Désirs d'Avenir 76 Comité de Seine-Maritime
 
 
Avec Ségolène Royal nos Désirs d'Avenir continuent !
 
 

Ségolène Royal

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas"" Ségolène ROYAL Paris, le 6 mai 2007
 

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Le 6 mai et après 
avec Ségolène !

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble" 

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Dans votre commune, votre quartier , Créez votre comité !
 
     

 

"Combattre et proposer"

 

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« Chères amies, chers amis,

vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.

Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »

                                                                                Ségolène Royal


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Mardi 28 mars 2006
Royal regrette  le service militaire

Pour Ségolène Royal, "supprimer le service militaire a été une erreur". Elle se déclare "favorable à un service civil obligatoire" pour tous.Ségolène Royal (Sipa)

S égolène Royal, députée socialiste, bien placée pour la présidentielle de 2007 selon les sondages, appelle mardi 28 mars dans le quotidien La Provence à un retour du service militaire. "Je crois à l'importance des rites, de la transmission et des cadres qui structurent. Supprimer le service militaire a été une erreur, il aurait fallu l'améliorer et le raccourcir pour que ce soit une expérience partagée et structurante pour toute une génération", a déclaré la députée des Deux-Sèvres au journal.
Répondant aux questions des lecteurs, elle souligne qu'"il faut des lieux où certains jeunes puissent réapprendre des règles de vie". Ségolène Royal se déclare par ailleurs "favorable au rétablissement d'un service civil obligatoire, y compris pour les filles, mais correctement encadré"....
..."On doit pouvoir les retirer de leur établissement scolaire et les placer (...) dans des internats de quartier pour ne pas trop les éloigner de leur famille tout en les prenant en charge", affirme-t-elle, ce qui pourrait permettre de donner à ces jeunes des "repères solides".
"Sarkozy doit rendre des comptes"
Sur la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal considère qu"'il ne faut pas confondre le mythe des discours et la réalité des faits: les violences notamment contre les personnes ne reculent pas et il faudra que le ministre de l'Intérieur rende des comptes".
..."Sa méthode n'est pas la bonne, c'est un illusioniste de la sécurité", affirme-t-elle. "Moi je suis pour un ordre juste et une sécurité durable. Je crois qu'il y a une imposture de la part du ministre de l'Intérieur et le moment viendra où cette imposture apparaîtra".....
 
"Je serai prête" pour 2007
"Les candidatures seront déposées au mois de septembre. Si, à ce moment-là, je suis en situation d'être candidate, je le serai"....
....Interrogée sur la possibilité d'affronter Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy, la compagne de François Hollande prévient qu'elle ne "s'occupe pas de l'adversaire". Mais "Nicolas Sarkozy ou Dominique de Villepin appliquent les mêmes politiques".
"Faire croire qu'au gouvernement, il pourrait y avoir un autre projet de société, c'est une histoire pour amuser les enfants", ironise-t-elle. "Tous deux sont responsables et comptables de ce qui se passe en France aujourd'hui". (avec AP)
source NOUVELOBS.COM | 28.03.06
par Ségolène for ever publié dans : Dans la presse
Mercredi 29 mars 2006
"Je ne vois pas pourquoi je me désisterais si je suis plus haut que lui dans les sondages", indique Mme Royal.

La fable que se racontent aujourd'hui les socialistes transforme Ségolène Royal en cigale, qui, lorsque la bise sera venue, n'aura d'autre choix que de s'incliner devant la fourmi - Lionel Jospin. La cigale connaît l'histoire. "S'il a un espace, Jospin ira. Si je m'effondre, il aura cet espace", jauge MmeRoyal.
Dominique Strauss-Kahn, candidat à l'investiture du PS à l'élection présidentielle de 2007, affirme "ne pas croire" à la candidature Jospin. L'affronterait-il cependant si l'ancien premier ministre décidait de se soumettre au vote des militants ? "J'irai jusqu'au bout", répète "DSK".
"Je ne vois pas pourquoi je me désisterais si je suis plus haut que lui dans les sondages", indique Mme Royal, tranquillement assise dans le train qui l'emmène tenir un premier meeting, ce 8 mars, à Privas, en Ardèche, devant un millier de sympathisants.......
Isabelle Mandraud la suite du texte dans LE MONDE | 29.03.06

Pour ceux qui aiment les Fables,vous pouvez lire également :
 "Le lion devenu vieux" et "Le lion et le moucheron "(NDLR)

par Ségolène for ever publié dans : Dans la presse
Jeudi 30 mars 2006

Ségolène ROYAL :" Le gouvernement est totalement décalé avec la réalité de la France d'aujourd'hui»

Onze mouvements et partis doivent se retrouver vendredi • Unique objet du rendez-vous: le contrat première embauche

Branle-bas de combat dans les états-majors politiques dès avant l'avis du Conseil constitutionnel. Les dirigeants de tous les partis et mouvements de gauche ont décidé de se réunir vendredi matin à l'Assemblée nationale avant de publier une déclaration commune sur le Contrat première embauche. Onze organisations, soit les dix ayant participé au sommet unitaire du 8 février à la Mutualité, plus la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), participeront à cette rencontre (1) où seul le CPE sera au menu.

Ségolène Royal (PS) espère pour sa part que Chirac aura la «sagesse» de ne pas promulguer la loi. Interrogée jeudi matin sur France Inter, la présidente de la région Poitou-Charente a estimé que la sortie de crise était «assez simple». Pour ce faire, le gouvernement doit faire preuve «d'un minimum de modestie», admettre qu'il y a une impasse et que la méthode employée «est totalement décalée avec la réalité de la France d'aujourd'hui».....

la suite  LIBERATION.FR : jeudi 30 mars 2006

par Ségolène for ever publié dans : Dans la presse
Jeudi 30 mars 2006
Les malheurs de Villepin ressoudent les socialistes

Nicolas Sarkozy caracolait dans les sondages. Il était le grandissime favori pour la présidentielle de 2007. Dominique de Villepin réussissait presque un sans-faute et séduisait les médias. Sa popularité, faible lors de son accession à Matignon, montait progressivement au point de dépasser celle du président de l’UMP dans certains sondages. La gauche, elle, continuait de se diviser : gauche radicale contre gauche gestionnaire. Le Parti socialiste, parti de l’alternance, avait trop de présidentiables et pas assez d’idées. Les enquêtes d’opinion révélaient que certains électeurs de gauche, désespérés, ne cachaient plus leur sympathie pour Villepin. N’avait-il pas la fibre gaulliste, volontariste et sociale ? N’était-il pas, lui le défenseur du modèle social français, le meilleur rempart contre Sarkozy, le libéral à l’anglo-saxonne ?

L’espoir Royal
Ce paysage politique-là, on l’oublierait presque, c’était celui de la France il y a peu encore.Deux événements se sont conjugués pour le modifier profondément. Le premier, c’est la fulgurante ascension de Ségolène Royal que personne n’avait prévue. Depuis sa petite phrase dans Paris Match , le 22 septembre 2005, laissant entendre qu’elle pourrait être candidate, sa popularité n’a cessé de grimper. Au point de battre Sarkozy dans certaines enquêtes d’intentions de vote pour 2007...... L’effet Ségolène a agi à la manière d’un anticyclone : il a momentanément chassé les nuages du ciel de la gauche.....
....C’est la droite qui, brusquement, se retrouve dans la tempête avec la crise provoquée par le CPE. Ce deu­xième événement change la donne. ..... Comme le Premier ministre, Sarkozy est sur le fil du rasoir.

Union syndicale

Enfin et surtout, Villepin a réussi un exploit qui paraissait impossible : ressouder la gauche. Au lieu de s’appuyer sur la CFDT, comme l’avaient fait Juppé avec Notat en 1995 pour la réforme de la protection sociale et Raffarin avec Chérèque en 2003 pour celle des retraites, il a voulu passer en force, provoquant la colère et l’hostilité du seul syndicat réformiste. Il a, ce faisant, reconstitué l’unité syndicale ! Comme il a permis à la gauche de dépasser ses rivalités et ses contradictions pour faire front contre lui. Sans doute cette union aura-t-elle du mal à se prolonger au-delà du conflit, mais elle crée un climat nouveau. Les leaders socialistes, rejetés depuis 2002 de certaines manifestations par les gauchistes, y sont à nouveau bien accueillis.
Le Parti socialiste est aujourd’hui dans une situation paradoxale. Le climat interne y est délétère : le premier secrétaire, François Hollande, est soupçonné par les présidentiables de favoriser la candidature de sa compagne… Ou de préparer la sienne. Il est aussi suspecté d’utiliser les nouvelles adhésions à 20 euros sur Internet pour augmenter les chances de désignation de Ségolène Royal. Les fabiusiens l’accusent même de se servir de la parité pour empêcher certains de leurs députés sortants de se représenter.
Et pourtant, c’est bien ce même PS qui apparaît le mieux placé pour rafler la mise. La politique est une affaire de vases communicants : quand la majorité va mal, l’opposition va mieux. C’est aussi en France, depuis 1981, une affaire d’alternance : à chaque élection ou presque, les Français chassent les sortants. Après la crise de 1995, la droite a perdu les législatives de 1997. Après la réforme des retraites de 2003, la droite a été étrillée aux régionales de 2004. Cette fois encore, elle risque de payer cher l’épreuve de force du CPE. C’est ce que pensent, selon un sondage Ifop- JDD, une majorité de Français… et les dirigeants socialistes. Ce qui ne devrait pas dispenser ces derniers de proposer un projet doté de solutions alternatives et crédibles. Ce n’est peut-être pas une condition nécessaire pour gagner. C’en est une pour gouverner avec des chances de succès.

par Robert Schneider
   source Challenges.fr | 30.03.2006
par Ségolène for ever publié dans : Dans la presse
Vendredi 31 mars 2006
PARIS (Reuters) - Partis et organisations de gauche, réunis vendredi pour s'entendre sur une position commune dans la crise du CPE, ont "solennellement" demandé au chef de l'Etat de retirer ce nouveau contrat de travail.

Dans une déclaration commune, onze formations de gauche "demandent solennellement à Jacques Chirac le retrait du CPE pour engager des négociations avec les syndicats puis revenir devant le Parlement", pour une nouvelle lecture du texte.

Le président de la République doit s'adresser aux Français vendredi à 20h00 lors d'une allocution télévisée, 24 heures après la validation sans réserve par le Conseil constitutionnel du CPE, un contrat de travail destiné aux moins de 26 ans....

...La déclaration de la gauche unie a été présentée à l'issue d'une rencontre à l'Assemblée nationale des dirigeants des dix formations politiques qui avaient participé à un sommet unitaire le 8 février dernier à la salle de la Mutualité à Paris.

Le scrutin l'avait vu affronter le chef du Front national, Jean-Marie Le Pen, au second tour et recueillir 82% des suffrages exprimés, vote interprété comme un rejet de l'extrême droite.

"Sachant les conditions exceptionnelles de son élection en 2002, il porterait une grave responsabilité en promulguant la loi", dit le texte à propos du président de la République. "Ce serait un coup de force inacceptable".

 "Nous appelons tous les citoyennes et les citoyens à prendre part à la journée d'action, de manifestation et de grève du 4 avril et à toutes les initiatives qui suivront", conclut la déclaration de deux pages.

Etaient présents à cette réunion François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, Yann Wehrling, secrétaire national des Verts, Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG), et George Sarre, secrétaire général du Mouvement républicain et citoyen (MCR).....

la suite Le Monde

par Ségolène for ever publié dans : Dans la presse
Samedi 1 avril 2006
Proposition de loi du PS pour abroger le CPE
François Hollande, premier secrétaire du PS, a annoncé samedi 1er avril à Lille que les parlementaires socialistes allaient déposer dans les jours qui viennent une proposition de loi pour abroger le CPE, ainsi que le CNE.
Cette initiative est destinée à contre-attaquer, après l'annonce, vendredi soir par Jacques Chirac, de la promulgation de la loi, ainsi qu'à la proposition de loi UMP réformant son article 8 créant le contrat première embauche, ce que François Hollande a qualifié de "cpe-bis".

La gauche contre la "manoeuvre"

Par ailleurs, onze partis de gauche opposés au CPE, réunis au sein du collectif Riposte, ont estimé samedi au lendemain de l'allocution de Jacques Chirac sur le CPE que le chef de l'Etat "cherche à manoeuvrer pour essayer de diviser le mouvement et continuer à appliquer sa politique".....
.
la suite 
NOUVELOBS.COM 01.04.06  AP

Le Parti socialiste évoque la "crise de régime"
par Ségolène for ever publié dans : Dans la presse
Samedi 1 avril 2006

  Ségolène Royal:
     "La mobilisation doit continuer".
L'intervention de Jacques Chirac a fait l'unité des présidentiables du PS. Lesquels jugent sévèrement la promulgation par le chef de l'Etat, vendredi 31 mars, de la loi sur le CPE et l'annonce, dans le même temps, de sa modification par le biais d'un nouveau texte soumis au Parlement.

"Il a voulu satisfaire et Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy, il promulgue et il suspend, c'est du falbala pour l'UMP", estime le premier secrétaire du PS, François Hollande, qui dénonce un "discours confus et dangereux". Les socialistes, dont certains comme Laurent Fabius ou Dominique Strauss-Kahn, avaient directement interpellé M. Chirac pour lui demander d'utiliser l'article 10 de la Constitution - qui autorise un président de la République à ne pas promulguer une loi afin d'organiser une nouvelle délibération -, fustigent ce qu'ils appellent une "manoeuvre".

"C'est quand même grave de désinterpréter une Constitution pour sauver la face et l'amour-propre de son premier ministre", s'indigne Ségolène Royal. "Jacques Chirac, ajoute la présidente socialiste de la région Poitou-Charentes, a trouvé une sorte d'habillage pour violer l'esprit de la Constitution."

"Quel sens cela peut-il avoir de promulguer une loi si, dans le même temps, on dit qu'elle sera modifiée et qu'elle ne s'appliquera pas ? Il fait ça pour complaire à son premier ministre", renchérit M. Fabius. "C'est le contraire de la Ve République. D'habitude, le premier ministre sert de fusible en cas de crise. Là, c'est tout l'inverse, Jacques Chirac a cédé à la pression du chef du gouvernement","Il promulgue et c'est l'acte principal", martèle Jack Lang.....


Tous jugent Dominique de Villepin "décrédibilisé", et donc a priori écarté de la course à l'élection présidentielle de 2007. Le dernier concurrent, à droite, serait donc Nicolas Sarkozy.

....."Il a été ramené dans le giron du chef de l'Etat, il est pris dans la même tempête", estime M. Hollande. M. Fabius, qui dit n'être "jamais tombé dans le piège de la distinction", met en garde : "En personnalisant les choses à l'excès sur Dominique de Villepin, on risque de dédouaner Nicolas Sarkozy."

La perspective d'un nouveau texte de loi, qui aménagerait le CPE sans l'annuler, n'offre en revanche pas une perspective très séduisante à la gauche, qui se sait minoritaire au Parlement. "La mobilisation doit continuer", souligne Mme Royal. "Nous n'en avons pas fini avec la phase du retrait du CPE", avertit M. Hollande. Pour autant, le PS redoute un "pourrissement" du conflit, mêlant lassitude et radicalisation, qui ne profiterait pas aux partis de gouvernement, fussent-ils d'opposition.
texte intégral  
Isabelle Mandraud  LE MONDE  01.04.06

par Ségolène for ever publié dans : Dans la presse
Mercredi 5 avril 2006
Ségolène Royal est un phénomène politique nouveau
L’OBS VOTE-T-IL SEGOLENE ? Non. Il s’y intéresse : c’est très différent.
Dans cette présidentielle, le Nouvel Observateur se prononcera en temps et heure, quelques jours avant le scrutin, comme il est habituel pour les grands journaux. Il choisira, selon toutes probabilités, le candidat progressiste. Mais bien malin qui pourrait dire qui il – ou elle – sera. En attendant, la compétition interne à la gauche socialiste se sera déroulée : dans cette lutte qui concerne le PS, nous nous garderons bien de nous prononcer pour telle ou telle candidature. Nous discuterons des idées : c’est notre rôle.
Alors, Ségolène ? Eh bien, c’est tout simple : Ségolène Royal est un phénomène politique nouveau. Tout est là. Il ne s’agit pas seulement de sondages, même si la convergence des enquêtes montre que l’opinion attendait quelque chose ou quelqu’un. Non, le « pouvoir Royal » s’exerce aussi, comme le montre François Bazin, sur les militants, sur des responsables, sur des citoyens engagés, sur une troupe nombreuse d’internautes fort actifs. A en juger par la mine de ses concurrents, l’affaire Ségolène commence à être prise au sérieux.
Pour les uns, elle est comme Uma Thurman dans « Kill Bill », qui coupe en morceaux ses adversaires à grands coups de sabre médiatique. Pour les autres, c’est une sorte de Sainte Thérèse de Lisieux qui suscite une dévotion irrationnelle. En un mot, Ségolène Royal a créé une situation nouvelle à gauche, même si celle-ci reste encore fragile. Voilà le sujet qui nous motive.
Pour la première, fois, une femme se place en tête du peloton des présidentiables socialistes. Cela tient d’abord à un intense besoin de renouveau. On pensait jusqu’ici qu’il fallait, pour accéder à l’Elysée, un parcours long et semé d’épreuves, une expérience ministérielle de premier plan, toute une vie, au fond, dédiée à la conquête du pouvoir. Et si les Français, sur ce point comme sur d’autres, avaient changé ? Et si les autres prétendants, quelle que soit leur qualité, qui est grande, pâtissaient justement de leur permanence au premier rang de la classe politique ? Ségolène Royal, quoique placée depuis plus de vingt ans au cœur du dispositif de la gauche, exprime ce besoin de renouveau.
Il s’agit ensuite de son discours.
Un verbe précis, décidé, concret, qui joue sur la compréhension personnelle des électeurs, leurs soucis quotidiens et leurs angoisses. Mais aussi un langage plus général, qui se fonde sur des valeurs et non sur un programme, valeurs dont la gauche elle aussi a la nostalgie, après de longues années de gouvernement, c’est-à-dire de concessions et de pragmatisme. Ségolène Royal tient un discours moral autant que politique. Les Français en mal de repères y sont sensibles...../
.... Au moment où le CPE, projet tombé d’en haut qui se fracasse sur la mobilisation sociale, démontre la désuétude d’une méthode de gouvernement par trop centralisée et hautaine, Ségolène Royal affirme une méthode symétriquement inverse : écouter avant de parler, débattre avant de trancher, consulter avant d’agir.
Certains, comme les intellectuels que nous avons invités à l’interroger - et qui ne sont pas forcément ses amis politiques - peuvent tenir cette tactique pour une esquive.
Son programme, plaide-t-elle, est en devenir. Il naîtra de la confrontation avec les électeurs, dans un processus « participatif ». Une candidature interactive, en quelque sorte, aux antipodes, en tout cas, des traditions de la Ve république. Le tout pour une orientation, entre blairisme et tradition socialiste, qui sort pour la première fois de la pénombre. Laurent  Joffrin
NOUVELOBS.COM  05.04.06
par Ségolène for ever publié dans : Dans la presse
Jeudi 6 avril 2006
par Laurent Joffrin, directeur de la rédaction du Nouvel Observateur
Comment expliquez-vous que quatre hebdomadaires fassent leur une sur Ségolène Royal alors qu'elle n'est pas tout à fait au premier plan dans l'actualité ?

- Ségolène Royal est phénomène politique nouveau: c'est la première fois qu'une femme est présidentiable au Parti socialiste. Ses méthodes et son style sont
originaux. Contrairement aux autres personnalités politiques, son discours est pragmatique, il se fonde sur des exemples concrets tirés de son expérience de présidente de région. De plus, elle incarne les valeurs communes, par exemple la famille, l'effort, le refus du déclin, des termes qu’on entend plus souvent à droite. C'est ce mélange de pragmatisme et de morale qui séduit.

Cette frénésie médiatique est-elle le résultat d'une stratégie politique de Ségolène Royal ou bien ce phénomène lui échappe-t-il ?

- Elle contrôle en partie le phénomène. Le Nouvel Observateur lui a consacré sa Une parce qu'elle a donné au journal une interview sur son livre, dont elle vient de diffuser le premier chapitre sur Internet. Ségolène Royal est neuve, elle suscite donc de la curiosité, mais son impact va au-delà de l'effet de surprise.

Plus généralement, elle correspond à l'air du temps. Son discours n'est encore pas élaboré, il ne tombe pas d’en haut. Elle a choisi la démocratie participative, et c'est cette méthode qui été au cœur du succès de la gauche aux élections régionales. Elle se situe à l’inverse de ce qui a été fait pour le CPE.

Peut-elle tirer profit de la chute de Villepin à droite et de la crise sociale ?

- C'est l'ensemble de la gauche qui tire profit de cette crise. Elle apparaît unie face à une droite sur le recul. Il est logique que Ségolène Royal s’avance sur le devant de la scène en temps de crise, c'est la fonction d'un leader d'opposition. Elle entame sa précampagne pour la désignation du candidat socialiste à la présidentielle. Mais les oscillations politiques sont brutales et les autres membres du PS gardent toutes leurs chances. Aujourd’hui, ils sont livides et furieux. Mais ils ne doivent pas se décourager…
par Ségolène for ever publié dans : Dans la presse
Vendredi 7 avril 2006
Editoriaux Presse Régionale ,

L'EST REPUBLICAIN

Pierre Taribo


"(...) Quatre couvertures de magazines, un passage à la télévision : la présidente de la région Poitou-Charentes est partout. Cette omniprésence ne suffit pas à lui donner l'assurance qu'elle portera haut les couleurs des socialistes à l'élection présidentielle mais c'est l'éclatante confirmation qu'il existe un phénomène Ségolène. Pour l'opinion, elle incarne la nouveauté au PS, où la cohorte de présidentiables a dû s'étrangler en la regardant s'installer dans le rôle de la candidate à l'Elysée. Ambitieuse mais lucide, elle a compris depuis longtemps que les grincheux de son propre camp guettent ses erreurs. (...) Hier soir, elle s'est adressée simplement à l'opinion. Pas de prêche vigoureux, de sermons appuyés ni d'attaques trop virulentes contre l'adversaire, accusé de tirer la France vers le bas. Plutôt des critiques soigneusement soupesées et quelques perspectives. Car si elle n'a pas dit ouvertement qu'elle était candidate à l'Elysée, elle a tout fait pour qu'on le comprenne. (...)"


LA REPUBLIQUE DU CENTRE
Jacques Camus


"Appelons cela la voie Royal ! Dans tous les sondages, Ségolène caracole. A la "une" de toutes les revues, elle s'épanouit. Ségolène Royal, c'est un sourire de porcelaine dans un magasin d'éléphants. Et ça marche formidablement, sans que l'on sache très bien si ce sont les médias qui ont créé le "phénomène Royal" ou si c'est la présidente de Poitou-Charentes qui fascine la presse. Une chose est sûre, la "bulle" que certains voyaient éclater rapidement n'en finit pas de gonfler. (...) Pas question, dit-elle, de songer pour le moment à l'Élysée. Mais, bien entendu, on ne la croit pas une seconde. Elle y pense sûrement tous les matins en se maquillant et le prouve en affirmant un peu plus tard que "Le temps des femmes est venu". Ségolène ne rentre pas dans la mêlée politicienne mais plaide pour remettre de l'harmonie dans ce pays. Ce n'est pas forcément un programme mais ça plaît. (...)"

LIBERATION CHAMPAGNE
Jorge d'Hulst

"(...)Il ne fait plus guère de doute que Ségolène Royal sera candidate à l'investiture du PS. Les propos qu'elle a tenus hier soir donnent à penser qu'elle s'y prépare à fond.
D'abord, elle a bien pris soin de rappeler que la décision appartiendra aux militants socialistes. Ce sont eux qui décideront au final. Pas le parti, pas les sondages, Ce qui signifie qu'elle a parfaitement intégré le processus. Autre signe révélateur, elle a tenu sur la fin de son interview un vrai discours de candidate à l'Elysée. Elle s'est bien gardée de décliner un catalogue. Elle s'est limitée à quelques idées forces qui pourraient devenir des slogans pour demain. Elle aspire à tirer la France vers le haut et à une France juste. Et puis, surtout, Ségolène Royal est persuadée que le moment des femmes est venu. Ce qui explique sa percée fulgurante. Car, dans ce domaine, elle n'a pour le moment pas véritablement de concurrent."


MIDI LIBRE
Michel Richard

"On prête à Dominique de Villepin l'analyse, lestement exprimée, que la France aimerait être prise, électoralement, par un "maraudeur". Le Premier ministre pensait à lui très fort, en amateur éclairé de la politique ne doutant pas de son charme et méprisant les professionnels de la profession.
Mais si c'était une maraudeuse ? Ségolène Royal, bien sûr ! Certes, elle fait de la politique depuis vingt ans, elle a été ministre, elle est députée et présidente de Région. Mais il y a de ça, pourtant, dans la faveur que lui témoignent les sondages et dans l'intérêt qu'on lui porte : le sentiment qu'elle est fraîche ou, en tout cas, rafraîchissante, dans les propos qu'elle tient, les analyses qu'elle fait et les méthodes qu'elle préconise. Qu'elle n'est prisonnière d'aucune chapelle, toute de gauche qu'elle se revendique. (...)"


SUD OUEST
Bruno Dive


"(...) Son livre projet sera le fruit de ses échanges avec des internautes sur son blog. Une manière de prendre l'exact contre-pied de la méthode Villepin : la concertation précède la décision. Le bon moyen aussi de gagner encore du temps, avant de dévoiler enfin son projet et de s'exposer au feu des critiques. Pourquoi s'en priverait-elle ? Car la sortie de crise, ce n'est ni le retrait, ni la réforme du CPE, c'est... Ségolène. Du moins si l'on en croit les hebdomadaires qui, avec une touchante et quasi-unanimité, lui réservent cette semaine leur une.
Elle est la star du moment, la grande gagnante de la fronde (qui n'est pourtant pas finie). Personne ne sait encore ce qu'elle propose à la place ? Qu'importe : on ne le sait pas plus chez les autres présidentiables socialistes. Le pays est fragile, les institutions usées, le pouvoir à bout de souffle ? Justement, elle incarne presque physiquement, visuellement, le renouveau auquel aspirent nos compatriotes. A croire que le CPE a été conçu pour elle : Carrément Pour Elle."


LA LIBERTE DE L'EST
Gérard Noël

"(...) Faut-il comme Paris Match attribuer cette montée en puissance comme "l'incarnation des grandes contradictions françaises". car, précise le magazine "il y a chez elle un délicieux parfum de droite conservatrice dans un projet progressiste". Ainsi donc, Ségolène serait la synthèse de l'envie souvent manifestée par l'électorat national de choisir quelqu'un qui se situe au-dessus des partis et soit résolu à prendre à droite et à gauche ce qu'il y a de plus positif.
Il s'agit bien évidemment d'une vision fantasmée de l'exercice du pouvoir et loin de représenter cette option, Ségolène Royal est issue du sérail socialiste et n'a pas vocation à transcender les formations politiques. Elle n'en a pas moins nombre d'atouts. Etre femme et mère de famille n'est pas le moindre dans un pays qui aspire à une nouvelle conception de la politique intégrant enfin la sensibilité féminine et le sens du concret. (...)"


L'ALSACE
Patrick Fluckiger


"Deux personnalités politiques semblent tirer leur épingle du jeu de la crise du CPE : Nicolas Sarkozy à droite et Ségolène Royal à gauche. (...) L'un et l'autre savent que la France aspire au calme, l'un et l'autre mettent le social au premier plan de leur discours. Au delà des grandes incantations sur le chômage que l'on retrouve dans la bouche de tous les hommes et femmes politiques, ils parlent de la vie de tous les jours. Et c'est ça qui plaît.
Mais les bonnes paroles sont, aussi, fragiles, et le tremplin peut se révéler glissant. Nicolas Sarkozy s'est emparé, d'autorité, du volant gouvernemental. Il a une obligation de réussite. Ségolène Royal, pour sa part, ne pourra pas repousser indéfiniment la publication d'un programme. Elle ménage le suspense en publiant son dernier livre par chapitres mensuels sur internet. C'est une façon de se rapprocher du pied du mur à petits pas. Mais un jour elle y
 sera.
..

NOUVELOBS.COM | 07.04.06
par Ségolène for ever publié dans : Dans la presse
Vendredi 7 avril 2006
Des ralliements de tous bords, jour après jour.
Quel point commun lie le sénateur socialiste breton François Marc, issu d'une fédération rocardienne, et le président PS de la région Lorraine, Jean-Pierre Masseret, fervent partisan du non au référendum sur la Constitution européenne? Réponse : Ségolène Royal. Les deux élus font partie des ralliements enregistrés, jour après jour, par la présidente de la région Poitou-Charentes, partie à la conquête du Parti socialiste. Tous deux l'ont invité sur leur territoire. Le 13 avril M
me Royal sera ainsi à Brest (Finistère) pour l'assemblée générale des élus socialistes et républicains, et deux jours plus tard, le 15, à Longwy
(Meurthe-et-Moselle).

"Aujourd'hui, Ségolène Royal constitue une chance pour le parti", assure François Marc. Elle a une capacité d'écoute, les Français y sont sensibles, et la volonté d'apporter des changements dans la société. C'est une approche politique rénovée qui a un peu manqué ces derniers temps". Finie la période où les élus du PS commentaient avec prudence, et sous couvert de l'anonymat, la percée de Ségolène Royale. Aujourd'hui, ils n'hésitent plus à afficher leur préférence..../...Ceux qui, au sein du PS, font mouvement vers Mme Royal, viennent de tous bords. Jean Guérard, partisan du non à la Constitution européenne, en fait partie... Très proche d'Henri Emmanuelli, avec qui il avait fondé le courant Nouveau Monde, en septembre 2002, ce vice-président de la région Aquitaine, membre du bureau national du PS, estime que "quelque chose est en train de se passer". "Elle donne une image positive de la vie politique, elle tranche sur ce que l'on entend d'habitude", déclare M. Guérard qui est aussi le premier secrétaire de la fédération du Lot-et-Garonne.

Partisan jusqu'ici de Dominique Strauss-Kahn, Gérard Collomb, maire de Lyon, a fini par se déclarer en faveur de Mme Royal, se positionnant ainsi comme le premier élu d'une grande agglomération à rejoindre son camp. "Je trouve que c'est la seule qui peut incarner une autre image de la politique, confie-t-il, la seule à pouvoir transcender les clivages politiques traditionnels, car elle incarne une image de modernité, une vraie fraîcheur. Dans le marasme de la France actuelle, le fait qu'une femme puisse accéder à la présidence est un message très fort qui peut séduire au-delà de la gauche." Autre ralliement "piqué" à a concurrence : l'adjoint à la culture de Bertrand Delanoë, Christophe Girard, ...../.... Philippe Vuilque, député des Ardennes et vice-président du conseil général de Champagne-Ardennes, serait lui aussi du nombre. Dans son édition du 6 avril, Le Nouvel Observateur annonce Louis Mermaz, sénateur de l'Isère....

...Ces mouvements inquiètent les autres prétendants à l'investiture du PS. Comme Jack Lang, Dominique Strauss-Kahn réclame désormais l'organisation de débats publics, entre candidats, devant les militants. Mme Royal s'y refuse en avançant l'argument que cela diviserait le parti.

texte intégral LE MONDE  07.04.06 Isabelle Mandraud

par Ségolène for ever publié dans : Dans la presse
Mardi 11 avril 2006
Ségolène Royal, "probablement" candidate à l'investiture socialiste
PARIS (AP) --Favorite des sondages, Ségolène Royal a déclaré mardi qu'elle serait "probablement" candidate à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2007, "si ça reste comme ça".
"Si ça reste comme ça, probablement oui", a répondu la présidente de la région Poitou-Charentes, interrogée sur le plateau du "Grand journal" de Canal+ au sujet d'une éventuelle candidature.
De sa bonne position dans les sondages, qui la placent régulièrement en tête des personnalités politiques préférées des Français, Ségolène Royal a redit que "c'est une bonne nouvelle". "Ca me donne des obligations de ne pas décevoir", a-t-elle ajouté.
La député des Deux-Sèvres a affirmé qu'elle n'a "pas demandé ce qui (lui) arrive". "C'est ça qui me donne une très grande force intérieure et une liberté de parole", a-t-elle dit, "je veux garder cette liberté de parole jusqu'au bout".
Ségolène Royal a également estimé que le candidat socialiste devra faire "une campagne participative", s'appuyant sur l'avis des citoyens. Observant que les sondages révèlent un "doute" des Français quant à la capacité de la gauche à gouverner, elle a affirmé que les citoyens ont désormais "une exigence": "ils attendent la crédibilité dans les promesses qui seront faites".
Les candidats socialistes à l'investiture devront faire acte de candidature d'ici à l'automne. Les militants socialistes choisiront ensuite leur représentant au mois de novembre. AP 
par Ségolène for ever publié dans : Dans la presse
 

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