Désirs d'Avenir 76 Comité de Seine-Maritime
 
 
Avec Ségolène Royal nos Désirs d'Avenir continuent !
 
 

Ségolène Royal

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas"" Ségolène ROYAL Paris, le 6 mai 2007
 

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Le 6 mai et après 
avec Ségolène !

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble" 


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Dans votre commune, votre quartier , Créez votre comité !
 
     
3 Dates à retenir :
  1/A l'initiative d'Alain MAIRE animateur DA 76 le Havre , deux réunions dans le cadre de la consultation participative "pour un congrès utile et serein" nous vous invitons le:

 

        -  le 17 mai  à la section du Havre  (9rue Georges Braque )  de 14h à 17h

« Le Parti socialiste doit intégrer toutes les nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ? »

-le 24 mai à la section du  Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h

    « Le socialisme ne peut pas se contenter d’aménager le capitalisme financier à la marge : comment produire et répartir  autrement la
 richesse ?
_______________________________________________________________________________________

 2/ Débat public sur l’Agglo de Rouen prévu initialement le vendredi 16 mai 20h30 , est reporté au Jeudi 22 mai
à la Maison de la Lombardie, 50 rue Leverrier, sur les Hauts de Rouen

Chères amies, chers amis,  
je vous souhaite la bienvenue sur ce site participatif. Il répond à l'initiative que nous avons lancée, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, serein, utile aux Français. Je compte sur vous pour le faire vivre et apporter vos idées. Elles nous permettront de composer une belle contribution dont nous serons toutes et tous co-auteurs !

                                                                 Ségolène Royal

Jeudi 1 février 2007

Les perroquets parlent aux moutons…

 

Que l’UMP se livre à un harcèlement en règle de la candidate du PS en amplifiant, tronquant, déformant, stigmatisant chacune de ses déclarations pour créer chaque jour, et souvent de toute pièce, de nouvelles polémiques et que leur chef de meute s’approprie à des fins personnelles les moyens du ministère de l’Intérieur pour aller fouiller dans l’intimité de sa rivale et de son entourage tout en accusant celle-ci, avec l’aplomb formidable qu’on lui connaît, de tirer la campagne vers le caniveau, tout cela n’est finalement pas très surprenant ; et ça a au moins le mérite de nous donner une petite idée du type de société qui nous attend si par malheur, trop d’électeurs en venaient à se tirer une balle dans le pied en portant cette Droite manipulatrice au pouvoir.

Là où il y a un véritable problème, c’est quand la quasi-unanimité des médias, à l’abri d’une posture prétendument neutre et objective, reprend les propos partisans émanant de ces fouineurs de basses fosses, sans la moindre distance critique, en leur décernant de cette manière, aux yeux de tous, un brevet d’authenticité qui ne tarde pas à prendre force d’évidence par les multiples rappels qui en sont faits à chaque nouveau flash d’informations.

 

Ainsi, à chaque fois qu’un micro se tend vers Ségolène Royal, la Droite dit : « bourdes, gaffes, boulettes,… » et les journalistes reprennent en écho et en chœur : « bourdes, gaffes, boulettes,… » ; à chaque fois qu’elle hasarde un pied hors de France, la Droite dit « imprudence, légèreté, incompétence,… » et partout aussitôt on lit et on entend : « imprudence, légèreté, incompétence,… » ! A tout le moins, on pouvait espérer que dans un sursaut de déontologie, les journalistes – et c’est plus choquant encore lorsqu’ils vivent de l’argent du service public – n’omettent pas l’usage de simples guillemets pour rappeler que toutes ces stupéfactions indignées, ces effarouchements scandalisés, ces cris d’orfraie montés des rangs de l’UMP ne sont rien d’autres que de pitoyables faux semblants destinés à instiller le doute sur les capacités de l’adversaire mais non, d’emblée les médias les adoptent comme autant de vérités, ils authentifient les polémiques, valident les parti pris et dramatisent toutes ces « affaires » avec une servilité et un empressement stupéfiants. Et les sondages viennent affirmer à la suite l’extraordinaire efficacité de ce processus de calomnie généralisée importé de la fange des campagnes électorales made in USA.

 

Combien sont-ils aujourd’hui à ne pas mêler leur voix à ce lynchage médiatique, à refuser la confortable anesthésie que procure la répétition paresseuse de toutes ces pseudos polémiques ? Quand on a cité la parfaite honnêteté des commentaires de Françoise Degois, la subtilité et l’humour de la dernière chronique de Katleen Evin (toutes deux résistent sur France Inter) et bien sûr la décapante lucidité quotidienne des Guignols de l’Info, en est-il d’autres encore pour sauver l’honneur de leur profession ?
Pour conclure, osons un mot savant, un mot aussi peu usité que le mal qu’il désigne est aujourd’hui largement répandu, parlons du psittacisme des médias, c'est-à-dire de ce comportement de perroquets répétant sans aucun examen les allégations colportées par une Droite sans morale.
three parrots

Demain, le mois de mai nous dira la capacité d’un Peuple à refuser de se laisser influencer durablement par ce type de manœuvres nauséabondes ; mai nous dira aussi la capacité de la noble corporation des journalistes à se ressaisir, à affirmer enfin une vraie éthique professionnelle, à résister à la séduction ou aux insinuations menaçantes du candidat de la Droite dont chacun sait combien il est proche de ceux qui possèdent les grands organes de presse ; mai nous dira enfin la capacité de nos médias à situer le débat au seul niveau pertinent de la comparaison des valeurs et des programmes respectifs des différents candidats.
Et pour tout dire, mai nous dira si nous sommes ces moutons perdus que des perroquets bavards auraient convaincus de se laisser dévorer par des loups avides de pouvoir ou si au contraire, nous sommes bien des citoyens debout et libres.

La fable et sa morale ne sont pas encore écrites ; c’est à nous d’en décider.

Michel Coruble (01/02/07)

par Michel CORUBLE publié dans : Libre expréssion
Vendredi 30 mars 2007

SALE TEMPS SOUS LE DRAPEAU

On sent qu’on est entré dans la phase aigue de la campagne. Le temps politique s’accélère. Sarkozy avait à peine fini de prophétiser la remontée de Le Pen et son retour sur le devant de la scène médiatique qu’aussitôt Les provocations dans l’usage des forces de police se sont accélérées. Le matraquage d’image a commencé. Celles de la gare du nord mettant en scène des "brutes basanées qui cassent tout" viennent fort opportunément compenser les images désastreuses du pouvoir qui emprisonne les directrices d’école et pourchasse les grands pères dans la rue à coup de lacrymos. A sa manière subliminale, à peine énoncée mais vite absorbée par le téléspectateur, on devine aussi le lien avec le débat poisseux de la semaine passée sur le ministère de l’immigration et de l’identité nationale proposé par Sarkosy. C’est pourquoi je voudrais prendre le temps de revenir sur un épisode récent à propos de la réplique de Ségolène Royal à Marseille, si stupidement brocardée.

Il s’est dit beaucoup de choses de toutes sortes concernant le drapeau et la Marseillaise après ce discours. Je ne suis pas neutre sur le sujet. Je dois dire honnêtement que je n’ai de problèmes ni avec l’hymne ni avec le drapeau. Et pour me situer plus clairement encore, j’avoue que je ne compte plus le nombre de fois ou j’ai chanté dans les circonstances officielles où il est pourtant de bon ton de rester muet quand on joue l’hymne national. Par exemple, pendant l’hommage national pour Lucie Aubrac aux Invalides, représentant le Président du Sénat , je la chantais. Mais pas mon voisin sous la pluie, monsieur Sarkozy. N’est-ce pas étrange? On demande aux joueurs de foot de chanter la Marseillaise dans un stade avant un match mais cette exigence ne s’applique pas aux ministres au cours d'un hommage national devant le cercueil d’une résistante dans la cour des Invalides ?


IL FALLAIT REPONDRE!

Je veux dire plus. J’adhère totalement à ce qu’a dit Ségolène Royal à propos de la Marseillaise. A gauche nous avons trop longtemps assimilé aux seuls Versaillais l’hymne tandis qu’il est pour le reste du monde un chant de liberté et de rébellion indissolublement lié à l’histoire des révolutions populaires. Il ne s’agit pas ici de commentaire musicologique. Il s’agit de dire et définir à cette occasion en quoi consiste notre vision de la France. Cependant je comprends très bien la nature du trouble qui a été créé. Moi aussi, j’aurais été très mal à l’aise si ce qu’elle en avait dit avait été la course poursuite derrière Sarkozy que les esprits superficiels ont voulu voir. Mais elle a dit le contraire de lui ! Dès lors, j’affirme qu’il n’y a rien de plus normal, légitime et nécessaire venant de quelqu’un qui est candidate pour être présidente de la République que de répliquer à la définition de la Nation et de l’identité nationale donnée par Sarkozy à l’occasion de sa proposition d’un ministère de l’immigration et de l’identité nationale. Je juge positif et utile qu’elle y ait répondu. Son silence aurait posé problème. Elle a eu raison de s’exprimer ! Les citoyens vont aussi trancher ce débat : ou bien la vision ouverte et universaliste de l’identité républicaine des français que décrit Ségolène Royal après tous les socialistes français ou bien l’identité nationale ethniciste que postule Sarkozy dans la tradition maurassienne de la droite classique. Elle a bien fait de reprendre la balle au bond et d’assumer le débat. Par contre en réduisant la question posée et les réponses données à la misérable « question du drapeau », nombre de commentateurs se sont montrés particulièrement malveillants et nuisibles à l’exigence que suppose ce débat compte tenu de sa portée. Surtout ils sont parvenus à faire un amalgame entre deux positions pourtant antinomiques. Un beau rideau de fumé! Son seul résultat est de dédouaner l’affreuse proposition de monsieur Sarkozy. J’invite donc chacun à prendre le temps de la réflexion et de la lecture du discours de Ségolène Royal avant de se livrer à d’outrageantes simplifications. Et pour commencer, comme d’habitude, il faut d’abord définir clairement quel est le sujet réel de la discussion: le discours de Ségolène où sa simplification médiatique. Je note que l’industrie du spectacle et de l’information prenant comme d’habitude les gens pour des animaux a mis en scène la discussion sur le drapeau car tout le reste de ce que disait le discours de Ségolène Royal sur l’identité nationale était sans doute « beaucoup trop compliqué coco c’est pas de l’actu c’est de la philo, faut faire simple et concret » ! Suivant la règle bien connue du frelon médiatique, ce qui était un extrait devient l’essentiel qui bourdonne autour de vos oreilles et contre quoi vous ne pouvez rien sinon gesticuler sans qu’on comprenne pourquoi vu de loin. Selon cette façon de faire, Ségolène Royal aurait proposé le drapeau pour tout programme. Une fois cette idiotie lâchée, tout le monde embraye car il de l’intérêt de beaucoup de faire semblant que tel soit bien le sujet…..Et là-dessus la machine à commenter se met à tourner toute seule. Hypocritement, chacun commente non ce qu’elle a dit mais ce qui s’en dit. Arrive les grands esprits qui prennent des pauses raisonnables. Ainsi de monsieur Bayrou, champion du monde des leçons de morale. Lui accuse monsieur Sarkozy et madame Royal de « courir derrière Le Pen » et même de « faire son jeu ». Tel quel. Peut lui importe que le contenu de la définition de l’identité nationale que donne Ségolène Royal soit l’exact inverse de celle qu’en donne Le Pen. Cette rouerie est à l’image de ce qu’est en général le tour d'illusionniste de monsieur Bayrou sur pratiquement tous les sujets. Mais dans cette circonstance, je veux vous en donner un exemple particulièrement odieux. Pourquoi n'a t il pas été relevé ? La capacité d’indignation médiatique s’arrêterait elle au pied de monsieur Bayrou iconisé tout vif. Voici ce que monsieur Bayrou a pu dire sans que rien ne lui soit répliqué, juste après avoir fielleusement dénoncé ceux qui seraient des "obsédés de l’identité nationale" et qui feraient "le jeu de Le Pen".JLM

Mardi 10 avril 2007

Lettre de Ségolène Royal aux Français à l'étranger.

 Paris, le 9 avril 2007

Mes chères et chers compatriotes,

La France est à un tournant de sa vie politique.

Les 22 avril et 6 mai prochains, vous choisirez le ou la Présidente de la République.

Vivant à l'étranger, vous percevez mieux que quiconque l'importance que revêt aux yeux du monde l'élection présidentielle française de 2007.

Ce n'est pas seulement parce que l'image de la France est en jeu, mais parce que, vous le savez, de son image dépend sa capacité à agir.

Cette élection revêt une importance toute particulière pour ceux qui, comme vous, sont éloignés de leur pays pour des raisons personnelles ou professionnelles.

C'est pourquoi j'ai décidé de m'adresser à vous, grâce aux adresses électroniques que vous avez communiquées lors de vos démarches consulaires récentes. Elles ont été transmises, avec la liste des électeurs, à tous les candidats. Je ne le ferai qu'une fois avant le premier tour, et une fois entre les deux tours. Ensuite je demanderai à mon équipe de campagne la destruction de cette base de données.

Vous le savez, le rayonnement de notre pays a été écorné par la présence du Front National au second tour de la présidentielle de 2002. Il a pâti de l'échec du référendum européen de 2005.

Pour autant je refuse l'idéologie du déclin dont nous abreuvent certains prophètes de mauvais aloi.

Je crois en une morale de l'action et en la force de la volonté politique pour relancer la dynamique économique, sociale, culturelle de notre pays, pour répondre à l'urgence écologique, pour redéfinir les rapports Nord-Sud, la solidarité internationale, et le rôle de la France en Europe et dans le monde.

Vous êtes l'exemple de l'énergie et du dynamisme dont sait faire preuve notre pays.

Vous avez fait un choix courageux, celui de l'expatriation. Votre présence à l'étranger est une chance et une richesse pour chacun.

Contrairement à ceux qui ne s'intéressent qu'aux conditions de votre retour, je souhaite que la France s'occupe de vous pendant votre séjour outre-frontières.

Or depuis cinq ans, force est de constater que le réseau consulaire français recule. Des consulats ont été supprimés, de même que de nombreux centres et instituts culturels, l'aide sociale consulaire a diminué. Notre action culturelle et notre audiovisuel extérieur sont affaiblis par des dispositifs incohérents, leurs moyens ont été rognés.

La France doit renouer avec la volonté de faire entendre sa voix dans le concert des nations. Cette voix de la francophonie que je souhaite porter et amplifier, pour défendre partout dans le monde nos valeurs : la fraternité, la démocratie et la paix.

Je m'engage donc pour renforcer le rayonnement de la France à l'étranger par une politique de partage, d'aide et de soutien. Comme l'éducation est au cœur de mon projet, c'est à l'éducation que je pense d'abord : je veux renforcer les établissements scolaires français à l'étranger, notamment en augmentant le nombre de bourses pour les enfants qui y sont scolarisés et en diminuant de moitié d'ici à 2012 les coûts de scolarité à la charge des familles. Je veux aussi mettre en place une protection sociale minimale pour tous les Français de l'étranger. Je veux enfin qu'une nouvelle impulsion soit donnée à notre politique culturelle à l'extérieur, car le rayonnement de notre pays passe par la valorisation de notre formidable création, dans toute sa diversité, et par la promotion de notre langue.

Enfin dans le cadre de la réforme des institutions et de l'instauration d'une 6e République, je m'engage pour que les Français à l'étranger soient représentés par des députés à l'Assemblée nationale.

Je vous invite à consulter l'ensemble de mes propositions, disponible sur le site www.ffe-ps.org.

Nous avons connu trop d'occasions manquées : je veux que cette élection présidentielle soit utile à la France.

La France est forte quand elle est solidaire, elle est belle quand elle est diverse, elle est écoutée quand elle est respectée.

Mes chers compatriotes, la France que je vous propose de bâtir ensemble, c'est une France plus juste et plus forte, qui retrouve sa place en Europe et dans le monde.

C'est l'objectif de mon Pacte Présidentiel, et c'est l'engagement que je prends aujourd'hui devant vous.

Dès le 22 avril, ensemble, faisons gagner la France.

Vive la République ! Vive la France !
 
Signature Ségolène Royal
Mardi 17 avril 2007

Le 22 et le 6, je vote Ségolène Royal.

 

 

 

Je ne vote pas Royal par peur de la Droite extrême, dure ou même masquée,

 

Je ne vote pas Royal pour sauver la Gauche ou le parti socialiste,

 

Je ne vote pas Royal par peur d’abandonner la planète à la convoitise irresponsable

des marchands,

 

Je ne vote pas Royal parce que la Droite va s’acharner à amplifier

le démantèlement des droits du Travail et des acquis sociaux,

 

Je ne vote pas Royal parce qu’avec la Droite demain ce sera la guerre de tous contre tous,

les banlieues qui s’embrasent dès le 6 au soir…,

 

Non, je ne vote pas Royal par peur, par utilité ou par défaut,

je vote Royal par conviction, par évidence, par désir d’avenir :

 

Parce qu’elle a résisté à toutes les attaques sexistes, les lynchages médiatiques, les calomnies,

les caricatures et les manipulations venues de tout bord,

 

Parce qu’elle est sait magnifiquement faire vivre ce lien essentiel

entre les grands principes et les souffrances ou les petits bonheurs du quotidien,

 

Parce qu’elle est vraiment de Gauche,

c'est-à-dire sans tabou ; qu’elle sait regarder le monde tel qu’il est

et qu’elle veille toujours à articuler

les perspectives utopiques avec des démarches concrètes et réalistes,

 

Parce qu’elle redonne ses vraies couleurs de générosité, d’ouverture et de solidarité

à notre drapeau français,

trop longtemps abandonné à la souillure de tous les démagogues et autres nationalistes,

 

Parce qu’elle est à l’image de cette France que nous aimons : courageuse et  résistante ;

fière sans être arrogante,

sincère, belle, libre, insoumise,

 

Et pour cette femme noire aussi qui nous dit qu’en l’écoutant,

l’émotion lui vient et qu’elle en a la chair de poule,

 

 

Je vote Ségolène Royal

Parce qu’elle est la France debout,

Parce qu’elle est la « France présidente ».

 Michel CORUBLE

 

par Michel CORUBLE publié dans : Libre expréssion
Jeudi 26 avril 2007
Pour une justice au service des citoyens

LE MONDE | 26.04.07

Outreau n'aurait-il pas suffi ? La justice est trop souvent oubliée dans le débat présidentiel. Elle est pourtant au coeur du pacte républicain et du fonctionnement démocratique de nos institutions. Elle a pour mission d'assurer l'égalité de tous devant la loi. Bien souvent, elle est l'ultime recours contre les difficultés de la vie quotidienne, la précarité et l'insécurité physique, économique et sociale. Demain, elle doit permettre aux Français de conquérir de nouveaux droits, notamment en matière de santé, d'environnement et de consommation.

Les travaux de la commission Outreau ont montré la profondeur de la crise de confiance que la justice connaît, ses dysfonctionnements et l'insuffisance criante de ses moyens.

http://blogs.zdnet.fr/images/justice.jpg

La confiance doit être rétablie. Elle ne pourra l'être qu'au prix de réformes profondes touchant tant au fond du droit qu'aux pratiques. Le respect dû à la justice a pour corollaire le respect des justiciables. Les Français ont d'abord besoin d'une justice plus accessible, plus proche et plus efficace

L'accès au juge, comme l'accès au droit, doit être encouragé et facilité, notamment pour les plus modestes. L'augmentation conséquente des moyens de l'aide juridictionnelle est indispensable. Il faudra, en même temps, initier une concertation entre les pouvoirs publics, les barreaux, les associations, les collectivités territoriales pour innover dans le domaine des pratiques : créer par exemple des cabinets de conseil et de défense publics, au niveau départemental, sous l'autorité déontologique des barreaux. A terme on doit avoir droit à un avocat comme on a droit à un médecin.

Les décisions de justice devront également être rendues et exécutées plus rapidement : il faudra donc simplifier, unifier, réduire les délais de procédure, recruter des magistrats et surtout des greffiers, des conseillers d'insertion et de probation et des travailleurs sociaux.

Parce que l'organisation judiciaire est archaïque, elle doit être modernisée en conciliant la proximité du réseau des tribunaux d'instance, qui traite du quotidien des Français - affaires familiales, loyers, expulsion, crédit, surendettement - et la nécessaire spécialisation des contentieux les plus techniques : santé, environnement et délinquance financière, etc. Cette justice spécialisée, s'appuyant sur la coopération judiciaire européenne, permettra de lutter plus efficacement contre la criminalité organisée et le terrorisme, qui ne connaissent pas de frontières.

Evidemment, l'implantation des juridictions devra, à l'avenir, tenir compte des besoins des Français, des évolutions démographiques. Des cours d'appel en nombre plus réduit, mais à l'autorité renforcée, doivent se rapprocher des grands centres juridiques universitaires.

Enfin il faudra cesser d'opposer la police et la justice, qui doivent appliquer la loi, chacune à sa place, dans le respect des principes qui régissent leurs relations.

Les Français ont également besoin d'une justice plus protectrice. L'inflation législative, depuis cinq ans, a attaqué les fondements de notre philosophie pénale et a entraîné, lentement mais sûrement, un glissement vers un ordre organisé autour de l'exclusion et de l'enfermement. Le triste épisode de l'interpellation d'un grand-père devant l'école maternelle de la rue Rampal, dans le 19e arrondissement de Paris, suivie de la garde à vue de la directrice de cette école, a choqué toute la France. Notre charte fondatrice existe : c'est la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, applicable à toute personne sur le sol de notre pays comme l'est aussi la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

Cela implique l'assistance de l'avocat dès la garde à vue et lors de tous les interrogatoires, et pour cela il faut qu'un véritable service public de la défense soit mis en place, dans l'intérêt des mis en cause mais aussi des victimes.

Il est essentiel de réduire la détention provisoire, dont la France détient le triste record européen. Cela suppose le développement et la modernisation du contrôle judiciaire, notamment par les arrêts domiciliaires pour éloigner la personne mise en examen, et le recours accru au bracelet électronique, sous le contrôle et avec le suivi des personnels de l'administration pénitentiaire.

Il nous faudra rompre avec la politique du "tout carcéral" conduite depuis cinq ans, car cette politique a échoué ainsi que le démontre la montée dramatique des violences contre les personnes.

Cela est particulièrement vrai pour les mineurs, qui ne doivent pas être jugés comme des majeurs. Ségolène Royal a clairement indiqué que la place des mineurs, sauf cas exceptionnels, n'était pas en prison. Nous devons réaffirmer avec force la spécificité du droit des mineurs et la primauté de l'éducatif sur le répressif, tout en assumant pleinement les sanctions nécessaires, dès lors qu'elles sont adaptées et proportionnées.

Une loi pénitentiaire devra rappeler que la privation de liberté est une mesure grave qui ne doit donc être prononcée que lorsque toute autre mesure est impossible et que seule une prison respectueuse de la dignité des détenus permettra d'aider les délinquants à retrouver le chemin du respect des lois et des règles de la vie en société. La lutte contre la récidive passe par les peines alternatives à la détention, mais aussi par les sanctions qui favorisent à la fois la réinsertion des délinquants et la réparation due aux victimes.

Les Français attendent, enfin, de la justice qu'elle soit impartiale et indépendante des pressions politiques et économiques. Face à un candidat de droite qui a foulé aux pieds les principes fondamentaux de séparation des pouvoirs et de l'indépendance de l'autorité judiciaire, nous voulons, avec Ségolène Royal, affirmer que l'Etat se doit d'être impartial et qu'il est donc urgent de rompre avec les pratiques claniques actuellement en vigueur.

En conséquence, les nominations des magistrats du siège et du parquet devront être faites sur proposition du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), dont le président ne sera plus le président de la République.

S'agissant enfin des relations entre le gouvernement et les procureurs, une règle simple devra s'appliquer : si le gouvernement définit et met en oeuvre sous le contrôle du Parlement la politique pénale que les procureurs sont chargés d'appliquer, le garde des sceaux, qui en assure l'exécution, ne doit donner aucune instruction de nature à dévier le cours de la justice dans les dossiers individuels.

Ce renouveau de la justice ne peut se faire sans que des moyens matériels et humains soient dégagés. C'est pourquoi Ségolène Royal a inscrit dans le pacte présidentiel le doublement en cinq ans du budget de la justice (NDLR Proposition figurant dans celles retenues des débats participatifs 76). Cet effort consenti par la nation devra s'accompagner de la modernisation, trop longtemps attendue, de la justice.


André Vallini, député de l'Isère, ancien président de la commission OutreauJean-Louis Autin, professeur de droit ;Dominique Barella , magistrat ;Michel Benichou, avocat ;Thomas Clay, professeur de droit ;Roland Kessous ;Christine Lazerges, professeur de droit ;Jean-Paul Levy, avocat ;Pierre Lyon-Caen ;Jean-Pierre Mignard, avocat.

Jeudi 3 mai 2007

De l'avis de nombreux camarades, elle a mis Sarko en difficulté.
Ils ont aimé la sortie dont le sujet était la" morale en politique "et
non le Handicap comme se plait à le dire la presse.
Elle est toutefois apparue imprécise dans sur la question économique.
C'est ainisi que cela a été ressenti.
Peut être, mais ce n'est pas facile , aurait elle du expliquer, que
c'est une façon moderne de faire de la politique?
Ne pas tout décider à l'avance, faire croire que l'on sait tout, et que l'on va faire seul.
Sa référence permanente au dialogue social est une excellente chose.

De mon point de vue, il faudrait qu'elle revienne sur cette question, non pour donner le taux se l'imposition sur le plus values boursières, mais sur la méthode de gouvernement. De même , elle doit insister sur la morale en politique, c''est une façon indircte de traîter du bilan, et de Sarko
Globalement, elle est apparue déterminée, à la hauteur, et brillante.
Certains, en dehors de ceux qui la soutiennnet l'ont trouvée en capacité
d'occuper la fonction de Présidente
Excellente prestation
Amitiés et bravo
HB PS11

Je n'ai que des commentaires positifs, enthousiastes. En général, chacun s'accorde à dire que Ségolène à dominé les débats. Une interrogation tout de même sur la question de la part du nucléaire...d'ou sortent ces 17%? Il faut clarifier.
AF

Tres bons retours segolene a repondu de la plus belle facon a ceux qui mettaient
en doute sa dimension de chef d etat elle a ete tout simplement formidable amities

Forte dans ses convictions, pedagogue dans les demonstrations, donnant le ton et le rythme. Plusieurs coups de téléphone enthousistes, venant d'amis exterieurs. Ici, les militants ump un peu refroidis par le talent de segolene a bien mettre en evidence les enjeux.
DB

Belle prestation les copains étaient sous le charme et les UMP présents dans la salle étaient déçus de la prestation de leur candidat pas assez convaincant

Gilbert ROGER Maire de Bondy


Prestation de trés haut niveau qui surprend ses adversaires d'autant plus que beaucoup devaient la sous estimer avant ce passage.
Comme d'autres, je note que NS n'a jamais pu soutenir le regard de Ségolène pendant le débat, qu'il a eu un réflexe d'enfant pris la main dans le sac sur l'accueil des enfants handicapés en expliquant qu'il n'avait jamais été ministre de l'éducation nationale ni 1er Ministre.
Les premiers echos sont positifs, en particulier pour l'entrée dans le débat et toute la seconde partie jusqu'a la conclusion.
Eric Sargiacomo DA 40


De Cote d'ivoire, une quinzaine de personnes , adhérents et sympathisants réunies pour suivre le débat : écho très favorable et félicitations à transmettre à Ségolène....


c’est le témoignage par la preuve d’une vraie personnalité, et d’une vraie solidité politique
, parce que Ségolène ROYAL ne cède rien des valeurs qui fondent son combat et son pacte présidentiel.
FM



Elle a surpris. C'est cela qui peut faire bouger les choses tout comme le premier débat de Kennedy contre Nixon. On prenait Kennedy pour un play boy. On ne savait pas qu'il pouvait être compétent.. Maintenant il faudrait que Bayrou parle et enfin il faut éclaircir cette question de l'usage du nucléaire. Quelle est la part du nucléaire dans notre consommation d'énergie?( ndlr 80% de l'électricité, 17% c'est la part du nucléaire dans la production d'énergie au niveau mondial)
Yvette Roudy


Globalement les avis suivants me remontent :
- Ségolène s'est imposée dans le débat et en donné le rythme
- Elle a dans ses attitudes dominé un Nicolas Sarkozy sur la défensive qui a donné le sentiment de ne pas soutenir la confrontation
- Ceux qui ne la connaissaient pas ont été impressionné par son énergie, son aplomb.
- Gagnante sur les attitudes, Ségolène a peut-être moins marqué quant à la précision de ses propositions.
Au final, elle semble avoir convaincu sur sa capacité à être Présidente.
Bravo à ségolène
Nous allons chercher les dernières voix avec les dents.
Amitiés
Jérôme DURAIN
Mandataire 71


Bravo à Ségolène ROYAL pour sa force dans ce débat. Nous étions plus d'une centaine à la fédération du PS de Côte d'Or, l'ambiance était très chaleureuse et tous les militants présents sont repartis très heureux et avec la conviction que nous allons gagner dimanche. *

Nicolas SARKOZY a été destabilisé, il a été aidé par les journalistes qui à chaque fois ont essayé de recentrer le débat sur les thèmes que préfère "leur candidat" et ont systématiquement coupé Ségolène ROYAL (je pense qu'une analyse fine serait intéressante sur leur comportement dans ce débat).

Ségolène ROYAL a affirmé nos valeurs, notre pacte présidentiel, notre projet de société. Tous les socialistes sont fiers de leur candidate !

Laurent GRANDGUILLAUME
Secrétaire de la section de DIJON



Bonjour,
Les réactions sont excellentes ce matin
Sarko calme du fait du travail avec son staff, mais agité intérieurement avec des gestes parfois peu contrôlés des bafouillages et ne regardant pas son adversaire, souvent sur la défensive
Ségo, déterminée, efficace buste parfois penchée en avant montrant sa détermination, ne craignant pas l’adversaire, ses propos sont clairs et assurés
Je me battrai jusqu’au bout pour gagner. Si la victoire n’était pas la, nous n’aurions aucun reproche à lui faire.

Les militants sont plus que jamais mobilisés
Amitiés à tous et bon courage
« Ca va l’faire !!»
Patrick Viverge
Conseiller Général








Vendredi 4 mai 2007

Allez-vous vraiment faire ça ?

Allez-vous vraiment faire ça ?

Alors, vous allez vraiment faire ça ?

Vous les plus purs que d’autres, les plus intelligents que d’autres, vous les plus subtils, vous les cohérents, vous les fins stratèges, vous allez faire ça ?

Vous, les à qui on ne la fait plus, les durs à cuir, vous allez vraiment, en ne votant pas pour elle, voter pour lui?

Vous allez vraiment faire ça ? Vous allez le faire ?

Vous, les vrais de vrais de la gauche vraie, vous allez faire ça ? Pour cinq ans ! Pour cinq ans, peut-être dix, vous allez faire ça ?

Vous, les toujours déçus de tout, vous les amers, les indécis décidés, les lave plus blancs que blanc vous allez faire ça ?

Mais pourquoi ? Parce que quoi ? Parce que jupe ? Parce que talons hauts? Parce que voix ? Parce que sourire, cheveux, boucles d’oreilles? Parce que vraie ?

Il n’y a rien qui vous aille dans son programme à elle, rien ? Pas cinquante propositions sur les cent ? Pas vingt ? Pas dix ? Pas une ? Vraiment, rien du tout ?

Trop de quoi ? Pas assez de quoi?

Pas assez à gauche ? On voudrait, quitte à tout perdre, une campagne à gauche toute ?
Mais même l’extrême gauche, cette fois-ci, au deuxième tour ne joue plus à ce jeu-là. Peu importe, vous, vous allez y jouer ?

Le résultat du 21 avril 2002 ne suffit pas ? Non. On le refait en 2007, mais en mieux. Pas au premier tour, non, carrément au deuxième. C’est plus chic.

Que ceux qui ressemblent à Nicolas Sarkozy, ou qui croient qu’il leur ressemble, que ceux-là votent pour lui, quoi de plus normal. Que ceux qui lui font sincèrement confiance pour améliorer leurs dures vies, que ceux-là l’acclament et votent pour lui, quoi de plus normal.

C’est même estimable.

Que les grands patrons votent Nicolas Sarkozy, pas tous d’ailleurs, loin s’en faut, non, mais par exemple les grands patrons de presse, qu’on a vu si nombreux, si heureux, à Bercy dimanche, qu’ils votent pour leur copain, qui va vraiment améliorer leurs belles vies, c’est moins estimable, mais quoi de plus normal?

Mais vous, une respiration possible, un air nouveau, un espace de travail politique, une chance espiègle, ça ne vous dit rien ? Vraiment rien? Mais qu’est-ce qui vous fait si peur ?

Les Italiens ont enfin chassé Berlusconi, les Espagnols, après une grande douleur révélatrice, se sont débarrassés d’Aznar, et voilà que nous, à quelques milliers de voix près, nous allons repasser le plat de la droite dure ?

Il y a un pari à prendre contre une certitude sombre, et vous ne pariez pas ?

Quels désirs obscurs allez-vous satisfaire ? De qui donc, de quoi êtes-vous secrètement solidaires. Ce ne peut-être que du bien de ceux qui ont besoin, vitalement, de mieux être. Vitalement. Maintenant.

Supporterez-vous dimanche soir d’apprendre qu’il a manqué une voix ? Une seule. La vôtre.
Je vous en supplie.

Ariane Mnouchkine
Metteur en scène

Dimanche 6 mai 2007
Ce soir la défaite est cruelle mais les Français ont voté massivement et exprimé un choix.

Nous n'avons pas tiré les leçons de 2002 , il faut le faire maintenant derrière Ségolène.

Désirs d'Avenir doit continuer et les réseaux créés aussi.

Nous avons fait une campagne qui restera comme un élément précurseur de la refondation de notre Parti.

Merci et Amitiés à tous , à bientôt !

Le blog continu

Yvon GRAÏC DA 76
Lundi 7 mai 2007
A peine l'élection achevée qu'il faut continuer à se mettre debout.
Certes, la victoire de N. Sarkozy est nette, il est désormais le nouveau Président élu et les français le lui ont dit clairement.
Mais il y a aussi les résultats de Ségolène, et pardon de m'y attarder mais vous connaissez mon attachement à "ma candidate préférée".
Son résultat est bon, prometteur, car enfin au soir du premier tour qu'avions-nous en réserve de voix à gauche: rien ou presque. Je veuxbien que les différents (es) candidats (es) à gauche crient au loupsur le vote utile, mais leurs spécificités n'ont guère convaincu. Et Ségolène jusqu'au dernier jour est allée chercher les électeurs qui
pouvaient ne pas vouloir de N. Sarkozy à la tête de l'Etat. Il en a été autrement, et rien ne lui a été épargné à Ségolène dans ces 15 derniers jours.
Aujourd'hui, j'entends déjà ceux qui veulent fermer le dossier des présidentielles, l'enfermer dans un classeur et l'archiver si haut sur les étagères de la rue de Solférino, que la poussière recouvrira cette archive très vite.
C'est aller trop vite en besogne! Car Ségolène a ouvert un immense champ d'espoirs, il suffisait de voir le contraste accablant hier soir entre les militants (es) dans la rue et les éléphants (es) heureux d'être retenus loin sur des plateaux de télés et radios.
Pour les législatives dans 5 semaines comme pour la gauche à rebâtir, qui d'autre que Ségolène peut conduire ce chantier?
A mon humble avis, et parce que pratiquement depuis le début j'ai cru en elle, je le dis: aucun autre n'est en capacité de le faire.
Merci Ségolène de ne pas avoir voulu dès dimanche soir 20 h., fuire ta responsabilité et de relever ce nouveau défi, avec nous.
Gilbert ROGER Maire de Bondy
http://www.gilbert-roger.fr

C'est Ségolène Royal qui symbolise désormais un parti socialiste moderne et une gauche renouvelée. Son discours hier soir a redonné l'espoir à tous ses électeurs consternés par la victoire de la droite. Affaiblir Ségoléne revient à affaiblir la gauche tout entière ! Ce n'est vraiment pas le moment avec ce que nous prépare Sarkosy. Notre devoir de socialistes est d'être unis autour d'elle pour défendre nos valeurs et envoyer nos députés à l'Assemblée Nationale.
Anne-Marie Forcinal
1ere vice-présidente du conseil général du T de Belfort
Fédérale du 90
Oui, c'est à Ségolène Royal de conduire avec force et détermination larénovation du PS.

Si nous avons perdu c'est grâce à tous ceux qui au sein du parti et de sa direction, refusent le renouvellement de génération, refusent qu'une femme ait eu cette audace, refusent une authentique ouverture politique en prise sur la réalité de notre pays.

Adeline L'Honen
Conseillère Régionale des Pays de la Loire

Cher(e)s toutes et tous,

C’est le cœur serré, plein de tristesse que j’écris ces mots. Cela n’enlève rien à une certaine lucidité dans l’analyse d’une situation. Nous avons mené campagne, enfin certains « tambour battant » d’autres et ils sont nombreux, à « reculons ». Nous avons perdu le jour où Ségolène Royal a été investie et a intégré de plein pied « le vieux parti socialiste » dont certains d’entre nous sont. Rappelez-vous, seule avec uniquement les « Désirs d’Avenir » elle était avant le 16 novembre y compris dans les sondages largement en tête, avec un taux de popularité que nous n’avons jamais retrouvé au cours de cette campagne…

On ne peut continuer comme cela. Certains par des calculs, des intérêts personnels ou partisans ont mis en péril le devenir de toute une Nation. Les législatives qui se profilent vont connaître, il ne faut pas se leurrer, la même déconvenue.

Je sais qu’il est un peu tard dans le calendrier pour se dissocier des anciens « apparatchiks » qui n’auront pas attendu longtemps pour enlever leur masque de « Ségolistes » de la dernière heure sur les plateaux de télévision hier soir, et étaient le couteau entre les dents, prêt à bondir et à reprendre un « sac de billes » qu’ils pensaient s’être injustement fait dérober.

La France se profile dans un système politique à l’américaine, entre des républicains-UMP à droite toute et des démocrates-UDF-Mouvement Démocrate au centre. Si nous ne réagissons pas très rapidement, la gauche en France est morte… et nous subirons les mêmes affres que les USA, le creusement de l’écart entre les pus riches et les plus pauvres sous couvert de la méritocratie.

Pour toutes ces raisons invoquées, j’appelle tous les Désirs d’Avenir ainsi que les entités qui soutiennent Ségolène Royal, a l’inciter à créer un nouveau Parti et ce immédiatement, sans attendre la fin du calendrier électorale. C’est la survie des forces de gauche qui en dépendent.

Bien à vous
Patrick PROFIT Correspondant Désirs d'Avenir à Clamart


Tout à fait d'accord. Personne n'est légitime à ramasser un éventuel drapeau au sol ou à fonder la social-démocratie en France, si cela a un sens. 17 millions de français ont voté pour Ségolène. Je ne connais pas d'autres arguments valables.
Puisqu'elle a décidé de prendre la tête du combat à venir. Soutenons-la fermement et dignement!

Jérôme Lesueur
Cahors 46


Je fais partie des 60% qui ont choisi Ségolène mais je suis sûre, après cette campagne, que nous sommes beaucoup plus nombreux aujourd'hui.
Des camarades du PS nous ont rejoint malgré leur choix en interne et je sais qu'elle les a étonné d'abord, et conquis enfin.
Mais il y a aussi chez nos amis de la gauche et chez les électeurs du centre beaucoup de gens qui voient désormais en Ségolène le leader de la nouvelle gauche.

Cette gauche rénovée, nous allons la porter avec elle et avec tous ceux qui ont compris que demain, rien ne sera plus pareil.
Pour les autres, ceux qui ont craché leur fiel en public, c'est dommage, mais l'heure de la retraite a sonné!
MERCI SÉGOLÈNE, MERCI POUR TON COURAGE, MERCI POUR L'ESPOIR QUE TU AS
FAIT NAITRE EN NOUS ALORS QUE NOUS ÉTIONS EN LARMES. MERCI POUR TOUT.

Mireille PEIRANO
Conseillère Régionale PACA
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A suivre.....

Lundi 7 mai 2007
6 mai : victoires de
Ségolène Royal et de Nicolas Sarkozy !

par Jean Bourdariat

Que la victoire de Nicolas Sarkozy est belle malgré son appartenance à un gouvernement dirigé par un Premier ministre impopulaire. La performance remarquable de Ségolène Royal est une seconde victoire que le citoyen se doit de saluer.

La victoire de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle était annoncée. Que la victoire est belle quand elle intervient malgré l’appartenance du candidat à un gouvernement dirigé par un Premier ministre impopulaire, malgré la filiation d’un président de la République déconsidéré, malgré un profil de présidentiable considéré par beaucoup comme peu engageant. N. Sarkozy s’est fait élire un peu par ses affidés, beaucoup grâce à un programme concret, construit minutieusement, avec un engagement de résultats.

Il aura fallu quatre ans à Nicolas Sarkozy pour bâtir cette victoire.

La performance remarquable de Ségolène Royal est une seconde victoire que le citoyen, quelles que soient ses convictions, se doit de saluer.

Contrairement à son adversaire, il y a seulement huit mois qu’elle a été reconnue comme candidate sérieuse. Elle n’a pas bénéficié de l’appui entier et indéfectible de son parti comme son adversaire. Elle n’avait pas les moyens qui sont ceux d’un membre du gouvernement, ministre de l’Intérieur. A l’automne 2006, elle n’avait comme provisions de route que le programme du PS, carrément invendable !

Elle a dû construire en catastrophe un nouveau programme - son pacte présidentiel -, courir après l’électeur, de l’extrême gauche au centre, créer un semblant d’unité des responsables de la constellation des mouvements et partis qui la soutiennent. Elle a su affronter sans faillir l’assurance et la rudesse masquée de son adversaire au cours du face-à-face du 2 mai.

Elle a effectivement fait bouger les lignes du paysage politique. Ayant gagné par sa bravoure ses galons de chef de l’opposition, la refondation qu’elle va engager nous fait entrer dans une nouvelle époque démocratique que les Français ont appelé de leurs vœux par leur participation aux deux tours de l’élection.

Au diable le bonapartisme et le messianisme, foin des idéologies : on va s’attaquer maintenant aux problèmes.

Le suffrage populaire investit Ségolène Royal d’une mission décisive à compter d’aujourd’hui : contenir les débordements que pourraient susciter une victoire trop large de la droite, faire pression sur le nouveau président pour qu’il ne s’aba