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[28/02/08] Les agriculteurs doivent être respectés, ils sont essentiels à la société, ils ont une fonction noble et élémentaire l’alimentation. J’ai le plus grand respect pour eux, je connais les contraintes qui sont les leurs et leur engagement, leur savoir-faire pour l’aménagement et le développement des espaces ruraux. La politique agricole conduite, ces dernières années, a entraîné une forte diminution de la valeur ajoutée de l’agriculture et de l’emploi. Une minorité d’agriculteurs (20%) touche 70% des aides agricoles, ils sont également les acteurs de l’agriculture productiviste avec des
effets pervers pour l’environnement et la préservation des ressources agricoles et la cause de la diminution des agriculteurs. Les aide de la PAC ne sont plus une aide au maintien de
l’emploi et des revenus des agriculteurs mais des rentes financières pour une minorité d’agriculteurs. Je le constate aussi dans ma région ou ce sont majoritairement les plus gros
agriculteurs qui investissent dans l’immobilier sur la côte ou dans les principales villes.Avec les présidents de région Bretagne, Pays de Loire et basse Normandie, nous travaillons depuis plusieurs mois à une autre politique agricole commune. Nous souhaitons une répartition des aides plus équitable entre les agriculteurs nous souhaitons engager une modulation importante des aides du premier pilier vers le second destiné à soutenir des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement avec un plafonnement des aides par agriculteur. Ceci doit permettre de maintenir les emplois agricoles, la préservation des ressources naturelles comme le paysage et l’eau et la valorisation des savoirs-faire locaux sources d’emplois. Nous proposons également une régionalisation des aides de la PAC afin d’adapter au mieux le soutien public aux besoins et spécificités du territoire et en corrélation avec la fluctuation des prix des productions (céréales, viandes, ...). Notre proposition s’engage à garantir la souveraineté alimentaire des peuples. Les excédents agricoles des occidentaux ne doivent plus déréguler l’économie vivrière des pays du sud. Un agriculteur Biologique d’Echiré en Deux-Sèvres dans ma région a été contaminé par un maïs OGM. Après les tests engagés par la région, les résultats se sont avérés positifs sur sa récolte, ceci a été confirme le 8 février dernier, les risques de pollution génétique sont bien réels. De plus, Jeudi soir à Poitiers, la Région Poitou-Charentes parrainait la projection exceptionnelle du film le « Monde selon Monsanto », avant sa diffusion sur Arte le 11 mars à 20h50. Une projection devant 200 spectateurs, en présence de Marie-Monique Robin (sa réalisatrice originaire de Poitou-Charentes qui a obtenu le Prix Albert Londres). Ce film démontre clairement le système MONSANTO et l’incidence des OGM sur la dépendance des agriculteurs en inde qui se retrouvent massivement en faillite suite à l’implantation de Coton OGM. Le développement massif des plantes OGM et leur traitement par le Round Up READY de MONSANTO, ont des incidences dramatiques sur la santé des paysans brésiliens et Paraguayens. Il est également clairement établi que leur développement entraîne des cancers chez les agriculteurs aux états unis. Que de véritables testes n’ont pas été fait et que l’incidences des effets de la biologie transgénique a été caché par les gouvernements des Etats-Unis. Ces témoignages sont éloquents et donnent raison à ceux qui se sont battus pour interdire les OGM. A leur ou la France tergiverse sur les OGM, je demande un engagent claire du gouvernement, après la mise en place de la clause de sauvegarde sur le MON 810, le moratoire doit être activé et la mise en culture d’OGM en plein champ doit-être interdit. |
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par Yvon GRAIC
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Agriculture
En force dans les collectivités locales, le PS s'interroge sur sa capacité à reconquérir le pouvoir
national.De victoires locales en défaites nationales… Depuis 2002, le PS vit ainsi au
rythme de la douche écossaise. Sauf surprise, le prochain scrutin devrait de nouveau confirmer sa bonne forme au niveau municipal, ajoutant au carton plein réalisé en 2004 dans les régions et à
la percée dans les départements.
Ces bons résultats vont encore renforcer le poids des élus au sein du parti. Au point que certains
socialistes eux-mêmes évoquent le spectre d’un retour aux temps de la SFIO, l’ancêtre du PS : un parti dominé par des barons locaux, jaloux de leur liberté, privilégiant la préservation de leur
bastion sur la conquête du pouvoir national.« Cette stratégie d’un repli sur le terrain local est indéniable », note ainsi Frédéric Sawicki, professeur de sciences politiques à Lille (1). Elle
résulte d’un double mouvement, analyse ce spécialiste du PS : « La décentralisation, d’abord, a consolidé le rôle et les moyens des élus locaux, leur permettant de faire des carrières
intéressantes sans passer par Paris. L’absence depuis 2002 d’un leader fort au PS a ensuite permis une plus grande autonomie des poids lourds locaux vis-à-vis de la direction du parti.
»
"Les socialistes plus efficaces dans le rôle de contre-pouvoir"
Julien Dray, député de l’Essonne, se souvient d’avoir récemment entendu le patron d’une grande fédération avouer que « les socialistes ne sont pas faits pour exercer le pouvoir national, qu’ils sont plus à l’aise et plus efficaces dans le rôle de contre-pouvoir ». Cette tentation existe, confirme Jean-Christophe Cambadélis. « Bien sûr, personne ne le dit à haute voix, mais certains ne sont pas loin de penser qu’il est plus confortable de rester dans l’opposition car cela facilite leur réélection », s’inquiète le député strauss-kahnien de Paris.
Cette coupure entre les réalités locales et la direction nationale produit des effets visibles sur la ligne politique du PS. « Élus dans les grandes villes où dominent les classes moyennes, beaucoup ont tendance à mettre en avant leur aspect gestionnaire et à gommer tout discours un peu politisé », note Frédéric Sawicki. Cette césure est devenue béante avec l’absence de rénovation idéologique du parti, estime Jean-Christophe Cambadélis : « Au niveau local, nous assumons notre social-démocratie. Au niveau national, nous sommes toujours dans le “rupturisme”. »
Des états d'âmes mais aucun renoncement
Cette envie de ne pas accepter le statu quo conduit d’ailleurs Alain Bergounioux à juger « la comparaison avec la SFIO facile mais totalement erronée ». Historien et secrétaire national du PS aux études, il reconnaît « des états d’âme » dans le parti, mais aucun renoncement. « Le PS n’a jamais fait l’impasse sur les élections nationales. Et il a toujours participé avec l’espoir et l’envie de gagner. » À ses yeux, le flottement actuel est donc conjoncturel, produit des défaites présidentielles et de la phase de transition à la tête du PS. « Si la gauche avait gagné en 2007, on ne tiendrait sûrement pas ce genre de débat », tranche-t-il.
Pour Frédéric Sawicki aussi, la comparaison entre le PS de 2008 et la SFIO d’antan a des limites. « Depuis François Mitterrand, le PS accepte la personnalisation de la Ve République et le rôle central de l’élection présidentielle. » L’émergence d’un nouveau leader pourrait donc faire de nouveau évoluer l’équilibre du PS. Mais, prévient Frédéric Sawicki, celui-ci devra composer avec les « barons » du parti : « Je ne pense pas qu’on revoie de sitôt des idées comme les jurys citoyens ou le non-cumul des mandats. »
Mathieu CASTAGNET La Croix
par Yvon GRAIC
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Dans la presse
Question : Pour chacune des personnalités politiques suivantes, voulez-vous me dire si vous souhaitez lui voir jouer un rôle important au cours
des mois et des années à venir ?
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Rappel Fév 2008 |
Mars 2008 |
Évolution | |
| - Bernard KOUCHNER | 50 | 51 | +1 |
| - François BAYROU | 46 | 46 | = |
| - Bertrand DELANOË | 46 | 46 | = |
| - Ségolène ROYAL | 42 | 46 | +4 |
| - François FILLON | 43 | 45 | +2 |
| - Jean-Louis BORLOO | 47 | 44 | -3 |
| - Dominique STRAUSS-KAHN | 46 | 44 | -2 |
| - Michèle ALLIOT-MARIE | 36 | 40 | +4 |
| - Rachida DATI | 40 | 39 | -1 |
| - Olivier BESANCENOT | 39 | 38 | -1 |
| - Jack LANG | 39 | 35 | -4 |
| - Martine AUBRY | 30 | 32 | +2 |
| - Roselyne BACHELOT | 25 | 28 | +3 |
| - Noël MAMÈRE | 26 | 28 | +2 |
| - Elisabeth GUIGOU | 24 | 26 | +2 |
| - Marie-George BUFFET | 25 | 25 | = |
| - Martin HIRSCH | 25 | 25 | = |
| - Dominique VOYNET | 28 | 25 | -3 |
| - Alain JUPPÉ | 21 | 24 | +3 |
| - Dominique de VILLEPIN | 20 | 24 | +4 |
| - Xavier BERTRAND | 22 | 23 | +1 |
| - Xavier DARCOS | 19 | 23 | +4 |
| - François HOLLANDE | 26 | 23 | -3 |
| - Michel BARNIER | 23 | 22 | -1 |
| - Jean-François COPÉ | 19 | 22 | +3 |
| - Christine LAGARDE | 20 | 21 | +1 |
| - Valérie PÉCRESSE | 20 | 21 | +1 |
| - Philippe DOUSTE-BLAZY | 18 | 20 | +2 |
| - Corinne LEPAGE | 21 | 20 | -1 |
| - Lionel JOSPIN | 21 | 20 | -1 |
| - Laurent FABIUS | 24 | 19 | -5 |
| - Bernard LAPORTE | 17 | 19 | +2 |
| - Arnaud MONTEBOURG | 20 | 18 | -2 |
par Yvon GRAIC
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Sondages
également les acteurs de l’agriculture productiviste avec des
effets pervers pour l’environnement et la préservation des ressources agricoles et la cause de la diminution des agriculteurs. Les aide de la PAC ne sont plus une aide au maintien de
l’emploi et des revenus des agriculteurs mais des rentes financières pour une minorité d’agriculteurs. Je le constate aussi dans ma région ou ce sont majoritairement les plus gros
agriculteurs qui investissent dans l’immobilier sur la côte ou dans les principales villes.


