"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
- le 17 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h
« Le Parti socialiste doit intégrer toutes les
nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la
discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ? »
-le 24 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h
richesse ?
à la Maison de la Lombardie, 50 rue Leverrier, sur les Hauts de Rouen
je vous souhaite la bienvenue sur ce site participatif. Il répond à l'initiative que nous avons lancée, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, serein, utile aux Français. Je compte sur vous pour le faire vivre et apporter vos idées. Elles nous permettront de composer une belle contribution dont nous serons toutes et tous co-auteurs !
Ségolène Royal
Vincent Peillon estime qu'«actuellement, il n’y a aucun discours sur l’école, juste un
discours de comptable» (Reuters).
Il y a déjà un problème de gouvernance depuis le début. On a l’impression que les choses sont improvisées. Tout ces annonces, on ne sait pas si ce sont vraiment des intentions du gouvernement, et si ça l’est, c’est démenti. Tout cela n’est pas sérieusement traité. Etant donné nos perspectives de croissance, c’est inquiétant. Il ne faut pas inquiéter les Français ni ceux qui investissent en économie. Sur le fond, chaque fois qu’il s’agit d’évoquer les économies – et pourquoi pas en faire – les intentions du gouvernement visent directement les personnes qui ont le plus besoin d’investissement, de soutien. Ce sont les plus en difficulté qui supportent le poids des réformes. Les réformes ne peuvent passer que s’il elle paraissent justes.
Incontestablement, il y a l’idée que les difficultés de la France sont liées aux mécanismes de solidarité. Ce sont sur ces mécanismes qu’on veut agir pour retrouver de la compétitivité. C’est une doctrine libérale extrémiste qui est démentie par les faits. Les pays qui font de la croissance sont capables de concilier les sécurités collectives et individuelles.
»Il y a une réforme nécessaire de l’Etat-providence. Ça ne fonctionne plus comme ça devrait fonctionner. Il n’atteint plus ses objectifs en terme de sécurité et de solidarité. Mais les réformes du gouvernement ne vont pas dans le bon sens. Il faut un accroissement de l’investissement public dans ce qui est de l’ordre de la prévention. Il faut agir sur les mécanismes à l’origine des inégalités, et non uniquement sur la réparation. Sur le plan scolaire, il faut investir sur la petite enfance. Il faut simplifier les mécanismes administratifs.
Sur le mouvement lycéen, on a l’impression d’avoir assez peu entendu le PS…
Si, on a entendu le PS, notamment quand a été voté budgétairement la réforme. Aujourd’hui, on l’entend encore, mais il y a aussi les élèves, les professeurs, les élus locaux. Dans cette réforme, les choses n’ont pas été négociées. On ne comprend pas à quoi cela sert. Et là où se font les suppressions, ce sont dans les endroits où on a le plus de besoin. C’est souvent en contradiction avec le plan banlieue. Après, il est vrai qu’on pourrait faire des réformes dans l’Education nationale. Mais il faut montrer qu’elles sont utiles et efficaces, les inscrire dans un projet, que ce ne soit pas simplement une lecture idéologique. Actuellement, il n’y a aucun discours sur l’école, juste un discours de comptable, sur l’économie à faire.
Le système de sanction pour les chômeurs qui refusent deux emplois «valables» est-il juste ?
Le problème, ce n’est pas de sanctionner les chômeurs, mais de les accompagner, de la former. On se rend compte que le problème est d’abord de créer un service public de l’emploi efficace. Ce n’est pas une bonne façon d'entrer dans le sujet. Il faut un regroupement aussi des l’Unedic et des Assedic, mais avec les moyens, ce qui n’est pas le cas actuellement.
Mais doit-on sanctionner les chômeurs ?
Il n’est pas scandaleux de dire à des gens qu’ils doivent accepter des emplois, mais il faut voir quelle est, derrière, la définition d’un emploi «valable». Là, ce sont les questions de mobilité qui entrent en jeu. Si on vous appelle pour un poste à temps partiel, avec un trajet lointain à faire en mobylette, ça pose problème.
Nicolas Sarkozy bénéficie-t-il d’un certain état de délabrement de la gauche, notamment au PS, en dépit des victoires aux municipales ?
Je ne crois pas qu’il y ait un état de délabrement de la gauche. Après, la conséquence que Nicolas Sarkozy tire des municipales, c’est de droitiser encore sa politique. Le sentiment de la droite est que son électorat ne s’est pas mobilisé. Elle veut donc créer l’affrontement, ce qui lui est utile. Cela plait aussi à ceux de droite qui pensent que l’ouverture ne marche pas.
Les batailles de personnes au parti socialiste ne laissent-elles pas aussi le champ libre à Nicolas Sarkozy ?
Le PS va devoir se mettre en ordre de bataille au niveau national. On doit être capable d’avoir un vote de projet. Dans le congrès, il faut définir une orientation politique, une stratégie d’alliance et un leadership. Les trois vont de pair. Pour trancher les débats, il faut une autorité. Il faudra réaliser ces trois objectifs lors du congrès.
Pierre Moscovici prépare avec Arnaud Montebourg une contribution en vue du congrès, et affirme refuser un courant «anti-Ségolène». En tant que soutien de Ségolène Royal, le croyez-vous ?
Toute attitude qui consiste à dire il faut un projet est bonne. On ne construit rien de solide sur des rejets. Les options doivent être des options sur le fond. Moi, je pense que le PS a besoin d’un leadership fort. Il faut une personnalité capable de créer une dynamique, c’est pour cela que je soutiens Ségolène Royal.
Et comment voyez-vous le rapprochement d’Arnaud Montebourg, avec qui vous dirigiez le NPS au sein du Parti socialiste, avec Pierre Moscovici ?
Il y a peu de temps, il était avec Ségolène Royal, après avec Bartolone et Combabelis si j’ai bien compris, maintenant avec Moscovici, et il déclare que s’il doit choisir, ce sera Ségolène Royal. Après une période confuse, les choses évoluent dans le bon sens.
Pour comprendre l'article qui suit, il faut savoir :
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que le parti est hiérarchisé en 3 niveaux : Le conseil national composé d'élus nationaux et de délégués fédéraux, le conseil fédéral circonscrit à un département en générale et la section, circonscrite à une ou plusieurs villes, il peut y en avoir plusieurs dans les grandes villes.
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Le premier des socialistes est celui qui conduira la liste au municipale si le PS est majoritaire dans le cadre d'une liste d'union, c'est celui qui sera maire. Si le PS est minoritaire, PC majoritaire par exmple, le premier des socialistes propose la liste des candidats et conduit les négociations.
Voici un article bien intéressant figurants dans les statuts du Parti Socialiste :
Article 9.1.3 : Rôle des fédérations dans le processus de désignation des candidats
Les fédérations ont mandat de veiller à l'application des règles et des principes fixés par le Parti.
Pour toutes les désignations locales, à l'exception de celles des premiers des socialistes dans les villes de plus de 20 000 habitants et les préfectures, les candidatures ne sont définitives qu'après leur ratification en conseil fédéral.
Pour les désignations nationales et européennes, et celles des premiers des socialistes dans les villes de plus de 20 000 habitants et les préfectures, les candidatures ne sont définitives qu'après leur ratification en conseil national.
Ce qui veut dire que les militants d'une section (c'est à dire d'une ville) peuvent choisir un candidat, mais que la Fédération, ou le National peut, s'il le souhaite, imposer quelqu'un d'autre. Cela s'appelle un parachutage.
Comme les militants dans ce cas précis ne sont pas très disciplinés, il faut je pense supprimer cet article, mais ce n'est pas tout.
Les listes des élections régionales, par exemple, sont établies par les fédérations (avec regard du National) à la proportionnelle des courants, normalement, mais c'est surtout la tête de liste qui fait sa liste. Les militants ne font que l'entériner. Donc, pour être sur la liste, il faut être bien installer dans un courant et surtout proche de ceux qui tirent les ficelles.
Il en est de même pour les représentants nationaux et fédéraux du parti.
Je pense que les personnalités du parti sont des gens en général de qualité et investies, passionnée par ce qu'elles font. Mais tout ceci montre, que pour être élu, mieux vaut connaître du beau monde, c'est à dire qu'un militant de salon (qui passe son temps dans son courant à faire des courbettes et boire du thé...là, j'ironise !) aura plus de chances d'être élu dans sa région ou sa ville et/ou de se retrouver au conseil national qu'un militant investi dans sa ville auprès des citoyens que se soit dans le milieu associatif ou autre. Et je ne parle pas du temps que certains peuvent perdre dans les couloirs...
Dans certaines communes, les réunions de groupe et les conseil municipaux sont désertés par ces militants de salon car leur place dans un courant importe plus...
Tout ceci éloigne nos dirigeants du terrain. Or, je pense que le travail du politique est justement la représentation. Qui représente-t-on lorsqu'on ne passe pas assez de temps avec les citoyens ?
Même s'il est parfois nécessaire, dans un parti de passer devant les militants, sur certains sujets (comme les alliances par exemple qui relèvent d'accords nationaux), même si un grand nombre d'élus est quotidiennement sur le terrain, même si ceux qui usent et abusent des stratégies de couloirs ne sont pour la plupart pas tous mauvais, il faut redonner de la place aux choix des militants, dans le but d'assainir les relations du parti avec la base et surtout avec la population... Quand un parachuté fait 13% au premier tour des municipales, le PS en sort-il grandi ?
Pour que nos victoires locales soient porteuses
demain d’une victoire nationale !
Tribune de Gérard Collomb, maire de Lyon, et François Rebsamen, maire de Dijon
Il y a quelques semaines, nous remportions les élections municipales et cantonales. Pendant plusieurs mois, nous avons, dans nos villes et dans nos cantons, dialogué avec les électeurs, avec les militants et les sympathisants du Parti socialiste et de la gauche entière. Nous connaissons leurs attentes, leurs espoirs mais aussi leurs impatiences et parfois leur scepticisme vis-à-vis de la politique en général y compris du Parti socialiste à qui ils ont pourtant apporté la victoire.
Cette victoire nous engage. Les votes d'adhésion aux projets que nous avons présentés localement doivent maintenant trouver un débouché national dans une véritable réforme des analyses et du fonctionnement de notre parti. Le débouché, ce doit être un Parti socialiste qui écoute, qui innove, qui propose, qui sache fédérer autour de lui tous ceux qui veulent proposer une alternative à la politique menée aujourd'hui dans notre pays.
C'est notre responsabilité historique de faire que la gauche ne se contente pas de belles victoires locales mais qu'elle sache les transformer en une victoire nationale. Elle doit donc commencer par s'interroger sur les raisons des ses défaites dans les scrutins nationaux.
Il y avait incontestablement un élan dans la campagne de Ségolène Royal.
Il a sans doute manqué un projet partagé collectivement par tout le Parti socialiste. Un projet qui ne puisse donner prise à la critique ,de n'être qu'une simple posture idéologique mais qui apparaisse aux yeux des français comme basé sur une analyse lucide de la société du 21e siècle, une appréhension en profondeur des grands problèmes auxquels elle se trouve confrontée.
Les Français sont de plus en plus lassés par les formules toutes faites, entendues maintes fois et dont nos sympathisants et nos militants, eux-mêmes, comprennent qu'elles sont plus destinées à des positionnements internes au PS, que véritablement porteuses de solutions pour notre pays. La suite ici









