"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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n'oubliez pas la vôtre !
L'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle a souhaité dissiper "trois malentendus" entre la gauche et les Français, à la séance de clôture de trois jours de réflexion sur le thème "inégalités et justice sociale", organisées à la Maison de la chimie par l'Institut Edgar Quinet.
Selon Mme Royal, très applaudie par un parterre de plus de 1000 personnes, "la lutte contre les inégalités ne se réduit pas
à la lutte contre l'exclusion, elle doit aussi englober les classes moyennes" que le discours de la gauche "a mises mal à l'aise". La présidente de Poitou-Charentes a souhaité que la gauche insiste sur le besoin de "faire repartir l'ascenseur social, en faisant bien comprendre aux catégories moyennes que la gauche s'adresse à elles".
Deuxième malentendu à lever, "la lutte contre les inégalités n'est pas une remise en cause du droit à la réussite individuelle". Selon Mme Royal au contraire, "la mission de la gauche est d'universaliser le droit à la réussite personnelle". "La gauche doit non seulement le permettre, mais le déculpabiliser et même l'encourager" car son objectif "n'est pas le nivellement mais l'épanouissement de la personne".
Enfin, il faut combattre l'idée que la justice sociale serait "un frein à la création de richesses". C'est à l'inverse "un facteur de croissance (...), le synonyme de l'esprit d'entreprendre et du goût du risque".
Pour la responsable socialiste, il faut "repenser la question des inégalités de façon un peu provocatrice". "Ce n'est pas renoncer à nos racines", a-t-elle dit, citant Jean Jaurès.
Organisateur de ces journées, l'eurodéputé Vincent Peillon, proche de Mme Royal, avait réuni à la tribune, outre l'ex-candidate, François Rebsamen, n° 2 du Parti socialiste, les strauss-kahniens Pierre Moscovici et Marisol Touraine, les députés Gaëtan Gorce ("rénovateur") et André Vallini (proche de François Hollande).
Estimant qu'on assistait aujourd'hui au développement d'"une forte demande de promotion individuelle" et même de "montée de l'individualisme", M. Moscovici a appelé les socialistes à ne pas être "conservateurs", en critiquant "une forme d'immobilité sociale".
M. Gorce a préconisé "un audit" de "toutes les politiques de redistribution et de solidarité" et "une réforme en profondeur des services publics et de la protection sociale" pour qu'ils "répondent aux objectifs qui leur ont été assignés". Comme il faut "stabiliser les prélèvements obligatoires" alors que "les besoins sociaux augmentent", "nous serons amenés à faire des choix".
Selon Mme Touraine, "l'une des principales erreurs de la gauche a été de laisser la droite préempter ce beau mot de responsabilité".
M. Peillon a exhorté la gauche à "retrouver la tradition perdue et oubliée du socialisme français" qui est "l'héritier du libéralisme, au sens politique du terme, et le meilleur accomplissement du libéralisme".
Pour en finir avec "les discriminations négatives" engendrées selon lui par des politiques redistributives non discriminantes, il a prôné "des politiques différenciées selon la situation des uns et des autres".
M. Peillon a invité M. Moscovici à rejoindre le combat pour la rénovation du PS. "Il faudra que Pierre soit des nôtres", a-t-il dit.
photo Jacques Felix DA 76
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PARIS, 20 jan 2008 (AFP) - Ségolène Royal a appelé dimanche à "un vote-sanction pour les municipales" car "les promesses" du président Nicolas Sarkozy "ne sont pas tenues".
"Les municipales c’est d’abord le choix d’un bon maire, bien sûr (...) mais c’est aussi un vote sur le pouvoir en place", a déclaré Mme Royal à son arrivée au palais de la Mutualité, où le PS doit lancer sa campagne électorale. "Nicolas Sarkozy a dit que c’était un test national. Ce qu’on nous demande, c’est de dire si, oui ou non, nous sommes contents. Eh bien non, je crois que nous ne sommes pas contents parce que les promesses ne sont pas tenues, que le pays va beaucoup plus mal, en particulier les plus fragiles (...) Rien n’est fait de ce côté-là", a-t-elle poursuivi. "Donc, il faut un vote-sanction pour ces municipales, un avertissement pour que les choses se remettent d’aplomb". "Il faut donner un avertissement, un avertissement très sévère, au pouvoir en place pour qu’il se mette au travail et qu’il obtienne les résultats qu’il a promis", a-t-elle ajouté. L’ex-candidate PS à l’Elysée a jugé "important que les socialistes se rassemblent pour travailler ensemble, pour faire avancer des idées neuves, pour se mobiliser pour gagner les élections municipales. Ce sont des moments apaisés, des moments studieux". C’est la première fois depuis le Conseil national du 12 mai que Ségolène Royal participe à une réunion du PS. Interrogé sur ses projets de conquête de la direction du PS, Mme Royal a répondu : "chaque chose en son temps. On verra. Il faut franchir un certain nombre d’étapes" à commencer par les élections municipales. Pour le moment, j’accomplis "un travail, paisible, serein, sérieux et constructif", a-t-elle dit. Elle s’est "réjouie que les sujets sur lesquels les socialistes travaillent soient ceux" dont elle a parlé dans la campagne présidentielle, citant la nation, le marché et le travail, l’individu.
Avec i>Télé, la chronique de Nicolas Domenach, directeur-adjoint de la rédaction de Marianne.
Si l'on était moins aveugle, si les directions des médias étaient aussi moins anti Royal, on verrait, on entendrait ce
phénomène que les sondages commencent à enregistrer. Le retour en grâce populaire de l'ex-candidate malheureuse à l'élection présidentielle. Ségolène est de retour quand le parti lui-même s'abîme
dans ses querelles picrocholine. « Une fois de plus, le PS donne un spectacle affligeant », affirme même un expert de l'art, homme politique et de théâtre public confirmé, Henri
Emmanuelli, ex-patron du PS, aujourd'hui député plus protestataire que jamais et qui s'insurge dans Libération contre « l'improvisation, les avancées, le recul, le manque de lucidité
» . Et ça n'est pas seulement ce célèbre schtroumf grognon des Landes qui s'exprime ainsi mais la plupart des députés dirigeants du PS qui consonnent dans des plaintes semblables. A cause de
l'Europe d'abord qui, comme on le sait, n'a cessé de les diviser encore et de les diviser toujours. Totale confusion.
Pour tenter de sortir de ses divisions entre pro et anti européens, le parti avait décidé lors d'un vote majoritaire au Bureau national de se prononcer en faveur du mini traité porté par Sarkozy.
Mais voilà ses membres épars, disloqués sur les modalités. Car, comme vous le savez, il faut une ratification par la majorité des trois cinquièmes des parlementaires au Congrès de Versailles. Or
les socialistes, souvenez-vous, étaient favorables à la procédure référendaire. Beaucoup sont prêts à y renoncer. Mais certains voudraient, au nom du respect de la démocratie, ce qui est une
noble exigence, boycotter la grande réunion des élus du peuple, mais cela reviendrait à favoriser l'adoption de cette procédure. A l'arrivée, nous avons donc des nonistes Canal historique qui
veulent se rendre à Versailles pour imposer le non au mini traité et des ouistes résolus qui veulent boycotter Versailles pour ratifier le oui. Vous n'y comprenez plus grand chose ? Nous non
plus. Sinon que cette confusion fait le jeu de Nicolas Sarkozy qui avait ainsi prévenu un de ses interlocuteurs socialistes, André Vallini : « Je vais vous niquer ! ». Ce président est,
comme l'a dit Tony Blair devant les troupes gauloises de l'UMP, « très énergétique en tout domaine ». Il « nique » les socialistes avec l'Europe, avec la suppression de la publicité sur
France 2, avec la réforme de la Constitution, avec la politique de civilisation d'Edgar Morin, etc. Bref, il « nique tous azimuts » pour la plus grande rage des responsables socialistes qui
confient, comme Julien Dray : « C'est un mauvais moment à passer ». Après les municipales, victorieuses bien sûr, ça irait mieux, beaucoup mieux.
A la vérité, ça va déjà mieux, beaucoup mieux pour Ségolène Royal qui réussit à émerger de cette confusion en s'imposant comme l'adversaire numéro 1 du président, appliquant ainsi le bon vieux
principe de son maître Mitterrand, cogner, cogner encore, cogner toujours sur le chef du camp d'en face. C'est la « Dame Blanche » qui frappe le plus fort pendant que les dirigeants socialistes
s'abîment dans leurs divisions.
La première elle a moqué, stigmatisé ce chef de l'Etat qui « faisait son Mickey à Disneyland », qui faisait du manège pendant que les Français se serraient la ceinture. La première, elle
a senti que le style bling-bling du président, que l'affichage de son bonheur clinquant serait insupportable alors que les Français, eux, connaissaient des difficultés très prosaïques. Quand elle
brocarde Nicolas Sarkozy « en Louis XIV qui offre aux manants le déjeuner du roi, le petit-déjeuner du roi, le coucher du roi, les maîtresses du roi » , les Français applaudissent. Il
s'est produit un basculement qu'elle avait pressenti. Depuis Noël, le petit monarque exaspère avec sa prétentieuse pavane quand les résultats promis ne sont pas au rendez-vous.
On regarde avec plaisir cette Ségolène Royal qui se lâche, qui a l'œil qui frise, qui s'est refait une santé, une beauté. Les stars ne meurent jamais mais elles peuvent avoir des éclipses
ravageuses dont elles sortent abîmées, éteintes. Quand Ségolène Royal brille, on dirait qu'elle a rallumé la lumière de l'intérieur. Le désir de revanche sans doute. Mais quand on la suit sur le
terrain comme à Saint Brieuc dimanche dernier, on voit ce miracle s'accomplir : elle rit, elle fait rire des gens qui accourent à nouveau pour la voir, la toucher, la photographier. Quel
spectacle ! On a pu vérifier ainsi ce week-end que sa progression dans les sondages, plus forte que celle des autres personnalités de gauche (+ 7 % selon la Sofres, + 4 % selon Ipsos-Le Point à
paraître) correspond vraiment à un regain de faveur sinon de ferveur. En dépit des manœuvres d'appareil pour la contrer, la Royal redevient… royale. Et la « royalite » sévit de nouveau. On vient
lui faire quasiment bénir un handicapé, on lui confie les malheurs de sa vie qu'elle soulage d'un regard doux. C'est toujours Sœur Sourire. Bon, bien sûr, elle est aussi candidate à la direction
du PS. Alors elle choisit ceux qu'elle soutient aux municipales : des ségolénistes mais aussi des non ségolénistes. Elle veut préempter la victoire qu'elle croit sûre. Elle est en marche. Elle
évite les bourbiers partisans et elle lévite. Plus les socialistes s'enfoncent, plus elle s'élève.
Nicolas Domenach










