"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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n'oubliez pas la vôtre !
« C'était il y a très très très longtemps.
En ce temps-là, il y avait le ciel.
A droite du ciel, il y avait la planète
Gibi.
Elle était complètement plate, et elle penchait soit d'un côté, soit d'un autre.
A gauche du ciel, il y avait la planète Shadok.
Elle n'avait pas de forme spéciale, ou plutôt, elle
changeait de forme.
Au milieu du ciel, il y avait la Terre, qui était ronde et qui bougeait. »
Il y avait donc, en ce temps-là, des Shadoks avec les pieds en bas et des Shadoks avec les pieds en haut. Les Gibis étaient leurs ennemis, réputés intelligents et gentils. Tout le contraire des Shadoks, selon eux. Le plus simple est derevoir ses classiques. Face aux Shadoks, hier comme aujourd'hui, la France éternelle sera bipolaire. Shadokophiles contre Sarkophiles ? C'est vite dit. Tout le monde s'accorde en tout cas sur un point : il y eut bien au départ une série télévisée d'animation. Les trois premières saisons (1968-1973) furent suivies d'une quatrième (à partir de janvier 2000). Et, toujours, ils reviennent.Autre point d’accord, hier comme aujourd’hui, le langage de base est des plus réduits. Pourquoi ? Parce que le vocabulaire des Shadoks se limite à la combinaison de quatre syllabes, ga bu zo meu. La langue gabuzomeuse, en d’autres termes. Zoga pour pomper, c’est un exemple. Cela n'empêche pas les subtilités. « Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? » est ainsi une devise Shadok. « S’il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème », cela ne vous rappelle rien?
En ces temps de réforme des programmes scolaires, les Shadoks nous invitent à revoir leur philosophie et leurs devises, que l'on trouvera brillantissimement illustrées.
Les jaloux et les méchants vous diront que les « trucs et les machins » inventés par les Shadoks fonctionnent mal, c’est un fait. Le professeur Shadoko a notamment inventé la cosmopompe, qui doit pomper le cosmogol 999. On verra de belles tentatives de réformes au chapitre Logistique d’un fanatique de la géométrie shadok.
En 1968, les téléspectateurs (sachant écrire) avaient le droit d'envoyer des lettres, pour adorer ou pour rouspéter. Il y avait une émission fameuse, « Les Français écrivent aux Shadoks ». Mais en 1969, dans une séquence en fanfare,le synopsis d'un entretien avec Nicolas Sarkozy.
Grâce à feu le Service de recherche de l'ORTF, il paraît enfin que l'on verra, à partir de ce soir, sur la première chaîne, après les actualités, un nouveau retour des Shadoks (deux minutes, montre en main). Jean Yanne et Jacques Rouxel annoncèrent l’arrêt de cette guerre épistolaire. On y entend la voix immortelle des Shadoks, Claude Piéplu. Dans la même veine, on devine










