Désirs d'Avenir 76 Comité de Seine-Maritime
 
 
Avec Ségolène Royal nos Désirs d'Avenir continuent !
 
 

Ségolène Royal

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas"" Ségolène ROYAL Paris, le 6 mai 2007
 

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Le 6 mai et après 
avec Ségolène !

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble" 

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Dans votre commune, votre quartier , Créez votre comité !
 
     

 

"Combattre et proposer"

 

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« Chères amies, chers amis,

vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.

Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »

                                                                                Ségolène Royal


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ce matin plus de 5000 signatures
 n'oubliez pas  la vôtre !


Lundi 25 juin 2007
par Yvon GRAIC publié dans : Sur les ondes
Jeudi 28 juin 2007
Mercredi 18 juillet 2007
par Yvon GRAIC publié dans : Sur les ondes
Lundi 30 juillet 2007


DIDIER MIGAUD, DÉPUTÉ SOCIALISTE DE L'ISÈRE.

Quel rôle peut jouer un président de commission permanente issu de l'opposition ?

Didier Migaud (Président de la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale et député Socialiste de l'Isère) répond aux questions de Frédéric Haziza, Marie-Eve Malouines et Patrick Roger.
par Yvon GRAIC publié dans : Sur les ondes
Mercredi 1 août 2007
Assemblee nationale


EN DIRECT  DE  L'ASSEMBLEE NATIONALE
  Projet de loi, adopté par le Sénat, sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs
par Yvon GRAIC publié dans : Sur les ondes
Jeudi 2 août 2007
c_dans_l__air.jpg31 juillet Grève : la loi minimum

A peine entamé par les députés, l'examen du projet de loi sur le service minimum dans les transports publics terrestres a provoqué une levée de boucliers, auprès des syndicats comme au sein de l'hémicycle.

En effet, dès le premier jour de cette session extraordinaire de l'Assemblée nationale, le 30 juillet 2007, le groupe Socialiste, Radical et Citoyen (SRC) annonçait son intention de saisir le Conseil constitutionnel dès le vote du texte. Parallèlement, les syndicats appelaient à une mobilisation nationale, le 31 juillet, afin dénoncer ce qu'ils considèrent comme une atteinte au droit de grève. 

A l'origine de la contestation, deux points particulièrement litigieux du projet de loi chapeauté par le ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, Xavier Bertrand. Tout d'abord, obligation sera faite à tout gréviste de se déclarer quarante-huit heures avant de débrayer, sous peine de subir des sanctions disciplinaires. Une mesure qui devrait mettre fin aux mouvements de protestation spontanés et menace, selon syndicats et socialistes, les principes constitutionnels du droit de grève.

En outre, après huit jours de grève, le personnel pourra être consulté - à bulletins secrets - à l'initiative du l'employeur, afin de vérifier si une majorité des salariés reste en faveur du mouvement ou non.

Alors que le gouvernement argue de sa volonté de garantir un service de qualité en faveur de l'usager, Alain Vidalies (SRC-PS) rappelle que "à la SNCF, sur 6 043 incidents ayant entraîné une perturbation du trafic en 2006, 140 seulement proviennent des mouvements sociaux, soit moins de 3 %". Les 97 % restants seraient ainsi "dus à des incidents techniques, des problèmes de vétusté du matériel et l'absence de personnels". 

Si le Parti socialiste espère une censure du Conseil constitutionnel, les syndicats ne se faisaient guère d'illusion quant à l'impact de leur mobilisation, en plein c¿ur de l'été. De fait, ils étaient à peine 2 000 à manifester à Paris, le 31 juillet, à l'appel de sept fédérations de cheminots (CGT, SUD-Rail, CFDT, UNSA, FO, CFTC, FGAAC) et de quatre fédérations de transports (CGT, CFDT, FO, CFTC). Pour autant, cette journée ne représente "qu'une étape", indique le secrétaire général de la Confédération générale du travail, Bernard Thibault, lequel envisage également des recours en justice.

Les mouvements sociaux devraient donc reprendre dès la rentrée et pourraient même venir perturber la Coupe du monde de rugby, organisée en France, du 7 septembre au 20 octobre 2007.

Car au-delà du texte relatif au service minimum dans les transports publics terrestres, se pose la question de l'extension de ce dispositif aux transports aériens et maritimes, ainsi qu'à l'Education nationale - une possibilité évoquée par le Premier ministre, François Fillon. Pour l'heure, Xavier Bertrand tente d'apaiser les esprits en précisant que le service minimum ne saurait être étendu à d'autres services publics sans concertation, "préalable indispensable". Matignon devrait en tout cas attendre l'évaluation de ce premier projet de loi sur le service minimum, prévue fin 2008, avant de se prononcer.

Le projet de loi sur le service minimum figurait parmi les principales promesses du candidat Nicolas Sarkozy, durant la campagne présidentielle. Le volet concernant les transports terrestres, après avoir obtenu le feu vert du Sénat, devrait être adopté, dans un climat certes tendu, mais sans grande difficulté, avant le 3 août 2007, date de fin de la session extraordinaire de l'Assemblée nationale.

par Yvon GRAIC publié dans : Sur les ondes
Samedi 25 août 2007
par Yvon GRAIC publié dans : Sur les ondes
Lundi 27 août 2007

 

 RTL - Chronique d'Alain Duhamel - lundi 27 août 2007

Ségolène Royal a choisi d'effectuer sa rentrée la première, dès ce week-end dans son fief de Melle. Pourquoi cette offensive estivale avant tout le monde ?

C'est en effet la première fois que Ségolène Royal organise une réunion publique de ses supporters les plus fervents, une semaine avant l'université d'été rituelle du Parti socialiste. La raison, elle est extrêmement simple. C'est que Ségolène Royal ne renonce à rien, n'abandonne rien, n'abdique rien, qu'elle considère que son avenir politique est devant elle, et pas derrière elle, que ce qui s'est passé à l'occasion de l'élection présidentielle, c'est un encouragement, et non pas une déception. Mais, comme elle a les yeux en face des trous, elle a bien compris que cette fois-ci, les choses ne se joueront pas en lisière du Parti socialiste, voire le cas échéant, contre le Parti socialiste, mais au cOEur du Parti socialiste. Et comme elle sait que les cartes vont y être battues, que François Hollande quittera ses fonctions après les élections municipales, que le Parti socialiste engage une tentative de modernisation, rénovation, voire refondation, elle veut être la première rénovatrice, la première modernisatrice, la première refondatrice, et elle le veut d'autant plus qu'au lendemain de l'élection de Nicolas Sarkozy, elle a traversé une mauvaise passe, qu'elle a commis plusieurs bévues, et que son fameux charisme, son étrange charisme, mais son charisme réel, il a été effiloché.

Est-ce que vous avez remarqué, vous qui l'avez écouté en détails, des inflexions dans son discours ?

Oui, d'abord il y a l'esquisse d'une autocritique, l'esquisse de l'esquisse, disons. Mais c'est vrai qu'elle reconnaît qu'il faut, par exemple, dans une campagne présidentielle, moins d'improvisation ou d'impréparation, et même elle dit qu'il faut jouer collectif, ce qui n'est pas quand même une grande nouvelle.
Jouer collectif, c'est certainement l'ardeur de la nouvelle convertie, du coup elle dit : "mais je n'ai pas de concurrence au sein du Parti socialiste". Bien entendu, elle le sait parfaitement, les concurrents, ils ne manqueront pas. Il y aura Dominique Strauss-Kahn qui s'en va peut être pour mieux revenir. Il y aura François Hollande, qui débarrassé de ses fonctions et cessant d'être ligoté, sera probablement davantage lui-même. Il y aura sans doute Bertrand Delanoë, s'il est réélu maire de Paris l'année prochaine. Et puis, il y aura des jeunes quadragénaires comme Arnaud Montebourg ou Manuel Valls, qui ne manquent ni de talent, ni en réalité d'appétit.
Sur le fond, ce qui est intéressant, c'est qu'on voit bien que Ségolène Royal veut pousser dans le sens d'un social-libéralisme assumé, d'un social-libéralisme à la française, mais d'un social-libéralisme assumé. Et ce qu'elle disait par exemple, du marché ou de l'individualisme, va tout à fait dans ce sens.

Ça n'empêche pas certains de ses camarades, je pense à Marie-Noëlle Lienemann, à Jean-Luc Mélenchon aussi, de la critiquer assez durement ?

Alors eux, c'est différent. Ce sont des spécialistes du mitraillage automatique, ce sont des tontons flingueurs irrépressibles. Ils s'en prenaient à Jospin avant, ils s'en prennent à Ségolène Royal maintenant, ils s'en prendront, peut être, à François Hollande, enfin, sûrement, François Hollande, et sans doute Dominique Strauss-Kahn, demain. Je dirais que de leur part, le fait d'être attaqué, pour eux, s'agissant d'un leader socialiste, c'est une bonne chose.
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par Yvon GRAIC publié dans : Sur les ondes
Mercredi 29 août 2007
Dur, dur d'être à gauche .....

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On l'avait quitté en pleine confusion. Alors qu'il entame sa rentrée politique, le Parti socialiste peine à clarifier sa situation de parti d'opposition à l'idéologie vacillante et à la direction contestée.

Sur le papier, tous s'accordent à dire que la bataille pour le leadership doit être remisée à plus tard, lorsque l'aggiornamento socialiste aura été accompli. Mais dans les faits, les querelles intestines semblent encore bien vives, comme en témoignent les quelques livres à paraître, signés de membres du PS (Claude Allègre, Marie-Noëlle Lienemann, Jean-Luc Mélenchon...) peu amènes envers Ségolène Royal.

En 2006, celle qui n'était pas encore candidate à la présidentielle faisait sa rentrée politique à Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), fief d'Arnaud de Montebourg, qui l'avait invitée à sa Fête de la rose. Mais le 26 août 2007, l'ancien porte-parole de Ségolène Royal n'a pas réitéré sa proposition, préférant convier de jeunes socialistes issus de courants divers.

Aussi la présidente de Poitou-Charentes a-t-elle décidé de prendre les devants et d'organiser sa rentrée, la veille, dans son propre bastion des Deux-Sèvres, à Melle. Devant 1 500 personnes (contre 4 000 attendues), elle a souhaité affiché un visage tranquille et apaisé, loin de toute ambition trop affirmée.

Assurant n'avoir "aucun esprit de revanche ou d'amertume", elle s'est même montrée disposée à travailler avec les "brebis égarées" qui ont déserté le parti, appelant à mettre un terme aux "affrontements obscurs" et aux "règlements de comptes inutilement brutaux". Pour autant, l'ouverture n'était pas tout à fait au rendez-vous, la plupart des invités étant des royalistes convaincus.

A l'inverse, différents courants étaient représentés, à Frangy, afin de réfléchir "aux vertus retrouvées du vivre-ensemble", comme le résume le député fabusien du Gers Philippe Martin. Pour Arnaud de Montebourg et ses invités, il n'est pas question, pour l'heure, de poser la question du leadership du parti. Mais ils sont nombreux à observer, à l'instar de Gaëtan Gorce (député de la Nièvre), qu'il "n'existe pas aujourd'hui de personnalité qui s'impose de façon incontestable au sein du PS".

Prenant ses distances avec l'ex-rivale de Nicolas Sarkozy, la jeune garde socialiste n'hésite pas à dresser un bilan critique du parti, et surtout de sa direction, accusée d'avoir "perverti la notion de synthèse", de les avoir "conduits à désigner une candidate sans projet".

Ces "lionceaux" pourraient avoir une large place à prendre, dans le renouveau idéologique auquel aspire le PS, d'autant que la plupart des "éléphants" semblent déserter. Pour preuve, l'université d'été des socialistes, qui se déroulera les 1er et 2 septembre 2007 à La Rochelle, comptera de nombreuses défections : Dominique Strauss-Kahn est "en campagne pour le poste de directeur du FMI" ; Martine Aubry, maire de Lille, reste dans sa ville à l'occasion de la grande braderie ; Laurent Fabius, Jack Lang, Jean-Luc Mélenchon, Claude Bartolone ne seront pas davantage de la partie et Lionel Jospin n'est pas certain de s'y joindre.

Dans moins d'un an, les militants socialistes devront choisir, à l'occasion du prochain congrès socialiste, le successeur de François Hollande au poste de premier secrétaire. D'ici là, les adhérents doivent parvenir à retrouver une unité au-delà des multiples camps et réinventer une idéologie, aujourd'hui aux contours flous. Le dialogue avec les autres forces de gauche, proposé par Les Verts et approuvé par le PS, pourrait stimuler cette réflexion.

par Yvon GRAIC publié dans : Sur les ondes
Lundi 3 septembre 2007

Jean-Michel Aphatie : Bonjour, François Chérèque. RTL

François Chérèque : Bonjour.

On en a parlé pendant 18 mois, et puis ça va être officiel dans à peu près une heure, Gaz de France et Suez vont fusionner. L'auditrice qui nous a précédés supputait que cela vous rendrait grognon, François Chérèque, elle a raison ?

Je pense qu'elle se trompe sur le sujet pour lequel je ne suis pas satisfait ce matin. La CFDT a toujours dit que cette fusion Gaz de France - Suez avait du sens, avait du sens au niveau industriel, à une condition : qu'on ne démantèle pas Suez.

Et c'est fait, çà ?

Et c'est fait. C'est-à-dire que l'engagement qu'il y avait qui était fort, vis-à-vis des 60.000 salariés de Suez, c'était qu'on ne couperait pas leur entreprise en morceaux. Or, c'est ce qu'on fait. On est en train d'abandonner l'environnement de Suez : c'est l'eau, c'est les déchets, c'est un enjeu énorme au niveau environnemental, et on va mettre ça à la Bourse, aux prédateurs financiers. Je pense qu'on fait une grosse erreur de démanteler Suez ; et je remarque que le Président de la république reçoit un syndicat des représentants des salariés de l'entreprise publique mais néglige totalement les salariés du privé qui, eux, n'ont pas de connaissances sur leur avenir, et là on a un désaccord total sur le démantelement de Suez.

Le Président de la République a reçu Frédéric Imbrecht de la CGT. Claude Guéant, hier, au "Grand Jury" disait (donc secrétaire général de l'Elysée) : "L'Etat n'a pas vocation à être actionnaire d'une entreprise qui travaille dans l'Environnement".

Ah, on plaisante. On est à - comment dirais-je - à un mois du Grenelle de l'Environnement, on va parler quoi ? On va parler de l'Eau, on va parler de l'Energie. Mais que dit M. Borloo, le numéro 2 du gouvernement ? Il n'existe pas sur ce sujet-là. Et là, on a un sujet environnemental, y compris au niveau de l'électricité ou du gaz. On a un problème de cohérence européenne pour l'achat du gaz.

Alors, rappelons-nous pourquoi cette démarche au départ ? On avait peur qu'ENEL, entreprise d'électricité italienne, mette la main sur Suez et démantèle Suez. Or, on est en train de faire la même chose, de faire une alliance avec Suez : on démantèle Suez et la France met la main sur l'électricité et sur le gaz du numéro UN belge, sans du tout se concerter avec les Belges ; c'est-à-dire on tourne le dos à une réflexion européenne. Là, il nous semble que...

Et là, je ne suis pas à l'inverse de ce que disait madame, à défendre le statut du salarié du public, même si je dois le défendre bien évidemment... Mais on est là sur une logique européenne, on tourne à la logique européenne, et puis, on ne prend pas en compte un problème environnemental qui est fort et l'intérêt des 60.000 salariés qui, apparemment, ne comptent pas pour le Président de la République.

Peut-être Jean Louis Borloo vous aura entendu ce matin sur RTL,François Chérèque, peut-être on le sollicitera aussi. On verra bien. Ce matin, c'est la pré-rentrée pour les enseignants. Demain, les gros bataillons d'élèves suivront. On parlera sans doute beaucoup dans les salles de professeurs des suppressions de poste dans l'Education nationale, plus largement dans la Fonction publique. Hier, à votre franchise, qu'est-ce que vous en pensez, François Chérèque. Christine Lagarde a dit : "Dans la Fonction publique, il y aura un plan de rigueur" ?

On y est déjà à la rigueur. Lorsqu'on supprime 22.000 ou 23.000 postes...

22.700.

22.700 postes dans la Fonction publique, que l'on est à six ans, sans accord salarial, on est dans une démarche de rigueur et de difficultés. Donc, là, je crois qu'il y a eu un aveu de franchise et je dois reconnaître qui est honnête de la part de ministres, et puis beaucoup de langue de bois de la part de M. Guéant sur ce sujet-là.

Guéant a parlé de "revalorisation" de la Fonction publique.

On revalorise comment ? En bloquant les salaires et en supprimant des fonctionnaires, on ne revalorise pas.

C'est aussi ce que disait François Fillon : si les fonctionnaires acceptent de voir leur poste diminué, ils seront mieux payés. Il le disait l'autre jour sur TF1.

Vous savez très bien qu'il y a 5 millions de fonctionnaires, qu'on ne revalorise pas les autres fonctionnaires avec le gain qu'on pourra faire sur ce sujet-là. Non, je crois qu'il faut qu'on sorte de cette spirale qui est une spirale négative de la Fonction Publique et qu'on rediscute enfin. Qu'est-ce qu'on veut faire des fonctionnaires ? Quel est l'avenir de la Fonction publique et les fonctions qu'on veut assigner à la Fonction publique ? Qu'est-ce qu'on veut comme services aux usagers de la Fonction publique. Ensuite, on débattra du nombre et du niveau de qualification des fonctionnaires. On n'a pas de tabou sur le nombre de fonctionnaires mais on ne peut pas avoir une réforme de la Fonction publique au niveau comptable sans avoir un débat sur l'avenir de l'Etat et l'avenir des missions qu'on assigne à l'Etat.

Pensez-vous que la formule de Christine Lagarde va susciter de la mauvaise humeur, peut-être des grèves dans la Fonction publique ?

De la mauvaise humeur, elle est là. Donc, je crois qu'il faut dépasser ce type de formule. Et je répète : travailler avec les fonctionnaires, travailler à l'Assemblée Nationale, sur ce que l'on veut donner comme service et qu'on discute ensuite du nombre de fonctionnaires. La CFDT n'est pas bloquée sur une réflexion sur l'avenir de l'Etat ; encore faut-il qu'on n'en parle pas uniquement au niveau comptable.

Jeudi, le Président de la république s'est exprimé devant le Medef, certains en ont été choqués. Qu'est-ce que vous en pensez, vous ?

Moi, j'ai toujours dit que le Président de la République parler d'économie devant les patrons, je ne vois pas ce qu'il y avait à revoir. C'est eux qui tiennent l'économie. Moi, je suis plutôt déçu par le discours.C'est-à-dire qu'on nous parlait d'un plan de relance de l'économie, on n'a eu rien du tout. On a eu un bon discours de motivation des patrons, c'est bien. Je pense que Bernard Laporte a des exemples à avoir en termes de motivation pour la Coupe du Monde de rugby ; mais sur le fond et sur les orientations économiques : rien du tout.

Il y avait quand même çà : "Je suis favorable, a dit Nicolas Sarkozy, à ce que soit ouverte la possibilité d'une séparation à l'amiable entre employeurs et employés d'entreprise".

Oui, là c'est une ingérence dans une négociation qui va avoir lieu.

Voyez, vous lui reprochez de ne rien dire, et quand il dit quelque chose...

Mais çà, c'est pas fondamental pour l'économie. On donne l'impression qu'on va régler le problème de l'économie sur juste ce problème-là. On ouvre une négociation avec le patronat, que le Président de la République prenne partie dans cette négociation, c'est déplacé. Mais il y a d'autres choses qu'il a dites, bien évidemment, c'est pas totalement... Par exemple, il a parlé des 35 heures.

Oui.

Et il est en train de dire aux salariés...

"Je veux aller beaucoup plus loin dans l'assouplissement"...

Mais alors qu'est-ce que ça veut dire : aller plus loin. C'est qu'après avoir vendu : "Travailler plus, pour gagner plus", il est en train de nous demander de renégocier dans les entreprises, "travailler plus, sans gagner plus". C'est-à-dire qu'il est en train de se rendre compte que ce qu'il a vendu dans sa campagne électorale, n'est pas quelque chose qui est possible dans les entreprises. Il est en train de changer de direction sur les 35 heures. Et aujourd'hui, on va nous demander à nous, les syndicats, d'expliquer aux salariés : que s'ils travaillent plus, ils ne gagneront pas plus. C'est exactement ce que j'ai dit dans la campagne électorale.

Vous n'étiez pas candidat ; mais quand vous commentiez la campagne électorale...

Quand j'ai interpellé...

Vous êtes de mauvaise humeur, ce matin, François Chérèque. Vous êtes de mauvaise humeur ? Vous en voulez un peu au Président de la République ? Vous pensez que ça ne démarre pas très bien cette rentrée ?

Non, je suis... Ecoutez, je pense que lorsqu'on dit une chose aux salariés, qu'on fait l'inverse, c'est pas bon. Je crois qu'on ne peut pas régler les problèmes que par des coups. Je crois qu'il faut regarder les choses globalement, c'est-à-dire que la politique économique du gouvernement aujourd'hui qui devait relancer par une baisse d'impôts, un cercle vertueux de la consommation, risque d'être un échec et Mme Lagarde l'a dit. Donc, on va vivre des moments difficiles. Mais ceci dit, je suis, comment dirais-je, plein de dynamisme dans le sens où on ouvre une négociation avec le patronat. C'est notre interlocuteur privilégié. Une négociation sur le marché du travail pour lutter contre la précarité des emplois et je pense que j'ai un grand espoir pour faire en sorte que les salariés qui sont le plus en difficulté, trouvent un avenir meilleur dans cette négociation.

Cette négociation, vous l'ouvrez vendredi. Vous avez déjeuné au restaurant, le 23 août avec Nicolas Sarkozy, et vous avez dit en sortant : "C'était bien agréable !"

Ah non... j'ai pas...

Ah, c'est entre guillemets : "bien agréable et très intéressant".

Le Président de la épublique est quelqu'un d'un commerce agréable ; ce qui ne veut pas dire qu'on est obligatoirement d'accord avec ce qu'il fait, c'est ce que je viens de dire.

Et vous aviez bien mangé, peut-être ?

Ah, c'est pas ça l'important !

C'était pas important. François Chérèque, plein de dynamisme, a-t-il dit, était l'invité de RTL ce matin

par Yvon GRAIC publié dans : Sur les ondes
Dimanche 28 octobre 2007
Le chef de l'Etat a quitté le plateau de l'émission "60 minutes" de la chaîne américaine CBS, "parce qu'il n'a pas aimé une question", précise la voix off de la bande annonce de l'émission, diffusée à 1 heure du matin (heure française).
 

Nicolas Sarkozy, lors de l'émission "60 minutes" (DR)

Nicolas Sarkozy, lors de l'émission "60 minutes" (DR)

La chaîne de télévision américaine, CBS, diffuse, dimanche 28 octobre, la bande-annonce d'un extrait de l'émission "60 minutes" intitulée "Sarko l'Américain", vidéo dans laquelle on peut voir le président français quitter le plateau parce qu'il "n'a pas aimé une question", précise la voix off. L'émission "60 minutes", l'une des plus réputées de la télévision américaine, doit être diffusée le 29 octobre à 1h du matin (heure française).

"Quelle imbécile !"

Alors que Nicolas Sarkozy est présenté, en début de séquence, comme une personne qui apprécie les Etats-Unis, comme un homme "intelligent", "énergique" et "tempétueux", dit la voix off, on voit le président enlever son micro et quitter brutalement le plateau après avoit déclaré : "quelle imbécile". Lorsque la présentatrice, Lesley Stahl, lui demande ce qui n'était pas correct, le président français ne répond pas et part. "Au revoir" et "merci" seront ces derniers mots.

par Yvon GRAIC publié dans : Sur les ondes
Mercredi 31 octobre 2007

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Un an après la Chilienne Michèle Bachelet, c'est au tour de l'Argentine de décliner la présidence au féminin. Le 28 octobre 2007, Cristina Fernandez de Kirchner a été élue, dès le premier tour, à la tête de l'Etat, remportant 44,8 % des suffrages. La candidate péroniste prend donc la succession de son président de mari, Juan Domingo Peron, dont le bilan très positif - la croissance aura marqué son mandat - fut l'un des principaux arguments durant sa campagne.

Avocate de formation, la sénatrice devient ainsi la première présidente élue d'Argentine. L'événement, notable en soi, confirme également le tournant qui s'opère à la tête de plusieurs Etats, où les femmes parviennent enfin à s'imposer. Signe des temps, c'est d'ailleurs contre la députée libérale chrétienne Elisa Carrio que la candidate péroniste l'a emporté.

Phénomène récent et encore rare, l'ouverture du pouvoir à la gent féminine touche toutes les régions du monde. Au Nord du continent américain, Hillary Clinton entend bien être la prochaine à accéder à la plus haute magistrature. L'ancienne première dame des Etats-Unis se trouve d'ailleurs en position de force, seule femme face à sept hommes, pour obtenir l'investiture démocrate et devenir ainsi officiellement la première candidate à la Maison Blanche. Les intentions de vote la créditent d'ores et déjà de 50 % des voix pour les primaires, qui se dérouleront en janvier 2008, soit onze mois avant l'élection présidentielle.

A l'autre bout du monde, Benazir Bhutto n'est pas véritablement en campagne mais bataille pour revenir sur le devant de la scène politique pakistanaise. Forçée de s'exiler durant huit ans à Dubaï, l'ancien Premier ministre du Pakistan est revenue dans son pays le 18 octobre 2007. Echappant, peu après son arrivée, à un attentat suicide à l'origine de la mort de 139 personnes, Benazir Bhutto a été accueillie triomphalement par ses compatriotes et espère désormais participer au rétablissement de la démocratie. Elle escompte notamment conduire son parti aux élections législatives de janvier 2008 et négocier un partage du pouvoir avec le général-président Pervez Musharraf.

L'Europe n'est pas en reste. Si Ségolène Royal a échoué aux portes de l'Elysée en France, l'Irlande, la Lettonie et la Finlande ont placé une femme à la tête de leur Etat - sans compter la chancelière allemande, Angela Merkel.

Pour autant, sur 231 pays, moins de 5 % étaient dirigés par des femmes en 2006. Et nombre d'entre elles sont soit "femme de" (comme Cristina Fernandez de Kirchner, Hillary Clinton...), soit "fille de" (comme Benazir Bhutto). Une parenté qui pose - souvent à tort - la question de leur légitimité, alors même que la plupart ont désormais derrière elles une solide carrière politique. L'évolution est sans doute en marche, mais les préjugés - notamment sur l'image - ont la vie dure.

 
par Yvon GRAIC publié dans : Sur les ondes
 

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"Plus les hommes seront éclairés plus ils seront libres." Voltaire


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