Désirs d'Avenir 76 Comité de Seine-Maritime
 
 
Avec Ségolène Royal nos Désirs d'Avenir continuent !
 
 

Ségolène Royal

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas"" Ségolène ROYAL Paris, le 6 mai 2007
 

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Le 6 mai et après 
avec Ségolène !

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble" 


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Dans votre commune, votre quartier , Créez votre comité !
 
     
3 Dates à retenir :
  1/A l'initiative d'Alain MAIRE animateur DA 76 le Havre , deux réunions dans le cadre de la consultation participative "pour un congrès utile et serein" nous vous invitons le:

 

        -  le 17 mai  à la section du Havre  (9rue Georges Braque )  de 14h à 17h

« Le Parti socialiste doit intégrer toutes les nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ? »

-le 24 mai à la section du  Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h

    « Le socialisme ne peut pas se contenter d’aménager le capitalisme financier à la marge : comment produire et répartir  autrement la
 richesse ?
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 2/ Débat public sur l’Agglo de Rouen prévu initialement le vendredi 16 mai 20h30 , est reporté au Jeudi 22 mai
à la Maison de la Lombardie, 50 rue Leverrier, sur les Hauts de Rouen

Chères amies, chers amis,  
je vous souhaite la bienvenue sur ce site participatif. Il répond à l'initiative que nous avons lancée, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, serein, utile aux Français. Je compte sur vous pour le faire vivre et apporter vos idées. Elles nous permettront de composer une belle contribution dont nous serons toutes et tous co-auteurs !

                                                                 Ségolène Royal

Mardi 1 janvier 2008

 
Transports
- Mise en place du service minimum dans les transports en commun
A partir du 1er janvier, un service minimum devra être garanti aux usagers des transports terrestres réguliers en cas de perturbation prévisible du trafic. Ce dispositif doit appliquer en cas de grève, travaux, incidents techniques ou aléas climatiques.

Plus d'informations avec le texte de loi instaurant le service minimum.

- Les véhicules polluants plus chers à l'achat
A partir du 1er janvier, il faudra payer un malus à la première immatriculation en France d'un véhicule émettant plus de 160 g de CO2/km. A l'inverse, les voitures émettant au maximum 130 g de CO2/km achetées après le 5 décembre 2007 bénéficieront d'un bonus. Il existe aussi un « super bonus » de 300 euros, qui s'ajoute au premier, si un véhicule de plus de quinze ans est mis à la casse au moment de l'achat d'un neuf.

Plus d'informations sur le site du ministère du développement durable.

- Renforcement du contrôle technique
Deux défauts supplémentaires devront faire l'objet d'une contre-visite en cas de problème : le défaut d'étanchéité de l'amortisseur et le niveau insuffisant de liquide de frein (réservoir).

Plus d'informations sur le site de l'Union technique de l'automobile, du motocycle et du cycle (UTAC).

- En voiture, une seule ceinture de sécurité par enfant
A partir du 1er janvier, il ne sera plus possible d'attacher deux enfants de moins de 10 ans avec une seule ceinture de sécurité, une pratique jusque-là tolérée.

Plus d'informations sur le site de la Sécurité routière.

suivant : Education
par Yvon GRAIC publié dans : Société
Mardi 1 janvier 2008
Mardi 1 janvier 2008
Vœux de Nicolas Sarkozy :
l'opposition dénonce un discours "fumeux"

 

Pour le socialiste Julien Dray, le président a lancé "quelques concepts" pour "masquer le fait qu'il n'y a pas de résultat" à sa politique. Ségolène Royal lui demande de tenir parole. Les communistes dénoncent un "exercice de pure communication qui frise l'indécence".
L'opposition a sévèrement commenté, lundi 31 décembre, les vœux de Nicolas Sarkozy. Le porte-parole du Parti socialiste, Julien Dray, a ainsi affirmé que le président n'avait "pas de résultat à annoncer" lors de ses vœux de Nouvel An, et qu'il a tenté de le masquer en avançant le "concept fumeux" de "politique de civilisation".
"Sur la question essentielle, à propos de laquelle le doute s'est installé, qui est la question du pouvoir d'achat, le président de la République est vite passé, comme s'il sentait bien la difficulté qu'il n'avait pas beaucoup de résultat à annoncer sur les huit mois qui viennent de s'écouler", a-t-il ajouté.
Par ailleurs, "il a lancé quelques concepts qui vont permettre de faire couler un peu d'encre, mais tout cela reste bien fumeux, comme ce fameux concept de politique de civilisation" qui "vise à masquer le fait qu'il n'y a pas de résultat", a ajouté Julien Dray.
Sans jamais citer le nom du président, Ségolène Royal a pour sa part réclamé que 2008 soit l'année où l'Etat tiendra sa parole en matière de lutte contre la vie chère et appelé de ses vœux l'avènement d'une "République fraternelle".
"Le temps presse, le potentiel est là et c'est pourquoi je souhaite que l'année 2008 soit l'année de la morale des comportements et des résultats", souligne l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle dans ses vœux de Nouvel-An.

"Autosatisfaction"

De son côté, le Parti communiste français a dénoncé lundi soir "l'autosatisfaction tous azimuts" du président de la République.
"En quelques minutes de vœux expéditifs, Nicolas Sarkozy aura surtout montré à quel point il est satisfait de lui-même. Alors que les Françaises et les Français sont confrontés à des difficultés de plus en plus grandes, ce nouvel exercice de pure communication frise l'indécence", affirme Patrice Cohen-Séat, membre de la direction du PCF.
"Il n'aura fait qu'une allusion sans commentaires au brûlant problème du pouvoir d'achat des ménages" et s'est montré "très content des 15 milliards de cadeaux fiscaux aux plus riches, comme des attaques en règles qu'il a portées contre les régimes de retraites, le droit de grève", souligne-t-il.
"Les Français sont plus avertis que jamais: le tout puissant chef de l'exécutif a bien l'intention de continuer dans cette voie qu'il appelle sans vergogne une "politique de civilisation"", affirme le dirigeant communiste.

"Imperator maximus"

Les Verts ont quant à eux accusé Nicolas Sarkozy de n'avoir pour ambition qu'une France "grande nation", une "France impératrice, avec son imperator maximus". "M. Sarkozy a porté ce soir le seul message qu'il développe avec succès depuis son début de mandature: défense de la civilisation et fierté de l'identité française, compassion sans solidarité pour les pauvres. La France grande nation, voilà l'ambition de notre président", déclarent les Verts dans un communiqué.
"Une France impératrice, avec son imperator maximus", à l'opposé "de tout ce que l'écologie politique cherche à mettre en oeuvre: solidarité, démocratie, partage des richesses, frein de la croissance matérielle et des inégalités, préservation de la planète avec toute sa diversité avant toute forme de nationalisme", ajoutent les Verts.
Dans son intervention télévisée lundi soir, Nicolas Sarkozy a appelé à une "nouvelle Renaissance" et à lancer une "politique de civilisation".
par Yvon GRAIC publié dans : Sur les ondes
Mardi 1 janvier 2008
PARIS, 1 jan 2008 (AFP) - Héritage gaullien, inclination atlantiste ou "concept fumeux"? La "politique de civilisation" prônée par Nicolas Sarkozy lors de ses voeux télévisés suscite les interprétations les plus diverses.
"J'ai la conviction que dans l'époque où nous sommes, nous avons besoin de ce que j'appelle une politique de civilisation", a déclaré le chef de l'Etat lundi soir, lors de ses voeux aux Français.
Et d'appeler à bâtir "l'école et la ville du XXIème siècle", à mettre "au coeur de la politique le souci de l'intégration, de la diversité, de la justice, des droits de l'Homme, de l'environnement", à retrouver "le goût de l'aventure et du risque", ou à "moraliser le capitalisme financier".
"Notre vieux monde a besoin d'une nouvelle Renaissance", a-t-il dit aussi, souhaitant que la France soit l'"âme de cette Renaissance".
"Cela m'a laissé perplexe, parce que je n'ai pas compris de quoi il s'agissait", a réagi mardi le député socialiste européen Vincent Peillon.
"De quelle renaissance s'agit-il? Notre croissance est en berne, on est moqués sur le plan européen..."
"Je ne vois pas ce que Nicolas Sarkozy apporte, si ce n'est une touche personnelle que tout le monde commente à longueur de journée, et qui est essentiellement de la vulgarité", a poursuivi M. Peillon.

Interprétation partagée par Le Parisien, pour qui le président a tenté, dans un "élan de spiritualité", de "corriger le côté un peu clinquant de ces dernières semaines: Disneyland, avion du milliardaire Bolloré, vacances luxueuses, etc."

Yves Thréard, dans Le Figaro, voit plus de grandeur dans le discours présidentiel, qui renoue "avec un héritage gaullien". Et ce nouveau concept prouve que la "rupture" sarkozienne "s'inscrit bel et bien dans la tradition d'une +certaine idée de la France", écrit-il.

Analyse totalement inverse pour le député socialiste Arnaud Montebourg, qui se demande si M. Sarkozy n'annonce pas "une sorte d'intégration au bloc anglo-saxon".
Une "espèce de croisade de l'affrontement des civilisations - c'est le mot d'un grand penseur américain - où nous serions nous-mêmes sommés de nous mettre au garde-à-vous derrière certains intérêts mondiaux qui défendent une certaine vision, d'ailleurs empruntée au choc des civilisations que défend l'administration américaine", complète M. Montebourg, faisant référence à l'analyste Samuel Huntington.
Le politologue Dominique Reynié perçoit la même chose. "Avec cette formule qui a un écho planétaire, Sarkozy se place dans un registre de confrontation, et c'est périlleux", explique-t-il à l'AFP.
Mais il note qu'à l'inverse, l'idée de "Renaissance" est elle d'un registre plus classique. Et il s'en étonne: "Nicolas Sarkozy quitte les slogans réalistes, +Travailler plus pour gagner plus+, pour un discours chiraquien, celui du rêve. Or, qui va nous faire croire que la France à elle seule va provoquer la Renaissance de l'humanité?"
"Le 1er janvier, c'est l'interdiction de fumer mais pas celle des discours fumeux", juge plus abruptement Aurélie Filippetti, porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.
"Ce n'est pas de politique de civilisation dont la France a besoin mais de pragmatisme et de réalisme économique: le président l'a avoué en creux ce soir: sa politique économique n'a eu pour le moment aucun effet".
Et si Niolas Sarkozy était pris d'essouflement? Tel est le diagnostic du Monde, qui moque ces notions au "caractère nébuleux", et conseille au président de "trouver un deuxième souffle"


par Yvon GRAIC publié dans : Société
Mercredi 2 janvier 2008

Marianne2.fr

A l'inverse de Montebourg, Ségolène Royal et François Hollande ont touché juste : l'équipée égyptienne du président contredit ses engagements et révèle un président m'as-tu vu.
 
A propos des vacances égyptiennes du président de la République, combien de réactions inadéquates pour paraître virulentes !
Je ne crois pas une seconde, contrairement à ce qu'ont pu soutenir Arnaud Montebourg et, sur un autre registre, Benoît Hamon, que le risque est de voir Nicolas Sarkozy empêtré dans les liens de service et de dépendance au bénéfice du milliardaire Bolloré. Certes, il y a mille manières d'être l'obligé de quelqu'un mais qui peut penser que l'un et l'autre seraient assez mal avisés pour s'aventurer, même du bout de la morale, dans une telle démarche ? Trop prudents ou trop intègres, je ne sais. En tout cas, placer la polémique sur ce terrain n'a pas de sens et permet à l'opinion de ne pas s'en soucier, tant la charge est perçue actuellement comme absurde.
Mais lorsque l'intelligence s'en mêle, c'est autre chose. On a beau dire, sur ce plan Ségolène Royal et François Hollande demeurent incomparables
Le second a parfaitement ajusté sa cible en dénonçant le mensonge présidentiel. L'augmentation du traitement du président était notamment destinée à lui faciliter le paiement de ses dépenses personnelles. On a constaté ce qu'il en était avec le voyage aux frais de Bolloré ! Une telle contradiction n'est pas dérisoire car elle manifeste le peu de crédit qu'on doit attacher aux engagements présidentiels pour ce qui concerne l'utopie, cyniquement avancée lors de la campagne, d'une République irréprochable.

Ségolène Royal comprend le poids de l'apprence
La première, dont la tenue, dans tous les domaines, est difficilement critiquable, a justement mis en cause les atteintes graves portées à la fonction présidentielle par la vulgarité ostentatoire et les gracieusetés luxueuses offertes à Nicolas Sarkozy. En effet, ce sont la grandeur et la dignité de ce poste éminent qui sont altérées et ce n'est pas rien. Ségolène Royal est peut-être la seule dans le monde politique, toutes tendances confondues, à comprendre, parce qu'elle a, quoi qu'on en dise, rigueur et éducation, l'importance de l'allure, le poids de l'apparence. Il est évident qu'on n'a pas à craindre que Nicolas Sarkozy rembourse Bolloré mais, profondément, le mal est déjà fait. Un président de la République ne saurait oublier qu'il est comptable non seulement de ses actes et de sa politique mais de la manière dont il s'inscrit, lui, dans l'espace public ou même privé, quand ce dernier est volontairement révélé et galvaudé
Etonnant comme cette nécessaire exemplarité non seulement passe au second plan mais n'est même pas invoquée. Cette carence signe subtilement le déclin d'une démocratie. L'intelligence de François Hollande et de Ségolène Royal a pour contrepartie la bêtise de ceux qui viennent défendre le comportement du président. Ils l'accablent en croyant le soutenir. Je pense notamment aux pitoyables répliques de Balkany et de Santini. Aucun des deux n'a même suggéré qu'il puisse y avoir une difficulté au niveau de l'image présidentielle. Lorsque l'amitié, l'inconditionnalité et la pauvreté de l'analyse atteignent de telles proportions, c'est la démonstration éclatante de la faillite d'un système devenu plus monarchique que républicain. Après le roi soleil, un président m'as-tu vu ?      la suite ici
Frédéric Moreau
par Yvon GRAIC publié dans : Société
Mercredi 2 janvier 2008
En parlant de "politique de civilisation", lors de ses vœux du 31 décembre 2007, Nicolas Sarkozy a repris un concept que vous aviez défendu dans votre livre, Pour une politique de civilisation (éd. Arléa, 2002). Comment réagissez-vous à cette appropriation ?

M. Sarkozy a repris le mot, mais que connaissent-ils de mes thèses, lui ou Henri Guaino ? Est-ce une expression reprise au vol ou une référence à mes idées ? Rien dans le contexte dans lequel il l'emploie ne l'indique.

Lorsque j'ai parlé de "politique de civilisation", je partais du constat que si notre civilisation occidentale avait produit des bienfaits, elle avait aussi généré des maux qui sont de plus en plus importants. Par exemple, le bien-être matériel produit un mal être moral, physique et humain. Ou encore, sur le plan écologique, le développement des sciences et techniques a engendré une dégradation de la biosphère et une pollution que l'on sent sur le plan de la vie quotidienne. Même constat quand on étudie l'urbanisation des mégapoles ou la dévitalisation des campagnes avec l'extension de l'agriculture industrielle. On peut encore illustrer cette thématique avec la notion d'individu, qui est une conquête dans la mesure où elle donne de l'autonomie et l'essence de responsabilité. Mais qui s'est accompagnée d'une dégradation des solidarités précédentes. C'est en fonction de ce diagnostic que je faisais un certain nombre de propositions. Je m'attachais à voir dans quelle mesure on peut remédier à ces maux sans perdre les bienfaits de notre civilisation.

Je me suis essayé, dans l'article "Si j'avais été candidat…" (Le Monde du 25 avril 2007), à faire des propositions concrètes, notamment sur le terrain du rétablissement des solidarités, de la création de maisons de solidarité ou d'un service civil ad hoc.

Je ne peux exclure que M. Sarkozy réoriente sa politique dans ce sens, mais il ne l'a pas montré jusqu'à présent et n'en donne aucun signe. Si sa reprise du thème de la "politique de civilisation" pouvait éveiller l'intérêt, notamment de la gauche, non pour l'expression mais pour le fond, ce ne serait que souhaitable.
Mercredi 2 janvier 2008
 
Arnaud Montebourg, député socialiste de Saône-et-Loire, réagit aux vœux de Sarkozy. Et livre son diagnostic sur l’année 2008 qui verra le PS changer de premier secrétaire.

 

 

Que vous ont inspiré les vœux du Président ?

 

Nicolas Sarkozy a du bagout pour assurer le service après-vente de huit mois d’échecs. Pouvoir d’achat, croissance, dette, commerce extérieur, les résultats de son action ne sont en rien à la hauteur d’une «nouvelle Renaissance», mais plutôt ceux d’un Président de la poursuite du déclin.

 

Comment qualifiez-vous ses huit mois de la présidence ?

 

Le sarkozysme est un absolutisme. Le Parlement est devenue une chambre d’enregistrement purement formelle, comme sous Louis XVIII. Quant au gouvernement, il ne gouverne pas. C’est une équipe de figurants et de potiches. Martin Hirsch est opposé aux franchises, mais elles sont en vigueur. Fadela Amara trouve les tests ADN «dégueulasses», mais ils passent. Rama Yade explique que «la France n’est pas un paillasson», mais Kadhafi vient pourtant narguer la France. Les ministres agitent la marionnette. Cette présidence me fait penser aux Romains de la décadence.medium-sarko-en-c--sar.2.jpg La classe dirigeante festoie pendant que le peuple peine à boucler ses fins de mois. C’est un spectacle à la Dallas, une série B de mauvais goût. Il y a une sorte de faillite morale : trahison des promesses électorales, injustices fiscales, fiasco diplomatique, abandon du plus grand nombre… Tout cela se paiera. la suite ici

Mercredi 2 janvier 2008
 Dans une analyse du discours et de « l’adoubement » du président français au Vatican, Christian Terras, directeur de la revue Golias, estime que « Sarkozy réimplante quelque chose qu’on croyait d’un autre âge ». « Même s’il affirme ne pas vouloir remettre en cause 1905, le projet de Sarkozy violera 1905 », explique-t-il. Décryptant les emprunts idéologiques à Le Pen et Maurras, il estime que Sarkozy est porteur d'une  «vision fondamentaliste et intransigeante du catholicisme dans son rapport au monde».

Christian Terras est l’auteur de Benoit XVI ; le pape intransigeant (2005), L’opus Dei, une église dans l’église), Le retour des intégristes (2007) aux éditions Golias. Il dirige le site golias.fr. et l’hebdomadaire Golias, dont un numéro consacré au discours de Sarkozy au Vatican doit paraitre jeudi 3 janvier. (2006

Dans le prochain numéro de Golias, vous analysez la visite de Nicolas Sarkozy au Vatican. Vous l’avez intitulé «Le sermon du Chanoine Sarkozy: catholique et français toujours?»…

Christian Terras. « "Catholique et français toujours" c’est une vieille rengaine qu’on reprenait dans les églises autrefois. La marque, proprement ahurissante, du discours de Nicolas Sarkozy, c’est de ne pas parler au nom de tous les français, mais à partir d’une vision catholique très traditionnelle qu’il assume comme la sienne et celle de l’Etat français. Dans ce discours à l’église, il ne tient aucun compte des apports spirituels, humanistes, culturels non seulement des religions non catholiques, mais des religions chrétiennes – comme la réforme -, sans parler des agnostiques et des athées. Il estime du reste que l’aspiration spirituelle qui est en tout homme ne trouve sa réalisation que dans la religion. C’est donc d’entrée de jeu un parti pris, sur la base d’une sensibilité, d’une vision catholique que l’on peut qualifier de traditionaliste qu’il présente comme celle de la France. Il met aussi gravement en cause l’exercice laïc de la fonction présidentielle puisqu’il identifie son engagement politique à une vocation sacerdotale. Pour parfaire son identification personnelle aux ministres de droit divin, il est allé jusqu’à dire «sachez que nous avons au moins une chose en commun, c’est la vocation. On n’est pas prêtre à moitié on l’est dans toutes les dimensions de sa vie, croyez bien qu’on n’est pas Président de la République à moitié, je comprends les sacrifices que vous faites pour répondre à votre vocation parce que moi même, je sais ce que j’ai fait pour réaliser à la mienne». C’est à mes yeux incroyable. La réalisation de sa mission politique, les sacrifices personnels qu’il évoquait durant la campagne électorale, sont dans le droit fil d’une vocation sacerdotale

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On a beaucoup remarqué les signes donnés au Vatican – le baise main au pape, l’allusion au baptême de Clovis…

Il donne des signes de ce qu’on appelait autrefois la chrétienté. Il s’est mis au passage à l’égal du Pape. Quand il dit «comme Benoît XVI je considère qu’une nation qui ignore l’héritage éthique religieux spirituel de son histoire commet un crime», ou encore «je partage l’avis du pape quand il considère que l’espérance est une des questions les plus importantes de notre temps»… Non content d’être le premier personnage de la France, il se met à égalité avec le premier personnage de l’église catholique romaine. Ca va très loin puisqu’il se permet de souffrir avec ceux qui ont souffert ou qui souffrent encore des lois de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, dont il est théoriquement le gardien! Il dit «je sais les souffrances que sa mise en œuvre a provoqué en France chez les catholiques, les prêtres, dans les congrégations, avant comme après 1905»… Dans une espèce d’exhortation urbi et orbi, il va aller jusqu’à pâtir avec les séminaristes du séminaire français comme jamais il ne l’a fait avec aucun sans papier ou autre insignifiant du pays. Il dit aux séminaristes «Je sais que votre quotidien est ou sera parfois traversé par le découragement ou la solitude. Je sais aussi que la qualité de votre formation, la fidélité au sacrement, la lecture de la bible et de la prière vous permettent de surmonter ces épreuves»... la suite ici

Jeudi 3 janvier 2008
Ségolène Royal,

jeudi 3 janvier


par Yvon GRAIC publié dans : Sur les ondes
Jeudi 3 janvier 2008
  AFP 03.01.08 | 08h51
L'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle Ségolène Royal a affirmé jeudi sa volonté de se porter candidate à la tête du PS en 2008, si elle parvient à "rassembler les socialistes" sur une "offre politique".

"En cette année je compte aller jusqu'au bout de ce que j'ai entamé au cours de cette campagne présidentielle pour rénover la gauche", a-t-elle indiqué sur France 2.

"Si je suis capable de rassembler les socialistes sur cette offre politique, j'irai jusqu'au bout de cette démarche", a-t-elle précisé, interrogée sur le congrès des socialistes fin 2008 et le remplacement de l'actuel premier secrétaire François Hollande.

Le fait de prendre la tête du PS placerait Mme Royal en position de candidate logique pour la présidentielle de 2012, bien que 2007 ait connu un scénario différent, avec elle en candidate et son compagnon d'alors en chef du parti.

Le député Arnaud Montebourg, qui a lui aussi des ambitions dans les rangs socialistes, a immédiatement réagi aux déclarations de Mme Royal sur RMC, affirmant que le PS devait éviter "à tout prix une primaire interminable", voire un nouveau "congrès de Rennes".

"Il faut que nous évitions à tout prix une primaire interminable entre des présidentiables qui s'affronteraient dès maintenant jusqu'en 2012", a-t-il dit.

"J'ai bien l'intention de servir à fond le Parti socialiste en m'y impliquant totalement", a ajouté la présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes, en évoquant également les élections municipales du mois de mars, dans lesquelles la gauche espère se refaire une santé.

"Je sens qu'il y a de plus en plus d'hommes et de femmes qui se tournent vers moi et se demandent comment est-ce que l'on peut collectivement faire en sorte que le Parti socialiste soit rénové", a-t-elle estimé.

Mme Royal a posé encore des conditions à sa candidature: "mobiliser beaucoup d'intelligence pour continuer à bouger les lignes politiques comme je l'ai fait pendant la campagne présidentielle" et "avoir la capacité de faire une offre politique".

Dans un livre intitulé "Les coulisses d'une défaite", paru dans la foulée du deuxième tour des élections législatives du 17 juin, Mme Royal déclarait déjà qu'elle serait "candidate au poste de Premier secrétaire" du PS si son "projet de rénovation" était "majoritaire" au prochain congrès.

"Je suis au service de la gauche, de la France aussi, car j'ai une responsabilité en tant qu'ancienne candidate à l'élection présidentielle. J'ai soulevé beaucoup d'espoir, j'ai reçu beaucoup d'amour, j'en ai aussi beaucoup donné au peuple français", a ajouté Mme Royal sur France 2, alors que le PS reste en pleine crise d'orientation et de leadership, depuis les élections présidentielle et législatives.

Jeudi 3 janvier 2008

PARIS (Reuters) - Les velléités affichées par Ségolène Royal de briguer le poste de premier secrétaire ont déclenché une vague d'hostilité au Parti socialiste en pleine préparation des élections municipales de mars.
Pour la première fois depuis son échec présidentiel, il y a huit mois, Ségolène Royal a déclaré qu'elle envisageait de prendre la tête du parti lors du congrès du PS, qui verra François Hollande tirer sa révérence après onze ans.

 

En 2008, "j'ai l'intention d'aller jusqu'au bout de ce que j'ai entamé pendant la campagne présidentielle pour rénover la gauche", a déclaré l'ancienne candidate à l'Elysée sur France 2.

Avant de se lancer, elle veut "d'abord réussir les étapes précédentes", au nombre desquelles "mobiliser beaucoup d'intelligences", "continuer à bouger les lignes politiques" et "définir ce qu'est une nouvelle force politique à gauche".

"Si je suis capable de rassembler les socialistes sur cette offre politique, à ce moment-là, j'irais au bout de cette démarche", a-t-elle ajouté en réponse à une question précise sur une éventuelle candidature au poste de premier secrétaire du PS.

Dans l'entourage politique de Ségolène Royal, qui se réunit boulevard Raspail tous les mardis matins, deux camps s'affrontaient sur la stratégie à adopter pour l'année 2008: partisans d'une annonce rapide avant les municipales et tenants d'une temporisation, François Rebsamen en tête.

"Elle n'avait pas le choix, il fallait qu'elle se lance très vite", estime un membre de la direction du PS. "Après mars, (Bertrand) Delanoë va prendre son envol et ce sera beaucoup plus dur pour elle d'exister".

C'est justement cette concomitance avec les municipales qui dérange Jean-Christophe Cambadélis. "Les présidentiables devraient penser à ceux qui 'en bas' travaillent pour contrer le gouvernement et réussir les municipales", déclare le député de Paris dans un communiqué.

"Au moment où les Français sont confrontés à une rafale de hausses et la perspective de mauvais coups du gouvernement, l'annonce de la ronde des présidentiables n'est pas inattendue mais vraiment malvenue", déplore-t-il.

"J'AVANCE"

Avant tout, le PS doit se reconstruire, se remettre au travail et préparer les scrutins de mars, plaide également Arnaud Montebourg qui fut l'un des porte-parole de Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle.

"Il faut que nous évitions à tout prix une primaire interminable entre des présidentiables qui s'affronteraient dès maintenant", a ajouté le député de Saône-et-Loire sur RMC.

Pour Benoît Hamon, depuis son échec présidentiel, Ségolène Royal n'est plus "légitime à incarner la rénovation".

"Tout le monde n'a que la modernité à la bouche en ce moment mais dans une démocratie moderne, quand on perd, en général, on se retire", a déclaré le député européen à Reuters. "Il faut laisser sa chance au PS, au collectif et en terminer avec une classe politique qui préempte le leadership politique pendant quinze ans".

Même au conditionnel, ces déclarations marquent une étape importante pour Ségolène Royal, qui restait jusqu'alors évasive sur ses projets au sein du PS.

"J'avance. Je n'ai pas de stratégie particulière, la politique c'est d'avancer, pas de faire du surplace", a-t-elle confié jeudi soir à quelques journalistes.

Que pense-t-elle des réactions que ses déclarations ont provoquées? "Pas grand chose", a-t-elle lâché après avoir rendu visite à José Bové, qui a entamé une grève de la faim pour réclamer un "véritable moratoire" sur les OGM.

"Ce n'est pas une accélération mais une progression. Elle fait un pas auprès l'autre mais le point d'arrivée n'est pas encore défini", confirme à Reuters Jean-Louis Bianco, son ancien directeur de campagne présidentielle.

"Elle prend ses responsabilités et a le mérite de la clarté. Ses déclarations brouillent le jeu d'apparatchiks qui continuent à essayer de jouer le congrès en catimini", ajoute le député des Alpes-de-Haute-Provence.

Après plusieurs visites sur le terrain à dominante sociale au mois de décembre, elle est annoncée le 12 janvier à Saint-Brieuc, dans les Côtes d'Armor, une ville gagnée par l'UDF en 2001 après trente années de gestion municipale de gauche.

Elle a également annoncé sa présence au troisième et dernier "forum de la rénovation" du PS fin janvier après avoir été absente lors des deux premiers.

Laure Bretton

par Yvon GRAIC publié dans : La vie du PS
Vendredi 4 janvier 2008
Laurent joffrin
QUOTIDIEN : vendredi 4 janvier 2008


Quoiqu’il soit rarement gaullien, François Hollande pourrait dire, comme le Général : après moi, ce ne sera pas le vide mais le trop-plein. L’OPA que vient de lancer son ex-compagne sur le poste qu’il occupe confirme en tout cas la maxime du fondateur de la Ve. A observer le peu d’enthousiasme suscité par la déclaration de la dame parmi ses camarades de parti, on devine que l’ambition proclamée par Ségolène Royal trotte dans la tête d’une bonne dizaine de socialistes. Sans parler de Bertrand Delanoë, que son élection parisienne condamne à un silence ostensible, mais avec lequel une confrontation pour le contrôle de la rue de Solferino est inéluctable.

 
 

Certains au PS agitent le spectre du congrès de Rennes, quand le duel Fabius-Jospin avait tourné à la guerre civile, haineuse et confuse. Il n’est pas sûr qu’ils aient raison. Il est en effet des querelles qu’il vaut mieux vider rapidement. Dans la plupart des pays démocratiques, il existe, en face de celui qui gouverne, un homme ou une femme qui incarne l’alternative. Le débat national en est clarifié. Engluée dans l’incertitude des leaders et le flou des idées, la gauche française ne se porterait pas plus mal si elle se choisissait un chef ou une cheftaine. A condition bien sûr que chacun des impétrants exprime sans fard son «offre politique», pour parler le jargon en vigueur. En quoi l’orientation des uns et des autres diffère-t-elle ? Qu’est-ce que le socialisme moderne ? A une ambition doit correspondre un projet. La petite année qui reste à courir avec le congrès du PS ne sera pas de trop pour le bâtir.

 

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"Plus les hommes seront éclairés plus ils seront libres." Voltaire


La Lettre 76

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