Désirs d'Avenir 76 Comité de Seine-Maritime
 
 
Avec Ségolène Royal nos Désirs d'Avenir continuent !
 
 

Ségolène Royal

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas"" Ségolène ROYAL Paris, le 6 mai 2007
 

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Le 6 mai et après 
avec Ségolène !

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble" 

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Dans votre commune, votre quartier , Créez votre comité !
 
     

 

"Combattre et proposer"

 

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« Chères amies, chers amis,

vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.

Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »

                                                                                Ségolène Royal


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Mercredi 20 février 2008

Tout Ce Qui Brille ...
envoyé par forumplus 

L'exemple vient d'en "haut" : j'en ai envie , je prends !!
par Yvon GRAIC publié dans : sur le Net
Mercredi 20 février 2008
undefined«Même religieuses»

Ayant peu de goût pour l'hallali et finissant par trouver la curée plutôt ennuyeuse, j'avais envie de rendre les armes. Ou plutôt de les reposer. Après tout, si Nicolas Sarkozy avait tenu à se rendre lui-même au dîner annuel et très communautaire du Crif (1), c'était peut-être pour faire passer un important message qui lui venait de Bernard Kouchner. Et, de fait, il a dit que les Israéliens, «ses amis», devaient accepter d'urgence un compromis historique pour aider le président palestinien : gel absolu des colonies, libération massive des prisonniers, suppression de nombreux checkpoints, destruction d'une partie du mur, etc.

Hélas, bien sûr, le président n'était pas venu pour cela. «Perseverare diabolicum.» Se voulant rassurant, Sarkozy a estimé nécessaire de préciser que, dans sa conception si injustement critiquée de la laïcité, le droit à l'incroyance serait bel et bien toléré. Grands dieux ! si l'on ose dire. En somme, exactement l'opposé de cette «Déclaration des droits de l'homme» de 1789 qui, dans son dixième article, souligne que : «Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses...» Ce «même» est toute une époque ! On tolérait les croyants. On tolérera désormais les incroyants...

Et notre président de protester contre les accusations dont il serait l'objet. Lui, toucher à la laïcité, à la loi de 1905 ? Quelle calomnie ! La séparation de l'Eglise et de l'Etat est plus que jamais maintenue ! Simplement, les manifestations de la foi ne seraient plus jugées antirépublicaines. Pensez ! L'incroyance a fait tant de mal pendant le nazisme et le communisme ! Seule la foi soulève les montagnes du Bien. D'ailleurs, certains croyants ne s'y sont pas trompés. On devait les entendre dès le lendemain, dans un débat télévisé chez Serge Moati, déclarer que si la foi prévaut désormais, alors il faudra admettre ce qu'elle véhicule : le voile pour les femmes musulmanes, la permission de ne pas venir à l'école pendant le shabbat, etc. Bref, le retour au ghetto.

Tout cela rouvre des plaies jamais tout à fait cicatrisées, empoisonne des débats qu'il faut sans cesse reprendre dans les assemblées pour rappeler que la laïcité à la française n'a rien à voir avec la tolérance passive. La laïcité exige une conformité avec des valeurs consensuelles. Il est vrai que nous ne sommes plus au temps où la laïcité était conçue pour endiguer la prédominance d'une seule et grande religion, catholique, romaine et universelle. Il est vrai aussi que bien des choses ont changé depuis les Croisades, l'Inquisition, la Saint-Barthélémy, les guerres civiles, les persécutions et j'en passe. Il y a eu Jean XXIII et Jean-Paul II Ce n'est pas une raison pour redonner à cette Eglise, et surtout pour l'accorder aux autres, le statut exclusif de pourvoyeuse d espérance. En tout cas, ce n est pas au président de la République de juger et d'affirmer que hors des Eglises nous n'aurions point de salut. Autrement dit, nous ne sommes pas aux Etats-Unis.

Condamnés à l'expiation ?
Mais nous n étions pas au bout de nos déconvenues. Il fallait compter encore avec la gaffe - incroyable, irresponsable du président de la République dans son dernier gadget, dans le dernier lapin qu'il a sorti de son chapeau, avec son désir de rompre, d'ajouter, de se singulariser, d'être «le premier à», le «seul à oser». De quoi s'agissait-il ? De rien de moins que d'instiller dans chaque élève de CM2 le remords d'être plus ou moins responsable de la disparition d'un enfant juif victime de la Shoah. Une façon de condamner les innocents à une éternelle expiation.

Comment peut-on avoir imaginé cette surenchère aveugle, ce zèle intempestif ? Simone Veil n'en est pas revenue. Il faut relire les phrases qui sont spontanément sorties de sa bouche : «Mon sang s'est glacé. C'est inimaginable, insoutenable, dramatique, et surtout injuste. On ne peut pas infliger ça à des petits de 10 ans, on ne peut pas demander à un enfant de s'identifier à un enfant mort. Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter.» Aussitôt, on a autant parlé de la «gifle» de Simone Veil à Sarkozy que de la «galle» du président. Alors, il faut signer l'appel que nous lançons cette semaine (voir p. 59). Il faut que le président retire son projet. Cela lui ferait honneur.

Souvenir plutôt édifiant : je me suis trouvé, un jour de 1982 je crois, invité avec quelques amis par François Mitterrand à l'Elysée. Un grand dessinateur, Tim, qui était aussi un sculpteur, venait alors d'achever la statue du capitaine Dreyfus. Un débat s'est engagé sur le lieu où devrait être placée, dans Paris, cette statue de Dreyfus. L'un d'entre nous a eu l'idée «géniale» de placer cette statue à l'entrée de l'Ecole militaire. Le président a souri comme devant la suggestion d'un beau clin d'oeil revanchard à l'histoire, mais n'a fait aucun commentaire. Deux jours après, je me suis trouvé seul avec lui et je lui ai fait part des réflexions que m'avait inspirées ce qui n'était peut-être pas qu'une plaisanterie. Je lui ai dit que si de Gaulle nous avait appris quelque chose, c'était que l'on ne fait pas une nation avec des remords mais avec des exemples.

Il valait donc mieux mettre à l'entrée de l'Ecole militaire la statue du colonel Picard plutôt que celle d'Alfred Dreyfus, du héros plutôt que du martyr. Je souhaitais que le destin du colonel Picard devînt l'idéal de tout officier français : choisir l'insoumission pour ne pas perdre l'honneur. François Mitterrand s'est contenté de trouver cette suggestion «bien plus intéressante» que la première. Et la statue de Tim fut finalement placée dans le square Pierre-Lafue, sur le boulevard Raspail.
On a compris où je voulais en venir. S'il faut ajouter un nouvel enseignement à celui qui est déjà dispensé à l'école sur la Shoah; si le président tient à mettre sa marque personnelle sur une initiative, alors il faut enseigner à tous les enfants les exemples de ceux qui ont sauvé des victimes de tous les génocides, celui de la Shoah bien sûr, mais aussi toutes les entreprises d'esclavage et de colonisation, afin que chaque petit Français se souvienne d'un Juste pour l'imiter et non d'un petit mort pour le pleurer.

La violence et le sacré
Au fait, pour se faire une idée de ce que les religions peuvent apporter en bien et en mal, Nicolas Sarkozy devrait lire le dernier Debray. Il est peu de livres dont je me serai senti aussi proche, si spontanément et si continûment, que celui de Régis, «Un candide en Terre sainte» (2). J'y retrouve mes thèmes et mes thèses, ma sensibilité et mes doutes, mon impossibilité de croire et ma passion pour les croyances. Mais pas question d'altérer la singularité et l'originalité de ce livre pétillant et dense. C'est du pur Debray. Avec, et c'est ce qui me touche le plus, une disponibilité passionnée pour tout ce qui peut être contraire à ses préventions, contredire ce qu'il a envie de croire, et l'acceptation, parfois, de l'impossibilité de trancher.
La situation de Gaza est insupportable ? Nous le disons ensemble : in-sup-por-table ! Au point que Régis en vient à souhaiter que la loi du talion remplace la répression collective. Eh bien, même un fait de cette dimension ne structure pas le chapitre. Les pages sur «les sionismes» sont époustouflantes d'objectivité et même d'empathie.
Bref, je me sens comme chez moi dans cet essai maîtrisé, savamment construit, rythmé par des citations de l'Evangile, situé dans une enquête sur les traces de Jésus, avec Chateaubriand, Renan et Flaubert pour compagnons. Une immersion dans le tragique. Toute la condition humaine résumée en Terre sainte, toutes ces prisons dans lesquelles un dieu désinvolte a enfermé ses élus au lieu d'envoyer à nouveau son fils s'installer à Jérusalem. Après Louis Massignon et Germaine Tillion, Régis Debray caresse l'utopie que l'ONU serait mieux à sa place sur le mont Scopus qu'à Manhattan.

(1)Conseil représentatif des Institutions juives de France.
(2) Gallimard.

Jean Daniel
Le Nouvel Observateur


Mercredi 20 février 2008
Pub télé: Patrick Bloche ironise sur
"une sorte de boîte à idées permanente"

PARIS, 20 fév 2008 (AFP) - Le député PS, Patrick Bloche a ironisé mercredi sur "la boîte à idées permanente" proposée par le gouvernement pour financer l'audiovisuel public après que la ministre de la Culture a évoqué l'hypothèse d'élargir l'assiette de la redevance TV aux résidences secondaires.
"S'il ne s'agissait pas de l'avenir de l'audiovisuel public, on pourrait presque rire de cette sorte de boîte à idées permanente", a déclaré à l'AFP le député, vice-président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale en charge des médias.
Il "constate que la ministre lance une idée par jour quitte à se dédire le lendemain, ainsi hier elle proposait une taxe sur les appareils électroniques".
"On est revenu maintenant à la redevance et comme le gouvernement ne veut pas l'augmenter, alors on parle de l'assiette, c'est très amusant pour ceux qui ont de la mémoire, car c'est la droite qui en 2004 a supprimé la redevance sur les postes TV en résidence secondaire", ajoute-t-il.
"Si on cherche une piste redevance, alors refondons-là et donnons lui un caractère progressif comme l'impôt sur le revenu", a-t-il soutenu.
"Un mois et demi après que l'idée a été lancée, le gouvernement et le président de la République ne sont toujours pas en capacité de nous dire comment ils trouveront le 1,2 milliard d'euros qui permettra de compenser la suppression de la publicité dans l'audiovisuel public", a-t-il conclu.


VSD confirme les propos attribués à Mme Mignon sur les sectes

PARIS, 20 fév 2008 (AFP) - La direction de VSD confirme les propos sur les sectes prêtés dans l'hebdomadaire à la directrice de cabinet du président Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon, que cette dernière dément avoir tenus, mercredi dans un communiqué.
"Emmanuel Fansten, journaliste à VSD, a rencontré Mme Emmanuelle Mignon a son bureau de l'Elysée le mercredi 6 février de 11H15 à 12H00", indique l'hebdomadaire.
"La rédaction de VSD confirme que les propos cités dans l'entretien ont bien été tenus, dans le cadre de ce rendez-vous", indique le communiqué.
Dans les propos qui lui sont attribués mercredi par VSD, Emmanuelle Mignon déclare que "la lutte contre les sectes a longtemps permis de dissimuler les vrais sujets. Mais, en France, les sectes sont un non-problème".
"La liste établie en 1995 est scandaleuse", y ajoute-t-elle en évoquant la liste des "mouvements sectaires" de la Commission parlementaire d'enquête sur les sectes. "Quant à la Scientologie", qui figurait dans cette liste, "je ne les connais pas, mais on peut s'interroger", estime-t-elle.
Mme Mignon a démenti mercredi avoir tenu ses propos. "Je n'ai jamais tenu les propos qui me sont prêtés par l'hebdomadaire VSD, selon lesquels +les sectes seraient un non-problème en France+", a-t-elle déclaré dans un communiqué rendu public par l'Elysée.


Calendrier du PS :
une Convention en juin dans l'air, avant un congrès automnal

PARIS, 20 fév 2008 (AFP) - Le PS pourrait tenir au mois de juin une convention nationale pour valider des réformes d'organisation et de fonctionnement internes, en attendant la réunion de son congrès triennal à l'automne, a-t-on appris mercredi auprès de sa direction.
L'état d'esprit du premier secrétaire François Hollande est "plutôt de réunir le congrès à l'heure normale", c'est-à-dire "fin octobre-début novembre" et de réunir entre-temps une convention nationale qui approuverait une réforme partielle des statuts, a indiqué Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de M. Hollande.
M. Le Foll était interrogé par l'AFP au lendemain de la première réunion de la commission de rénovation, mise en place dans la foulée des défaites socialistes aux élections présidentielle et législatives.
La convention nationale aurait à son ordre du jour une révision de la "déclaration de principes" du parti - ce qui fonde l'engagement et définit l'identité des socialistes - et des questions d'organisation interne : "renforcement du Conseil national" (parlement du PS), modalités d'association plus étroite des élus à la vie du parti, barème des cotisations, rythme des congrès.
La tenue d'un congrès tous les trois ans est jugée par des membres de la direction "mal adaptée" à celui des institutions, depuis l'entrée en vigueur du quinquennat.
Ce schéma en deux temps - convention puis congrès - "ne vaut que s'il y a un accord consensuel", a souligné M. Le Foll. Il est inspiré par le souci d'"avoir un temps de réflexion collective avant de s'engager dans la bataille du congrès", a précisé le député européen.
Une deuxième réunion de la commission de la rénovation se tiendra après les scrutins municipal et cantonal.
Par ailleurs, sur proposition de François Hollande, trois groupes de travail vont être mis en place pour préparer les positions du PS sur des sujets qui seront dans l'actualité du printemps, selon M. Le Foll : protection sociale, réforme de l'Etat, Europe.

 

par Yvon GRAIC publié dans : Communiqué
Jeudi 21 février 2008
Jeudi 21 février 2008
"S'exprimer c'est un métier (...) ce genre de polémique, on s'en passerait, surtout en période électorale." La charge contre la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy vient de Jean-Pierre Raffarin. L'ancien premier ministre UMP a réagi avec vigueur aux propos d'Emmanuelle Mignon sur les sectes, rapportés par l'hebdomadaire VSD, mercredi 20 février.

 

"Les sectes sont un phénomène préoccupant en France comme en Europe", précise Jean-Pierre Raffarin."Nous avons besoin d'un Etat qui s'occupe de l'exercice des religions, ne serait-ce que pour permettre la liberté d'expression", estime l'ancien premier ministre, interrogé sur LCI, mais il ne faut"pas tomber dans le piège de la polémique permanente".

"Même amendés, [ces propos] relèvent, au minimum, d'une méconnaissance totale du sujet", s'est emporté le député UMP Alain Gest, auteur du rapport de la commission d'enquête sur les sectes de 1995 et membre du conseil d'orientation de la Miviludes. "C'est ignorer les difficultés et les souffrances rencontrées par de très nombreuses familles confrontées à des déviances sectaires. C'est limiter à quelques mouvements très médiatisés un phénomène qui concerne, en réalité, une multiplicité de petits organismes qui manipulent nombre de nos concitoyens."

"TOTALEMENT IRRESPONSABLES"

Dans l'opposition, les réactions sont aussi fermes. Julien Dray, porte-parole du PS, a déclaré mercredi que "dans les mois à venir, l'ensemble du camp laïque va devoir descendre dans la rue pour exprimer cette nécessité et cet impératif" de défendre la loi de 1905 de séparation de l'Eglise et de l'Etat.

Ségolène Royal, invité de France 2 jeudi matin, a estimé que les propos d'Emmanuelle Mignon "sont totalement irresponsables" et qu'"il suffit d'écouter les victimes des sectes pour voir comment fonctionnent les sectes". "Quelle est la légitimité de ces propos ?", interroge la présidente de la région Poitou-Charentes, avant d'ajouter : "On ne sait plus qui gouverne, est-ce que ce sont les conseillers de l'ombre, les ministres ? C'est au premier ministre de s'exprimer sur cette question."

"Tout ça commence à faire trop !", a déclaré François Bayrou. "On avait eu depuis déjà longtemps des indices sur ce sujet", rappelait mercredi le président du Mouvement démocrate (MoDem), citant la visite de l'acteur américain Tom Cruise, célèbre adepte de la scientologie, à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'économie, en août 2004. "Aujourd'hui, il y a un pas de plus : une des plus proches du président de la République évoque officiellement une réhabilitation de la scientologie."

La scientologie s'est, elle, félicitée des propos de Mme Mignon : "La France évolue dans le bon sens, a estimé Danielle Gounord, du service de communication du mouvement. Elle s'aligne désormais sur la majorité des pays européens."
par Yvon GRAIC publié dans : Société
Jeudi 21 février 2008

 

Questions des internautes 


A
dolphe :  Une grande victoire de la gauche aux municipales, cela siginifierait quoi pour vous ? je ne change rien et je commence la guerre avec Bertrand Delanoé ?   
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Ségolène Royal :  Non, je ne suis pas de tempérament guerrier. Je suis très calme. Je fais un tour de France assez fatiguant, mais passionnant. J'ai eu plus de 200 demandes de déplacements partout en France.  

 

Je pense qu'on ne peut pas quantifier les choses. Il faut que les gens se rendent compte que tout se délite au niveau national : franchises médicale, improvisations et dérapages sur tous les sujets, problème de pouvoir d'achat non traité.  

Les problèmes quotidiens des citoyens seront mieux réglés par des élus de gauche, socialistes, parce qu'ils ont des valeurs, en particulier la défense des services publics, le "vivre ensemble", les politiques économiques tournées vers l'avenir.  

Et notamment, comme la quasi-totalité des régions de France sont dirigées par des socialistes, à un moment où l'Etat se désengage de nombreux secteurs, pouvoir travailler en cohérence avec des départements, des villes et des communes change la donne.  

Yves :  Mais le PS ne saurait gagner que les municipales quand la droite est capable de gagner nationalement ?   

Ségolène Royal :  Je réponds qu'au contraire, c'est dans une dynamique des élections municipales que le PS pourra se réformer en profondeur, à partir des territoires.  

Et donc avancer et préparer un projet alternatif, qui se dessine déjà sur de nombreux territoires. Avec d'autres façons de faire de la politique, en particulier sur le mode d'exercice du pouvoir et sur la démocratie.  

Car pour réussir des réformes, il faut des institutions qui fonctionnent bien et une démocratie approfondie. Et aujourd'hui, si le pays est bloqué, angoissé, inquiet, c'est aussi parce que les institutions ne fonctionnent pas et qu'il n'y a pas de démocratie participative.  

Georges :  Irez-vous soutenir Bertrand Delanoë à Paris ?  

Ségolène Royal :  S'il me le demande, bien sûr, il n'y a pas de problème.  

Je ne pourrai pas aller partout, mais j'envoie des mots de soutien. Les candidats qui ne me sollicitent pas, je ne leur demande rien. Chacun a la liberté de mener sa campagne comme il l'entend.  

ludovic :  Si Bertrand Delanoé obtient une victoire éclatante à Paris, ne pensez-vous pas qu'il serait mieux placé que vous pour tenir les rênes du PS ? Pourrait-on imaginer un pacte entre vous : lui les rênes du PS et vous l'investiture pour la présidentielle de 2012 ?  

Ségolène Royal :  Je ne crois pas que c'est ce qu'attend aujourd'hui le pays. Celui-ci attend une opposition ferme, claire, avec un leadership. Et un projet. Celui-ci a déjà été largement élaboré lors de la campagne présidentielle.  

Il faut travailler dans cette continuité. Il faut approfondir les sujets, regarder les défis du temps présent et des années qui viennent.  

Je souhaite qu'il y ait le plus grand nombre de militants qui aient la parole. Ils n'ont pas été consultés depuis la fin de la présidentielle. Il est temps de les faire voter et discuter. Il n'y a aucune tragédie, au contraire, c'est aux militants de choisir un projet et un leader.  

élise :  D'après vous, doit-on avancer la date du prochain congrès du PS ?  

Ségolène Royal :  Je pense qu'il ne faut pas que les choses traînent. Les choses s'accélèrent dans la mesure où il y a un vide dans l'autorité de l'Etat, avec cette improvisation permanente, ces promesses non tenues, la gravité de la dégradation du pouvoir d'achat, des annonces tous azimuts démenties le lendemain, des projets concurrents à celui du projet présidentiel. Les gens n'y comprennent plus rien et ne sont pas fiers de ce qui se passe pour l'image de la France. Par conséquent, les socialistes doivent se mettre en ordre de marche.

Vendredi 22 février 2008
 
Par Claire Aymes
 

dimanche 17 février 2008 , mis en ligne par la rédaction de Montray Kreyol

Voila que, non satisfait de la glissade morale effectuée sur la peau de banane Guy Môquet qu’il s’était à lui-même étendue comme carpette, Mr Sarkosi prétend « faire en sorte que, chaque année, à partir de la rentrée scolaire 2008, tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d’un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah ».

 

Ma fille sera en CM2 en 2013. Elle porte en elle de par la grâce de ses parents la mémoire de ces milliers d’enfants, français et non français, qui au long de l’histoire humaine furent déportés, séparés des leurs, rendus orphelins, esclaves, choses sexuelles, assassinés…sur les 5 continents. Et qui le sont encore. Elle porte en elle la mémoire future de ces enfants violemment séparés de leurs parents ou familles, ici, maintenant, en France devant ses yeux de fillette de 4 ans. Elle porte en elle en tant que future femme, citoyenne, lionne au combat, la mémoire de tous ces enfants qu’elle aura vus déportés de son supposé pays de cocagne vers des univers où ils disparaissent, de tous ces enfants qui n’ont pas d’enfance, en Palestine, au Liban,... de tous ces enfants marchandés cyniquement, au nom de l’enfance, au Tchad, ailleurs…

Ma fille porte en elle tout ceci parce qu’elle est vivante. Parce qu’elle a un papa et une maman vivants auprès d’elle. Qui animent son âme autant qu’ils le peuvent de toute l’actualité de leurs combats, à sa mesure de petite fille, en lui apprenant qu’il n’y a pas de différence, entre un enfant blanc et un noir, entre un enfant juif, catholique, sikh, musulman, bouddhiste, que tout enfant a droit au bonheur d’être enfant, dans la douceur de sa famille, les câlins, le jeu, les apprentissages.

Ma fille porte en elle tout cela, et elle ne se verra pas confiée par l’école la mémoire de l’un des 11 000 enfants français victimes de la Shoah. Ce travail, qui m’est dévolu en tant que parent, et qu’il n’appartient pas à mon sens au Président de la République de choisir de faire à ma place, je l’élabore dans le respect de mon enfant, et de ce qu’est notre famille.

Il n’y a pas que la Shoah, Mr. le Président. Maints massacres furent perpétrés, maintes mémoires furent et sont encore blessées qu’il vous semble vain d’honorer, maints enfants furent déportés et assassinés, dont vous semblez faire si peu de cas, en d’autres temps tout aussi atroces que celui de la Shoah.

Samedi 23 février 2008
Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois tenté de justifier, samedi 23 février, son souhait de voir la loi sur la rétention de sûreté appliquée immédiatement, y compris aux détenus déjà incarcérés. En marge du Salon de l'agriculture, le chef de l'Etat s'est placé du côté des "victimes", estimant qu'on ne peut pas "laisser des monstres en liberté après qu'ils aient effectué leur peine".

 

Alors que le Conseil constitutionnel a en partie censuré le texte, jeudi, M. Sarkozy a appelé la Cour de cassation à la rescousse, demandant à son Premier président, Vincent Lamanda, de lui faire des propositions visant à rendre la loi immédiatement applicable. Cette solution "n'est pas un contournement" du Conseil constitutionnel, a assuré le président, sans toutefois convaincre syndicats de magistrats, constitutionnalistes et opposition.
Pour les syndicats de magistrats, Nicolas Sarkozy tente bel et bien un contournement du Conseil constitutionnel. Dans un communiqué, le Syndicat de la magistrature (SM), classé à gauche, s'élève contre "un coup de force inacceptable", demande à Vincent Lamanda de refuser de donner suite à la demande présidentielle et appelle à manifester le 20 mars à Paris pour une "nuit de défense des libertés". Même indignation du côté de de l'Union syndicale des magistrats (USM), majoritaire au sein de la profession : "C'est une décision ahurissante, unique dans l'histoire de la Ve République", a estimé son secrétaire général, Laurent Bedouet.

Les superlatifs son également de rigueur au Parti socialiste. Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, a dénoncé une "stupéfiante atteinte à l'état de droit". "Le président de la République n'est plus le garant de la Constitution dans notre pays", écrit le député-maire de Nantes dans un communiqué.
 
"NOUS SOMMES DANS UNE PÉRIODE SOMBRE POUR NOTRE JUSTICE"

Dans un entretien au Monde, Robert Badinter juge "singulier de demander au plus haut magistrat de France les moyens de contourner une décision du Conseil constitutionnel". "Aujourd'hui, nous sommes dans une période sombre pour notre justice", prévient l'ancien Garde des Sceaux socialiste.

Pour l'ancienne ministre de la justice socialiste Elisabeth Guigou, on assiste là à une manoeuvre "inconcevable". La réaction de Nicolas Sarkozy "est une dérive grave et dangereuse car le plus haut personnage de l'Etat doit donner l'exemple à tous les citoyens en matière de respect des institutions", souligne la député de Seine-Saint-Denis qui demande la convocation de la Commission des lois de l'Assemblée nationale.

"Le gouvernement ne peut que s'incliner devant la décision du Conseil constitutionnel", met en garde, sur France Info, le constitutionnaliste Jean Gicquel. Le premier président de la cour de Cassation dispose d'une "marge de manoeuvre extrêmement étroite" selon lui.. "Je n'imagine pas le premier magistrat de France se mettre en travers du Conseil constitutionnel."

Seule voix à s'élever pour prendre la défense du chef de l'Etat, celle de Rachida Dati, qui, dans un entretien au Figaro assure qu'"il ne s'agit pas de remettre en cause la décision du Conseil constitutionnel, mais de proposer de nouvelles solutions".

En marge de cette agitation, les services du Premier président de la Cour de cassation se sont réunis vendredi soir, se contentant de confirmer avoir reçu la proposition de mission de l'Elysée.

Samedi 23 février 2008
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"Il y a tous les jours une annonce nouvelle sans doute pour faire oublier les anciennes (...) quelle pagaille", déclare l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle.

Lors d'une réunion publique à Nice samedi 23 février, Ségolène Royal a ironisé sur les "annonces tous azimuts" du président Nicolas Sarkozy qui créent "une pagaille comme on n'en avait pas vu depuis longtemps". Venue soutenir Patrick Allemand, candidat socialiste aux municipales de Nice, Ségolène Royal a évoqué les multiples annonces, quasi-quotidiennes, du président Sarkozy : "annonces sur les institutions, annonces suivies de la création d'une commission, annonces décidées par le gouvernement et contredites par les conseillers du président".
"Il y a tous les jours une annonce nouvelle sans doute pour faire oublier les anciennes (...) quelle pagaille", a-t-elle dit.

"Polémique" quotidienne

(c) Reuters

Interrogée par des journalistes sur les récentes déclarations de Christian Estrosi, secrétaire d'Etat à l'Outre-mer et candidat UMP à Nice, envisageant une suspension du droit du sol pour les enfants clandestins de Mayotte, Ségolène Royal a refusé de répondre afin de ne pas alimenter, a-t-elle dit, "la polémique" quotidienne.
Evoquant la situation politique de la cinquième ville de France, solidement ancrée à droite, Ségolène Royal a déclaré qu'il était temps de mettre aux commandes des "gens sérieux".
"Il est temps de sortir Nice de l'affairisme, des combines de toutes sortes, il faut vraiment changer d'air, changer d'équipe, prendre des gens sérieux", a-t-elle dit;
Samedi 23 février 2008

Changement de présidence et changement de style au Salon de l'agriculture. L'événement était très apprécié de son prédécesseur Jacques Chirac, qui s'y prélassait presque.
 Là, c'est quasiment au pas de charge que Nicolas Sarkozy a inauguré la plus grande ferme du monde.
A mi-parcours environ, il s'est soudain vu vertement repoussé par un visiteur du salon auquel il s'apprêtait à à accorder une poignée de main. Ambiance surchauffée et cohue, le Chef de l'Etat s'est alors emporté:
a-t-il lancé, avant de reprendre son parcours mouvementé. Un écart de langage qui n'est pas sans rappeler sa colère face aux pêcheurs bretons.
par Yvon GRAIC publié dans : infos
Samedi 23 février 2008
Ces jours-ci, la France n'est pas à la fête dans les journaux étrangers...

Ils reviennent notamment sur les difficultés du président Nicolas Sarkozy.

Nombre de titres commentent la "chute libre" du chef de l'Etat dans l'opinion et son récent mariage. "La lune de miel de Sarkozy, c'est fini", titre un "papier" de l'américain "Time". "C'est fini" en français dans le texte.

Ce dernier "a beau s'être marié récemment, il est de plus en plus mal aimé" par l'opinion publique, estime le très britannique "The Economist". Et un très méchant papier de l'espagnol "El Pais" nous explique carrément, là encore en français, que "Sarkozy c'est fini".

Pour "Time", "La seule question qui vaille maintenant est de savoir à quoi attribuer cette brutale chute dans les sondages": "déception par rapport à sa politique" et à "ses projets en matière de réforme économique" ou "désenchantement croissant face à sa vie amoureuse qui s'étale dans la presse populaire" ?

"Sarkoshow" ?
Pour "The Economist", trois raisons peuvent expliquer "cette désaffection de l'opinion": "la situation critique du crédit et le ralentissement de l'économie mondiale ont miné ses efforts pour soutenir la croissance et les revenus"; "une suspicion rampante que M.Sarkozy ne colle pas à ses promesses de campagne"; le troisième motif de mécontentement "est ce que l'on pourrait appeler le Sarko show" avec l'affaire de son récent mariage avec Carla Bruni. Au passage, l'hebdo britannique rappelle que "cela fait d'elle la plus fameuse épouse italienne d'un dirigeant français depuis le mariage de Catherine de Médicis avec Henri II" (en 1533). Voilà qui ne nous rajeunit guère...

Nombre de journaux étrangers évoquent l'affaire de Neuilly et l'éviction de David Martinon comme tête de liste UMP à la mairie de la ville, "ghetto de riches", juge "Time". Pour l'hebdo américain, l'affaire prouve "la fatigue de Sarko". "Neuilly passe du vaudeville à la série Z", titre "La libre Belgique". "La droite n'en finit plus de se ridiculiser dans le propre fief de Nicolas Sarkozy", commente le journal belge en évoquant ce qu'il appelle un "soap opera".

"Avec la chute libre de M.Sarkozy dans les sondages, le fiasco de Neuilly-sur-Seine est le plus récent signe du trouble qui secoue sa présidence", observe le "New York Times". "Son style d'hyperactif, longtemps regardé comme un changement bienvenu après la torpeur des derniers jours de la présidence de Jacques Chirac, est maintenant de plus en plus vu comme un mouvement sans but", poursuit le prestigieux quotidien américain.

 


La une de Courrier International refusée (DR)

La une de Courrier International refusée (DR)
Mais la presse internationale s'intéresse encore plus à la première interview dans "L'Express" de Carla Bruni depuis qu'elle est Carla Bruni-Sarkozy. Un intérêt qui se manifeste souvent sur le mode ironique: "Oui, c'est la Saint-Valentin et oui, la première dame de France est amoureuse", titre le "New York Times". Rappelons que dans cette interview, Mme Bruni déclare notamment: "entre Nicolas et moi, ce ne fut pas rapide, ce fut immédiat. Donc, pour nous, ce fut en somme assez lent".

L'interview est publiée "au moment de la chute libre du chef de l'Etat dans les sondages" après les péripéties de son divorce et d'un remariage "très médiatisé", susurre le vénérable "Times" britannique, insinuant ainsi que l'entretien pourrait faire partie d'un "plan com" très calculé... Une certitude pour "Le Soir" de Bruxelles: l'entretien "avait été soigneusement préparé", estime-t-il.                                                                     la suite ici
Dimanche 24 février 2008

Actualités
DDA A la une
[23/02/08]

"Cités d'avenir" : les quartiers avec Ségolène Royal

"Cités d'avenir", déclinaison de "Désirs d'avenir" dans les quartiers, a vu le jour vendredi à Montpellier où sera basé son siège social, en présence de Ségolène Royal.

"Cité d'avenirs" fédérera les initiatives de quelque 200 associations de toute la France, avec un conseil d'administration représentatif de toutes les régions et se veut une force de propositions au service de Ségolène Royal.

"On veut continuer sur la dynamique" de l'élection présidentielle, a expliqué un des fondateurs de Cité d'avenirs, Brahim Abbou.

"A l'époque, 200 associations de quartiers avaient appelé à voter Ségolène Royal dès le premier tour", a-t-il dit. "Il y a un réseau, une volonté de continuer à se réunir, discuter et proposer des actions autour de Ségolène Royal."

Cité d'avenirs a été lancé dans le quartier populaire de La Paillade alors que Ségolène Royal était à Montpellier pour soutenir la candidature d'Hélène Mandroux.

"Je trouve ça formidable que des jeunes se prennent en charge, qu'ils dénoncent un système, qu'il sortent de l'assistanat et se disent: +Comptons sur nos propres forces, demandons-nous d'abord à nous-mêmes ce que nous pouvons faire (dans) nos quartiers avant d'aller demander aux autres ce qu'ils peuvent faire pour nous+".

 

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citation

"Plus les hommes seront éclairés plus ils seront libres." Voltaire


La Lettre 76

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