Désirs d'Avenir 76 Comité de Seine-Maritime
 
 
Avec Ségolène Royal nos Désirs d'Avenir continuent !
 
 

Ségolène Royal

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas"" Ségolène ROYAL Paris, le 6 mai 2007
 

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Actualités et divers

 

Le 6 mai et après 
avec Ségolène !

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble" 


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Dans votre commune, votre quartier , Créez votre comité !
 
     
3 Dates à retenir :
  1/A l'initiative d'Alain MAIRE animateur DA 76 le Havre , deux réunions dans le cadre de la consultation participative "pour un congrès utile et serein" nous vous invitons le:

 

        -  le 17 mai  à la section du Havre  (9rue Georges Braque )  de 14h à 17h

« Le Parti socialiste doit intégrer toutes les nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ? »

-le 24 mai à la section du  Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h

    « Le socialisme ne peut pas se contenter d’aménager le capitalisme financier à la marge : comment produire et répartir  autrement la
 richesse ?
_______________________________________________________________________________________

 2/ Débat public sur l’Agglo de Rouen prévu initialement le vendredi 16 mai 20h30 , est reporté au Jeudi 22 mai
à la Maison de la Lombardie, 50 rue Leverrier, sur les Hauts de Rouen

Chères amies, chers amis,  
je vous souhaite la bienvenue sur ce site participatif. Il répond à l'initiative que nous avons lancée, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, serein, utile aux Français. Je compte sur vous pour le faire vivre et apporter vos idées. Elles nous permettront de composer une belle contribution dont nous serons toutes et tous co-auteurs !

                                                                 Ségolène Royal

Mardi 18 mars 2008
Eléonore : Le 16 mars, les électeurs ont surtout exprimé un vote de défiance plus que d'adhésion à la gauche. Qu'en pensez-vous ?   Vincent Peillon, eurodéputé socialiste

Vincent Peillon : Je pense deux choses : ils ont exprimé au plan national un vote de défiance très fort à l'égard de Nicolas Sarkozy et François Fillon, et au plan local, un vote d'adhésion aux équipes et aux projets de la gauche.  

 

bibounette :  Vous avez gagné les élections municipales et remporté plus de trente villes de 30 000 habitants, et alors ? Contrairement à la droite, vous n'avez pas de projets, pas d'idées de réforme... Allez dans d'autres pays européens et regardez comment la gauche s'en sort !  

Vincent Peillon : D'abord, nous allons dans les autres pays européens. Il y a même eu une mission conduite par Henri Weber pour regarder comment ils font dans les autres pays. Deuxièmement, à 15 heures, nous rencontrons avec Ségolène Royal Martin Schulz, président du groupe socialiste au Parlement européen.  

Il n'est pas vrai de dire que la gauche n'a pas de proposition, que ce soit sur les retraites, la protection sociale, la décentralisation ou les institutions. Mais ce qui est juste, c'est que cette élection ne portait pas sur cette question, et qu'il nous reste, d'ici à 2012, à bâtir un projet crédible pour proposer une alternance aux Français.  

Charles : Ségolène Royal a prôné des alliances systématiques avec le MoDem. Le jeu d'alliance proposé par Ségolèn Royal est-il donc le bon pour porter la gauche en 2012 à la tête du pays ?   

Vincent Peillon : D'une certaine façon, il y a un faux débat. Notre stratégie est simple : il faut un PS fort, des alliances avec la gauche, et ensuite, ouvrir vers ceux et celles qui ne se reconnaissent pas dans la politique conduite par la droite de Nicolas Sarkozy. C'est le cas de beaucoup de militants et de responsables du MoDem, qui ont d'ailleurs fait leur choix dans beaucoup de collectivités locales, soit au premier tour, soit au second.  

En réalité, la question qui se pose est d'abord posée au MoDem : veut-il être conséquent avec lui-même, donc accepte-t-il de travailler avec la gauche ?  

Adrien_L. : Le PS va-t-il se poser en rassembleur de la gauche, alors qu'il a lui-même tenté de prendre des bastions au PCF ? N'y a-t-il pas une stratégie opportuniste dans tout cela ?  

Vincent Peillon : Dans les élections locales, il y a toujours une grande diversité et, par rapport à la ligne générale, des exceptions. Notre volonté reste la même : clarifier le projet du PS, rassembler la gauche et élargir ensuite.  

dede13 : Comment le PS va-t-il pouvoir transformer son succès électoral municipal en alternative crédible pour l'élection présidentielle ?  

Vincent Peillon : De plusieurs façons. D'abord, il doit trancher – sans se diviser – un certain nombre de débats de fond concernant les problèmes des Français qui ne l'ont pas été suffisamment ces dernières années.  

Ensuite, il doit s'inspirer des expériences et des politiques conduites sur le terrain par ses présidents de région, ses responsables de conseils généraux, ses municipalités, pour formuler un projet qui soit à la fois cohérent, crédible, clair et qui réponde aux défis du présent et de l'avenir. C'est l'enjeu des mois qui viennent.  

Malon : Vous avez engagé un travail de "refondation de la gauche" en publiant des textes du XIXe siècle... Que nous disent ces auteurs (Leroux, Jaurès, Malon, Bouglé, Fouillée, Bourgeois, Pécaut, etc.) pour aujourd'hui et pour demain ? Pourquoi ceux-là ? et pourquoi maintenant ?  

Vincent Peillon : Le paradoxe, c'est que pour accoucher de l'avenir, il faut souvent se réengendrer, d'une certaine façon, et cela passe par une réécriture de l'histoire. Un nouveau récit. De nouvelles fondations.  

Le renouveau de la gauche française suppose de reprendre contact avec la tradition du socialisme républicain, oubliée à partir de 1905, et qui dépassait déjà certaines des fausses alternatives où nous nous trouvons enfermés : alternative entre l'individu et l'Etat, entre le socialisme et le libéralisme, entre la liberté et l'égalité, entre la nation et l'internationalisme, entre la responsabilité et l'assistance.  

Donc nous avons beaucoup à apprendre des élaborations théoriques de ceux qui ont à la fois établi la République, fait voter les premières lois sociales, construit le mouvement syndical et mutualiste, c'est-à-dire un modèle républicain et social français dont, d'ailleurs, à l'issue de la seconde guerre mondiale, ceux qui, issus de la Résistance, ont mis en place la Sécurité sociale ou la doctrine de l'Etat se sont à nouveau inspirés. C'est un élément essentiel de la refondation, qui suppose de se trouver de nouveaux fondements. la suite ici

par Yvon GRAIC publié dans : La vie du PS
Mardi 18 mars 2008
Par Gérard Desportes 
Stéphane Alliès [1]                     Enquête

 

Les nouveaux adhérents sont repartis en masse et nombre d'anciens ont également quitté le PS. Mais tous peuvent potentiellement revenir voter lors du prochain congrès. Pour gérer au mieux l'incertitude des chiffres, la direction du parti veut instaurer une réforme des statuts.

Si le PS a perdu 40% de ses adhérents [2], il pourrait théoriquement voir revenir les quelques 110.000 encartés qui ont pris le large depuis la présidentielle. Les afflux et reflux de population militante sont recensés dans le fichier Rosam (Repertoire Open Source des Adhérents et Militants), objet de fantasmes les plus suspicieux de la part de l'opposition interne.

Selon Philippe-Xavier Bonnefoy, responsable du bureau national des adhésions du PS, le processus de décompte est le suivant: «Rosam est renseigné par les fédérations et dit deux choses: le nombre d'adhérents sur une année civile et, sur les 24 derniers mois, le nombre d'adhérents pouvant voter au prochain congrès. Il garde en mémoire les radiations et les mouvements dans le parti. Tous les responsables départementaux ont accès au fichier concernant leur fédération. En revanche, seuls trois permanents gèrent le cœur du fichier et me font remonter toute anomalie. Je vous assure que Rebsamen n'y a pas accès». Ce que personne ne croit vraiment au parti.

«Dès l'annonce d'un congrès, le nombre d'adhérents devient l'un des enjeux principaux et il ne peut y avoir de processus de congrès sans maîtrise de ce chiffre», confirme le député strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis, pour qui «un chiffre entre 120.000 et 150.000 est bien plus contrôlable que 300.000». Or, selon les statuts du PS, on reste membre du parti sans repayer sa carte durant un délai de deux ans. Ils pourraient ainsi théoriquement être 276.500 (chiffre officiel communiqué par le parti à Médiapart [2]) à voter lors du prochain congrès, probablement en novembre, du moment qu'ils se mettent à jour de cotisation avant d'entrer dans l'isoloir.

Puissantes fédérations

Alors que s'ébauchent déjà les stratégies d'alliances et que naissent les ambitions personnelles pour succéder à François Hollande, les protagonistes du PS estiment que le contexte d'un parti renouvelant sa direction laisse «le jeu ouvert». Ils veulent croire que le contrôle des fédérations ne pèsera pas comme par le passé sur la consultation.

Benoît Hamon, député européen et chef de file de l'ex-courant NPS lors du congrès de Dijon en 2003, explique ainsi: «Deux semaines avant le vote, il a fallu convaincre les dirigeants des Bouches-du-Rhône qu'on méritait 7% et non 2,5%. Et on a fait 7%… Depuis dix ans, il y avait comme une loi d'airain au PS: à chaque congrès, quelque soit l'état de l'opposition, François Hollande et la motion majoritaire recueillaient entre 55 et 60%, assis sur le score des cinq plus grosses fédérations. Cette fois-ci, tout le monde va pouvoir convaincre sur un projet de rénovation du parti et une orientation. C'est ce qui rend ce congrès passionnant».

Contactées par Médiapart, ces fédérations faiseuses de roi avancent des chiffres qui, si tant est qu'ils soient sincères, laissent apparaître une répercussion locale bien moindre que la baisse globale d'adhérents. Paris semble être la fédération qui a le plus souffert, après avoir le plus augmenté lors de la campagne de recrutement. Celle qui fut la première fédération de France lors de la dernière primaire, avec 18.144 adhérents au lieu des 4.272 inscrits lors du référendum interne de décembre 2004, compte désormais 12.165 membres, son effectif lors des investitures à la dernière municipale.

Moins précis, mais ne rechignant aucunement à communiquer ses chiffres, le Rhône (-10%, 4.500 adhérents), le Nord (-15%, 10.000) et les Bouches-du-Rhône (-20%, 8.000) concèdent une baisse depuis la présidentielle, mais une hausse par rapport à la période précédant la campagne de recrutement des nouveaux adhérents. La fédération de l'Hérault n'a elle pas souhaité communiqué ses chiffres, mais selon l'un de ses responsables fédéraux, elle compterait autour de 5.000 adhérents.

Enfin, fidèle à sa réputation de «fédé à l'ancienne», le Pas-de-Calais assure que les adhérents «n'ont pas cessé d'augmenter». Son secrétaire fédéral, Jean-Paul Pelinski, lâche ainsi: «Nous, on est 15.000, on a gagné 3.000 adhérents depuis 2005. Mais il faut dire qu'on a refusé les adhésions par internet. Chez nous, c'est du réel!»

De nouveaux statuts

Face aux votes traditionnels des fédérations, garantes de 160.000 adhérents «réels» que les courants maîtrisent à peu près, le sort du congrès pourrait à nouveau dépendre de l'intervention des 120.000 adhérents «virtuels», ceux qui décideraient de revenir au parti après l'avoir délaissé depuis le 5 mai 2007, en se remettant à jour de cotisation. Pour éviter de nouvelles tensions internes entre «réels» et «virtuels», les différents courants du PS se sont entendus sur une réforme des statuts, qui sera annoncée lors du conseil national du 25 mars. Une première phase de congrès, afin de limiter les abus électoraux.

Le poids des différentes fédérations et le nombre des délégués qu'elles enverront au congrès seront ainsi calculés en fonction des électeurs qui se seront déplacés jusqu'aux urnes et non du nombre de cartes potentielles. Cette nouvelle règle de représentativité s'accompagnera du dispositif mis en place lors de l'investiture à la présidentielle. Les listes d'émargements seront envoyées par la direction aux fédérations et des contrôleurs nationaux seront nommés pour contrôler la régularité des votes dans les endroits sélectionnés par les différents courants.

D'autre part, la date limite d'adhésion retenue pour pouvoir voter pourrait être le 31 décembre 2007, rompant ainsi avec la règle des 6 mois avant le jour du scrutin. «Si on choisissait le 1er mai, ça ouvrirait la porte à toutes les fenêtres, rit Philippe-Xavier Bonnefoy, alors que là, la sérénité sur les chiffres est assurée». Enfin, une grille nationale des tarifs d'adhésion sera mise en place, afin d'unifier les montants sur tout le territoire et ne plus les laisser à la discrétion des premiers secrétaires fédéraux.

Appelée «respiration unitaire» par Jean-Christophe Cambadélis, cette réforme des statuts prendra la forme d'une «convention nationale de la rénovation» et devrait avoir lieu en juin. Sans doute adoptée à l'unanimité, elle doit permettre au PS de clarifier l'état de ses forces. Afin d'attaquer les choses sérieuses en s'évitant les polémiques de chiffres et les conflits générationnels qui l'ont miné durant la dernière primaire.

- Lire les statuts actuels [3] du parti socialiste

- Pour les accrocs de l'informatique, lire une interview sur la mise en place technique [4] du fichier Rosam

- Pour rappel, ce fichier a connu bien des péripéties à l'époque de son instauration, Le Canard enchaîné s'y introduisant comme dans un moulin [5]


URL source: http://www.mediapart.fr/journal/france/170308/
les-ex-adherents-peuvent-encore-influer-sur-le-prochain-congres-socialiste

Liens:
[1] http://www.mediapart.fr/club/blog/stephane-allies
[2] http://www.mediapart.fr/journal/france/160308/le-parti-
socialiste-a-perdu-plus-de-40-de-ses-adherents-depuis-la-presidentiel

[3] http://www.psinfo.net/documents/statuts.html
[4] http://xulfr.org/entreprises/gestranet.php
[5] http://vedel.blogspot.com/2006/12/le-canard-visite-les
-sites-internet-du.html


par Yvon GRAIC publié dans : La vie du PS
Lundi 17 mars 2008

undefinedL'ex-candidate à l'élection présidentielle appelle la gauche à "imaginer et surtout réparer ce que le gouvernement a abîmé et détruit au cours des derniers mois".

Ségolène Royal (Sipa)

Ségolène Royal (Sipa)

Ségolène Royal, présidente socialiste de la région Poitou-Charentes, a déclaré, dimanche 16 mars sur TF1, que la gauche devrait "réparer ce que le gouvernement a abîmé et détruit" au cours des derniers mois. Elle a appelé "à transformer le vote sanction en vote d'avenir".
"Dans un contexte de profonde inquiétude, nous, élus locaux, devons à la fois protéger, imaginer et surtout réparer ce que le gouvernement a abîmé et détruit au cours des derniers mois", a estimé l'ex-candidate socialiste à la présidentielle. Selon elle, "la peur du lendemain s'empare même de celles et ceux qui se croyaient à l'abri".
"Le gouvernement a dit après le premier tour qu'il entendrait le message, eh bien, qu'il le fasse et qu'il change sa politique et son comportement", a affirmé Ségolène Royal, qui a demandé au gouvernement d'"augmenter les retraites", de renoncer au paquet fiscal et de supprimer les franchises médicales.

"Faire preuve d'audace"

"Nous devons être à la hauteur, face au désordre, notre projet doit faire preuve d'audace", a-t-elle ajouté. Pour l'ancienne candidate PS à la présidentielle, "il ne s'agit pas d'arrêter des réformes mais de faire de bonnes réformes". "La situation est grave, il faut que le pouvoir se ressaisisse et écoute ce que viennent de dire les Français", a-t-elle poursuivi.
"Nous avons aujourd'hui de l'improvisation, du désordre gouvernemental, nous avons une perte de sens, de repères, de valeurs. Nous avons une crise morale, sociale, économique, écologique", a ajouté Ségolène Royal.
Lundi 17 mars 2008
 
MUNICIPALES 2008 

undefinedLa gifle

C’EST BIEN une énorme vague rose. Jamais le PS n’avait remporté un tel succès aux municipales sous la Vème République. Certes, la gauche l’avait largement emporté en 1977 mais le PS le devait alors en partie à son allié communiste qui était encore une puissante formation politique. Aujourd’hui le PC et les Verts ne sont plus que des forces d’appoint et le PS est incontestablement le grand vainqueur.
Dimanche dernier le Premier ministre avait tenté de nier l’évidence en parlant d’un 1er tour "indécis mais plus équilibré qu’annoncé". Ce soir il est évident que le vote sanction a bien eu lieu. La droite, qui avait déjà perdu Rouen, Laval, Alençon, Bourg en Bresse, Annonay et Rodez dès le premier tour, perd Toulouse qui était à droite depuis trente-sept ans, Strasbourg, Reims, Metz, Caen et Périgueux la ville du ministre de l’éducation Xavier Darcos. Le PS ayant confirmé avec éclat ses conquêtes de 2001 à Paris, Lyon, Lille, Rennes et Nantes, il détient maintenant la quasi-totalité des grandes villes, la droite ne conservant que Bordeaux et Marseille d’extrême justesse. La gauche est majoritaire dans les villes de plus de 20.000 habitants, elle va diriger la majorité des conseils généraux, elle préside vingt des vingt et une régions métropolitaines. Les Français lui ont donc donné tous les pouvoirs locaux. Mais le pouvoir national reste à la droite. Nicolas Sarkozy et le gouvernement devront tirer les leçons de la sanction de ce soir sinon le divorce avec les Français risque de s’aggraver. Robert Schneider
Lundi 17 mars 2008
  laurent joffrin
QUOTIDIEN : lundi 17 mars 2008

Monsieur le Président, il faut que quelqu’un vous le dise : vous avez perdu, et bien perdu, ces élections municipales. Dans un accès de mauvaise foi soviétique, vos affidés, vos porte-voix et votre Premier ministre ont beau soutenir le contraire, ce premier scrutin, tenu dix mois après votre élection, se solde par un désaveu cinglant.

Dans un festival de langue de bois, manifestement télécommandé de l’Elysée, les responsables de l’UMP s’obstinent à nier l’évidence. Mais Marseille, conservée de justesse par Jean-Claude Gaudin, ne peut pas cacher la forêt. La gauche est désormais majoritaire en voix et conquiert un grand nombre de villes ; elle remporte plusieurs succès emblématiques, comme à Toulouse, à Périgueux, à Lille, à Reims ou à Metz. Et surtout, la mobilisation voulue par les partisans de Nicolas Sarkozy entre les deux tours débouche sur un fiasco. L’échec confirme bien, dans un sondage portant sur 44 millions de personnes interrogées, ce qu’on avait deviné : le charme sarkozien s’est rompu en quelques mois.

Atteints d’autisme électoral, les porte-coton élyséens incriminent l’abstention. Mais si elle est forte, elle a surtout frappé la majorité, ce qui réduit l’argument à néant. Ils affirment aussi que ce vote est avant tout local. Mais s’il n’y avait que cette seule dimension dans la consultation, pourquoi les candidats UMP ont-ils à ce point camouflé leur proximité avec Nicolas Sarkozy ? Et pourquoi de nombreux maires de droite sortants, qui n’ont pas forcément démérité dans leur ville, ont-ils mordu la poussière ? La ligne de défense des vaincus - circulez, il n’y a rien à entendre - ne résiste pas au simple examen des faits.

La ligne future des gouvernants est à l’avenant. Les Français nous disent que nous allons dans la mauvaise direction ? Une seule réponse : il faut y aller plus vite. Voilà qui présage un étrange acte II pour le sarkozysme agissant, dans cette pièce sifflée dès les premières répliques…

La gauche pavoise. On peut la comprendre. Elle l’emporte dans des lieux où il était écrit de toute éternité électorale que ses adversaires dominaient. Mais cette victoire est aussi lourde de menaces. Outre que l’opposition profite, sans avoir fait grand-chose, de la déconfiture présidentielle, elle doit, elle aussi, comprendre le message de l’électorat. Si la gauche gagne, c’est en raison d’une configuration très particulière. Les scrutins locaux la contraignent à une stratégie très précise. Il lui faut, pour l’emporter dans les villes, désigner à l’avance un chef de file crédible, qui emmène la liste et porte le projet. Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette condition, élémentaire dans une municipale, n’est pas remplie au niveau national. Certes les leaders ne manquent pas. Mais, selon le mot du Général, la gauche doit craindre non pas le vide mais le trop-plein. Déjà, les nombreux pères - et mères - de la victoire se disputent le rejeton…

Il faut enfin, pour gagner une mairie, proposer un plan réaliste et imaginatif, ce qui fut souvent fait. Où est-il à l’échelle du pays ? La critique abonde mais les idées de changement font défaut. Il ne manque, au fond, qu’une seule chose à cette gauche devenue pour l’essentiel réformiste : des projets de réforme.

Lundi 17 mars 2008
Revue de presse•
Maintien des réformes, plébiscitées par les Français, et de leur rythme. C'est le message lancé par François Fillon et la majorité après la défaite de la droite aux municipales. Mais, lundi 17 mars, la presse internationale ne fait pas tout à fait la même analyse.

"La droite française mord la poussière"  titre ainsi Le Temps. Le quotidien suisse estime que "les déconvenues du pouvoir amènent deux questions". Il s'interroge sur un éventuel "vent de révolte"  à droite. Même s'il est improbable, le quotidien note que "les élus de droite auront sans doute plus de mal à suivre un chef qui les a conduits à la défaite". L'autre question porte évidemment sur le rythme et la réussite des réformes que le président annonce vouloir mener. Le Temps dresse un bilan bien terne pour Nicolas Sarkozy : "Son image de gagneur, capable de réaliser la 'rupture' à vitesse grand V, a été sérieusement écornée."

Dans sa rubrique Opinions, le Financial Times estime que si Nicolas Sarkozy a lancé quelques chantiers méritant d'être salués, il ne s'agit pas de la rupture annoncée. Le FT raille même le côté "comique" de la commission Attali. Celle-ci ayant plongé dans le travers européen consistant à dresser une liste sans fin de réformes à mener sans toutefois prévoir les détails de leur application. "Les réformes de Sarkozy doivent aller au-delà des licences des taxis", souligne le FT pour qui il ne s'agit pas forcément d'une priorité pour la France. Pas plus que de faire de l'aéroport Charles de Gaulle le premier en Europe, devant Heathrow... Le FT vote pour la fin effective des 35 heures et une réforme des "lois archaïques"  encadrant les contrats de travail.

NICOLAS SARKOZY, "FASHION VICTIM"

Le conservateur Wall Street Journal affiche quant à lui une photo bizarrement déformée du président français tout sourire, présentant à l'objectif un sac Louis Vuitton. Et d'expliquer que les Français ont été déçus par la rupture annoncée. Celle-ci s'étant traduite par un affichage visiblement peu prisé : "Rolex à 14 000 dollars", "jogging en Ralph Lauren", " bague de fiançailles Christian Dior à 30 000 dollars "... Le journal note que les marques, elles, ont bénéficié de l'effet publicitaire. Mais si les Français aiment la mode, ils ne goûtent pas l'idée que leur président soit un représentant publicitaire, estime le WSJ. De "bling-bling", le président français est devenu une "fashion victim", conclut le quotidien financier.

Si le cap des réformes sera tenu, le style du président sera revu, parie l'International Herald Tribune. Après "Sarko l'américain"  et "le président bling-bling", on s'acheminerait vers un style présidentiel plus traditionnel selon l'IHT. Mais il s'agira toujours d'image, selon le quotidien : le président devrait multiplier les voyages en province, au contact de la population et les conseillers élyséens devraient être invités à une plus grande discrétion.

Enfin, la plupart des journaux, comme El Pais ou l'Orient-Le-Jour, notent la défaite du ministre de l'éducation, Xavier Darcos. Pour le quotidien madrilène, l'UMP fait clairement les frais de l'impopularité de Nicolas Sarkozy. La gauche enregistre une large victoire tandis que le parti du président évite de peu une défaite humiliante grâce à sa victoire à Marseille. Mais, pour El Pais, la politique de Nicolas Sarkozy ne devrait pas changer pour autant : après ce résultat, "le gouvernement fait la sourde oreille", note le quotidien espagnol.

Antoine Champagne
Dimanche 16 mars 2008

Par Laurent Mauduit
Mediapart .fr   

Même si le gouvernement a nié qu'un plan de rigueur était prêt pour entrer en vigueur sitôt le scrutin achevé, une cascade de réformes vont être engagées, dès les prochains jours, plus amples encore que ne le soupçonnait la gauche. Réforme de l'Etat, refonte des impôts, réformes du marché du travail et des retraites: Nicolas Sarkozy a choisi de forcer l'allure. Mediapart a mené l'enquête.

Tout au long de la campagne des élections municipales, la gauche a fait grief au gouvernement de tenir secret un plan de rigueur, prêt à entrer en application sitôt le scrutin passé. Ce dont le gouvernement s'est défendu, assurant qu'on lui faisait un mauvais procès. Pourtant, le plan existe, massif, coordonné, auquel travaillent l'Elysée et le gouvernement depuis de longues semaines et qui va entrer en oeuvre dés les prochains jours. Un plan englobant des réformes peu ou pas du tout évoquées durant le débat électoral de ces dernières semaines.


Pourtant, François Fillon et nombre de ses ministres n'ont pas tort de se récrier et jouer avec le mot. Parce que ce qui se prépare n'est pas un plan de « rigueur » à l'identique de celui mis en oeuvre par les socialistes lors du virage des années 1982-1983 par exemple. Il s'agit plutôt d'un plan de réformes «structurelles» - comme disent les experts -, c'est-à-dire d'un ensemble de mesures transformant en profondeur l'architecture même de l'administration ou certaines règles de la protection sociale. Et il n'y a pas que les services publics ou le train de vie de l'Etat qui seront touchés. De la réforme du régime général des retraites, avec le passage aux 41 ans d'activité, jusqu'à une possible suppression pure et simple de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF)[3], l'augmentation de certaines taxes, en passant par la remise en cause de nombreuses aides sociales, la «banalisation» du Livret A ou encore la privatisation partielle, dans les tous prochains mois, d'Areva, le champion du nucléaire français, le plan de travail du gouvernement va être musclé.

 

Certes, d'autres mesures sont dans les tuyaux et viendront compenser l'âpreté de ce qui précède, en matière de pouvoir d'achat (le SMIC, l'intéressement), de redéploiement de certains crédits (les 500 millions d'euros du plan banlieue par exemple), d'aide aux entreprises et de droits nouveaux pour certains salariés parmi les plus précaires. N'empêche, si le gouvernement va au bout de ses intentions, la France va connaître un des bouleversements les plus radicaux de son histoire.


Avant d'en dresser l'inventaire, encore convient-il de garder à l'esprit trois éléments de contexte. Un : la conjoncture économique s'avère plus dégradée que ne le pensait le gouvernement à l'automne dernier. A l'époque, quand le projet de loi de finances pour 2008 a été débattu par le Parlement, il reposait sur des hypothèses économiques plutôt favorables: un baril de pétrole à 73 dollars; un euro à 1,37 dollar; et, au total, une croissance de l'économie française en 2008 comprise entre +2% et +2,5%. Or, dans l'intervalle, sous le coup notamment de l'entrée en récession des Etats-Unis, la conjoncture mondiale s'est fortement assombrie. Et la conjoncture française en a été affectée. En bref, avec un baril à plus de 110 dollars, un euro qui a grimpé jusqu'à 1,55 dollar et une croissance française qui ne devrait guère dépasser 1,5%, les finances publiques vont en faire lourdement les frais.

La suppression de l'impôt sur la fortune à l'étude [3]

Mobilité, fusion des corps: les fonctions publiques dans la tourmente [4]

L'arme fatale de la révision générale [5]

La contrainte de la dette

Deux : la dette publique hante les esprits, notamment celui de Nicolas Sarkozy qui ne rate jamais une occasion de pointer les 1.100 milliards d'euros que le budget se traîne, et il n'est pas étonnant que Michel Pébereau, le président du conseil d'administration de BNP Paribas, l'auteur d'un rapport véhément [6] sur le sujet ait été impliqué dans ce qui se mijote.


Trois : nos partenaires européens commencent à perdre patience et exigent que la France se remette dans une conformité budgétaire compatible avec les traités et l'esprit dans lequel les 27 sont tombés d'accord pour maintenir la croissance sur le vieux continent.


Du coup, la gauche a tort d'estimer à 20 milliards d'euros le plan en question [7]. En fait, c'est un ensemble beaucoup plus vaste, dans son ampleur et sa durée, qui est en gestation et qui va très au-delà du seul volet des finances publiques. la suite ici

par Yvon GRAIC publié dans : Réforme
Dimanche 16 mars 2008




SEINE MARITIME (76) MUNICIPALES
Résultats par commune :
AF  GM  NR  SZ
 
SEINE MARITIME (76) CANTONALES
Résultat par commune :
AF  GM  NR  SZ 
par Yvon GRAIC publié dans : Elections
Vendredi 14 mars 2008
Communiqué Désirs d'Avenir Mont St Aignan

Le 6 Mai 2007 lors des Présidentielles vous étiez  4 885 à voter pour Ségolène ROYAL toutes ces voix  doivent  se retrouver dimanche 16 mars  sur la liste :

 
Mont-Saint-Aignan Notre ville Autrement (Pierre Léautey)
 
 
 
seule capable de  concrétiser la volonté de changement des Mont-Saint-Aignanais  exprimée  lors du premier tour.

Nous comptons sur vous.
 
  Yvon GRAÏC
Référent  DA 76


"Nous devons tous voter massivement dimanche prochain pour sanctionner une majorité qui reste sourde au premier désaveu que les citoyens lui ont infligé le 9 mars. La victoire de la gauche aux élections municipales sera celle de tous les Français qui désirent trouver dans l'action publique des réponses concrètes aux problèmes qu'ils rencontrent. Alors, régions, départements et communes agiront dans le même sens et seront au service de tous."
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par Yvon GRAIC publié dans : Elections
Vendredi 14 mars 2008

Parler dès maintenant de vote sanction ou pas ? Le dilemme a occupé une partie du bureau national du PS mardi. La direction du parti a jugé qu'il valait mieux attendre dimanche pour tirer ce genre de conclusions et entre-temps mettre l'accent sur des projets municipaux concrets. Sur le terrain, Ségolène Royal, elle, ne se soucie pas de ces questions sémantiques. «Personne ne peut nier qu'il y a une sanction du pouvoir en place.» Ce message, qu'il faut «amplifier au second tour», elle le répète partout où elle passe. Très demandée par les candidats socialistes, l'ex-candidate à l'Élysée était jeudi dans le sud de la France. «Nicolas Sarkozy, personne ne veut le voir», s'amuse-t-elle, dans l'avion, en affirmant que les candidats UMP ne revendiquaient plus le soutien du président de la République. «Moi qui ai été battue, tout le monde veut me voir !»undefined

Après un passage à Valence, elle était en meeting à Aix-en-Provence, devant quelque 1 500 personnes, pour soutenir Alexandre Medvedowsky, qui veut ravir la mairie à Maryse Joissains. Elle a lancé un appel à «tous les républicains». À Romans-sur-Isère (Drôme), elle a été accueillie par des applaudissements en arrivant devant le magasin de chaussures Charles Jourdan. En décembre, elle était venue soutenir les salariés de cette usine menacée de fermeture. Depuis, un repreneur a été trouvé. Soulagé, le responsable CGC Gilles Apoix l'a remerciée pour son action. Il figure sur liste PS. Après lui, la petite-fille du fondateur prend la parole pour la remercier aussi. Mais elle, elle figure sur la liste MoDem, qui s'est maintenue…

L'ouverture du PS vers le centre est toujours l'une des préoccupations de Ségolène Royal. Sans remise en cause des alliances traditionnelles à gauche, tient-elle à préciser. Elle ne regrette pas de s'être adressée aussi bien aux électeurs qu'au MoDem en tant que tel. «Face à l'incohérence de François Bayrou, soyons de bonne foi. La dynamique d'union est du côté de celui qui tend la main.» Ségolène Royal est aussi persuadée que son geste a permis de «déculpabiliser, désinhiber les gens sur le terrain», permettant la conclusion d'accords locaux.

Former «un autre pouvoir»

Adepte du principe de non-cumul des mandats, Ségolène Royal est convaincue que «les gens veulent des maires à plein-temps». «L'opinion commence à sanctionner le cumul.» Elle cite en exemple l'élection d'Alain Juppé à Bordeaux comme le bon résultat de Martine Aubry à Lille, alors que ni l'un ni l'autre ne sont députés. «Les gens les ont assignés à résidence», dit-elle. Plus largement, elle considère que les villes et les régions de gauche peuvent former un «autre pouvoir», auquel il faut donner «plus de visibilité», un «contre-modèle» au pouvoir national. Au-delà du principe, occuper une fonction nationale et être le chef d'un exécutif local important est «impossible», ajoute-t-elle. Bertrand Delanoë, qui pourrait vouloir briguer la tête du PS après son élection à Paris appréciera… Ségolène Royal rit et ne répond pas.

Si l'ancienne candidate n'a pas apprécié la remarque de Martine Aubry sur l'année politique 2007 qu'elle avait «mal vécue», Ségolène Royal évite d'y répondre, sauf pour rappeler que le maire de Lille ne s'était pas investi durant la présidentielle. Pour Royal, le spectre d'un affrontement généralisé au PS après les élections, d'un congrès de Rennes bis, est un épouvantail agité par ses adversaires. «C'est un peu gros comme ficelle.» En tout cas, affirme-t-elle, «si le climat se dégrade, ce ne sera pas de mon fait».
lefigaro.fr

Vendredi 14 mars 2008
Ni les luttes d'appareil ni le flou de la doctrine n'ont réussi à décourager les bataillons fidèles d'un parti qui n'a pas toujours les dirigeants qu'il mérite

Formulons une hypothèse : l'effondrement de Nicolas Sarkozy dans les sondages marque d'abord la défiance du peuple à l'égard de sa personne, tandis que la défaite municipale de dimanche révèle surtout la désapprobation à l'égard de sa politique. Et si le désaveu est moins massif dans le second cas, c'est que Nicolas Sarkozy a été proprement exfiltré de la campagne électorale au cours des deux dernières semaines. Sanglant échec pour un homme qui est passé en quelques mois du statut de potion magique de la droite à celui de mouton noir ! Echec d'autant plus cuisant qu'il lui a été infligé par ses propres troupes. Cette fois-ci, on ne pourra plus, comme on l'a fait impudemment un peu plus tôt, imputer l'impopularité du président à la presse. Ce sont les notables de droite; ce sont les électeurs de droite qui répétaient en choeur : «Surtout, surtout, M. Sarkozy, restez chez vous; reposez-vous un peu, vous en avez grand besoin Telle est la première leçon d'un scrutin, qu'avec le sens de l'humour qu'on leur connaît, les leaders de la droite ont qualifié dimanche de purement local, sans incidence sur la politique générale de la France. Si les choses continuent ainsi hypothèse de Jean-François Kahn formulée ici même il y a quinze jours -, François Fillon sera bientôt en situation de faire la peau à Sarkozy, comme celui-ci l'avait faite précédemment à Jacques Chirac.
Deuxième leçon de la campagne : le MoDem a réussi à exister, mais à un niveau modeste. Cette existence traduit essentiellement la répugnance d'une partie des classes moyennes à se reconnaître dans la droite. Mais la stratégie du ni droite ni gauche prônée par François Bayrou trouve, à l'épreuve des élections, ses limites naturelles. Elle peut séduire un large électorat à l'occasion d'une élection présidentielle où ce sont d'abord des hommes qui sont en concurrence. Mais dans toute autre élection, le jeu de bascule entre la gauche et la droite se révèle illisible. Le ni droite ni gauche devient, au gré des situations locales, un oui droite oui gauche. Une incohérence qui traduit l'absence d'une stratégie autonome. Le MoDem n'est qu'un réseau entièrement dépendant de la stratégie personnelle de François Bayrou.
Troisième enseignement, le plus important : il concerne l'avenir du Parti socialiste. Une suggestion à François Hollande : il serait bien inspiré, avant de quitter la Rue-deSolférino, d'y faire élever dans la cour une statue à l'électeur socialiste inconnu. Ou mieux peut-être : à l'électeur socialiste méconnu. Cet électeur, en dépit de la double défaite, présidentielle et législative de l'an dernier; en dépit surtout des incessantes luttes d'appareil et du flou de la doctrine conserve à son parti une fidélité inébranlable.
Voilà des troupes vaillantes, des notables solides au poste qui n'ont pas toujours les chefs qu'ils méritent. En tout cas, leur choix est fait : pendant toute la campagne, électeurs et notables socialistes ont plébiscité Ségolène Royal, réclamée un peu partout pour soutenir les candidats et accueillie en leader légitime. C'est ainsi qu'elle a parlé dimanche soir, préconisant, comme allant de soi, des alliances de second tour avec le MoDem. Et si François Bayrou s'y refusait, une nouvelle fois après la présidentielle, il faudrait néanmoins faire appel sans hésitation à l'électorat de son mouvement.
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En d'autres temps, cela se serait appelé : «plumer la volaille centriste». Seules les vieilles chaisières d'une union de la gauche cadenassée à double tour renâclent devant cette évidence. Une gauche structurellement minoritaire dans l'électorat français se trouve devant l'occasion historique de s'élargir sur sa droite, et elle la repousserait ! Dans sa tombe, François Mitterrand doit en hausser les épaules.
Comme Ségolène Royal fut dimanche soir la seule dirigeante socialiste à préconiser une tactique qui a l'appui des troupes, elle se trouve dans la posture qu'elle affectionne : seule contre tous les autres. Je ne connais d'ailleurs pas de dirigeant socialiste qui se prive à l'échelon local de la tactique qu'il récuse au niveau national. Comme si au PS le double langage était devenu une seconde nature.

Jacques Julliard
Le Nouvel Observateur

Mercredi 12 mars 2008

Chers Amis,  

Dimanche dernier, c'est un vote d'espoir que nous avons exprimé. Le premier tour du scrutin municipal a placé la gauche largement en tête avec 47 % des suffrages. Je félicite tous les maires, qui, parce qu'ils ont su moderniser leur ville avec un sens reconnu de l'intérêt général, ont été réélus dès le premier tour, notamment Jean-Claude Boulard au Mans, Gérard Colomb à Lyon, Michel François Delannoy à Tourcoing, François Hollande à Tulle, Jean-Marc Ayrault à Nantes, François Rebsamen à Dijon, Manuel Valls à Evry, Maxime Bono à La Rochelle. Mais je félicite aussi ces candidats de gauche qui, dès le premier tour, ont conquis des bastions de la droite : Jean-François Debat à Bourg-en-Bresse, Guillaume Garot à Laval,  Valérie Fourneyron à Rouen, Joaquim Pueyo à Alençon, Christophe Sirugue à Chalon-sur-Saône, Christian Teyssedre à Rodez.

Toulouse Cette poussée de premier tour doit maintenant être confirmée et amplifiée dimanche prochain. Et là, je pense à tous ces candidats qui sont en bonne position pour gagner ou conserver des villes, petites, moyennes ou grandes comme Blois avec Marc Gricourt, Saint Brieuc avec Danielle Bousquet, Angoulême avec  Philippe Lavaud,  Caen avec Philippe Duron, Reims avec Adeline Hazan, Strasbourg avec Roland Ries, Lille avec Martine Aubry, Paris avec Bertrand Delanoë, Toulouse avec Pierre Cohen (voir la vidéo), Marseille avec Jean-Noël Guérini et bien d'autres encore.

Aujourd'hui, la France a besoin d'initiatives et de confiance. Pourtant c'est la méfiance qui domine, et, je le vois bien souvent, le désarroi. Le gouvernement a voulu réformer en heurtant les gens de plein fouet, en les braquant, dans le mépris total de ceux qui étaient les plus fragilisés. Il a confondu la brutalité avec la réforme.

Tous, nous avons le sentiment d'entrer dans une période à risque parce que le gouvernement n'a pas pris la mesure des problèmes, parce qu'il n'a pas de cap. Aujourd'hui, trois français sur quatre vivent avec moins de 1900 euros nets par mois, la moitié des retraités touchent une pension inférieure à 700 euros, les prix augmentent parfois de 30%. La droite baisse les impôts pour certains et les augmentent pour tous les autres. Taxe sur la santé avec les franchises médicales, hausse du rendement de la TIPP et de la TVA, création d'un impôt sur les séjours hôteliers, taxation de la publicité, retour en clair-obscur de la TVA sociale : le gouvernement demande aux revenus moyens et modestes de rembourser un paquet fiscal qui coûte 15 milliards chaque année, 75 milliards sur cinq ans.

Afin de lutter contre le déclin qui s'annonce, nous devons choisir de bonnes équipes pour nos territoires. J'ai sillonné toute la France pour épauler de nombreux candidats aux élections municipales et cantonales. Les équipes qui portent nos valeurs sont les meilleures parce qu'elles font de la politique autrement. Ce sont des équipes au travail, à l'écoute, sérieuses, qui rendent compte, qui tiennent leurs engagements, qui respectent tout le monde. C'est cela que nous attendons de la politique et c'est cela que nous proposons à nos concitoyens.

D'ici dimanche, il nous incombe de rassembler toutes les forces progressistes à gauche et au centre, sur des idées fortes. J'appelle de mes vœux un rassemblement fondé sur des valeurs communes, sur des projets partagés, partout où cela est nécessaire et possible : je crois qu'il y a une nouvelle voie à ouvrir. De nombreuses villes ont d'ores et déjà donné l'exemple. Il faut amplifier le mouvement.

Amis, nous devons tous voter massivement dimanche prochain pour sanctionner une majorité qui reste sourde au premier désaveu que les citoyens lui ont infligé le 9 mars. La victoire de la gauche aux élections municipales sera celle de tous les Français qui désirent trouver dans l'action publique des réponses concrètes aux problèmes qu'ils rencontrent. Alors, régions, départements et communes agiront dans le même sens et seront au service de tous.

À très bientôt,

Ségolène Royal
par Yvon GRAIC publié dans : Elections