vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail
collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous.
»
Qu'aurions-nous fait sans les 35 heures ! Pendant plus de dix ans, elles ont alimenté le débat politique français, opposé le RPR puis l'UMP aux socialistes, divisé
la gauche politique et syndicale, et indirectement permis à Nicolas Sarkozy de refonder le corpus idéologique de la droite sur une valeur traditionnellement de gauche, la revalorisation du
travail. Elles ont également suscité des polémiques à n'en plus finir dans le monde académique.
Macro- et microéconomistes ont noirci des milliers de pages et fait tourner des modèles pour évaluer leur coût et leurs effets - neutres, pense finalement le Conseil
d'analyse économique (CAE) - sur l'emploi. Elles ont changé la vie de milliers d'entreprises et de millions de personnes, amplifié les clivages à l'intérieur du salariat (privé-public, grands
groupes-PME, employés-cadres, temps partiel-temps complet), accentué la rigueur salariale en vigueur depuis 1983, désorganisé l'hôpital. Et fini par symboliser les travers de l'exception
française.
La droite se garde de le rappeler, mais c'est elle qui a relancé le débat, en 1993, sur la durée du travail. Martine Aubry ne s'en vante pas davantage : au début des
années 1990, elle s'était attiré les foudres de la CFDT pour avoir épinglé cette vieille lune des 35 heures justement abandonnée par le syndicalisme européen ! Présentée, au XIXe
siècle, comme une source d'amélioration de la vie ouvrière, la réduction du temps de travail, à l'oeuvre depuis les débuts de l'ère industrielle, s'impose, à partir de 1936, comme un moyen de
lutter contre un chômage massif. La suite ici
La gauche est la force de ceux qui sont sans force, la voix de ceux qui sont sans voix.
Elle l’est à l’échelle des nations, en prônant, au nom de ses valeurs universelles, un ordre mondial fondé sur la paix, le droit et le
développement.
Elle l’est à l’échelle de chaque société, en se battant contre la fatalité qui enfermerait les plus démunis dans leur destin social. Elle lutte pour que les
cartes soient sans cesse rebattues, que l’égalité des chances progresse, que la redistribution sous différentes formes corrige les inégalités de situation. En défendant d’abord les
exclus, les ouvriers, les employés, les classes moyennes, elle fait avancer l’intérêt de tous : une société plus juste est aussi une société plus heureuse, plus dynamique et plus
sûre.
La gauche refuse le déterminisme de la naissance, la fatalité de l’exclusion et l’immobilisme de la résignation. Elle se bat pour créer plus de
richesses, économiques, sociales, culturelles. Elle se bat pour que ces richesses soient toujours mieux partagées entre les individus, entre les classes sociales, entre les générations.
Elle sait que la justice n’est pas seulement ici et maintenant. Elle s’attache au long terme, à l’exigence de créer un monde meilleur pour ceux qui suivront. Voilà pourquoi elle considère
la révolution environnementale comme une dimension essentielle de sa vision du monde. Elle croit dans le progrès.
Comme toutes les gauches du monde, la notre est comptable de cet espoir de justice. Mais elle ne parvient pas à le porter dans la durée. Elle n’a jamais
gagné deux élections générales consécutives, comme si elle était vouée à décevoir. Les classes populaires se détournent d’elle, comme si elle était un luxe pour ceux qui ont le temps du
rêve. Pourtant, la France a besoin d’une gauche qui ait l’envie de gagner, et la capacité, une fois au pouvoir, de changer la vie.
UNE POLITIQUE PLUS VRAIE
Poursuivre à toute force l’idéal de justice sociale ne signifie nullement qu’il faille refuser le réel, se mentir à soi-même et camper sur des postures qui
menacent de devenir des impostures.
Par exemple, il ne suffit pas de dire que l’on accepte le marché – comment d’ailleurs pourrait-on faire autrement ? – si on le fait de manière résignée,
honteuse et du même coup inefficace. La gauche doit dire clairement que l’économie de marché est une bonne chose même si les valeurs marchandes ne doivent pas tout
envahir. Elle doit en comprendre la dynamique positive, celle qui permet de créer des richesses collectives et individuelles et de servir finalement la justice sociale.
Il n’y a pas de contradiction entre l’économie de marché et les exigences de la redistribution. La justice sociale, c’est d’abord le refus des castes protégées et de la société des
héritiers. Et c’est cela que permet la dynamique du marché, parce que, bien régulé, il est le moyen de remettre en cause les situations acquises, les privilèges et les rentes. La gauche
moderne veut mettre de la redistribution partout où il y a du marché, et du marché régulé partout où il y a des rentes.
De même, il faut cesser de voir dans l’entreprise un ennemi. La gauche doit être favorable aux entrepreneurs. Elle doit reconnaître l’entreprise comme source de richesses
et aussi d’intégration sociale. Le goût du risque est facteur d’innovation et de croissance. Il faut le laisser se déployer pleinement pour créer la dynamique économique dont toute la
société a besoin.
Il faut aussi arrêter de se mentir sur le développement des échanges internationaux. La gauche doit dire haut et fort que la mondialisation est un
progrès. C’est l’ouverture des échanges qui tire pour une large part la croissance mondiale. C’est elle qui a permis à des centaines de millions d’hommes et de femmes des pays en
développement de sortir d’une misère honteuse pour l’humanité. La gauche moderne est hostile au discours démagogique du patriotisme économique, et à toutes les formes de
protectionnisme, lequel n’a apporté au mieux que le déclin, et au pire la guerre. Elle encourage la libre circulation des biens, des capitaux, des services et des personnes. Elle
croit, en revanche, à la gouvernance des échanges mondiaux, pour garantir un jeu loyal de tous les acteurs, et la réciprocité des ouvertures. Elle milite aussi pour les stratégies fortes
d’accompagnement que la mondialisation rend nécessaire dans certains secteurs de notre économie ou sur certains territoires de notre pays, afin d’empêcher que les travailleurs ne fassent
les frais de cette transformation.
Enfin, la gauche doit dire que l’Etat n’est pas tout et que la société civile a un rôle essentiel à jouer dans la dynamique de progrès.
Elle pense qu’une bonne société est une société dans laquelle les corps intermédiaires – associations, syndicats, collectivités locales – participent activement à la
régulation. Elle considère, par exemple, qu’une révolution est nécessaire dans notre démocratie sociale pour produire des syndicats forts et majoritaires, et conférer à la négociation
entre partenaires sociaux le pouvoir de créer l’essentiel du droit social, aujourd’hui accaparé par l’Etat. De même, la gauche moderne est décentralisatrice, mais une décentralisation qui
s’accompagne d’une simplification des échelons de collectivités, d’un frein aux dépenses publiques locales et d’une fiscalité cohérente des territoires.
Pour se rénover, la gauche doit changer de méthode, modifier profondément son mode de pensée, ses modèles, ses méthodes d’action, sa
conception de l’Etat, son rapport avec les citoyens. La gauche traditionnelle règlementait, nationalisait, taxait et dépensait. Ces leviers ne répondent plus. Pour combattre les nouvelles
formes d’inégalité, de pauvreté, d’exclusion, de discrimination, de ségrégation, pour créer la mobilité sociale qui doit être l’objectif de la gauche car sans elle il n’est pas de
justice, bref pour renouer avec le progrès, il faut d’autres méthodes.
Il faut récuser le « conservatisme de gauche » qui trahit finalement les intérêts des travailleurs parce qu’il est incapable de faire marcher la machine à
fabriquer conjointement de la croissance économique et du progrès social. Mais il faut aussi démasquer le « modernisme de droite », qui propose de tout faire marcher à l’envers, y compris
la redistribution ; de préparer l’avenir de nos enfants en accroissant le déficit ; de relancer l’économie par la consommation de ceux qui n’ont besoin de rien parce qu’ils ont déjà tout
; et de revaloriser le travail en détaxant l’héritage.
Sur la base de ces choix fondamentaux, la gauche de son temps doit affirmer ses valeurs, celles de la modernisation au service de la justice. .... la
suite ici
La polémique enfle. Après Fadela Amara, Bernard Kouchner et Martin Hirsch, l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin
s'est à son tour déclaré contre l'amendement Mariani, qui agrémente le projet de loi sur l'immigration. Signé Thierry Mariani, ce texte controversé autorise en effet l'utilisation de tests ADN
pour les candidats au regroupement familial ne pouvant apporter la preuve de leur filiation.
Adopté par l'Assemblée nationale - à quatre-vingt-onze voix contre quarante-cinq - dans la nuit du 19 au 20 septembre 2007, l'amendement doit encore être examiné par le
Sénat, à partir du 2 octobre. Et la partie s'annonce plus délicate. Tout d'abord parce que l'UMP ne dispose pas, dans cet hémicycle, de la majorité absolue. Surtout parce qu'un tel dispositif
est très loin de faire l'unanimité dans les rangs de droite.
Thierry Mariani, lui, justifie son dispositif par la nécessité de lutter contre la fraude au regroupement familial, mais également d'apporter un recours aux étrangers se
trouvant dans l'incapacité de prouver leur filiation. C'est notamment le cas des personnes dont le pays d'origine ne garantie pas d'état civil fiable, mais également des réfugiés politiques,
dans l'impossibilité de réclamer un tel document à leur administration. Et le rapporteur de citer, pour étayer son argumentation, onze pays de l'Union européenne qui, d'après lui, pratiquent
déjà - ou s'apprêtent à le faire - des examens génétiques dans le cadre du regroupement familial.
En réalité, les tests génétiques restent exceptionnels en Allemagne, en Italie et au Danemark et ne sont véritablement répandus que dans ceux où les tests ADN se trouvent
en libre accès à la population nationale, comme au Royaume-Uni. Une disposition actuellement contraire à la loi française sur la bioéthique de 1994.
C'est en se référant à cette loi que plus de 15 000 personnes ont signé, dès le 24 septembre 2007, la pétition lancée par le collectif de scientifiques Sauvons la recherche contre l'amendement Mariani. Car s'il est voté, ce texte autoriserait ce qu'interdit la loi de bioéthique :
le recours aux tests ADN en dehors de toute saisine judiciaire - ils ne sont pour l'heure autorisés que dans le cadre d'un procès en recherche ou en contestation de paternité.
Mais le débat va plus loin. Interdite aux Français, autorisée pour les seuls étrangers, cette disposition réduit la notion de famille au seul critère biologique, notamment
au détriment de l'aspect affectif et social - excluant de fait les enfants adoptés.
En cas d'accord du Sénat, 23 000 personnes pourraient être concernées par cette mesure. Facultatif - il devra être réalisé avec l'accord du candidat au regroupement
familial -, le test, payé par le demandeur, lui sera finalement remboursé si la filiation est prouvée. C'est l'une des deux modifications d'importance apportées au texte initial. La seconde
ferait de cette loi une disposition provisoire : il s'agira tout d'abord de l'appliquer jusqu'au 31 décembre 2009, avant de procéder à une "évaluation" de l'expérience.
Questionnée par Guillaume Durand sur Europe 1 (ici), Ségolène a eu ces paroles claires :
Ségolène : « Les hommes politiques parfois craignent de dénoncer un système de connivence, parce qu'ils craignent les
rétorsions. Moi j'ai dit des choses [dans mon livre] qui sont sans doute même en-dessous de la vérité. De toutes façons les français l'ont biensenti, ils vont de plus en plus voir
sur internet, à la source de l'information, pour se faire eux-même leur propre avis. (...) C'est vrai qu'il y a un système médiatico-financier - la France est le seul pays où les grands groupes de presse sont adossés aussi à des intérets industriels et financiers forts, et il y a des connivences et des amitiés, entre Nicolas Sarkozy et les grands patrons de presse. »
« C'est avec effroi, et honte, que l'on revit, sous la plume de Royal, le récit détaillé des heures de l'entre deux tours où tous les
grands médias audiovisuels fermèrent leurs portes, par peur ou sur ordre, à l'organisation d'un débat Royal-Bayrou » (Daniel Schneidermann, ici)
Ségolène : « Le patron de l'AFP, qui était [mot inaudible]un militant UMP : (...) c'est quand même lui
qui a lâché, le soir des résultats des élections législatives (qui n'étaient pas mauvaises pour le PS), l'annonce de ma séparation !
Durand : - On a cru que c'était vous, à l'époque. Ségolène: - On a cru que c'était moi. C'est à dire que tous les français quiétaient devant leur poste de télévision en train d'écouter les résultats des élections législatives - et
notamment les élus - ontpensé que pour m'amuser sans doute, et pour faire diversion, j'avais lâché cette information le soir des élections législatives. Or c'est une initiative prise par le
directeur de l'AFP, que j'avais eu au téléphone l'après-midi, [en lui demandant] de ne pas diffuser cette information. (...)
Durand : - Vous pensez qu'ils l'ont fait délibérément pour des raisons politiques ? Ségolène : - Oui je pense, bien sûr.
Durand : - Et qu'OpinionWay faisait délibérément des sondages validant la politique de Nicolas Sarkozy ? Ségolène : - C'est plus subtil, d'ailleurs ça continue... Quand vous voyez il y a 2-3 jours la "une" du Figaro, sur "les français à fond derrière Sarkozy", et puis que vous
regardez en détail les questions d'OpinionWay (parce que les questions font souvent les réponses), par exemple :"Nicolas Sarkozy a-t-il eu raison de parler du pouvoir d'achat
?"Réponse, 80% des français disent "ben oui"... (...) Quand on en déduit que les français sont à fond derrière Nicolas Sarkozy, vous avouerez que c'est quand même assez limite... Et quand il
faut regarder de près la toute petite phrase qui dit en revanche que 51% des français ne croient pas en l'efficacité des mesures annoncées, c'est pas ça qui fait le titre du Figaro... Ce processus il a fonctionné pendant toute la campagne présidentielle. C'est-à-dire il y avait les
sondages d'OpinionWay, avec le type de questions que je viens d'évoquer, relayés par Le Figaro et relayés ensuite par LCI. »
Jean : Quel contenu accorder au mot
'laïcité' ? Pour certains, cela se traduit encore aujourd'hui par anti-cléricalisme, pour d'autres par neutralité en matière religieuse. Dans cette seconde acceptation Sarkozy remet-il
véritablement en cause la loi de 1905 ?
Jean Bauberot : La réponse ne peut pas trancher entre les deux, car l'instauration de la laïcité nécessite la plupart du temps un moment anticlérical, dans la mesure où il s'agit de mettre fin à une sorte de domination d'une Eglise ou d'une religion sur l'Etat et la
société. Il y a donc un moment d'émancipation anticléricale.
Mais l'objectif n'est pas de combattre la religion en tant que telle, c'est de combattre une domination religieuse, donc l'objectif est bien la
neutralité. Et j'ajouterai : la neutralité qui permet la diversité.
Une neutralité active, puisque selon l'article 1er de la loi de 1905, la République assure la liberté de conscience et garantit le libre exercice des
cultes.
Le discours de Nicolas Sarkozy porte atteinte à la laïcité dans la mesure où il n'est pas philosophiquement neutre, mais privilégie les convictions
religieuses au détriment d'autres convictions, au lieu de respecter toutes les croyances, toutes les convictions, comme cela est dit dans le préambule de la Constitution française.
lilith : Comment le président d'une république peut-il parler d'un laïcité "positive" ? La Laïcité n'est ni positive, ni négative, elle
EST, garante des libertés de penser et des règles équitables de vie collective tout en préservant la diversité !
Jean Bauberot : Moi, je lis son discours, je ne reprends pas à mon compte sa terminologie. Mais dans le discours du Latran, il
retrace l'histoire en deux parties : une première partie qui porte sur les rapports entre la France et l'Eglise catholique au cours des siècles. Là, il ne retient que les aspects positifs de ce
qu'il appelle l'héritage. Puis, il en arrive à la laïcité.
Et là, il a trois jugements négatifs :
1) sur la loi de 1905 qui n'aurait été que rétrospectivement une loi de liberté, donc qui n'était pas une loi de liberté à son époque ;
2) sur la réconciliation des deux France qui ne serait due qu'à l'attitude exemplaire des catholiques pendant la guerre de 1914-1918, et non à la
laïcité elle-même ;
3) sur le fait que la laïcité aurait voulu couper la France de ses racines chrétiennes.
C'est évidemment à partir de ces jugements négatifs sur la laïcité telle qu'elle a existé historiquement qu'il parle de "l'avènement d'une laïcité
positive".
Je ne suis pas d'accord avec la manière dont il raconte l'histoire. Dans un héritage, il y a de l'actif et du passif, et il ne parle que de l'actif.
J'ai déjà expliqué pourquoi il y avait eu un moment anticlérical dans la laïcité, qui était nécessaire. Mais la loi de 1905 elle-même, dès cette
époque, mettait fin à ce mouvement anticlérical, même si les choses ne sont ensuite allées que progressivement, naturellement.
Donc j'estime qu'il parle de laïcité positive à partir d'une conception de l'histoire qui n'est pas de l'histoire scientifique.....la suite ici Jean Bauberot, sociologue de la laïcité
A entendre Laurent Fabius ce matin sur les ondes «Le début du débat qui s'est instauré» au PS «est un faux débat».
Pour lui effectivement , il signe une contribution de portée loco-régionale en ne retenant qu'une phrase à connotation
nationale je cite :
"une contribution qui dénonce la peoplelisation, la personnalisation et la présidentialisation".
On peut le rassurer tout ceci n'existe pas en Haute-Normandie.
Qu'il ouvre les yeux, qu'il lise ,qu'il écoute et il se rendra compte que le débat à l'échelon national existe dans le parti
même s'il n'y participe pas VOLONTAIREMENT comme il le souhaite.
Une fois de plus, ce n’est pas une confrontation, et on ne peut pas empêcher des responsables socialistes qu'avant de
soumettre un texte aux militants de leur demander leur avis ?
Question : comment "Reconstruire" sans débattre ,au fond, ils veulent que rien ne bouge, que tout reste comme
avant.
Si on craint le débat, d’ailleurs, où va-t-on ? Les socialistes peuvent être fiers de débattre publiquement de leur
orientation politique. Quel autre parti en France le fait de façon aussi démocratique ? Aucun.
"Je veux un congrès serein et utile et je ferai tout pour cela" souhaite Ségolène Royal ,aidons la par le débat et non la
confrontation .
Yvon GRAÏC
Au PS, les bouquets de 10 questions fleurissent au printemps!
Il y a 2 mois, Ségolène Royal lançait avec ses
équipes une consultation participativedes militants et des sympathisants autour d'un questionnaire organisé en 10 questions clés.
Une démarche inédite au PS dont le but est de permettre à tout un chacun de participer à la réflexion et au débat qui
s'engage au Parti Socialiste, via internet ou par courrier ou encore lors de réunions. A ce jour, cette consultation a recueilli en ligne plus de 2150 contributions.
Aujourd'hui, François Hollande publie un texte qui prend aussi la forme de 10 questions.
L'objectif principal du questionnaire de François Hollande est d'après le texte de déterminer « à quoi sert le PS aujourd'hui ? »
Mais selon Le Point, le premier cercle de François Hollande le jure : il ne faut surtout pas faire le parallèle, évidemment tentant, avec la consultation participative lancée sur Internet par Ségolène Royal, qui formule aussi 10 questions auxquelles les
militants et les français peuvent répondre et qui est destiné à l'interrogation: "Comment le congrès du PS peut-il être utile aux Français ?"
Le Point oublie en cours de route, un autre questionnaire sans doute moins médiatique, proposé par Pierre Larrouturou.
Pierre Larrouturou intitule son texte de 60 pages:
« Face à la crise du capitalisme, quelles réponses des Socialistes ? »
Connu pour sa défense de la réduction du temps de travail ou pour celle d'un Traité social Européen, les questions de Pierre Larrouturou sont autant de réponses prédéfinies auxquelles on est invité
à répondre par d'accord pas d'accord.
Chacun à leur manière, François Hollande et Pierre Larrouturou posent des questions et y répondent en même temps. Comme invitation au débat ouvert, il y a sans doute mieux. Même si la
démarche est sans aucun doute meilleure que celle qui consiste à écrire un texte et à demander aux militants et aux élus de le signer (NDLR comme en seine-maritime)
Puisque les questionnaires fleurissent au Printemps, voici pour les amateurs de comparaisons les 3 bouquets de 10 questions:
1/ Il faut sortir du fossé entre un discours pseudo révolutionnaire dans l'opposition et un conformisme économique au pouvoir : de quelle façon ?
2/ Le socialisme ne peut pas se contenter d'aménager le capitalisme financier à la marge : comment produire et répartir autrement la richesse ?
3/ Que reprendre des modèles progressistes des autres pays et que rejeter ?
4/ Il faut pousser l'agilité des entreprises, le goût du risque et l'esprit d'entreprendre, tout en améliorant la situation des salariés et leurs sécurités sociales. Avec quel compromis ?
5/ Il faut rééquilibrer le rapport de force entre le travail et le capital par une meilleure répartition du profit. Quels contre-pouvoirs dans l'entreprise ?
6/ Comment rompre avec la redistribution passive et bureaucratique comme principal moyen de s'attaquer aux injustices sociales ?
7/ Comment améliorer le projet européen pour ne pas oublier les intérêts des peuples et des pays ?
8/ Les peuples du Nord doivent être protégés de la concurrence internationale sans que les peuples du Sud ne soient victimes du protectionnisme. Avec quelles nouvelles règles ?
9/ Les Etats et le marché doivent assurer la sauvegarde écologique de la planète : quel nouveau modèle de développement ?
10/ Le Parti socialiste doit intégrer toutes les nouvelles formes de militantisme et d'engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement,
avec le sens de la discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ?
Jacques Attali, ancien conseiller de François Mitterrand, a remis un rapport il y a quelques mois pour relancer la croissance économique de la France. Très
controversé, le "rapport Attali" a été revu et corrigé par les députés UMP et près de la moitié des 316 mesures proposées ont été mises en œuvre.
Invité de l'émission de David Abiker, Parlons Net sur France Info, Jacques Attali est revenu sur le contexte économique actuel et la réponse politique apporté par le Parti Socialiste.
Selon Jacques Attali, la crise actuelle est du niveau de celle de la crise de 1929. Dans ce contexte, des réformes importantes
sont indispensables pour que la France ne décroche pas définitivement dans la hiérarchie mondiale. C'était tout le sens de son rapport. Aujourd'hui, la crise est tellement profonde que la vague
de l'ultralibéralisme serait en train de passer et un nouveau rapport entre l'Etat et le marché doit être trouvé. (1")
Dans ce contexte de remise en cause des fondements du capitalisme, la gauche serait divisée, selon lui, en trois courants : un courant social démocrate (qui propose la même chose que la droite,
mais en un peu plus social), une gauche "populiste-nationaliste-archaïque" (qui dit qu'il faut fermer les frontières et oublier le capitalisme) et un troisième courant, le sien, qui prône "une
autre gouvernance mondiale". D'après Jacques Attali, la gauche populiste nationaliste, qui est totalement anachronique, est en train de l'emporter. Le fait qu'Olivier Besancenot soit actuellement l'homme de gauche le plus populaire est révélateur du rejet du capitalisme. (2")
De son côté, le Parti Socialiste ne sera en mesure de faire des propositions concrètes et d'être une alternative crédible à la droite et à Nicolas Sarkozy que lorsque le Premier secrétaire du PS sera aussi le candidat à la présidentielle. Avoir un Premier secrétaire qui ne soit pas
reconnu comme étant apte à être candidat, c'est se condamner à ne pas être crédible selon lui. (3"40)
Or, la faiblesse du Parti Socialiste pose un vrai problème démocratique car le risque est de ne laisser le choix à l'électeur qu'entre Nicolas Sarkozy et Olivier Besancenot. Tant que la gauche
qui souhaite gouverner ne sera pas en situation politique de le faire, c'est Nicolas Sarkozy qui en tirera profit. Et comme ce dernier engage des réformes très importantes, la faiblesse du PS
pose un problème dans l'équilibre du débat démocratique : dans le jeu démocratique, un gouvernement a besoin d'une opposition forte, crédible, avec laquelle il peut dialoguer. Actuellement, le PS
n'apporte pas d'idées neuves et n'alimente plus, de fait, le débat démocratique. (9")
Nicolas Sarkozy n'est pour rien dans la libération d'Ingrind Betancourt. La presse étrangère le répète, mais
étrangement chez nous on l'épargne.
Nicolas Sarkozy n'est pour rien dans la libération d'Ingrind Betancourt et il le sait, regardez son visage fermé dans
cette vidéo. Rien que l'image suffit. Le journaliste lui demande s'il était au courant de tout ça: Il cherche ses mots, et finalement avoue en secouant la tête et en faisant "non" en oscillant
de gauche à droite.. et sort "c'est pas comme ça que ça se passe", et ensuite "l'essentiel c'est la libération d'Ingrid"
Sarkozy est un coucou qui pond ses oeufs dans le nid
des autres, il a fait ça avec DSK au FMI, le Mini-traité européen.... Ca ne reussit pas toujours. Et là c'est pire : Il a été pris par surprise, il n'était pas au courant. Sur toutes
les vidéos prises à l'Elysée on le voit chercher ses mots, avoir un air absent, ou se tourner vers Kouchner pour chercher on ne sait quoi. Lui qui d'habitude est si prompt a laisser exploser sa
joie quand il sait qu'il pourra profiter des images ou d'un événement.
La presse étrangère n'est pas tendre avec notre président qui perd le fil de l'action. Ainsi Der Spiegel (anglais) explique que Sarkozy a été pris par surprise... et ignorait tout de
l'opération en cours. Un peu plus et ça se faisait dans la nuit ! L'heure de l'opération lui a quand même permis d'apparaître ahuri à la TV.
Sarkozy Caught by Surprise
There's a second loser in this drama: Nicolas Sarkozy. The French appeared to have
been just as surprised as Chavez to hear about Betancourt's release on Wednesday. Paris had only just managed to establish fresh contact with the new FARC leader Alfonso Cano. Sarkozy had
hoped that the French could score a coup by negotiating Betancourt's release and flying her directly to Paris. Colombian government officials had spoken reproachingly about what they often
deemed to be politically motivated attempts at intervention on the part of the French.
Simple non ? Alors Monsieur Fillon, la dignité ce n'est pas plutôt de reconnaître que le gouvernement français n'est pour
rien dans le succès de cette opération, et que pire encore vous n'aviez pas été mis dans la confidence ? Cette opération a durée près d'un an comme le décrivent Libération. Le Figaro précise que Paris n'a pas été mis au courant et que la diplomatie française a été prise à
contre-pied. La Colombie n'a pas demandé son avis à Sarkozy. Fillon et Raffarin devraient faire preuve d'humilité et d'intelligence, reconnaître qu'ils n'y sont pour rien plutôt
que de mentir comme des arracheurs de dents. Je leur conseille donc de lire le Figaro. Et de relire les déclaration de Claude Guéant , qui a tout simplement dit que la France n'a pas pris part à la libération d'Ingrid Betancourt ( dépêche AFP de 15H30 : «Dans cette opération, les Français n'ont pas pris part» )
En attendant on risque de voir cette après-midi à partir de 16 heures une pitoyable opération de communication pour
récupérer la main. Ce sera le 2e prise en otage d'Ingrid Betancourt, après les Farc elle risque désormais d'être prise en otage par un président de la république agité. Et fort heureusement
pour Ingrid qui a du passer quelques années noires, ces quelques moments de délire sarkozien risquent d'être comiques.Et la dignité dans tout ça ?
La version officielle des conditions de la libération des otages des FARC, telle que présentée par le pouvoir colombien, a tout du conte de fées. L'opération militaire revendiquée n'en était pas une. Au contraire, selon les premières informations que nous avons
recueillies, le pouvoir colombien a fait échouer une première libération, début mars: ce succès aurait été alors trop favorable aux FARC et au pouvoir équatorien engagé dans une complexe
médiation. Ce n'est qu'après l'élimination du chef guérillero Raul Reyes, que les services colombiens ont repris l'initiative et entamé une négociation directe avec le groupe détenant Ingrid
Betancourt. En s'assurant que la France demeurait prête à accueillir des membres du groupe terroriste.