"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
- le 17 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h
« Le Parti socialiste doit intégrer toutes les
nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la
discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ? »
-le 24 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h
richesse ?
à la Maison de la Lombardie, 50 rue Leverrier, sur les Hauts de Rouen
je vous souhaite la bienvenue sur ce site participatif. Il répond à l'initiative que nous avons lancée, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, serein, utile aux Français. Je compte sur vous pour le faire vivre et apporter vos idées. Elles nous permettront de composer une belle contribution dont nous serons toutes et tous co-auteurs !
Ségolène Royal
"dramatiquement insuffisant"
Selon Mme Royal, ancienne ministre de l'Environnement, "comme le disait Jacques Chirac +notre maison brûle et nous regardons ailleurs+". "Et ce qui s'est passé au G8 est pire que cela : notre maison brûle et ils l'ont regardé brûler sans rien faire puisque (...) le socle de Kyoto de 1990 n'a même pas été reconnu", a-t-elle commenté.
après les "insultes" de Fillon
Invitée sur France Inter, Mme Royal a regretté que "des ministres de gauche, parce que je ne leur dénie pas cette étiquette, en tout cas à certains, ne réagissent pas lorsque nous sommes insultés par le Premier ministre".
"C'est fort dommage de laisser ses convictions aux vestiaires", a-t-elle dit.
Elle a réaffirmé qu'entre Nicolas Sarkozy et François Fillon, "il y a une répartition assez subtile qui ne trompe personne : d'un côté un président qui parle d'ouverture, qui caresse dans le sens du poil, de l'autre un Premier ministre qui manie l'injure verbale".
Elle a critiqué la décision de Martin Hirsch d'avoir accepté d'entrer au gouvernement Fillon comme haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté. "Ce n'est pas une bonne chose la confusion des places, des valeurs", a-t-elle dit à propos de l'ancien président d'Emmaüs.
Ségolène Royal "a bien l'intention de contribuer"
à créer une "opposition neuve"
Ségolène Royal a ajouté que face "à chaque projet de droite, il faudra un contre projet pour préparer l'alternance future".
Elle a déploré le manque de soutien de certains socialistes, qui "a fait beaucoup de dégâts". "Cela démontre qu'une organisation politique doit aussi être une organisation disciplinée. Pour qu'elle soit disciplinée, il faut que les militants aient le temps de faire un choix clair avec des arbitrages politiques. Cette clarification est absolument nécessaire", a-t-elle dit.
Réaffirmant qu'elle "s'adaptait au calendrier" du PS, qui prévoit un congrès en novembre 2008, Ségolène Royal a indiqué être "candidate d'abord à un travail qui va permettre aux militants de se prononcer sur un projet politique".
La question du poste de premier secrétaire du parti, "cela se fait dans un second temps", a-t-elle dit.
Interrogée un peu plus tard par un auditeur sur l'hypothèse d'un congrès dès juillet 2008, Mme Royal a indiqué ne pas être "contre le fait d'aller assez vite". "S'il y a un accord majoritaire global pour que les discussions s'engagent vite et que le choix de la ligne politique se passe assez rapidement, j'y serai favorable", a-t-elle dit.
Toutefois, a-t-elle observé, "un certain nombre de socialistes" mettent en garde contre "le risque d'un débat assez vif avant les élections municipales" de mars 2008.
Ségolène Royal a assuré être dans "la logique du rassemblement". "Je n'entrerai pas dans des batailles d'appareil, des conflits de personne. Cela, j'ai donné", a-t-elle dit.
François Hollande a indiqué qu'il ne briguerait pas un nouveau mandat de premier secrétaire en 2008. Elle a jugé "excellent" son bilan, car "sans lui, le PS n'existerait peut-être plus".
Jeudi, Mme Royal avait indiqué qu'elle présenterait pour la première fois sa "propre motion" au Congrès du PS prévu en 2008, et qu'elle aurait brigué la succession de François Hollande à la tête du parti si ce dernier avait démissionné dans la foulée de la présidentielle.
les Français vont être condamnés à une triple peine"
"On voit ce qui se profile: des cadeaux fiscaux d'une main et de l'autre, puisque qu'on connaît l'état d'endettement de la France, les Français vont être condamnés à une triple peine", a expliqué sur France Inter l'ancienne candidate à la présidentielle.
"Je ne crois pas du tout que ça va avantager les catégories moyennes. Je crois que le réveil va être très douloureux", car "en annonçant de façon aveugle des avantages fiscaux, sans relancer la construction, il y a un risque d'augmentation du coût du logement", a prédit Ségolène Royal. "Ce qui va coûter extrêmement cher, ce sont les promesses aux plus nantis".
Quant à l'exonération des droits de succession, Ségolène Royal a observé que "les catégories moyennes sont déjà exonérées: en passant de 70% à 90%, on touche les catégories supérieures". Selon elle, "le bouclier fiscal va avantager les 15.000 contribuables les plus riches".
Cependant, la présidente de la région Poitou-Charentes a reconnu que "les Français attendent une opposition subtile, c'est-à-dire: quand des choses positives sont faites, qu'elle accepte de le dire". "Cela rendra d'autant plus crédibles les combats politiques contre ce qui paraîtra nocif à l'intérêt des Français".
"Dans l'esprit général", l'idée de faciliter l'accès à la propriété est une bonne chose, "mais cela dépend comment cela est fait", a ajouté Ségolène Royal. AP
Ségolène Royal
envoyé par PartiSocialiste
Ségolène Royal : appel au vote 2eme tour législatives
le 11/06/07
"Ce qui compte, c'est de mobiliser les électeurs et les électrices et qu'ils choisissent les candidats socialistes (...) pour faire vivre une démocratie vivante. Toutes les disputes, dans l'appareil ou au sommet, portent préjudice aux candidats. C'est pourquoi je ne dirai rien" à ce sujet , a déclaré Mme Royal, en marge d'une réunion publique de soutien à Arnaud Montebourg.
Elle était interrogée sur les divergences entre des dirigeants du parti et elle-même sur la nature des relations à avoir avec le MoDem de François Bayrou.
"Les gens en ont assez de ces petites disputes. Ma seule ambition est d'aider autant que je le peux les candidates et les candidats. Ca va parfois se jouer à quelques dizaines de voix. Tout ce qui ressemble à des préoccupations autres (...), toutes ces zizanies
sont très négatives pour les candidats", a ajouté l'ex-candidate du PS à l'élection présidentielle.
Augmentation de la TVA: "une tromperie", selon Ségolène Royal
"Je demande la vérité du vocabulaire, je demande la morale politique. Faire croire que l'augmentation
de la TVA serait un cadeau aux consommateurs est une tromperie", a lancé Mme Royal à l'adresse du Premier ministre François Fillon, qui avait évoqué la veille une hausse possible de la
TVA à compter de 2009 pour financer la protection sociale.
Mme Royal s'exprimait mercredi devant plus d'un millier de personnes, réunies à Châlon-sur-Saône (Saône-et-Loire) pour un meeting en soutien aux candidats PS du département, notamment les députés
sortants Arnaud Montebourg et Didier Mathus, tous deux en ballottage difficile.
"Pour payer l'ensemble des engagements pris auprès des plus puissants, des plus privilégiés, les Français vont subir une triple peine: d'abord l'augmentation de l'impôt sur la
consommation", ensuite "le recul du service public" et enfin "le dérapage de la dette publique qui sera payée par les générations à venir", a-t-elle affirmé.
Pour la présidente de la région Poitou-Charentes, "nous devons tous ensemble élever des digues contre non pas une vague mais un tsunami qui est une injure à la
démocratie".
S'adressant aux électeurs, elle a déclaré: "Venez voter pour vous! Venez voter pour vous protéger (...) ça vous concerne, l'indifférence n'est pas de mise, c'est la dernière occasion de se
prononcer sur la politique nationale pendant les cinq ans de Nicolas Sarkozy".
Mme Royal a rendu hommage à Didier Mathus et plus particulièrement à son ancien porte-parole de campagne Arnaud
Montebourg, "un député de talent, courageux, qui n'a pas peur d'affronter le pouvoir en place". "Si vous voulez que cette voix ne se taise pas à l'Assemblée nationale, j'ai besoin de l'élection
d'Arnaud Montebourg!", a-t-elle lancé.
Très acclamé par les militants, M. Montebourg a ironisé sur la droite qui, selon lui, "veut voir les élus de gauche menottes aux poignets, fers aux pieds, avec un Parlement mis au pas, des médias
dans la main du pouvoir, une justice sous contrôle, et une haute administration désignée".
Rénovation du PS :
les partisans de Ségolène Royal pour une consultation des militants
une consultation des militants sur le calendrier de rénovation du PS et
souhaité que ce calendrier soit "resserré", mardi devant le bureau
national (BN) du parti.
"Nous pensons qu'il faut consulter les militants sur le calendrier, qui doit
être resserré", a déclaré Gilbert Roger, maire de Bondy (Seine-Saint-Denis), à la sortie du BN.
Selon M. Roger, cette consultation doit intervenir "avant l'été".
Dépêche AFP 19.06.07 | 21h29
Les partisans de Ségolène Royal ont réclamé mardi devant le bureau national (BN) du parti une consultation des militants à propos du calendrier de rénovation du PS et souhaité que ce calendrier soit "resserré". "Nous pensons qu'il faut consulter les militants sur le calendrier, qui doit être resserré", a déclaré Gilbert Roger, maire de Bondy (Seine-Saint-Denis), à la sortie du BN. Selon lui, cette consultation doit intervenir "avant l'été". Egalement proche de Ségolène Royal, le sénateur David Assouline a estimé qu'un tel référendum interne "donnerait plus de force au processus de rénovation" et constituerait donc un atout "pour les élections municipales" de mars 2008. François Rebsamen, par ailleurs numéro deux du PS, est aussi de cet avis. M. Roger s'est d'autre part prononcé pour un congrès "en octobre-novembre" et a souhaité que le parti puisse ensuite "déterminer très rapidement qui serait la personne" incarnant le projet des socialistes. "Je pense qu'on peut le faire à partir de 2008". Les partisans de Mme Royal contestent ainsi le schéma prévu par le premier secrétaire du parti socialiste, François Hollande, qui préconise un congrès à l'automne 2008, conformément au rythme triennal de ces réunions. Les députés Manuel Valls et Gaëtan Gorce ont demandé "un changement de direction" du parti, au profit d'"une direction collégiale", selon le directeur de cabinet de François Hollande, Stéphane Le Foll. Cependant, a-t-il indiqué, "la majorité des interventions" a tourné autour de l'idée qu'il faut "un processus long de débat" avant de poser la question du leadership du PS et de la gauche. Est intervenu dans ce sens, entre autres, Bertrand Delanoë et Henri Emmanuelli, lors d'un débat "où chacun a pu s'exprimer de manière franche et claire", a rapporté M. Le Foll. Sont aussi sur cette ligne, selon des participants interrogés après la réunion, les amis de Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Lionel Jospin et Martine Aubry. M. Hollande "fera une proposition globale, portant à la fois sur le calendrier et sur les thèmes" du processus de reconstruction de la gauche, samedi lors du Conseil national du parti. Cette proposition, qui "n'est pas encore arrêtée" selon M. Le Foll, sera soumise au vote du CN, a-t-il confirmé. De son côté, Benoît Hamon (gauche du parti) a estimé qu'organiser un vote de tous les militants reviendrait à "délégitimer le CN" élu par le congrès de novembre 2005.
Le Conseil national de samedi livrera le rapport des forces puisque le premier secrétaire François Hollande demandera un vote sur les propositions qu'il lui soumettra, portant à la fois "sur le calendrier et sur les thèmes" du processus de reconstruction de la gauche.
François Hollande a déclaré devant le Bureau national vouloir "un processus riche, plein, entier, abordant les questions de fond comme la mondialisation ainsi que la structuration de la gauche et la stratégie électorale", selon le secrétaire national Benoît Hamon. Entre autres, il propose que le congrès se tienne à l'automne 2008, à la date prévue.
A priori, le numéro un du parti est en mesure de réunir une majorité. Outre ses soutiens dans les fédérations (comme le Nord et l'Hérault, parmi les plus importantes), les amis de Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Lionel Jospin et Martine Aubry sont hostiles à une brusque accélération du calendrier.
Ségolène Royal n'entend pas faire de ce point un casus belli. "Je ne vais pas faire un conflit sur un calendrier, mais je pense qu'il aurait été meilleur d'aller plus vite", a-t-elle déclaré mercredi.
Mais certains de ses partisans comptent réclamer devant le Conseil national (CN) une consultation des militants sur les propositions de M. Hollande et des propositions alternatives.
Proche de Ségolène Royal, le sénateur David Assouline estime qu'un tel référendum interne "donnerait plus de force au processus de rénovation" et constituerait donc un atout "pour les élections municipales" de mars 2008. François Rebsamen, par ailleurs numéro deux du PS, est de cet avis.
Une offensive des "ségolénistes" au CN n'a guère de chances de succès, estime un familier de l'appareil. Cela conduit des hommes comme Pierre Mauroy et Jean-Marc Ayrault à inciter à la prudence.
D'autres ne veulent pas s'arrêter, et comptent prendre date. "Comme personne", à part une partie des tenants d'une rénovation brutalement accélérée, "ne veut que ça bouge, ça ne bougera pas!", regrette le député-maire d'Evry Manuel Valls.
M. Valls, ex-membre de la direction, et Gaëtan Gorce, député de la Nièvre, demandent "un changement de direction" du parti dès samedi, au profit d'"une direction collégiale".
Une partie des "ségolénistes", tel le maire de Bondy Gilbert Roger, réclament un congrès "en octobre-novembre" et souhaitent que le parti puisse ensuite "déterminer très rapidement qui serait la personne" incarnant le projet des socialistes.
Traité simplifié : Ségolène
Royal
dénonce "une mini-ambition"
"A ce stade, je considère que le mini-traité n'est qu'une mini-ambition pour l'Europe, et il doit être amélioré", a déclaré Mme Royal à la presse à l'issue de l'entretien.
Leur rencontre, la première depuis le débat télévisé d'entre les deux tours de la présidentielle, s'est déroulée dans un "climat studieux", a précisé l'ex-candidate du PS, expliquant qu'elle avait "tenu" à ce que la conversation porte uniquement sur la question européenne et non pas sur la politique française.
"Je m'en suis tenue à l'Europe", a-t-elle indiqué, précisant avoir voulu "éviter toute digression". "Je respecte les institutions, il y a un sujet à l'ordre du jour, j'évoque ce sujet et lorsque la conversation vient sur d'autres sujets, je reviens sur celui à l'ordre du jour", a précisé Mme Royal.
Elle a demandé à M. Sarkozy que soient intégrés au traité simplifié trois éléments qu'elle a qualifiés de "valeurs fondamentales": l'intégration au traité de la charte des droits fondamentaux, le fait que l'harmonisation fiscale - "une arme contre les délocalisations", selon elle -, puisse être tranchée à la majorité qualifiée, et l'instauration également de la règle de la "majorité qualifiée sur les questions concernant l'environnement et le climat".
"Je ne vois à l'heure actuelle aucune de ces trois ambitions dans le mini-traité et donc à ce stade je considère que le mini-traité n'est qu'une mini-ambition pour l'Europe, et il doit être amélioré", a-t-elle indiqué.
Il reproche encore à François Hollande, alors que les gens de gauche "attendent un véritable et profond changement", de "reconduire la même méthode" que celle qui a suivi l'échec de 2002, et qui, selon lui, "amènera inéluctablement au même résultat".
"Ce qui est en cause, ce n'est pas ta personne mais une méthode de travail, un système dont tu es la clé de voûte et qui paralyse le Parti, bloque toute volonté de changement, entrave toute perspective de renouvellement", un système "fondé sur une alliance d'intérêts contradictoires, structurés autour d'ambitions présidentielles qui ne se retrouvent que sur un seul point : l'immobilisme".
"Le cycle d'Epinay a vécu", écrit encore M. Gorce, qui estime que "la question n'est pas celle d'un prétendu rajeunissement, servant de paravent à la perpétuation commode des mêmes influences, mais d'un renouvellement radical des équipes, des méthodes et des idées".
Le secrétariat national du PS, mis en place en 2005 après le congrès du Mans, est dirigé par François Hollande et François Rebsamen, chargé de la Coordination. Certains de ses membres, hostiles à la stratégie de François Hollande, pourraient le quitter samedi si le premier secrétaire obtient du conseil national un vote majoritaire.
Cette réunion aura lieu exceptionnellement au premier étage du magasin "No comment" qui se situe à l'angle de la rue Grand Pont et de la rue du GénéralLeclerc.
Elle est tout d'abord l'occassion de se retrouver et de faire le point sur le chemin parcouru. Elle sera aussi le point de départ d'un vaste chantier de travail que nous organiserons ensemble.
Le thème principal sera bien sur la reconstruction du parti et son fonctionnement.
J'avoue que cette réunion étant la première et la dernière avant les grandes vacances, nous comptons sur la présence de chacune et de chacun car c'est ensemble que nous pourrons avancer.
Je suis à votre disposition au 06 10 83 77 88.
A mercredi
Michel vasseur
"Il faut redonner la parole aux militants, a plaidé Mme Royal, et plus les militants auront la parole, plus la clarification sera possible. Je suis favorable à ce qu'ils soient saisis le plus vite possible. Sinon, il y a un risque d'inertie. Maintenant, le conseil national va trancher sur un calendrier. Je ne vais pas faire un conflit, mais je pense qu'il aurait été meilleur d'aller plus vite." Hors micro, la présidente de la région Poitou-Charentes a confirmé son intention de réactiver les comités Désirs d'avenir pour engager ce travail de "rénovation idéologique".
Selon Mme Royal, la gauche et le PS "ont pris du retard". Elle dit avoir "souffert pendant la campagne présidentielle du déficit de clarification politique". "Il faut remettre en cause un certain nombre de dogmes du passé, a-t-elle estimé, et remettre à plat les idées que les socialistes ont avancées, celles qui ont été crédibles, celles qui ne l'ont pas été, les idées neuves que j'ai pu avancer pendant la campagne présidentielle, celles qui n'ont pas eu le temps d'être transformées en propositions concrètes."
"J'AVAIS UN DOUTE"
Ainsi s'est-elle clairement démarquée du projet adopté par le PS et censé servir de "socle" au programme du candidat. "Il faut en particulier remettre en cause certaines choses comme le smic à 1 500 euros, qui était une idée phare de Laurent Fabius, ou la généralisation des 35 heures, a-t-elle affirmé. Ce sont deux idées qui étaient dans le projet des socialistes, que j'ai dû reprendre dans le pacte présidentiel, et qui n'ont pas du tout été crédibles. Moi-même j'avais un doute là-dessus. Je pense qu'il faut sortir de la confrontation traditionnelle et dépassée entre les salariés d'un côté et les employeurs de l'autre. Voilà ce que je crois fondamental pour la rénovation du Parti socialiste, pour un projet économique et social moderne."
Prenant garde, cette fois, de ne pas citer le nom de François Bayrou, Mme Royal n'en a pas moins réitéré sa volonté d'ouverture. "J'ai une vision des alliances politiques, et en particulier du travail qu'il faut faire avec le centre-gauche, ce n'est pas forcément le choix de tous les socialistes", a-t-elle reconnu.
L'ancienne candidate a porté un jugement très sévère sur les premières annonces de Nicolas Sarkozy. "On a là un exemple de ce qu'il ne faut pas faire en politique, a-t-elle constaté à propos du "paquet fiscal". Il n'ose pas dire ce qu'il fait vraiment et il fait le contraire de ce qu'il dit. Qu'il dise qu'il va faire payer les privilèges fiscaux accordés à quelques-uns grâce à l'impôt sur la consommation. La vérité est là, tout le reste est de l'emballage."
"Le tout sauf Ségolène n'a jamais cessé"
PARIS, 24 juin 2007 (AFP) - Julien Dray, porte-parole du PS et proche de Ségolène Royal, a estimé dimanche que le "tout sauf Ségolène" au parti socialiste n'avait "jamais
cessé".
"Il y a tellement des gens qui voudraient la mettre à la retraite, tellement de gens qui voudraient la pousser à l'extérieur, qui n'ont jamais digéré sa désignation", a déclaré
M. Dray lors du "Forum" de Radio J, en dénonçant au passage les livres publiés cette semaine par Jean-Christophe Cambadélis et Claude Bartolone, y voyant un signe du "rejet de la
candidature de Ségolène Royal" à la présidentielle.
Pour lui, le "tout sauf Ségolène" n'a "jamais cessé" et "c'est "un des problèmes, mais ce n'est pas le seul". "Le +tout sauf Ségolène+, c'est le tout sauf Ségolène d'un certain nombre de
responsables (du PS). Les militants, eux, ont fait une campagne du feu de dieu".
Il a fait valoir qu'un "fossé" se créait "entre une sorte de petit état major et la réalité militante du terrain", en appelant à "en finir avec ce système d'écuries" au sein du parti.
M. Dray a en outre souhaité que le congrès du PS se déroule "l'été 2008" et non l'automne 2008 comme l'a préconisé samedi le conseil national du PS.
Revenant sur les difficultés du PS, il a fait valoir qu'"un des problèmes" étaient que "les dirigeants socialistes s'émancipent des votes des militants, c'est-à-dire que les mêmes, qui
revendiquent le vote des militants en permanence et n'ont que cela à la bouche, lorsque les militants votent à chaque étape, s'émancipent de ces votes et s'autorisent à (les) remettre en cause
par un biais ou un autre".
"Ce fut le cas au moment du référendum et à nouveau durant la campagne présidentielle", a-t-il dit.
Pour expliquer l'échec à la présidentielle, Julien Dray a jugé aussi qu'il y avait "un problème d'identité, de réflexion sur l'état de la société, de la valeur des solutions que nous avons
proposées".
Il a précisé que le "séminaire" des proches de Ségolène Royal au cours duquel doivent être analysées les raisons de l'échec à la présidentielle et la rénovation du parti se déroulerait "en
juillet".
sm/sd
mais vote préalable des militants
PARIS, 23 juin 2007 (AFP) - François Rebsamen, ex-codirecteur de campagne de Ségolène Royal, a indiqué qu'il souscrivait au calendrier de rénovation proposé par
François Hollande, "qui a toute légitimité pour lancer ce travail", tout en demandant que les adhérents soient consultés "sur la démarche choisie".
"Je souscris à la démarche de François Hollande, c'est un rassemblement de travail auquel aucun responsable socialiste ne pourra se soustraire", a dit le numéro 2 du parti devant
le conseil national réuni à Paris, en l'absence de l'ex-candidate à la présidentielle.
Pour lui cependant, "il serait curieux de lancer un tel chantier sans consulter les adhérents sur la démarche choisie". "N'ayons pas peur des adhérents, nous en avons besoin pour les élections",
a-t-il dit.
Il a demandé qu'une "nouvelle campagne d'adhésion soit lancée". "Ouvrez les portes et les fenêtres, faites les venir !", a-t-il lancé, sous les huées d'une partie de l'assistance.
La campagne d'adhésions à 20 euros lancée début 2006 avait offert un fort soutien militant à Ségolène Royal.
"Vos réactions sont intéressantes et instructives, elles montrent qu'il conviendra à l'avenir de changer nos modes de désignation !", a-t-il lancé devant l'hostilité d'une bonne partie du conseil
national.
Il avait auparavant pris la défense de la campagne de Ségolène Royal, et évoqué "l'état d'esprit de certains responsables au soir du premier tour" et les livres publiés récemment - tels ceux du
strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis et du fabiusien Claude Bartolone - "qui démontrent combien l'unité et le rassemblement régnaient autour de la candidate".
"Il n'y a pas d'élection imperdable", a-t-il dit, reprenant le titre du livre de Bartolone.
Julien Dray à Bartolone:
"Il est temps qu'il prenne des vacances"
PARIS, 24 juin 2007 (AFP) - Julien Dray, ex porte-parole de Ségolène Royal, a conseillé dimanche sur Radio J à Claude Bartolone de "prendre des vacances", après que le député fabiusien eut
critiqué l'absence samedi de l'ancienne candidate du PS à la présidentielle au conseil national du parti.
"Il est temps qu'il prenne des vacances et se repose, il a écrit un livre aux termes très discutables", a déclaré M. Dray qui était l'invité du "Forum" de Radio J.
Claude Bartolone "a un tempérament de feu qui fait qu'on ne peut rien lui dire", a-t-il poursuivi, en estimant que ce n'était "pas bien pour lui d'être l'agresseur permanent".
Julien Dray a conseillé au député fabiusien "de s'émanciper un peu" et de "ne plus être le porte-flingue".
M. Bartolone avait jugé sur France Inter que Ségolène Royal essayait "de démontrer qu'elle (était) une victime par rapport aux grands méchants du parti socialiste".
sm/sd
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Julien Dray n'exclut pas un rejet par le Parlement
PARIS, 24 juin 2007 (AFP) - Le porte-parole du Parti socialiste Julien Dray n'a "pas exclu" dimanche un rejet par le Parlement français du projet de traité européen, qu'il a dénoncé comme
"un compromis boiteux" et "sans ambition", qui ne satisfait, selon lui, ni les partisans du oui ni les partisans du non.
"C'est un mini-accord sans ambition, un accord a minima, un accord qui rend encore plus complexe le fonctionnement de l'Europe", a déclaré M. Dray invité du "Forum" de Radio J.
L'accord, conclu dans la nuit de vendredi à samedi à Bruxelles, sous l'impulsion du président Nicolas Sarkozy, pourrait nécessiter une révision de la Constitution. La majorité
présidentielle ne dispose pas actuellement de la majorité des 3/5eme requise pour ratifier une réforme constitutionnelle par la voie du Congrès.
Selon M. Dray, "tout ce qui était l'élan de la construction européenne qui était voulu au départ dans le grand traité constitutionnel rejeté par la France et les Pays-Bas est abandonné".
"L'Europe continue sa dérive libérale. A un moment où à un autre il y aura forcément de nouveaux chocs avec les peuples qui ne supportent plus cette dérive libérale", a-t-il
dit.
"Est-ce qu'on peut accepter ce compromis boiteux? Je ne le crois pas", a poursuivi le porte-parole du PS.
Interrogé sur le risque du rejet de ce traité simplifié par le Parlement français, M. Dray a répondu: "ce n'est pas à exclure mais je ne peux pas pour l'instant anticiper sur les
discussions qui auront lieu à l'intérieur du parti socialiste et de ses instances".
"On va en discuter et lorsque la question viendra nous délibérerons collectivement. Mais mon sentiment c'est que ceux qui ont voté non comme ceux qui ont voté oui ne peuvent pas se retrouver dans
le compromis qui nous est proposé aujourd'hui et qui n'est que la simple continuation de la dérive libérale de l'Europe", a ajouté M. Dray.





