimer son paquet fiscal et "d'utiliser cet argent pour doubler la prime pour l'emploi".

Tenant entre ses mains le programme du candidat Sarkozy pendant la campagne présidentielle, la présidente PS de la région Poitou-Charente a rappelé sa promesse d'augmenter de 25% le minimum vieillesse. "Je lui demande de tenir cette proposition très concrète", a-t-elle dit. AP

Aurélie Filippetti, porte-parole du groupe PS à l'Assemblée nationale : Nicolas Sarkozy "se dissimule derrière ce concept dangereux de politique de civilisation (...) Il était très sur la défensive, car c'était quand même un bilan négatif qu'il tire de son action des six derniers mois".
"Il dit en gros qu'un président de la République ne peut pas agir sur le pouvoir d'achat des Français, mais il y a des Français qui ont voté pour lui parce qu'il s'était présenté comme le candidat du pouvoir d'achat".
"Il a défendu sa politique de quotas en matière d'immigration, de nombre d'expulsés et de reconduite à la frontière: tous ces concepts réactionnaires qui visent finalement à enrayer sa chute dans les sondages".
"Il fait son numéro, il fait son cinéma, mais, sur les problèmes réels, concrets, que nos concitoyens ont à affronter aujourd'hui, il n'a rien dit si ce n'est des propos de philosophie de comptoir totalement à côté de la plaque, présomptueux et arrogants vis-à-vis du reste du monde et du reste de l'Europe" (mardi 8 janvier, déclaration)

Lors d'un point de presse au siège du PS, le porte-parole du parti Julien Dray a parlé d'un "constat d'impuissance". Nicolas Sarkozy est "très fort pour disserter de manière philosophique sur un très grand nombre de problèmes sérieux ou un peu moins sérieux" mais "sur le principal des maux des Français", à savoir le "pouvoir d'achat", sur "les prix à la consommation, prix de l'énergie, prix des loyers, il n'y a pas de réponse", a-t-il dit.

François Rebsamen, numéro 2 du PS, a affirmé sur RTL : "Les Français vont être extrêmement déçus d'apprendre qu'il n'y pas la moindre perspective et la moindre solution apportées à leurs problèmes concrets quotidiens (...)"

par Yvon GRAIC publié dans : Communiqué
Mardi 8 janvier 2008
 

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"Plus les hommes seront éclairés plus ils seront libres." Voltaire


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