"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
- le 17 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h
« Le Parti socialiste doit intégrer toutes les
nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la
discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ? »
-le 24 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h
richesse ?
à la Maison de la Lombardie, 50 rue Leverrier, sur les Hauts de Rouen
je vous souhaite la bienvenue sur ce site participatif. Il répond à l'initiative que nous avons lancée, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, serein, utile aux Français. Je compte sur vous pour le faire vivre et apporter vos idées. Elles nous permettront de composer une belle contribution dont nous serons toutes et tous co-auteurs !
Ségolène Royal
Le préambule du projet de déclaration de principes souligne que "la nature du socialisme démocratique" est "d'aller à l'idéal et de comprendre le réel (…), d'assumer les tensions et les contradictions qui (…) font la vie humaine". L'article 1 rappelle l'objectif de parvenir à "l'émancipation complète de la personne humaine", mais pose sans attendre le principe de "la sauvegarde de la planète". Cette sensibilité environnementale se confirme à travers la reconnaissance d'un "modèle de développement durable" et l'affirmation du principe de précaution. "Les socialistes sont partisans d'une économie sociale et écologique de marché" – l'expression est inspirée par les partisans de Laurent Fabius –, poursuit le texte qui, legs strauss-kahnien, insiste sur l'obligation de favoriser un "secteur privé dynamique".
LE CONCEPT D'ETAT SOCIAL
"Parti décentralisateur", le PS est partisan d'une "économie de marché régulée par la puissance publique ainsi que par les partenaires sociaux". Il insiste sur la "qualité de l'emploi", qui suppose "une rémunération juste ainsi qu'une promotion professionnelle et sociale". Cette déclaration de principes emprunte aux sociaux-démocrates allemands le concept "d'Etat social", ce qui la conduit à évoquer, mais avec d'infinies précautions, la réforme de l'Etat-providence. La formule utilisée n'aurait pas été récusée par Jacques Delors : "La régulation (…) est un des rôles majeurs de l'Etat pour concilier l'économie de marché, la démocratie et la cohésion sociale". Le texte établit l'obligation "de garantir pour tous la sécurité des personnes et des biens sans laquelle il n'y a pas de liberté réelle". La démocratie participative chère à Ségolène Royal est évoquée parmi les moyens qui permettent de promouvoir "la délibération et la décision collectives".
Dans la lignée des travaux de leurs "forums de la rénovation", les socialistes refusent de considérer "la nation comme une juxtaposition de communautés". Ils la définissent "comme un contrat entre citoyens libres et responsables", non sans préciser l'obligation de veiller "à ce que chacun accomplisse aussi ses devoirs vis-à-vis de la collectivité".
Assez peu disert sur la mondialisation, le document revendique, par ailleurs, "un ordre international juste et respecté". L'article 17, affirmant que "le Parti socialiste est un parti européen" qui "revendique le choix historique de l'Union européenne", est le seul à ne pas avoir fait l'unanimité au sein de la commission puisque Jean-Luc Mélenchon, qui représente une partie de la gauche du PS, s'est abstenu. L'histoire se répète : en 1990, c'est déjà la question européenne qui avait été à l'origine du seul vote contre, de la part du courant de Jean-Pierre Chevènement.
LA FIN DES "RAPPORT DE CLASSE"
Sur un plan plus doctrinal, le projet de déclaration ne fait plus mention des "rapports de classe" et, pour la première fois, s'abstient désormais de toute allusion au terme de "révolution". Le PS se définit "ancré dans le monde du travail""d'exprimer l'intérêt général du peuple français". Le PS confirme sa nature "réformiste" tout en se voulant porteur "d'un projet de transformation sociale radicale". Cependant, conscient que "celle-ci ne se décrète pas", il est prêt à "changer la vie par la loi et le contrat". Dernière précision qui a son importance, le Parti socialiste entend rassembler non pas toutes les forces de la gauche mais "toutes les cultures de la gauche". Une formulation habile qui suggère qu'un élargissement de sa stratégie d'alliances ne serait pas impie. et affirme sa volonté
Enfin, les rédacteurs de ce texte glissent, dans le 21e et dernier article, que le PS "ne se résigne pas aux divisions de l'histoire". A travers cette redéfinition en 21 points de l'identité d'un parti qui ne fait plus mystère de son ambition d'incarner toute la gauche, certains socialistes pince-sans-rire voient une réplique aux 21 conditions posées au congrès de Tours par les communistes, lors de la scission de 1920.
REUTERS LIBERATION.FR : dimanche 20 avril 2008
Selon ce sondage publié dans «Le Journal du Dimanche», 49% des personnes interrogées estiment même que l'action du chef de l'Etat et du gouvernement n'a «pas du tout» amélioré la situation.
L'action de Nicolas Sarkozy et du gouvernement n'a pas permis d'améliorer la situation de la France et des Français, estiment 79% des personnes interrogées par l'Ifop.
Selon ce sondage publié dans Le Journal du Dimanche, 49% des Français estiment même que l'action du chef de l'Etat et du gouvernement n'a "pas du tout" amélioré la situation.
A l'inverse, 21% des sondés estiment que la politique menée depuis un an a permis d'améliorer la situation de la France et des Français, dont 4% "tout à fait" et 17% "plutôt".
Le sondage a été réalisé les 17 et 18 avril auprès d'un échantillon de 956 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
Delanoë: «L'équipe Sarkozy n'est pas professionnelle»
Selon lui, le futur premier secrétaire du PS "ne sera pas automatiquement le prochain candidat du PS pour 2012, mais il ne doit pas être non plus a priori disqualifié". "Puis, en 2011, nous choisirons notre candidate ou notre candidat, pour la présidentielle. Mais chaque chose en son temps", dit-il. "J'entends participer au débat d'idées dans ce pays à travers des valeurs et des actes progressistes. D'une façon ou d'une autre, je serai là, je m'engagerai", conclut-il.
François Hollande va ouvrir un blog pour «prendre sa part» aux «débats» et «réflexions» autour des idées qui doivent, selon lui, «être au coeur de la transformation du PS».
Il y attend les interventions des internautes et du public sans qui «rien ne sera possible». Sur son site (http://www.francoishollande.fr), le Premier secrétaire socialiste
présente, dans une
brève intervention, ce blog qui sera ouvert «dans quelques jours».«La gauche a gagné les élections municipales», observe-t-il. «Elle travaille, et doit mener les transformations nécessaires au plan local. Maintenant, nous avons une ambition beaucoup plus grande encore, celle d'être une force d'espoir».
«Je veux à travers ce blog», poursuit le député de Tulle, «que les idées soient au coeur de la transformation du Parti socialiste, de la gauche, et du pays. Je veux prendre ma part, et je la prendrai, à travers des débats que j'ouvrirai, des réflexions que je produirai, des idées que je donnerai».
«Mais rien ne sera possible sans votre propre intervention: je vous attends», ajoute M. Hollande, dans une démarche toute «participative», même si le mot n'est pas dit. Le site devrait ouvrir au «début de la semaine prochaine», indique son entourage. Son directeur de cabinet, l'eurodéputé Stephane Le Foll, interrogé par l'AFP, affirme qu'il s'agit pour le patron du PS, qui doit passer la main au prochain congrès, d'avoir «un lieu de discussion». L'ancienne candidate à l'élection présidentielle Ségolène Royal a ouvert le 10 avril son site dédié (congresutileetserein.com) à une «consultation participative» pour accueillir les contributions des militants PS ou «sympathisants» au moins jusqu'à la mi-juin, en vue du congrès prévu en novembre .
vendredi 18 avril 2008, 18h43 | leparisien.fr
Avec cinq de ses amis, Fabius est actuellement en « négociations exclusives » avec la maison de ventes aux enchères Piasa, afin d’en prendre le contrôle. Les discussions, en bonne voie, sont engagées avec l’actuel propriétaire, la société Artémis du milliardaire François Pinault (également détenteur de Christie’s).
Retour aux sources
Pour Fabius, il s’agit en quelque sorte de renouer avec une tradition familiale. L’éléphant du PS est en effet issu d’une grande famille d’antiquaires. Son frère François, décédé en août 2006, était un galeriste parisien réputé et un fin connaisseur de l’histoire de l’art.
Pour cette opération, Fabius s’est allié à cinq personnalités influentes, dont d’anciens membres des cabinets ministériels sous l’ère Mitterrand. Parmi eux : Charles-Henri Filippi, ex du cabinet de Georgina Dufoix aux Affaires sociales et ancien président de la banque HSBC, Jérôme Clément, actuel président d’Arte et qui fut un des collaborateurs de Pierre Mauroy. A la croisée des réseaux en présence, on trouve encore Serge Weinberg, chef de cabinet de Fabius en 1981-82, qui poursuivit sa carrière à la tête du groupe de Pinault, PPR. L’ancien directeur général d’Hermès Christian Blanckaert et le patron de Fimalac (également mécène et 25e plus grande fortune de France) Marc Ladreit de Lacharrière ferment ce très sélect « club des six ».
« Vivre sa passion »
En devenant actionnaires majoritaires de Piasa, Fabius et ses cinq mousquetaires s’offrent rien moins que la sixième
maison d’enchères de France. La société affiche un chiffre d’affaires de 48,7 millions d’euros en 2007, en hausse de 34 % !). Pour autant, Fabius ne compte pas se reconvertir en
marchand d’œuvres d’art et encore moins prendre sa retraite. « Il a un vif intérêt pour la culture et l’art de longue date, souligne un de ses collaborateurs. Pour lui, c’est une façon de
vivre sa passion. » Et peut-être aussi de ne pas finir sur les étagères des antiquités du Parti socialiste.
Edition France Soir du mercredi 16 avril 2008 n°19773 page 6
LPSLe PS donne lundi le coup d'envoi des débats de son Congrès de novembre avec la présentation d'un projet de "déclaration de principe"
destinée à définir l'identité des socialistes du XXIe siècle et à réviser une charte de "teneur marxiste" remontant au Congrès d'Epinay de 1971.
Le projet, en 21 articles, a été adopté par consensus au cours de plusieurs réunions regroupant toutes les sensibilités du parti, a indiqué à l'AFP l'eurodéputé fabiusien Henri Weber qui, avec l'historien du PS Alain Bergounioux, secrétaire national aux études, présente lundi le texte à la presse.
La "déclaration de principe" sera soumise au débat et au vote des militants pour adoption à la Convention du PS du 14 juin. Il s'agit de la première phase de la préparation du Congrès (7 au 9 novembre).
"La déclaration de principe définit l'identité socialiste: ce qu'est être socialiste en ce début de XXIe siècle, quelles sont les valeurs dont les socialistes se réclament, quels sont les grands objectifs et les moyens retenus pour les réaliser", souligne Henri Weber.
La première déclaration de principe datait de 1971 (Congrès d'Epinay) et "était de teneur marxiste", selon lui. Rédigée par Jean-Pierre Chevènement, elle était axée autour du "tryptique: nationalisation, planification, autogestion". "C'était après 68, le fond l'air était rouge!", se souvient Henri Weber, ancien leader de mai.
Cette déclaration avait été revue en 1990 au Congrès de Rennes qui avait atténué sa radicalité en définissant "les moyens de la réforme au service des idéaux révolutionnaires".
Cette fois, la révolution n'est plus à l'ordre du jour. "Les objectifs relèvent de l'humanisme socialiste", souligne M. Weber. Il s'agit de la "transformation sociale par voie réformiste", précise M. Bergounioux.
Quant à l'écologie, "elle entre dans la plupart des articles", souligne M. Weber.
Le texte a été débattu lors de réunions regroupant notamment François Rebsamen (proche de Ségolène Royal), Stéphane Le Foll (directeur de cabinet de François Hollande), Pascal Cherki (emmanuelliste), le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis, et Jean-Luc Mélenchon de l'aile gauche du parti.
Il a été adopté par un "consensus à 98%", souligne M. Bergounioux, seul Jean-Luc Mélenchon émettant des réserves sur l'article concernant l'Europe.
"Les socialistes ont des désaccords sur des politiques concrètes ou même sur ce que doit être un PS aujourd'hui, mais sur l'identité socialiste, il n'y a pas de désaccords", se réjouit M. Weber.
Il rappelle que tous les partis socialistes européens ont des textes du même type: le SPD allemand a même "un programme fondamental, distinct de son programme de gouvernement".
Par ailleurs, cette charte de base pourrait permettre de commencer le congrès sur une note unanime.
Un deuxième projet, portant sur les statuts du parti, devrait être présenté prochainement pour adoption en juin, mais il risque d'être plus polémique.
Source : AFP
Edito
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- Conflit israélo-palestinien : entretien avec Hind Khoury, déléguée générale de Palestine en France
Dossier : Modernisation du marché du travail
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- Analyse : La vie ne se résume pas à un seul contrat de travail
- Etude : Le projet de loi décrypté
- Conclusion : Les socialistes aux aguets
Territoires Grand Paris : un duel capital
Histoire Contrat de travail : 20 ans de ruptures par la droite
Portrait Hazrat Sarabi : De Kaboul à la rue de Solférino
Pour comprendre l'article qui suit, il faut savoir :
-
que le parti est hiérarchisé en 3 niveaux : Le conseil national composé d'élus nationaux et de délégués fédéraux, le conseil fédéral circonscrit à un département en générale et la section, circonscrite à une ou plusieurs villes, il peut y en avoir plusieurs dans les grandes villes.
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Le premier des socialistes est celui qui conduira la liste au municipale si le PS est majoritaire dans le cadre d'une liste d'union, c'est celui qui sera maire. Si le PS est minoritaire, PC majoritaire par exmple, le premier des socialistes propose la liste des candidats et conduit les négociations.
Voici un article bien intéressant figurants dans les statuts du Parti Socialiste :
Article 9.1.3 : Rôle des fédérations dans le processus de désignation des candidats
Les fédérations ont mandat de veiller à l'application des règles et des principes fixés par le Parti.
Pour toutes les désignations locales, à l'exception de celles des premiers des socialistes dans les villes de plus de 20 000 habitants et les préfectures, les candidatures ne sont définitives qu'après leur ratification en conseil fédéral.
Pour les désignations nationales et européennes, et celles des premiers des socialistes dans les villes de plus de 20 000 habitants et les préfectures, les candidatures ne sont définitives qu'après leur ratification en conseil national.
Ce qui veut dire que les militants d'une section (c'est à dire d'une ville) peuvent choisir un candidat, mais que la Fédération, ou le National peut, s'il le souhaite, imposer quelqu'un d'autre. Cela s'appelle un parachutage.
Comme les militants dans ce cas précis ne sont pas très disciplinés, il faut je pense supprimer cet article, mais ce n'est pas tout.
Les listes des élections régionales, par exemple, sont établies par les fédérations (avec regard du National) à la proportionnelle des courants, normalement, mais c'est surtout la tête de liste qui fait sa liste. Les militants ne font que l'entériner. Donc, pour être sur la liste, il faut être bien installer dans un courant et surtout proche de ceux qui tirent les ficelles.
Il en est de même pour les représentants nationaux et fédéraux du parti.
Je pense que les personnalités du parti sont des gens en général de qualité et investies, passionnée par ce qu'elles font. Mais tout ceci montre, que pour être élu, mieux vaut connaître du beau monde, c'est à dire qu'un militant de salon (qui passe son temps dans son courant à faire des courbettes et boire du thé...là, j'ironise !) aura plus de chances d'être élu dans sa région ou sa ville et/ou de se retrouver au conseil national qu'un militant investi dans sa ville auprès des citoyens que se soit dans le milieu associatif ou autre. Et je ne parle pas du temps que certains peuvent perdre dans les couloirs...
Dans certaines communes, les réunions de groupe et les conseil municipaux sont désertés par ces militants de salon car leur place dans un courant importe plus...
Tout ceci éloigne nos dirigeants du terrain. Or, je pense que le travail du politique est justement la représentation. Qui représente-t-on lorsqu'on ne passe pas assez de temps avec les citoyens ?
Même s'il est parfois nécessaire, dans un parti de passer devant les militants, sur certains sujets (comme les alliances par exemple qui relèvent d'accords nationaux), même si un grand nombre d'élus est quotidiennement sur le terrain, même si ceux qui usent et abusent des stratégies de couloirs ne sont pour la plupart pas tous mauvais, il faut redonner de la place aux choix des militants, dans le but d'assainir les relations du parti avec la base et surtout avec la population... Quand un parachuté fait 13% au premier tour des municipales, le PS en sort-il grandi ?
1 000 hôpitaux aujourd'hui.
L'hôpital doit "adapter son offre de services", a expliqué M. Sarkozy. Il doit "se recentrer sur son cœur de métier", la phase aiguë des maladies, et offrir ensuite "une prise en charge" pour les personnes âgées et handicapées. Objectif fixé pour les hôpitaux dont le déficit cumulé, fin 2007, est estimé à 800 millions d'euros : revenir "à l'équilibre d'exploitation d'ici 2012".
Pour l'ancien ministre socialiste de la santé et actuel président de la Fédération hospitalière de France, Claude Evin, cette réforme est nécessaire. Il en va même, selon lui, de la survie du service public de l'hôpital.
Claude Evin
Cet avis n'est pas partagé par les quelque 150 comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité. Ils nient que "la France compte trop de sites hospitaliers" et estiment que le rapport Larcher "cautionne la dégradation" des établissements locaux.
Virginie Gossez, sage-femme depuis vingt-cinq ans à la maternité des Bluets (Paris, 12e), conteste également ce projet de réforme. Dans le cadre du Plan hôpital 2007, sa maternité est en restructuration. Le nombre de naissances y croît d'année en année (2 600 prévues en 2008, 3 000 en 2009). Et il est question d'y supprimer entre dix et vingt emplois. Mme Gossez redoute les effets d'une telle évolution : recours à des médicaments ou des interventions chirurgicales (comme une césarienne) pour accélérer la naissance de ces "bébés à la chaîne", séjour réduit à trois jours pour les mères, risques accrus pour la santé des nouveaux-nés par insuffisance du suivi médical...
Virginie Gossez
La réforme de l'hôpital est l'un des volets de la loi sur l'organisation des soins, qui sera présentée au Parlement à l'automne. Jusque-là, les débats promettent d'être animés.
Ségolène Royal a sommé jeudi Nicolas Sarkozy "d'arrêter de casser les familles" après l'annonce de la diminution du complément des allocations familiales.
"Je dis au gouvernement et au président de la République: arrêtez de casser les familles et de porter atteinte à la famille, un lieu essentiel de sécurité, d'éducation, de transmission des valeurs", a déclaré la candidate socialiste à l'élection présidentielle de 2007 lors d'un point presse dans ses bureaux parisiens.
Ségolène Royal a exprimé sa "colère" et son "indignation contre les attaques portées sur les familles", "fragilisées dans leurs cinq piliers principaux".
L'ancienne ministre déléguée à la Famille a dénoncé la décision, confirmée mercredi soir par le Premier ministre François Fillon, de la suppression du complément des allocations familiales pour les familles comptant des enfants de 11 à 14 ans, soit "entre trois et quatre millions de familles", selon elle. "Le gouvernement n'a pas le droit de voler l'argent des familles pour faire des économies très minimes", a-t-elle protesté, observant que la mesure allait déboucher sur une économie de 136 millions d'euros.
Cette mesure s'ajoute aux "attaques" portées par le gouvernement contre la santé, l'éducation, le logement, ainsi que la flambée des prix de l'alimentation, a noté Mme Royal.
Le poète martiniquais Aimé Césaire, 94 ans, chantre de la «négritude», est décédé jeudi matin au CHU de Fort-de-France (Martinique), où il était hospitalisé depuis le 9 avril, a-t-on appris jeudi de source gouvernementale.
Depuis son hospitalisation, pour des affections «de nature cardiologique», à l’hôpital Pierre Zobda-Quitman de Fort-de-France, des rumeurs alarmistes circulaient sur son état de santé, qualifié de «préoccupant» par ses médecins.
Aimé Césaire fut, avec le Sénégalais Léopold Sédar Senghor et le Guyanais Léon-Gontran Damas, l’un des chantres du courant de la «Négritude».
L’auteur du «Cahier d’un retour au pays natal» avait consacré sa vie à la poésie et à la politique. Principale figure des Antilles françaises, il fut depuis les années 1930 de tous les combats contre le colonialisme et le racisme.
Les Martiniquais attendaient ces derniers jours avec sérénité et dans la discrétion l’évolution de l’état de santé d’Aimé Césaire, notamment à Fort-de-France, la ville dont il fut le maire pendant 56 ans, de 1945 à 2001.
AIME CESAIRE 1
envoyé par MELMOTH
Ségolène Royal: Césaire au Panthéon
Ségolène Royal a demandé aujourd'hui l'entrée au Panthéon d'Aimé Césaire, "éminent symbole d'une France métissée" décédé à
l'âge de 94 ans.
Ségolène Royal exprime sa "reconnaissance profonde" au président d'honneur du comité de soutien de sa campagne présidentielle de 2007.
Il est vrai que l'Italie est aujourd'hui dans un triste état : une démographie comateuse, une industrie en recul, un chômage persistant, des universités mal placées dans la course à l'économie de la connaissance, des élites internationalisées qui se désintéressent de leur propre pays, une immigration incontrôlable, un Etat impuissant face aux sociétés criminelles du Mezzogiorno. Ce n'est pas un hasard si la Ligue du Nord d'Umberto Bossi, autonomiste, xénophobe et anti-européenne, obtient un succès retentissant en Vénétie et en Lombardie, après que le gouvernement Prodi s'est révélé incapable de résorber la montagne d'ordures napolitaines, fruit d'un fructueux trafic de la Camorra.
La ligne politique de Berlusconi est plus que jamais une ligne populiste alimentée, selon l'analyse de Marc Lazar, par les frustrations du Nord et les peurs du Sud. D'un côté, les petits industriels, commerçants, artisans mais aussi ouvriers de la partie septentrionale du pays, de l'autre, les femmes au foyer, les personnes âgées, les couches sociales défavorisées inquiètes de la modernisation, dans la partie méridionale.
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Tout, pourtant, n'est pas négatif dans le vote très clair qui vient d'avoir lieu. D'abord, grâce à la prime majoritaire contenue dans la loi électorale, Berlusconi, demain, à la différence de
Prodi hier, va disposer pendant cinq ans d'une majorité stable. La tendance à la bipolarisation est très nette dans un pays où se mouvaient récemment, selon certains décomptes, jusqu'à 39 partis
politiques. Désormais, quatre seulement seront représentés au Parlement, le PDL de Berlusconi, le PD (Parti démocrate) de son adversaire de gauche Walter Veltroni, la Ligue du Nord à l'extrême
droite et, au centre, la petite Démocratie-chrétienne résiduelle de Ferdinando Casini. Cet échec des centristes qui voulaient échapper à la logique bipolarisante Berlusconi-Veltroni n'est pas une
bonne nouvelle pour François Bayrou. L'écrasement de la coalition «arc-en-ciel», communistes- Verts, qui a pratiqué à l'égard de Prodi la politique du pire, en est une très mauvaise pour Olivier
Besancenot. Partout en Europe, les électeurs de gauche estiment en effet que leur camp a déjà trop de difficultés pour se payer le luxe de surenchères plébéiennes et d'utopies
paléontologiques.
Les temps sont durs pour une gauche européenne qui dominait la scène pendant les années 1990. En France et en Italie, la droite est solidement installée aux affaires; en Allemagne, la grande coalition tourne à l'avantage d'Angela Merkel; au Royaume-Uni, Gordon Brown est au plus bas dans l'opinion publique. La conjoncture est contre la gauche et, quelle que soit la tactique employée, son noyau électoral oscille entre 40% et 45% du corps électoral.
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Le Nouvel Observateur

Les émeutes de la faim ayant fait irruption dans les journaux télévisés, l'heure est à la mobilisation. De Paris à Washington, chacun y va de son idée pour venir en aide aux populations des pays pauvres incapables de faire face à l'augmentation des prix des denrées alimentaires de base, notamment le riz. On ne peut que saluer cet élan de générosité. Ne pas réagir serait criminel et donnerait de l'Occident une image bien peu reluisante.
Pourtant, comment ne pas se sentir mal à l'aise face à ces élans du coeur ? Car les plus généreux aujourd'hui sont peut-être les plus responsables de ce dérèglement planétaire. Les nouvelles habitudes alimentaires des pays émergents, largement importées des pays développés, expliquent en grande partie l'explosion de la demande, et donc les tensions sur les prix.
Ce n'est pas la seule raison. La concurrence des biocarburants en est une autre, essentielle. Or les Etats-Unis, si généreux avec le Programme alimentaire mondial, ont confirmé leur volonté de doubler les surfaces déjà très importantes qu'ils consacrent aux biocarburants. Face à l'automobiliste américain, le paysan haïtien ne fait pas le poids. Même chose pour l'Europe. Non seulement elle veut développer les biocarburants, mais, dans les négociations internationales, elle maintient une politique protectionniste qui déstabilise depuis longtemps les agricultures du tiers-monde et freine la réduction de la pauvreté.
Quant à la responsabilité de la Banque mondiale et au Fonds monétaire international, elle est également considérable. Pendant des décennies, ces institutions ont expliqué aux pays émergents que l'agriculture avait son avenir derrière elle. Les pays émergents ont ainsi favorisé les cultures d'exportation, destinées à leur rapporter des devises ; ils récoltent aujourd'hui les fruits amers de cette politique. Ainsi le Sénégal exporte des produits alimentaires - que l'Europe taxe quand il a l'audace de vouloir les transformer sur place -, mais doit importer environ 80 % du riz qu'il consomme. Or, non seulement le riz devient rare, mais les spéculateurs en font parfois grimper les prix de 30 % en une journée. La générosité soudaine de l'Occident ne saurait faire oublier la part de responsabilité qui est la sienne dans la crise majeure qui menace aujourd'hui.






