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Ségolène Royal et son association Désirs d’avenirs s’installent au 8 de la rue Saintonge dans le 3e. Ségolène Royal est  présidente de Désirs d’avenirs.

Désirs d’Avenir est une association créée pour réunir avec Ségolène Royal toutes celles et ceux qui souhaitent réfléchir ensemble à un projet de gauche pour la France, et agir ensemble pour le réaliser. L’association qui organise notamment des Universités populaires participatives, "est animée par des bénévoles qui donnent leur temps au service des autres, afin de mettre à la portée de chacun le meilleur de la connaissance", assure Mme Royal.

Plus d'information: www.desirsdavenir.org

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Dimanche 4 mars 2012 7 04 /03 /Mars /2012 12:25

Un petit déplacement dans le sud ouest de la France tout en bas à gauche sur la carte géographique, au pays basque, à Bayonne, et patatras notre Président s’effondre comme ces caïds qui s’écroulent lorsque le vent tourne et que la garde rapprochée n’est plus si proche.

Le maire de Bayonne avait déconseillé au Président ce déplacement, il connaît son pays, ici ça chauffe facilement, ce n’est pas Paris où tout le monde dîne avec tout le monde, où tout le monde reçoit tout le monde, où tout le monde tutoie tout le monde, ici on s’en fout, on n’espère pas une direction de théâtre, une émission à la rentrée, une sortie de placard audiovisuel, la direction du service politique de TF1, la présidence de Veolia, le départ d’Anne Lauvergeon d’AREVA, l’interview exclusive de Carla Bruni, la mairie du 7earrondissement de Paris. Ici on attend rien pour soi mais on espère beaucoup pour tout le monde.

Ici on est basque, d’abord, et on est loin, et ici, que l’on soit content ou pas content on le dit de la même façon, c’est à dire debout ensemble et dans les rues. Parce qu’ici, le maire donne les clefs de la ville pour que vive la fête pendant plusieurs jours. Pour faire court ici ce n’est pas le plateau du journal de vingt heure de TF1 ni celui de France2 ni une interview en terrasse avec David Pujadas ni un tête à tête avec Yves Calvi et Jean Pierre Pernaut; ici, on ne sélectionne pas les gens qui vont vous entourer pendant vos fausses conversations avec le monsieur ou la madame « Francequiselèvetôt », ici on ne choisit les gens en fonction de leur tailles pour ne pas montrer que le Président n’est pas bien grand, ici on ne vire pas un Préfet de la République parce qu’il a osé laissé libre des gens en colères criant leur rage sur le cortège présidentiel, ici on ne mobilise pas d’office et sans demander la permission aux parents les enfants des écoles afin de brandir des drapeaux lorsqu’on leur en donnera l’ordre devant le Président en visite, ici on ne fait pas un assemblage d’ouvriers pour créer une petite foule compacte autour du Président car le personnel de l’usine en question ne voulait pas être instrumentalisé, ici on tient pas à l’écart le personnel d’un hôpital en colère par une double rangée de CRS, ici on ne recrute pas des figurants pour faire nombre sur un chantier, ici c’est la France non épurée Monsieur le Président. A Bayonne c’est la France libre de votre service de communication.

Vous n’êtes pas tombé dans un guet-apens Monsieur le Président, vous vous êtes heurté à la France qui souffre et qui a l’outrecuidance de vous le faire savoir.

On ne peut pas pendant au moins cinq ans prendre des airs d’évidences, jouer des épaules pour affirmer un volontarisme sans prudence, ridiculiser les propos et les idées de vos adversaires, tout réduire en « pour ou contre », « noir ou blanc », « bien ou mal », « victime ou agresseur » et afficher un tel bilan après, on ne peut pas Monsieur le Président se poser en sauveur en permanence et ne sauver personne ou si peu, les Français ne veulent pas de coups de téléphone dans l’urgence à Lakshmi Mittal, d’un autre de Xavier Bertrand à ce PDG pour lui dire que ce qu’il fait n’est pas bien, de marchandages avec les copains plein aux as pour mettre de l’argent dans tel ou tel usine en difficultés, les français n’ont pas besoin de Zorro-bricolo, mais de lois protectrice du travail et de la dignité du travailleurs, les français ne veulent pas de cette politique du coup par coup en fonction des sondages et des échéances législatives, les français n’ont pas besoin d’un « parrain » mais d’un Président monsieur le Président.

Je crains que d’autres villes ne soient tentées de vous le faire savoir et d’ailleurs je lance un appel pour créer une sorte d’Intervilles politique qui consistera à ce que cette France non épurée malgré ces cinq années de sarkozysme, s’exprime comme elle le souhaite sur le passage du Président Candidat.

Pour l’instant Bayonne a frappé un grand coup, qui relèvera le défi ?

Par Yvon GRAIC - Publié dans : Libre expréssion
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Dimanche 4 mars 2012 7 04 /03 /Mars /2012 12:20

Par Yvon GRAIC - Publié dans : Rétablir la vérité...
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Samedi 3 mars 2012 6 03 /03 /Mars /2012 14:21
Par Yvon GRAIC - Publié dans : FH2012
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Samedi 3 mars 2012 6 03 /03 /Mars /2012 14:11

 

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par JONATHAN BOUCHET-PETERSEN, SYLVAIN BOURMEAU, ALEXANDRA SCHWARTZBROD

Est-ce ce voyage de trois semaines dans l’Antarctique dont il revient émerveillé ? Est-ce la distance que lui donnent les vingt-deux campagnes électorales qu’il a derrière lui ? Ou cette liberté que lui offrent ses 81 ans ? Michel Rocard n’a plus peur de rien, sauf des menaces, «d’une gravité inhabituelle», qui pèsent sur le monde. Entre deux bouffées de Gauloises sans filtre, il balaie pour Libération les grands sujets du moment à l’occasion de la publication de son dernier livre. Un livre dont il ne craint pas de dire : «Il n’y a pas beaucoup d’idées là-dedans, il n’y a que des faits et c’est bien là l’emmerdant. Si ce n’était que des idées, ce ne serait pas dangereux.»

Dans votre livre, le mot «inquiétude» revient souvent. Notamment face à la vacuité intellectuelle de la campagne…

Cela vaut pour tout le monde. On nous amuse avec un ballet de prestations de candidats, mais cette campagne n’a pas, jusqu’à présent, beaucoup concerné les problèmes de fond. La position de Nicolas Sarkozy et du patronat fausse le jeu car leur hypothèse essentielle est que nous allons finir par sortir des turbulences financières et qu’après, on retrouvera la grande croissance. Et celle-ci permettra tout : réformer la Sécurité sociale, assainir la pénitentiaire, reprendre une politique du logement, améliorer l’agriculture, faire baisser le chômage, etc. Or la grande croissance, c’est terminé. Le volume d’énergies fossiles disponibles va commencer à baisser d’ici deux ou trois ans, à un rythme vertigineux. C’est un fait.

A vous lire, ce qui compte c’est de faire le meilleur diagnostic…

Le programme du prochain président risque d’être disqualifié par les faits. Et je crains que les candidats n’en soient pas conscients. Cela ne veut pas dire que les programmes ne servent à rien, il est bien d’avoir une sorte d’inventaire de ce qu’on devrait faire. Mais quand on part pour la tempête, l’essentiel se joue en amont des programmes, dans la manière de définir l’absolu prioritaire et, bien sûr, le cap global. Après, on fait ce qu’on peut. Pour cette campagne, le diagnostic n’a pas assez été porté.

Un constat propre à cette campagne ?

Il existe à l’Assemblée nationale un registre appelé le «Barodet», la reliure depuis le début de la IIIe République de toutes les professions de foi des candidats élus. C’est dans le Barodet qu’on a lu par exemple lu les tracts délirants de Mitterrand en 1945, qui étaient d’un anticommunisme et d’un réactionnaire exacerbés. Le Barodet est la compilation de toutes les bêtises dites à l’occasion des campagnes présidentielles et sa consultation vaut réponse à votre question. Mais, cette fois, c’est plus grave. C’est une chose de dire des bêtises gentilles quand la nature a bon dos et que la France est en bonne santé. Aujourd’hui, les menaces sont d’une gravité inhabituelle. Nous ne nous sommes jamais trouvés dans une situation aussi dangereuse depuis bien des décennies. Nous devons faire face à l’effet de serre, à la menace de l’explosion des bulles financières, mais aussi à l’incapacité à sortir de la stagnation et d’un chômage qui continue à croître, sans oublier l’explosion de la précarité et une vraie menace de guerre au Moyen-Orient.

Dans ce sombre contexte, pourquoi avoir choisi François Hollande ?

D’abord parce qu’il va bien moins loin que Nicolas Sarkozy dans le mythe qu’on retrouvera la grande croissance pour s’en sortir. Il a compris. En signant la préface de mon livre, il signe une amorce de dialogue sur tous ces thèmes pas très présents dans le programme du PS, donc il signe sa disponibilité pour en sortir progressivement. Ce n’est pas moi qui vais lui faire grief d’avoir des contraintes de discours sur le dos, je n’ai que vingt-deux campagnes électorales sur ma propre tête…

Comment jugez-vous sa campagne ?

Plutôt meilleure que celle de Sarkozy car il fait moins de provoc.

Dans cette préface, il marque toutefois une réserve avec vous, il ne veut pas «offrir la France à la mondialisation»

Il a raison, mais la formule est inexacte. Il ne faut surtout pas offrir la France à la mondialisation non régulée. La mondialisation est un fait et plutôt un fait positif. C’est grâce à ça que la Chine et l’Inde décollent, ce n’est pas rien. L’Afrique en est incapable pour d’autres raisons, mais elle va tout de même mieux maintenant qu’il y a vingt ans. Le monde bouge dans des conditions gigantesques et nous, nous somnolons !

Quand Hollande fait du «monde de la finance» son ennemi, ça vous plaît?

Il n’y a pas deux mondes, la finance et l’économie, étrangers l’un à l’autre. Il y a un monde où l’économie est dominée par la finance, mais en imbrication. A ce sujet, permettez-moi de citer quelques phrases éclairantes de responsables d’ordinaire tenus à un devoir de réserve. Lord Mervyn King, gouverneur de la Banque d’Angleterre, un homme qui n’a jamais un mot de trop, a expliqué il y a peu qu’il fallait s’attendre à une récession sans doute plus grave que celle de 1930. C’est le gouverneur de la banque d’Anglerre qui nous prédit plus grave, pas un prophète chevelu, un écolo ravageur ou Jean-Luc Mélenchon ! Un autre : Jean-Pierre Jouyet, président de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Lui, dont le rôle est d’empêcher la casse et de rassurer les opérateurs de marché, a déclaré qu’il fallait craindre une explosion du système économique et financier mondial. On n’en parle pas beaucoup de tout ça dans la campagne et on s’amuse.

En matière de politique étrangère, quelle est votre grande inquiétude ?

Personne ne regarde le grand Moyen-Orient. Nous avons une stratégie américano-anglaise, acceptée par les autres, et notamment par nous, de torpiller toute possibilité de discuter sérieusement avec les Iraniens. Et même de faire un peu de provoc de temps en temps. Comme s’il s’agissait de préparer une situation de tolérance rendant acceptable une frappe israélienne. Dans cette hypothèse, la guerre devient une guerre irano-syrienne soutenue par la Chine et la Russie, comme on le voit à l’ONU, contre en gros l’Occident et ses clients. Et l’Europe se tait. C’est une affaire à millions de morts, l’hypothèse étant que ça commence nucléaire. Je connais bien ces dossiers et je n’ai jamais eu aussi peur. Nos diplomates ont perdu l’habitude de traiter des situations de cette ampleur et tous nos politiques jouent à se faire plaisir avec des satisfactions de campagne électorale. Ce qui est nouveau, c’est l’intensité des dangers par rapport à un état d’esprit futile. Autre nouveauté, ces dangers sont extérieurs, résolument mondiaux. Il n’y a que l’Amérique latine et l’Australie pour avoir une chance d’y échapper. Aucun grand pays, même la Chine ou les Etats-Unis, n’y peut quelque chose à lui tout seul. Il n’y a de réponse que dans une consultation mondiale attentive dont tout le monde se moque. Nous acceptons même, Guéant compris, un repli sur nous-même et une xénophobie croissante alors que le monde va vers la mixité. Ça me rend malade.

Ce repli ne se nourrit-il pas de l’idée que la mondialisation est bénéfique pour de nombreux pays mais synonyme de délocalisations en France ?

Les délocalisations pèsent pour moins de 9 % de notre chômage. On met les priorités du débat où on veut et où on peut, mais il faudrait rester intelligent et respectueux des faits. Il y a autre chose, c’est cette joie de vivre que nous avons à parler de l’immigration et du malaise que créent les étrangers chez nous. Il est évident que quand ils sont là ils prennent un peu du travail. Il est non moins évident qu’ils prennent le plus souvent des boulots dont les Français ne veulent plus. Et il est encore plus évident que si on a envie de faire quelque chose, on peut limiter l’ampleur quantitative du problème de 0,5 % ou de 1 %. Quelles que soient l’intensité verbale, la vigueur des haines et la joie de vivre qu’auront les militants FN ou ceux de Sarkozy à voir les Français se refuser les uns les autres de vivre ensemble, ça ne changera rien et pourrira tout. L’essentiel reste l’effet de serre et le danger financier. Nous ne nous occupons pas de l’essentiel.

Parlons d’énergie, puisque vous mettez cette question au cœur de votre livre…

Grand dieu ! Je ne la mets pas, elle y est. Il n’y a rien dans mon livre qui soit intellectuellement nouveau ou qui soit une hypothèse. Tous les esprits un peu cultivés savent que l’énergie va être la clé de notre avenir.

Ce problème est-il assez abordé par les différents candidats?

On n’en parle pas assez et pas assez bien. Depuis un moment, on trouve chaque année du pétrole nouveau en moindre volume estimé que ce qu’on a consommé dans l’année. Et ça ne pas va s’arranger. Or la demande chinoise, indienne et de tous les émergents comme le Brésil continue à augmenter vertigineusement. Cela va se traduire sur les prix, ça a d’ailleurs déjà commencé.

Vous faites dans votre livre un vibrant plaidoyer pour le nucléaire civil…

L’importance de ce qu’il faut faire passer dans l’opinion concerne surtout les énergies renouvelables. Nous avons tous envie d’une énergie qui ne tue plus et nous avons tous envie d’une énergie qui respecte notre écologie. Malheureusement, nous ne disposons pas encore de solutions scientifiques qui rendent les énergies renouvelables assez accessibles financièrement pour qu’elles s’intègrent dans le fonctionnement de nos économies. L’éolien et le solaire, les deux plus diffusées, ne permettent pas de faire du kilowatts-heure par milliards. Or il nous en faut des centaines de milliards. Des pays comme le Danemark et l’Allemagne, qui ont joué cette carte trop fort trop vite, vont avoir des problèmes car ils vont devoir payer l’éolien à des prix exorbitants. Le sujet du nucléaire, on y arrive par différence. Et donc, on y arrive… Si on ne trouve rien, en l’état actuel des choses, on va vite arriver à un moment où la baisse très forte des énergies fossiles disponibles va se traduire par une baisse tout aussi forte du Produit intérieur brut (PIB). Ainsi, quiconque dit qu’il faut renoncer au nucléaire nous explique en fait qu’il faut accepter la décroissance. Et là, je fais une hypothèse, la seule du livre, c’est que l’obligation de la décroissance conduit à la guerre civile. Ce n’est pas tenable et ça pose d’ailleurs une question majeure pour la Grèce qui subit une décroissance forcée : comment fait-on dans ce contexte pour maintenir des élections ? Il n’est pas possible de gouverner ce peuple en lui disant qu’il va perdre 25 % de son revenu dans les dix ans si on tient à payer toutes les dettes. Personne ne le dit, mais il ne peut y avoir d’issue en Grèce qu’avec un pouvoir militaire.

La Grèce doit donc éviter de payer toutes ses dettes ?

Il devient de plus en plus indispensable d’annuler partout une bonne partie de la dette non payable. Mais attention, la grande bulle qui menace, elle est privée ! Une éventuelle crise de la dette souveraine européenne ne serait qu’un petit détonateur. Nous sommes dans l’imbécillité politique collective.

Quelle mesure jugez-vous urgent de mettre en place pour réguler la finance ?

La séparation absolue des banques de dépôt et des banques d’investissement. Une solution qui nous a évité pendant soixante ans toute crise financière mondiale. Une mesure de bon sens à laquelle l’Allemagne nous a fait renoncer, nous l’Europe, dès le début des années 90 et j’en prends ma part de responsabilité puisque j’ai laissé Bérégovoy faire le coup. Je n’avais pas encore tout compris. Il faut rétablir ce qu’on appelle le Glass-Steagle Act aux Etats-Unis. Il y a urgence car le pouvoir bancaire a gagné à la City, a vaincu Obama au Sénat, dispose de Mme Merkel comme complice et est en train de gagner en France malgré la lucidité surprenante et déracinée de Sarkozy.

Que voulez-vous dire par «lucidité surprenante et déracinée» ?

Sarkozy est un avocat qui a appris l’économie au contact d’anticolbertistes et d’antigaullistes tels Alain Madelin et Gérard Longuet. Par héritage, cela aurait dû en faire un David Cameron français. Mais ce qu’il avait appris en économie n’avait pas ravagé son extraordinaire disponibilité mentale à comprendre. C’est quand même une intelligence supérieure ce président. Il a mis quinze jours à tout comprendre, c’est-à-dire que la crise démontrait la fausseté des paradigmes de l’organisation économique du monde. Une fois la faillite de Lehman Brothers acquise, il a compris qu’il fallait de la garantie publique pour en sortir. Son énergie n’a pas suffi à bousculer l’Europe, mais elle a arraché des améliorations et un peu de questionnement sur les agences de notation. Mais sur le Glass-Steagle Act, rien, et ces mots terribles quand il a dit qu’il ne fallait rien faire qui puisse affaiblir le système bancaire, et notamment pas lui enlever la possibilité de faire de l’argent avec les dépôts des Français.

Si Hollande est élu, quelle est sa marge de manœuvre ?

La marge de manœuvre budgétaire est à peu près nulle. Mais la mesure par laquelle l’Etat français pénaliserait fiscalement et gravement toute entreprise bancaire coupable d’avoir maintenu des accords et des opérations avec les paradis fiscaux, la mesure selon laquelle il ne saurait y avoir l’exercice de la profession d’agent notateur autrement que sur une base de service public, la mesure selon laquelle le mélange des activités de dépôt et de financement du risque est globalement interdit, tout ça ne coûte rien! La vraie marge de manœuvre, c’est la compréhension politique de l’opinion, d’où l’importance d’en parler. Je ne vais pas les lâcher, ni lui, ni Sarko, ni nos pauvres écolos qui ont raison à peu près sur tout sauf sur l’énergie, c’est-à-dire sur l’essentiel.

 

Par Yvon GRAIC - Publié dans : Dans la presse
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Samedi 3 mars 2012 6 03 /03 /Mars /2012 13:21
Par Yvon GRAIC - Publié dans : FH2012
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Samedi 3 mars 2012 6 03 /03 /Mars /2012 13:13

Ze Rédac

Nous n'avons que le pouvoir des mots 

L’extrême droite à pas de Guéant 1

par Lautréamont,


Il se surpasse, notre ministre de l’intérieur. Après sa provocation sur les civilisations, il déboule sur le front hallal. Avec une déclaration  qui aurait jeté en son temps des milliers de manifestants si Jean-Marie Le Pen l’avait osé !

Donner le droit de vote aux étrangers, explique benoîtement notre Ministre, c’est prendre le risque d’avoir des élus qui imposent un jour la viande hallal dans les cantines ! Oui, vous avez bien lu, bien entendu, bien vu.

Oui nous parlons bien de Claude Guéant, UMP bon teint, fonctionnaire bon teint, Ministre de la république

Oui nous sommes bien au 21ème siècle, en France.

Non vous ne rêvez pas. Ces mots ont bel et bien été prononcés, sciemment par le ministre de l’intérieur, des cultes donc…

Et nous, pauvres hères que nous sommes, obligés de billeter pour la dixième fois sur la pêche indécente, pestilentielle de la droite bon teint aux voix du FN. Rabâchant les mêmes rengaines sur ceux qui chantent la même chanson.

Pourrir, pourrir, pourrir, tout pourrir, pratiquer la terre brûlée, froidement, pour faire pencher la balance du bon côté.

Alors voici un petit message personnel à Claude Guéant et à son patron :

Nous ne nous laisserons pas faire. Nous ne vous laisserons pas faire.

Partis comme vous l’êtes, nous vous savons capable de tout. De toutes les manip, de tous les mensonges, de toutes les déclarations qui ne génèrent, à l’image de celle ci, que de la haine et de la peur.

Oui, capable de tout. Capable de parler d’épuration, de civilisation, d’anti France. Tout plutôt que de céder la place. La place qui vous serez due ad vital aerterna’, selon une sorte de droit divin.

Et bien, il faudra vous y faire chers amis. Inutile de courir à pas de Guéant vers l’extrême droite. Inutile d’être plus réactionnaires et brutaux que le furent vos  grand parents des années trente et vos parents des années des années Ponia-Pasqua.

Inutile de vous accrocher car c’est terminé pour vous. Et cette campagne, vous l’avez probablement perdue cette semaine, qui fut un tournant. Ou ça passait ou ça cassait. Et ça a cassé, fatigué qu’est ce pays de vos outrances, de vos provocations, de vos mirages.

Et il suffit de voir cette Nième déclaration de Claude Guéant pour comprendre la panique, la terreur d’un clan qui ne veut pas lâcher le pouvoir.

Jusqu’où peuvent-ils aller pour s’y maintenir? C’est toute la question. Nous rentrons dans une période noire qui nous mènera au premier tour.

Ces 50 jours de tous les dangers ou la tension va succéder à la tension. D’ailleurs nul doute que les propos de Guéant préfigurent un discours brutal de Nicolas Sarkozy sur l’immigration.

Attendons-nous au pire. L’arme des faibles. De ceux qui ont déjà perdu et ne l’acceptent pas.


A Lire Aussi :

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Sarkozy en campagne : du risque d’être challenger par Hemingway

De Bayonne à Bruxelles, Sarkozy ne parvient pas à “perturber” Hollande par RichardTrois

Sarkozy à Bayonne : fiasco et stratégie de la tension par Dante

Par Yvon GRAIC - Publié dans : Présidentielle 2012
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Mercredi 29 février 2012 3 29 /02 /Fév /2012 10:38

 

Le Monde.fr - Actualité

Invité de la matinale de RTL mercredi 29 février, François Hollande a précisé ses positions sur la fiscalité et l'éducation, deux jours après que Nicolas Sarkozy s'est prêté au même exercice.

Fiscalité. Le candidat socialiste a précisé sa proposition de créer une nouvelle tranche d'impôt pour les rémunérations dépassant le million d'euros annuel. Très critiqué par la droite sur ce sujet, il a assuré que ce "ce n'était pas une question de rendement, mais une question de moralisation".

 

M. Hollande assure avoir arrêté la somme d'un million d'euros "par foyer fiscal" car c'est à peu près le montant correspondant peu ou prou à 100 fois le smic. Selon lui, cette nouvelle tranche d'impôt devrait rapporter 200 à 300 millions d'euros par an à l'Etat.

"Dans le secteur privé", a-t-il expliqué, le salaire est "une libre décision""Il n'y a que l'arme fiscale. Toutes les recommandations sont restées lettre morte", a déploré le favori des sondages. "Des signaux doivent être envoyés. Le temps de la crise appelle des mesures exceptionnelles" a dit M. Hollande, qui a critiqué l'augmentation de "34 % des salaires des patrons du CAC 40".

"Ce n'est pas honteux de gagner beaucoup d'argent, ce qui est honteux c'est depayer moins d'impôt que les classes moyennes", a assuré, un peu plus tard dans l'émission, le candidat Hollande.

Lire : Tranche d'imposition à 75 % : ce que signifie la proposition de M. Hollande

Education. Nicolas Sarkozy a annoncé, mardi 27 février, sa volonté de revaloriserde 25 % le salaire des enseigants, s'ils acceptent d'assrer 26 heures de présence dans leur établissement, au lieu de 18 heures actuellement. "25 % de salaire en plus pour 50 % de travail en plus ? Ce n'est ni acceptable, ni financièrement soutenable", a assuré M. Hollande, fustigeant "un marché de dupes" et un président qui "ne comprend rien au métier des enseignants".

M. Hollande a réitéré qu'il comptait embaucher 60 000 professeurs, à effectif constant dans la fonction publique. Mais, a-t-il dit, "je dois dire la vérité. Je veux plus de personnel, je ne peux pas me permettre de leur promettre une hausse se salaire."

Excès de confiance ? M. Hollande a été interrogé sur un supposé excès de confiance de son camp. "Je leur dis à chaque fois, quels que soient les sondages, de se préoccuper de l'élection. Je ne me place pas encore comme président de la République. Je demande à mes amis de ne pas se projeter comme membre du gouvernement. Je leur dis de faire en sorte que l'on puisse changer la vie quotidienne des Français."

Sur les sondages qui lui sont toujours très favorables, M. Hollande a assuré ne pascroire à une "élection qui se jouera à 55 % contre 45 %""La dernière fois [que l'on a vu ce score] c'était De Gaulle contre Mittrerrand. Vous voyez, j'ai le sens de l'histoire !"

Le ton de la campagne. Questionné sur le ton de la campagne et les attaques dont il a fait l'objet, M. Hollande a assuré "ne pas être dans la violence, mais dans la conviction". "Je ne cherche pas à être dans une bataille de cours d'école, mais si on vient me chercher, on me trouve. Je n'ai pas accepté que M. Sarkozy s'en soit prenne à ma compagne. Il ne comprend pas ce que la campagne exige comme hauteur de vue.
Je ne ferai rien qui me mette à son niveau."

Union européenne. Les députés socialistes ont été très critiqués, à droite comme à la gauche de la gauche, sur leur abstention sur le texte du Mécanisme européen de stabilité. M. Hollande a justifié cette position.

"J'ai le sens des responsabilités, je laisse passer la création de ce fonds", a-t-il dit, rappelant que le Sénat de gauche avait la possibilité de bloquer le texte. "Je reviendrai sur ce traité pour y ajouter une dimension de croissance. Je ne me lie pas les mains sur un traité que je n'ai pas négocié".

Le Monde.fr

Par Yvon GRAIC - Publié dans : FH2012
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