"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
- le 17 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h
« Le Parti socialiste doit intégrer toutes les
nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la
discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ? »
-le 24 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h
richesse ?
à la Maison de la Lombardie, 50 rue Leverrier, sur les Hauts de Rouen
je vous souhaite la bienvenue sur ce site participatif. Il répond à l'initiative que nous avons lancée, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, serein, utile aux Français. Je compte sur vous pour le faire vivre et apporter vos idées. Elles nous permettront de composer une belle contribution dont nous serons toutes et tous co-auteurs !
Ségolène Royal
PARIS, 30 août 2007 (AFP) - Michel Sapin, secrétaire PS à l'économie, a dénoncé jeudi "trois erreurs" de Nicolas Sarkozy: "le paquet fiscal", la "dérive de la dette" et son "inaction" pour améliorer la compétitivité, lui demandant quand "va cesser son déni de réalité" sur la croissance.
Le député socialiste de l'Indre souligne dans un communiqué la "note élevée" du "paquet cadeau fiscal" du gouvernement, de "plus de 15 milliards d'euros par an", alors même que "la croissance est molle (1,8%) et que les perspectives budgétaires sont particulièrement alarmantes".
Il dénonce aussi la "désinvolture de Nicolas Sarkozy" concernant la dette publique, "marque d'une irresponsabilité fautive". En hausse de 35 milliards d'euros au cours des trois derniers mois, l'endettement atteint 1.175 milliards d'euros (65% du PIB), accuse-t-il. "L'actuelle remontée des taux d'intérêt à long terme risque d'accroître sa charge de 4 à 5% par an", selon lui.
L'ancien ministre stigmatise aussi "l'inaction" du gouvernement qui ne fait "rien pour la recherche, l'innovation, l'investissement, la formation ou l'éducation".
M. Sapin demande au président "qui paiera la facture", estimant que le gouvernement "va devoir recourir à une hausse des prélèvements", comme le laisse "entrevoir ses déclarations sur l'expérimentation de la TVA sociale".
"Quand cessera le déni de réalité sur la croissance", qui doit se situer "aux alentours de 1,8%", loin des 2,25% à 2,5% avancés par le gouvernement, demande encore M. Sapin.
Enfin, selon lui, en prononçant "son premier grand discours de politique économique" devant le Medef, le président de la République a "entériné sa préférence pour les grands groupes" refusant de donner "la priorité" aux PME.
Le Hezbollah a été invité aux "rencontres interlibanaises" organisées par Kouchner à La Celle-Saint-Cloud du 14 au 16 juillet (rencontres qui n'ont rien donné).
Quelques jours avant ces rencontres, le porte-parole de l'Elysée David Martinon, a rappelé que le Hezbollah libanais << n'est pas inscrit >> sur la liste européenne des organisations terroristes et que la France << n'a pas l'intention de demander une telle inscription >>. << Le Hezbollah est un acteur politique important au Liban. Il est l'une des composantes du dialogue national. A ce titre, il est invité aux rencontres interlibanaises >> organisées du 14 au 16 juillet en France.
Le Monde du 15/07/2007 souligne " En répondant << oui >> à l'invitation de Paris, l'opposition, de son côté, en particulier le Hezbollah, prend les nouvelles autorités françaises au mot, dès lors que ces dernières affirment vouloir n'exclure personne de leur dialogue avec ce pays, à la différence des Etats-Unis avec lesquels Paris était jusqu'à présent en parfait accord à propos du Liban."
Le CRIF et l'UEJF avait alors acheté des grands placards de publicité dans la presse sur le thème "le hezbollah n'est pas bienvenu en France".
Pour ceux qui ont la mémoire courte...
- Fillon (le Monde 03/12/2007) : "Accepter de parler avec un membre du Hezbollah, organisation qui prône la destruction d'Israël, a provoqué et
mené la guerre contre Israël en entrant en territoire israélien et en prenant des otages, était déjà une faute" , a-t-il dit, ajoutant : "Laisser insulter sans réagir les alliés et amis
de la France, qu'il s'agisse des Etats-Unis ou d'Israël, en est une autre, lourde".
- Précresse (même date) a qualifié dimanche de "vraiment inexcusable et inqualifiable" que Ségolène Royal ait attendu "24 heures pour réagir". Mme Pécresse a mis l'attitude de la candidate PS "sur le compte de sa méconnaissance des questions internationales", tout en se défendant de vouloir "utiliser politiquement la faute lourde" de Mme Royal.
- Sarkozy (lors du forum de l'UMP - Le Monde 12/12/2006) : "Il (NS) s'est réservé les critiques contre la candidate socialiste à
propos de sa rencontre au Liban avec un député du Hezbollah : << Le fait d'être un élu ne suffit pas pour discuter. Hitler avait été élu, ça n'en fait pas un interlocuteur
respectable et responsable. >>"
ndlr : sans autre commentaire !
Les attaques de Jospin contre Ségolène Royal
sèment l'émoi chez les parlementaires PS
PARIS, 17 sept 2007 (AFP) - Les vives attaques de Lionel Jospin contre "l'illusion" Ségolène Royal ont semé
le trouble lundi chez les parlementaires socialistes réunis à Paris, la plupart, à l'instar du patron du parti, François Hollande, appelant à en finir avec "les querelles de personnes".
Libération a publié lundi des extraits du livre de l'ancien Premier ministre intitulé "L'Impasse" (à paraître le 24 septembre chez Flammarion) dans lequel il juge que la candidate PS à la
présidentielle était une "illusion" et la "moins capable de gagner".
"Les questions de personnes aujourd'hui doivent être mises de côté. On a perdu trois présidentielles de suite. C'est suffisamment grave pour" qu'on se mette en ordre de bataille "pour maintenant
être capable de les gagner", a déclaré M. Hollande à son arrivée à la journée parlementaire PS, organisée à Paris.
"La rénovation du parti, ce ne sont pas seulement des règlements de compte entre amis, des amertumes qu'on ressasse", a réagi le président du groupe PS à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, en
regrettant que ces "polémiques" ne "facilitent pas le travail des socialistes".
"Si tous les mois, on remet un euro dans la machine, on ne va pas s'en sortir. C'était une parole qui était attendue, elle est connue. Ce n'est pas Ségolène Royal seule qui explique qu'on ait
perdu. Si on devait s'arrêter à cela, ce serait une contribution incomplète", a estimé Benoît Hamon, secrétaire national du PS.
Plus virulent, Arnaud Montebourg a dénoncé des "déballages" et "histoires d'orgueil". "Je ne comprends pas cette maladie des socialistes à s'autodétruire. Je regrette que Lionel Jospin ait lui
aussi fait son livre, il y en avait déjà assez", a-t-il dit.
Proche de Dominique Strauss-Kahn, ancien rival de Mme Royal, Jean-Marie Le Guen a regretté des propos "exagérés" et "totalement inopportuns" de la part de M. Jospin. "C'est une erreur de
focaliser trop sur la responsabilité de la candidate" plutôt que de s'atteler à "rénover le logiciel".
La députée Delphine Batho, qui a succédé à Mme Royal dans les Deux-Sèvres, a dénoncé "l'aigreur" qui a "guidé la plume" de Lionel Jospin. "Plutôt que de la violence, je sens de l'aigreur ainsi
qu'une conception aristocratique de la vie politique", a réagi Mme Batho.
"Peut-être que ça éclaire aussi les Français sur les difficultés qu'a eues la candidate pendant la campagne présidentielle. Les divisions nous ont fait mal", a-t-elle ajouté.
"Tout ce que Jospin a pu dire se résume malheureusement en un seul mot: l'aigritude", a renchéri Gaétan Gorce, lui aussi proche de Mme Royal. "Il faut sortir de l'amertume. Ce genre d'expression
fait mal à toute la gauche. Je me mets à la place de tous ceux qui peuvent découvrir ce genre de déclarations ce matin et qui doivent être complètement accablés. Il faut un changement radical des
pratiques et des équipes", a insisté le député de la Nièvre.
Ancien directeur de campagne de la candidate, Jean-Louis Bianco a regretté des paroles "dictées par le fiel et la rancoeur" qui vont "nous faire perdre du temps dans le travail de la rénovation
du PS". "Celui qui n'a pas été capable d'être présent au second tour en 2002 n'est pas forcément le mieux placé pour donner des leçons", a-t-il lâché.
"On ne peut pas rester à cette explication +2002, c'est la faute des autres+ et +2007, c'est la faute de la candidate+", a estimé Jean-Jack Queyranne, autre proche de Mme Royal.
frd/so/dv

21 Avril 2002........
un livre dicté par la "rancoeur" et "l'aigritude"
PARIS (AP) - Les proches de Ségolène Royal sont montés au créneau lundi pour défendre l'ancienne candidate,
prise pour cible par Lionel Jospin dans son livre "L'Impasse", dont "Libération" publie des extraits. Un brûlot qu'ils ont mis sur le compte de "l'amertume", de "la rancoeur", voire de
"l'aigritude".
"A un moment où le parti est au travail, je trouve vraiment dommage qu'on revienne dans des règlements de comptes, des paroles qui sont manifestement dictées par le fiel", "la rancoeur",
"l'aigreur" et "l'amertume", a regretté Jean-Louis Bianco, ancien directeur de campagne de Ségolène Royal, en marge des journées parlementaires du PS à Paris. "Ça va nous faire perdre du temps
dans le travail de rénovation. J'aimerais mieux qu'on puisse parler des questions qui intéressent les Français."
"Ce que Jospin a pu dire se résume malheureusement à un seul mot: l'aigritude", a ironisé le député de la Nièvre Gaëtan Gorce dans un clin d'oeil au néologisme "bravitude" créé par Ségolène
Royal. A charge pour Arnaud Montebourg d'épingler sur LCI un "grand déballage permanent en littérature, en livres, d'ailleurs plus ou moins bons". "Les règlements de comptes n'ont jamais servi la
moindre cause", a-t-il lâché, s'agaçant de "cette maladie des socialistes à s'autodétruire."
Peu amènes avec Lionel Jospin, les "royalistes" l'ont invité à faire sa propre autocritique sur sa défaite de 2002. "Quand on songe quand même au résultat de 2002, ça doit inciter à un peu de
modestie et d'équilibre dans la critique", a taclé Jean-Louis Bianco. "Nous pourrions aussi retourner à Lionel Jospin, qui est un de nos grands sages, un certain nombre de critiques, mais je ne
crois pas que ce soit très utile", a appuyé Arnaud Montebourg. "On ne peut pas en rester à cette explication: 2002 c'est la faute des autres, et 2007 c'est la faute de la candidate", a achevé
Jean-Jack Queyranne, député du Rhône.
En voyage au Québec, la principale intéressée, Ségolène Royal, était absente des journées parlementaires du PS. AP
Les Royalistes font front commun contre Lionel Jospin
PARIS (Reuters) - Les partisans de Ségolène Royal font bloc derrière l'ancienne candidate à la présidentielle
après la publication d'extraits très critiques du dernier ouvrage de Lionel Jospin.
"C'est très regrettable au moment où le Parti socialiste est au travail (...) Ce sont des paroles manifestement dictées parle fiel et la rancoeur. Cela va nous faire perdre du temps dans le
travail de rénovation", a déploré Jean-Louis Bianco, ancien directeur de campagne de Ségolène Royal, en marge de la journée parlementaire du PS à Paris.
Ce qu'il faut actuellement au PS, c'est "du concret. Répondons aux questions des Français" et "pas un bouquin de plus qui s'apparente à un règlement de comptes", a ajouté le député des
Alpes-Maritimes. "On ne parle pas aux militants et aux Français sur une aigreur, une amertume".
"Tout ce que Jospin a pu dire se résume malheureusement à un seul mot: aigritude", a renchéri Gaëtan Gorce, dans un clin d'oeil au néologisme "bravitude" inventé par Ségolène Royal pendant la
campagne.
Dans son livre "L'impasse, dont Libération publie des extraits lundi, Lionel Jospin estime que la candidate socialiste défaite à la présidentielle "n'a pas les qualités humaines ni les capacités
politiques" nécessaires pour remettre le Parti socialiste en ordre de marche et "espérer gagner la prochaine présidentielle."
"Avoir commis une erreur (en la désignant) ne justifie pas qu'on la réitère" affirme l'ancien Premier ministre, lui-même candidat malheureux à la présidentielle, en 1995 et en 2002 dès le premier
tour.
Pour Arnaud Montebourg, ce passif électoral devrait inciter Lionel Jospin à "davantage de modestie".
"On peut pas en rester à cette explication: 2002 c'est la faute des autres et 2007 c'est la faute de la candidate", a estimé en écho le président du conseil régional Rhône-Alpes, Jean-Jack
Queyranne.
Le Club de l’Hyper-République a décerné mercredi 3 octobre à Issy-les-Moulineaux leur trophée lors du forum mondial de la e-démocratie à la plate-forme de démocratie participative desirsdavenir.org. Ce trophée récompense chaque année une personnalité, un projet ou une réalisation dédié à la démocratie électronique en France.
Désirs d’Avenir a été le fer de lance de la candidature de Ségolène Royal pendant la campagne des primaires socialistes, avant de devenir le site de campagne de la candidate aux élections présidentielles. Cette expérience, lancée en février 2006, a été l’une des plus abouties de démocratie participative menée à l’échelle d’un pays : 165 000 contributions, 3 millions de participants, 6 000 réunions physiques, etc.
Pour conduire cette entreprise innovante, il a fallu expérimenter de nouvelles pratiques politiques, modifier profondément la culture militante au sein du Parti Socialiste, inventer des outils, des pratiques et des méthodologies en matière de débats participatifs en collaboration avec des chercheurs et des praticiens de la « démo part ». La plate-forme Désirs d’Avenir a innové en particulier sur deux points : la mécanique participative qu’elle a mise en place à une grande échelle et le recours aux vidéos sur des formats très divers. Sur Désirs d’avenir cela a été par exemple le suivi des interventions de la candidate, le Zapping quotidien de la campagne, la déclinaison des 100 mesures du Programme en vidéo, des reportages de terrain, des documentaires sur les coulisses de la campagne, etc.
Evènements au Vert Bois :
de la stupéfaction à la colère devant l’abandon du quartier
A Minuit, devant la MJC au rez de chaussée incendiée, aux vitres éclatées, il n’y avait pas grand monde autour du directeur de la MJC, des membres de son équipe. Il y avait la police et la gendarmerie d’ici, abasourdies.
Alors que le quartier avait retrouvé son calme, au creux de la nuit nous étions quelques uns, désarmés, les bras ballants, devant l’incroyable : des jeunes du quartier avaient attaqué le seul bâtiment du Vert Bois à la fois synonyme d’ouverture, d’épanouissement par les arts et le sport et de dialogue intergénérationnel. Le sentiment d’abandon était là, comme une gifle sur la figure.
Aucun élu de la Ville, pourtant réunis en conseil municipal, n’est venu cette nuit dans le quartier. Le Maire(UMP) s’est arrêté au Commissariat de Police pour une « cellule de crise » avec le Préfet dont il est ressorti la même riposte inadaptée : appeler des renforts de CRS. C’est une coutume : quand une tension se manifeste au Vert Bois, les élus sont absents. Sentiment d’abandon encore.
Lorsqu’il était Ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy est venu à St Dizier, promettre un renforcement des effectifs de police et le classement du commissariat en zone sensible. On attend toujours que les promesses se concrétisent. Sentiment d’abandon toujours … et de non respect de la parole de l’Etat par lui-même. Sentiment d’abandon renforcé par la nette impression que les actes d’incivilité commis par les jeunes en cause ne sont pas sanctionnés comme ils devraient l’être.
Sentiment d’abandon enfin, quand il se confirme que la descente un récent samedi après midi, sur le commissariat de St Dizier, d’une bande de jeunes, doit rester officiellement cachée, alors que tout le monde en a maintenant entendu parler. Les autorités ont-elles peur de la mise en évidence que leurs promesses n’ont pas été tenues ?
Le Vert Bois, avec ses 12 000 habitants, serait la 3ème ville de Haute-Marne s’il était une commune autonome. Pas de Mairie annexe, pas de bureau de police, plus d’équipement sportif d’importance, disparition des évènements festifs populaires dont les anciens ont encore le souvenir … seule la MJC porte encore, avec courage, un message d’avenir.
Alors aujourd’hui, parce que les évènements de la nuit ont passé la rampe des journaux télévisés, Mme Alliot Marie nous rend une visite compassionnelle, surfant – comme c’est le style de ce gouvernement – sur l’émotion légitime. C’est le Maire qu’on aurait voulu voir cette nuit.
Ce que nous voulons ce sont des effectifs de police renforcés en permanence, à la hauteur des besoins, pas des escadrons de CRS qui vont et viennent et surtout mettent la pression sur la population sans faire de travail de fond. Et c’est le classement du commissariat en zone sensible. Pas difficile : il suffit de le vouloir Mme le Ministre.
Ce que nous voulons surtout c’est un vrai projet pour le Vert Bois, c’est un vrai projet de cohésion de toute la Ville, ce sont pas des contrat de site sans suite, des contrats de cohésion sociale qui conduisent à renoncer à ce chaque immeuble n’ait son gardien. C’est un vrai projet urbain et pas la dépossession de l’OPHLM au profit de l’Effort Rémois.
Ce que nous voulons c’est la paix civile, c’est réussir ensemble à Saint-Dizier.
Alors M. Cornut Gentille, aujourd’hui reconstruisez vite la MJC, soutenez pleinement son équipe et surtout venez installer votre Mairie ici à Saint-Dizier le Neuf pour toute l’année qui vient. Nous avons besoin de la solidarité active de tous, par delà les clivages, parce qu’il faut refaire société.
Message de Ségolène Royal
A l'attention des adhérents de Désirs d'Avenir
Chères amies, chers amis,
Beaucoup d'entre vous m'ont exprimé leur souhait de voir se poursuivre nos activités. Après un délai que j'ai
consacré à la réflexion, à des rencontres en France et dans le Monde, à l'écriture et aussi au repos, je m'adresse à vous aujourd'hui pour vous indiquer comment je souhaite que nos travaux
redémarrent.
On le voit : le pouvoir actuel n'est pas en mesure de porter les réformes dont la France a besoin. Il a beaucoup promis, lors des campagnes présidentielle et législatives. Mais, à part pour les
plus fortunés, déjà récompensés par d'énormes cadeaux fiscaux, il est bien incapable de tenir parole. Sur le pouvoir d'achat, sur l'emploi, sur la sécurité, la santé,... il y a fort à craindre
que les Français seront déçus. Non seulement le gouvernement ne fait pas les réformes nécessaires. Mais en plus il creuse les déficits et compromet la croissance.
La déception des Français a déjà commencé. Elle est porteuse de risques.
C'est pourquoi il est absolument nécessaire de réfléchir rapidement à des solutions pour l'avenir, en impliquant nos concitoyens de tous horizons, sans a priori.
Désirs d'Avenir doit être un des lieux qui permettent ce travail. Désirs d'Avenir doit être un laboratoire de production, de partage de réflexions, d'élaboration d'idées innovantes.
Désirs d'Avenir doit s'appuyer sur l'apport de la démocratie participative, la contribution des experts, et le rôle des politiques. S'écouter mutuellement, réfléchir ensemble, proposer des
solutions nouvelles : voilà ce qui nous rassemble.
Nous ne partons pas de rien, bien sûr. Nous avons les acquis de nos précédents débats, auxquels vous avez contribué de manière si précieuse. Nous avons la réflexion et les projets du Parti
socialiste et des autres formations de gauche. Nous devons aussi nous ouvrir aux idées des autres lieux de pensée. Et regarder ce qui réussit chez nos voisins européens et dans le monde.
L'heure est maintenant venue de nous réorganiser, et de reprendre notre travail.
Je voudrais maintenant saluer le travail du Président de notre association, Christophe Chantepy. Christophe, mon ami de toujours, a beaucoup donné à Désirs d'Avenir qui
n'existerait pas sans lui. Il en a accepté la présidence à la création, avec tout ce que cela suppose d'efforts. Il a donné des nuits et des jours pour la campagne. Il y a consacré son talent et
ses qualités humaines. Et grâce à lui, Désirs d'Avenir est aujourd'hui une association solide.
Christophe, qui continuera à occuper un rôle important, m'a suggéré que Jean-Pierre Mignard lui succède comme Président. Je trouve que c'est une très bonne idée, que je soumets à notre
conseil d'administration. Beaucoup d'entre vous connaissent et apprécient Jean-Pierre Mignard, avocat, penseur et militant exigeant, qui a toujours eu à cœur de nourrir le débat d'idées.
La nouvelle équipe qui sera constituée devra se dédier au travail dont je viens de vous parler. Elle sera très bientôt renforcée. Elle s'appuiera sur le site www.desirsdavenir.org, dont une nouvelle version est en préparation, et sur les comités locaux qui
seront bientôt remis à jour. Elle développera des outils supplémentaires, notamment pour donner des échéances et des débouchés plus clairs à tout notre travail collectif : des rencontres
nationales, des publications.
J'aurai l'occasion de vous présenter l'équipe qui sera constituée par nos organes statutaires dans une réunion nationale que nous tiendrons avant la fin de l'année.
Chères amies, chers amis, Désirs d'Avenir reprend ainsi ses activités.
Je compte sur vous tous, pour vous impliquer et pour associer le plus grand nombre de nos concitoyens à nos travaux.
Bien sincèrement à tous,
"C'est surtout la méthode de gouvernance qui est incompréhensible", a répliqué Mme Royal au ministre du Travail Xavier Bertrand qui avait jugé la veille "complètement incompréhensibles" ces mouvements sociaux.
"Dans aucun pays moderne, industrialisé il n'y a un tel déficit de dialogue social", a insisté la présidente PS de la région Poitou-Charentes sur LCI.
"Où est le lieu où se noue le dialogue social entre l'Etat, le patronat et les organisations syndicales ? Nulle part ce dialogue n'existe, donc les salariés sont légitimement inquiets. Ils se sentent aussi maltraités, isolés, il se sentent humiliés", a dénoncé Mme Royal.
Concernant les mesures pour relancer le pouvoir d'achat, elle a critiqué "le manque d'approche globale et cohérente du problème" de la part du gouvernement.
"On renvoie les gens finalement vers une débrouillardise individuelle dans l'entreprise", a déploré la présidente de la région Poitou-Charentes. Selon elle, les Français vont être obligés de "piocher dans leurs propres réserves" de RTT ou d'heures supplémentaires pour augmenter leurs revenus.
L'ex-candidate à la présidentielle a aussi sévèrement jugé la réduction de moitié de l'exonération de la redevance audiovisuelle pour les personnes âgées de plus de 65 ans. "C'est de la cruauté sociale", a-t-elle lancé, "arrêtons de faire les poches des personnes âgées".
Pour l'ancienne candidate socialiste à l'Elysée, le chef de l'Etat "oppose les petits aux petits" depuis son élection.
"On a un pouvoir qui dresse les Français les uns contre les autres quand il annonce ceux qui vont avoir droit aux heures supplémentaires, ceux qui n'y auront pas droit, ceux qui se lèvent tôt et ceux qui se lèvent tard, ceux qui ont des régimes spéciaux et ceux qui n'en ont pas", a-t-elle dénoncé sur France 2.
"Il oppose les petits aux petits. Il a donné aux gros, il reprend aux petits et il entretient la jalousie entre les petits et moi ce n'est pas ma vision ni ma conception de la France", a-t-elle affirmé.
Dans le domaine du pouvoir d'achat, préoccupation prioritaire des Français, Nicolas Sarkozy s'était "moqué" selon elle de ses propositions pendant la campagne.
Sur le nouvel indice des prix, "le B-A-BA", ce sont "sept mois de perdus car moi je l'aurais fait tout de suite", a-t-elle affirmé. La suppression des mois de caution, "je l'aurais déjà fait", a-t-elle assuré.
Au total, les mesures annoncées par le président seront "inefficaces" et "n'iront pas très loin", a jugé la présidente de Poitou-Charentes, déplorant la méthode Sarkozy autant que le fon. "Aucun pays industrialisé moderne ne fonctionne plus de cette façon-là: asséner d'en haut" les mesures et dire ensuite qu'on va en discuter.
Après la grève de neuf jours dans les transports publics contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, "il a fait ce que j'avais recommandé", a-t-elle poursuivi.
"On n'assène pas une réforme sur la tête des salariés sans poser sur la table l'ensemble des données concernant les salaires, la croissance, le pouvoir d'achat et les retraites. Donc sept mois de perdus et une grève pour rien qui a fait souffrir les salariés et les usagers", a insisté Ségolène Royal.
Né à Belfort de parents italiens, il sera naturalisé français à l’âge de dix-sept ans. Son père meurt alors qu’il a 11 ans, il doit interrompre ses
études en classe de 1re et entre comme ouvrier aux usines Peugeot. Il va passer son baccalauréat en 1962, à 21 ans, par correspondance puis s’inscrit à la
faculté de droit et devient avocat à 27 ans et s’installe à Belfort.
Il est élu député PS du Territoire de Belfort en 1973, à 32 ans, en même temps que Jean-Pierre Chevènement, également élu de ce territoire. Il sera parlementaire durant cinq législatures entre 1973 et 2002. Il préside la Commission des lois de 1981 à 1985. En 1981, il est le rapporteur de la loi sur l’abolition de la peine de mort ; Raymond Forni soulignait qu’il s’agissait de son plus beau souvenir de parlementaire.
En août 1985, il abandonne tous ses mandats avec sa nomination à la Haute Autorité de la communication audiovisuelle par François Mitterrand. . Il y siège jusqu’à fin 1986 et le remplacement de cette autorité par la CNCL. Raymond Forni a également été vice-président de la Commission nationale de l’informatique et des libertés de 1978 à 1985 et de 1988 à 1991.
En 1988, il est réélu député, est battu aux législatives de 1993 et réélu en 1997 mais battu de nouveau à celles de 2002. Il n’obtient pas d’investiture de son parti en 2007.
Longtemps réputé proche de Jean-Pierre Chevènement, animateur du courant CERES au sein du Parti socialiste, il ne le suivra pas lors de la création du MDC et restera au Parti socialiste. Avec Jean-Pierre Chevènement se développe une relation d’amis et rivaux.
Parlementaire remarqué pour son travail, il ne fut jamais au Gouvernement ; « Cher ami, vous devriez être ministre depuis longtemps » lui dit un jour François Mitterrand. « Monsieur le Président cela ne tient qu’à vous. » « Ah oui, mais vous êtes sur le territoire de Belfort ». Il eût été délicat que le même département, de 137 000 habitants, eût deux ministres à la fois ; Jean-Pierre Chevènement ayant appartenu à la majorité des gouvernements de Gauche des septennats Mitterrand.
Sommet de sa carrière politique, Raymond Forni devient le quatrième personnage de l’Etat en étant élu Président de l’Assemblée nationale du 29 mars 2000 au 18 juin 2002, succédant à Laurent Fabius, également socialiste, et étant à son tour remplacé, dans la nouvelle assemblée élue en juin 2002, par Jean-Louis Debré (RPR puis UMP). Cultivé, il était réputé pour son franc-parler et sa fermeté dans la direction des débats.
Il fut président du Conseil régional de Franche-Comté, du 2 avril 2004 jusqu’à sa mort. Lors des élections présidentielles, il fut partisan du retour de Lionel Jospin avant de soutenir Ségolène Royal.
Il était maire de Delle, près de Belfort, de 1991 à 2004.
PARIS (Reuters) - Le Parti socialiste estime que le discours de rentrée de Nicolas Sarkozy révèle l'absence de résultats de la majorité depuis huit mois voire un constat d'impuissance, notamment sur le front économique.
"Quand un responsable public n'a pas de chiffres à présenter, il produit des mots", déclare le premier secrétaire du PS publié en réaction à la conférence de presse du chef de l'Etat, mardi à l'Elysée.
"Son long propos a eu au moins un mérite : celui de révéler l'absence de résultat depuis huit mois, le défaut de propositions immédiates de nos concitoyens", ajoute-t-il.
"Le temps n'est plus au verbe, aux proclamations, aux coups de menton péremptoires et à l'autojustification (...) Notre pays n'attend pas un discours de campagne, mais des résultats. Ils ne sont pas là. Et rien aujourd'hui ne permet de dire qu'ils seront davantage au rendez-vous à la fin de l'année 2008", estime-t-il.
Pour François Hollande, un "plan de rigueur" va se substituer au "plan de civilisation" que le chef de l'Etat appelle de ses voeux après les élections municipales de mars.
Dans un autre communiqué, le PS fustige la volonté annoncée par Nicolas Sarkozy de mettre fin au régime des 35 heures en 2008 et dénonce dans cette attaque contre "la durée légale du travail une régression sans précédent depuis un siècle".
"Après avoir défendu la valeur travail, Nicolas Sarkozy s'en prend aux travailleurs et à leurs droits", dit le PS.
CIVILISATION ?
Pour Julien Dray, porte-parole du PS, le chef de l'Etat s'est livré à "un constat d'impuissance".
"Il a beaucoup disserté, il est très fort pour disserter de manière philosophique", a ironisé le dirigeant socialiste qui était interrogé sur LCI.
"Mais sur la question essentielle (...) le pouvoir d'achat, les prix à la consommation, les prix de l'énergie, les prix des loyers, il n'y a pas de proposition", a-t-il expliqué.
"Au contraire, le président de la République nous annonce finalement que tout va continuer à aller mal (...) on parle de civilisation, la civilisation ça commence par le fait que chacun puisse vivre décemment, donner à manger à ses enfants (...), travailler correctement", a ajouté Julien Dray.
Dans un autre communiqué, le secrétaire national du PS chargé de la riposte, Razzy Hammadi, dénonce le "long discours creux" de Nicolas Sarkozy.
"Ayant déjà dépensé 15 milliards d'euros avec le vote de son paquet fiscal, le Président de la République est venu les mains vides", dit-il. "Rien pour les salaires, rien sur le dérapage des prix, rien sur la croissance, rien sur l'emploi, rien sur les inégalités".
"Cet exercice démontre que le président de la République et sa majorité tentent maladroitement de gagner du temps pour mettre en place, dès les élections municipales, un vaste plan de rigueur au détriment du pouvoir d'achat des Français, comme en atteste ses propos fort flous sur la TVA sociale", souligne-t-il à l'unisson avec le premier secrétaire.
"Au final, seules ses positions sur la politique internationale de la France sont précises et éminemment dangereuses, faisant de la 'Realpolitik' le nouveau talisman de la diplomatie française", dit encore Razzy Hammadi.
"Ce qui nous a frappé, c'est qu'il n'y a eu aucune phrase, aucun mot sur le bilan de ces sept mois", a-t-elle déploré lors d'un point presse. "Un président responsable, c'est un président qui rend des comptes", a-t-elle renchéri. "Pour l'instant, on a eu un président de la République qui a été le propre commentateur de son action".
Elle a demandé à M. Sarkozy de supprimer son paquet fiscal et "d'utiliser cet argent pour doubler la prime pour l'emploi".
Tenant entre ses mains le programme du candidat Sarkozy pendant la campagne présidentielle, la présidente PS de la région Poitou-Charente a rappelé
sa promesse d'augmenter de 25% le minimum vieillesse. "Je lui demande de tenir cette proposition très concrète", a-t-elle dit. AP
Aurélie Filippetti, porte-parole du groupe PS à l'Assemblée nationale : Nicolas Sarkozy "se dissimule derrière ce concept dangereux de politique de civilisation (...) Il
était très sur la défensive, car c'était quand même un bilan négatif qu'il tire de son action des six derniers mois".
"Il dit en gros qu'un président de la République ne peut pas agir sur le pouvoir d'achat des Français, mais il y a des Français qui ont voté pour lui parce qu'il s'était présenté comme le
candidat du pouvoir d'achat".
"Il a défendu sa politique de quotas en matière d'immigration, de nombre d'expulsés et de reconduite à la frontière: tous ces concepts réactionnaires qui visent finalement à enrayer sa chute dans
les sondages".
"Il fait son numéro, il fait son cinéma, mais, sur les problèmes réels, concrets, que nos concitoyens ont à affronter aujourd'hui, il n'a rien dit si ce n'est des propos de philosophie de
comptoir totalement à côté de la plaque, présomptueux et arrogants vis-à-vis du reste du monde et du reste de l'Europe" (mardi 8 janvier, déclaration)
Lors d'un point de presse au siège du PS, le porte-parole du parti Julien Dray a parlé d'un "constat d'impuissance". Nicolas Sarkozy est "très fort pour
disserter de manière philosophique sur un très grand nombre de problèmes sérieux ou un peu moins sérieux" mais "sur le principal des maux des Français", à savoir le "pouvoir d'achat",
sur "les prix à la consommation, prix de l'énergie, prix des loyers, il n'y a pas de réponse", a-t-il dit.
François Rebsamen, numéro 2 du PS, a affirmé sur RTL : "Les Français vont être extrêmement déçus d'apprendre qu'il n'y pas la moindre perspective et la moindre solution
apportées à leurs problèmes concrets quotidiens (...)"
STRASBOURG, 15 jan 2008 (AFP) - Ségolène Royal s'est déclarée favorable à l'adoption du traité
simplifié de l'Union européenne, en marge d'un déjeuner mardi avec l'ancien maire socialiste de Strasbourg, Roland Ries, tête de liste du PS aux prochaines municipales de la métropole
alsacienne.
"Les parlementaires vont se prononcer. Je suis pour l'adoption du traité simplifié parce que je pense qu'il faut que les socialistes rejoignent leur famille socialiste au plan européen.
Il faut adopter aussi ces nouvelles règles européennes pour pouvoir fonctionner à 27 et surtout, l'urgence est de donner un contenu à l'Europe, sinon le monde va avancer sans nous", a
déclaré la candidate socialiste à la présidentielle qui était interrogée par la presse sur le vote du traité européen.
"L'Europe a quelque chose à défendre, à dire, à bâtir et à construire", a-t-elle ajouté.
"Pour cela, il faut rassembler sur des valeur communes et en particulier se battre collectivement contre le chômage et contre la dégradation du pouvoir d'achat et les délocalisations. Moi, je
veux une Europe qui se protège contre les délocalisations et qui protège son modèle social", a-t-elle affirmé.
STRASBOURG, 15 jan 2008 (AFP) - Vincent Peillon, député européen et ancien porte-parole de Ségolène Royal pour la présidentielle, a appelé mardi Michel Rocard à "arrêter le jeu de massacre"
vis-à-vis de la candidate socialiste aux dernières élections, lors d'un déplacement en Alsace.
"Ca recommence, ils critiquent Ségolène Royal au moment où on est en affrontement avec la droite", a déclaré devant la presse le député européen qui accompagnait Mme Royal dans son déplacement
dans le Haut-Rhin puis à Strasbourg.
"Aujourd'hui, Rocard +tape+ sur la candidate socialiste aux dernières élections. J'appelle des gens comme Rocard à arrêter le jeu de massacre: ce n'est pas la première fois et ce n'est pas une
belle sortie pour lui", a ajouté M. Peillon qui a qualifié d'"insupportables" les récents propos de M. Rocard.
L'ancien Premier ministre socialiste, qui avait soutenu Dominique Strauss-Kahn dans la primaire socialiste pour la présidentielle de 2007, a affirmé que Ségolène Royal "représente une certitude
de défaite" pour le PS dans une tribune publiée mardi par le quotidien Libération et intitulée "Halte au meurtre".
"Choisir son prochain premier secrétaire en pensant choisir du même coup son candidat présidentiel, c'est offrir un surcroît de chances à Ségolène Royal. Or le problème est que cette candidate
avenante et charismatique n'a à l'évidence pas les capacités nécessaires aux responsabilités qu'elle postule", écrit M. Rocard.
Interrogée auparavant par la presse sur ces déclarations, Mme Royal n'avait pas souhaité réagir, se contentant de déclarer: "Je ne veux pas polémiquer, je suis au travail".
Ségolène Royal, qui avait mis l'accent dans la campagne présidentielle sur le besoin pour la gauche de trouver
un nouvel équilibre entre solidarités collectives et émancipation individuelle, prendra la parole à ces "journées de formation", lors d'une table ronde samedi après-midi sur le thème "égalité,
une nouvelle stratégie d'action".
Sous l'arbitrage du "modérateur" François Rebsamen, qui fut son directeur de campagne, elle y retrouvera deux fers de lance de la rénovation du PS, Gaëtan Gorce et Manuel Valls, Pierre Moscovici
et Marisol Touraine (courant Strauss-Kahn) et André Vallini, proche de Francois Hollande.
Le député européen Vincent Peillon, professeur de philosophie et proche de Mme Royal, est l'organisateur de ces journées qu'il clôturera, et auxquelles une quinzaine de chercheurs et
d'universitaires apporteront leur contribution.
Selon Vincent Peillon, ce thème a été choisi car "l'essentiel de notre identité socialiste et républicaine repose sur la question sociale".
L'eurodéputé rappelle que la gauche "a connu des difficultés" avec la question sociale, comme en témoigne "la désaffection des couches populaires" à l'égard du PS à la présidentielle de 2002.
Faute d'"une doctrine claire" alors que "le modèle social français est en crise", la gauche "a perdu là-dessus les trois dernières présidentielles", affirme-t-il.
Ces journées, organisées à l'Ecole normale supérieure puis à la Maison de la chimie, à Paris, ont pour ambition de "renouer un dialogue entre les intellectuels et ceux qui sont engagés dans
l'action publique", selon le député européen. Une centaine d'élus doit y assister.
Erika: "un jugement qui permettra d'agir dans d'autres types de pollution"
(Ségolène Royal)
PARIS, 16 jan 2008 (AFP) - La condamnation mercredi du groupe pétrolier Total pour la marée noire causée par le naufrage de l'Erika permettra d'agir contre "d'autres types de pollution", a estimé
la présidente socialiste de la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal.
C'est "un jugement exceptionnel car il va permettre d'autres actions pour d'autres types de pollution" et cela parce qu'"il reconnaît le préjudice écologique", a déclaré Ségolène Royal lors d'une
conférence de presse aux côtés de ses homologues des régions Bretagne et Pays-de-La-Loire.
"Il faut que cette condamnation soit exemplaire, pour que les bateaux-poubelles ne circulent plus sur nos mers", a-t-elle ajouté, voyant dans cette décision "un avertissement très sévère
aux transporteurs inconséquents".
Mais surtout, "ce type de condamnation va permettre d'élaborer des systèmes de contrôle plus importants car, enfin, il n'y a plus d'impunité".
Se disant "très satisfaite", Ségolène ROYAL a salué "la volonté politique des régions qui a permis cette condamnation". En revanche, une telle victoire ne doit rien "au gouvernement qui n'a rien
fait pour inscrire ce préjudice dans la loi", a-t-elle dénoncé.
"Tous ces navires qui ne répondent pas aux normes, et leurs propriétaires, les affréteurs, savent qu'aujourd'hui, on ne peut plus provoquer impunément des catastrophes au large des côtes
françaises", a renchéri la député PS du Finistère et vice-présidente de la région Bretagne, Marylise Lebranchu, saluant "une bonne nouvelle pour l'Europe et le reste du monde".
Le président de la région Pays de la Loire, Jacques Auxiette (PS), s'est réjoui que "désormais, le transport maritime ne pourra plus s'effectuer dans les mêmes conditions".






