Désirs d'Avenir 76 Comité de Seine-Maritime
 
 
Avec Ségolène Royal nos Désirs d'Avenir continuent !
 
 

Ségolène Royal

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas"" Ségolène ROYAL Paris, le 6 mai 2007
 

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Le 6 mai et après 
avec Ségolène !

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble" 


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Dans votre commune, votre quartier , Créez votre comité !
 
     
3 Dates à retenir :
  1/A l'initiative d'Alain MAIRE animateur DA 76 le Havre , deux réunions dans le cadre de la consultation participative "pour un congrès utile et serein" nous vous invitons le:

 

        -  le 17 mai  à la section du Havre  (9rue Georges Braque )  de 14h à 17h

« Le Parti socialiste doit intégrer toutes les nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ? »

-le 24 mai à la section du  Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h

    « Le socialisme ne peut pas se contenter d’aménager le capitalisme financier à la marge : comment produire et répartir  autrement la
 richesse ?
_______________________________________________________________________________________

 2/ Débat public sur l’Agglo de Rouen prévu initialement le vendredi 16 mai 20h30 , est reporté au Jeudi 22 mai
à la Maison de la Lombardie, 50 rue Leverrier, sur les Hauts de Rouen

Chères amies, chers amis,  
je vous souhaite la bienvenue sur ce site participatif. Il répond à l'initiative que nous avons lancée, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, serein, utile aux Français. Je compte sur vous pour le faire vivre et apporter vos idées. Elles nous permettront de composer une belle contribution dont nous serons toutes et tous co-auteurs !

                                                                 Ségolène Royal

Samedi 11 novembre 2006
communiqué  Hervé BARO
Ancien secrétaire général du Syndicat des Enseignants de l'UNSA

Chers amis et camarades
 
J'ai été pendant près de 20 ans ( de 1987 à 2004) à la direction  d'une organisation syndicale d'enseignants dont 7 ans passés en tant que secrétaire général du SE UNSA..
 
Pour ceux qui ne le savent pas, le Syndicat des enseignants de l'UNSA, est l'héritier du SNI et de la FEN( syndicat des instituteurs et fédération de l'Éducation Nationale)
 
Cette question de l'horaire des profs, pointée par Ségolène, l'est depuis bien longtemps.
 
Dans un  congrès célèbre, en 1988, à La Rochelle, la FEN a inventé , le " travailler autrement"
Dans les propositions que nous faisions, et que font toujours à ma connaissance le SE  comme l'UNSA Éducation,  (ce que semble avoir oublié l'actuel secrétaire Général de l'UNSA Éducation) cette notion de redéfinition des services est toujours présente.
 
En 1988 , cette révolution avait été préalablement négociée par les responsables de la FEN et du SNI de l' époque avec le responsable du secteur éducation au PS qui s'appelait Laurent FABIUS. ( Oui il s'agit du m^me, mais il parait qu'il a changé).,.Cette réforme que le PS devait mettre en oeuvre dès le retour au pouvoir,  prévoyait notamment la mise en place du Prof de Collège, dont les horaires et l'organisation de   du service étaient différents de ceux des  profs de collège et Lycées d' aujourd'hui;
 
Il s'agissait, ni plus ni moins que de redéfinir le service des enseignants, pour mêler intimement la transmission du savoir et l'éducation
Les choses ne se sont pas faites car nous nous sommes heurtés à l'hostilité du ministre de l'éducation de l'époque ( Lionel JOSPIN)(Fabius et DSK, comme leurs entourage le savent)
 
Les conséquences de ce refus en sont dramatiques surtout sur le collège d'aujourd'hui
 
L'évolution du métier d'enseignant mérite un long débat, qui porte sur la conception de ce  métier  qui ne peut se réduire à transmettre des savoirs mais qui doit aussi éduquer.
La dimension sociale du métier doit être réhabilitée. La prise en compte de la vie sociale et professionnelle des familles doit être présente de même que celle du quartier, ou de la commune.
 
Cette question soulève bien des problèmes qui vont bien au delà du seul  service des enseignants, je pense en particuliers aux locaux qui ne sont pas adaptés à une telle évolution.
 
En clair, Ségolène pose une question fondamentale qui verra se dresser les corporatismes de droite comme de gauche dès lors qu'il s'agira de proposer une démarche visant à DÉMOCRATISER l'enseignement surtout au niveau du collège comme le disent tout les spécialistes de l'Éducation.
 
Et pourtant il faudra le faire, parce que nous sommes de gauche, parce que nous sommes socialistes.
Et il faudra le faire avec les enseignants eux mêmes, mais aussi avec les parents et, sous le contrôle démocratique du peuple, car l'Éducation n'appartient, ni à une profession, ni à une classe, ni à une caste.
 
Pour avoir été aux affaires et l'interlocuteur' en tant que syndicaliste,  de Ségolène quand elle était Ministre des Enseignements scolaires, nous savons que cette question est brûlante en même temps qu'elle est décisive .
Pour avoir mis en place les travaux personnels encadrés, le soutien et le tutorat, Allègre a connu quelques difficultés.
Il faut dire que la méthode était pour le moins discutable. A l'époque Ségolène avait pris ses distances( avec la méthode).
 
Aujourd'hui, ceux qui dans le parti, prennent la responsabilité de dévoyer ce débat à des fins bassement électoralistes prennent une lourde responsabilité pour l'avenir du système éducatif et donc du pays et de sa jeunesse.
 
La facilité de la dénonciation des propos de Ségolène, outre la méthode utilisée est scandaleuse.
Ceux qui à l'intérieur du parti)se prêtent à ce jeux  s'exposent, si par malheur ils étaient en situation, à ne pas pouvoir réformer un système qui doit l'être si l'on ne veut pas qu'il implose et si l'on veut surtout établir un peu de justice sociale.
 
J'en ai gros sur le cœur, car en matière de démocratisation tout est à faire, et c'est avec des manœuvres ce ce type que l'on bloque un système pour des années .Un système qui exclut et produit ainsi de l'injustice sociale, c'est à dire le contraire de ce que nous voulons faire avec Ségolène.
 
C'est pour cela que je suis à ses côtés.
Dimanche 12 novembre 2006
Quelle stupidité que cette grossière manipulation
d'un proche de Dominique Strauss Khan!

par Gilbert ROGER maire de bondy
Enfoncer le clou! Telle doit être notre attitude face à l'irresponsabilité de quelques adhérents du PS dans le cadre de la désignation interne.
Quelle stupidité que cette grossière manipulation d'un proche de Dominique Strauss Khan! En bidouillant une vidéo de séance interne de débat effectuée en janvier dernier, en tronquant des passages afin de ne surtout pas montrer l'ensemble du contexte afin délibérément de porter atteinte à Ségolène, ce « camarade» a fait preuve d'une très grande irresponsabilité.
Pourquoi?
    Premièrement parce qu'il ne fait pas grandir le débat interne.   Deuxièmement, parce qu'il prouve à qui ne l'aurait pas compris, que, rien n'arrête ceux qui considèrent que le pouvoir est leur chose.   Troisièmement, que des proches, voir de très très proche de DSK, dont un communiquant se réjouisse d'une telle diffusion pour discréditer Ségolène ROYAL, alors, cela en dit long sur les pratiques bananières dont les électeurs ne veulent pourtant plus.
Ces électeurs nous l'ont dit en avril 2002! L'opération sifflets au Zénith n'a pas suffit. Qu'importe, cette équipe est amnésique, pire  autiste et suffisante.
On prend les même et on recommence ; Jospin va finir par avoir raison quand il a expliqué que son renoncement était en partie dû à l'attitude obstinée de DSK...On voit la suite.
Alors, chers amis, en avril 2002 déjà dans l'atelier de campagne les même nous expliquaient que le monde des enseignants avait manqué à l'appel. Et là, ils en jouent, en traficotant une vidéo pour tenter de repousser ce vote de celui de Ségolène ROYAL.
En fait, le discrédit, c'est de tout le parti que vous allez l'obtenir.
Quel imbécile que ce petit apprenti sorcier, quelle pitoyable attitude de DSK qui ne l'a pas dénoncé ; cela en dirait-il long sur sa  gouvernance, s'il était désigné?
Allez, gardons notre sang-froid, sachons désormais que la parole n'est plus complètement libre dans une réunion entre socialistes, car des petits imbéciles savent en détourner le sens.
Cela prouve au moins aux hésitants (es), s'il le fallait encore, qu'un seul tour est nécéssaire. Votez donc massivement pour Ségolène ROYAL.
Gilbert ROGER maire de BONDY       http://www.gilbert-roger.fr
par Gilbert ROGER publié dans : Libre expréssion
Lundi 13 novembre 2006
Alors, ce qui arrive aujourd'hui sur la Toile à Ségolène Royal arrive à tous ceux qui sont porteurs de sens dans un monde insensé, perdu, décadent et qui se sait perdu...

par tatiana f.

Notre époque baignant dans la névrose, le pessimisme ne pouvait aboutir qu'à l'exhibitionisme et au voyeurisme vulgaire. La décadence des moeurs politiques ne fait que suivre la décadence tout court. Internet est devenu le lieu idéal de tous ces refoulements. Car tous ceux qui se sentent frustés et non reconnus dans la vie réelle, se la jouent face à leur écran, surpuissants, investis de leur moi surdimensionné. Alors, ils chargent les images et les envoient tuer à leur place. Bien entendu, il faut que ces images soient relayées, c'est-à-dire que le virus malfaisant soit transmis. Qu'à cela ne tienne, des "tueurs à gages" armés d'images à charge accomplissent avec jouissance leur sale boulot. Et voilà : ceux qui ont "signé cet arrêt de mort de l'image et par l'image", ô jouissance suprême, peuvent même jouer les victimes - ce qu'ils font d'ailleurs avec délectation : ni responsables, ni coupables des agissements de leurs "suiveurs". Tout bénéfice ? Je ne le pense guère. Une chose est d'être craint, une autre d'être aimé et respecté. Quoi qu'on puisse penser : on ne respecte pas un prédateur.
Alors, ce qui arrive aujourd'hui sur la toile à Ségolène Royal arrive à tous ceux qui sont porteurs de sens dans un monde insensé, perdu, décadent et qui se sait perdu... Nihilistes, cyniques, revenus de tout, les moi surpuissants se nourrissent de la haine, du désenchantement, du dénigrement et de la négation. Car, au fond d'eux-mêmes, devant leur grise solitude, ils savent qu'ils ne sont que des images, rien que des images ! Pauvres, pauvres hommes du passé pour qui la seule réalité est celle de la compétition, de la solitude et de la mort. Nulle transcendance, pour eux Dieu est mort, mais ils ne peuvent ignorer qu'en tuant la transcendance, ils sont en réalité suicidés !
Ségolène Royal n'attaque pas, parce qu'elle est porteuse de vie et non de mort ! Elle n'est pas une image et n'a donc rien à faire de cette guerre d'images ! Il est bien connu que les images ne supportent pas l'original. Trop "sincère", trop "naïve", trop "humaine", trop "porteuse de sens", à leur dé-goût, oui, Ségolène Royal incarne le monde concret et sa réalité. Elle n'est ni omnipotente, ni omnisciente, et tant mieux ! Et comme la grande majorité n'est plus silencieuse et en a assez des prédateurs tout puissants... ils voteront pour elle et elle gagnera.
Mardi 14 novembre 2006
par Michel Coruble

Je comprends sans le partager - comme dit tout bon politicien conseillé par un coach en communication ! - ton emportement et même ton exécration contre celle que tu nommes « l’imposteuse » ; et je te comprends d'autant mieux que j'ai mis moi-même longtemps à me dégager d'un agacement quasi-viscéral à son égard. Faute d'en référer à un psy’ pour qu'il me permette une auscultation approfondie de mes viscères, je me suis livré tout seul à une sorte de socio-analyse - si ce n’est pas trop prétentieux de le dire comme ça. Bon, bien sûr, à chacun ses tripes et ce qui vaut pour moi n'est pas forcément généralisable mais enfin, si ça peut aider quelqu’un..

Bien qu’il y ait quelqu’impudeur à cela, je voudrais te livrer le résultat de cette angoissante plongée dans mon intimité sombre et grouillante. Quand, comme moi, on s'est progressivement arraché à ses origines culturelles, quand on s'est laborieusement élevé un tant soit peu dans la hiérarchie sociale grâce notamment à l'école, on sait le prix de la "distinction" au sens que lui donnait Pierre Bourdieu. Si j'ai été un bon élève, il faut bien reconnaître que ce n'était pas par pure passion pour le savoir – passion que l’école peine encore trop souvent à donner aujourd’hui à ceux qui y arrivent totalement démunis de ce bel appétit - mais bien avant tout pour me distinguer des autres, pour être le premier de la classe et en tirer les bénéfices : être aimé et même être le préféré, avoir les sourires et être le chouchou de la maîtresse et par suite, pouvoir être assuré de la sécurité de l'amour de mes parents...... la suite
par Michel Coruble publié dans : Libre expréssion
Mardi 14 novembre 2006
Mercredi 15 novembre 2006

Laurent Fabius exprime "des doutes" sur la sincérité du scrutin de la primaire

PARIS (AP) - A deux jours du premier tour de la primaire socialiste, Laurent Fabius a exprimé mardi soir "quelques doutes" sur le déroulement du scrutin et a mis en garde contre les fraudes qui entacheraient le débat interne au Parti socialiste.

"J'ai malheureusement quelques doutes, notamment dans les départements du Sud", a souligné Laurent Fabius, invité du journal de France-2. Et de réclamer que "ce débat ne soit pas entaché par des pratiques qui ne seraient pas à la hauteur du Parti socialiste" (ndlr  voir commentaire ci dessous)

Un doute partagé par son directeur de campagne Claude Bartolone. "On continue à être très attentif à la manière dont ça va se dérouler dans les fédérations" et notamment dans la fédération de l'Hérault, a confié Claude Bartolone à l'Associated Press. "On mettra une pression maximum jusqu'au bout (...) On ne laissera pas maintenant une manipulation de quelques fédérations abîmer ce qu'on a réussi à faire ensemble".

"Je suis un peu inquiet", a repris Laurent Fabius "parce que je veux qu'on gagne l'élection présidentielle". Il faut alors "que les militantes et les militants votent librement" ainsi "il y aura un deuxième tour"


Le faits en Seine -Maritime Fédération de Laurent FABIUS

Laurent Fabius a exprimé des « doutes sur la sincérité du scrutin »

de jeudi prochain, stigmatisant des fédérations dans le sud.

 

Nous aussi en Seine –Maritime nous sommes inquiets après cette campagne à sens unique menée par la FD76.

 
    La mise en application des points prévus par la circulaire 1350 organisant le vote des militants, l'organisation des débats internes, l'information des militants et les moyens mis à disposition  ont été des prétextes pour empêcher de fait l'expression démocratique de deux des trois candidats  
    La commission de suivi s'est réunie à 4 reprises jusqu'au 6 novembre, en l'absence du premier fédéral à deux reprises aucune décision n'a pu être prise ! "nos demandes étaient enregistrées nous attendons toujours les réponses notamment sur le nombre des militants par section.Aucun procès-verbal n'a été présenté pour approbation et signature. Cette semaine, annulation par deux fois de la réunion, aucune organisation de la soirée du 16 n'a été discutée.


Concernant les réunions de présentation des candidats en section :
        Le delai d'une semaine pour la transmission des dates  non respecté
        Heure et lieu non précisés sur le tableau distribué
        Changement des dates et/ou suppression de la réunion la veille la veille
Concernant l' Information des militants
- non publication à ce jour* du PS info spécial désignation malgré la remise de notre texte le 2 novembre  *(reçu ce jour 16 NOV au courrier!)
-Impossibilité de contrôler l'envoi d'un message par mail comme convenu auparavant (non reçu à ce jour)

Par contre nombreux ont été les envois effectués avec les moyens de la FD , mais pour un seul candidat comme vous avez pu le constater dans vos boîtes!

Concernant l'organisation du vote :

-liste des lieux de vote communiquée le lundi 13 à 13h45 au lieu du 9
           Beaucoup trop d'adresses imprécises :"au local de la section" plusieurs fois, "restaurant municipal" etc.. pas de rue, pas de N°....
-Les horaires ne sont pas préciser ce qui sous entend qu'aucune dérogation n'a été demandé ? Ce qui est faux, nous savons que des sections ne respecteront pas les horaires imposés par le national; de toute façon la commission de suivi qui n'est pas réunie n'aurait pu y répondre.
- Impossibilité d'accès aux listes d'émargement le 14  après-midi absence physique de responsable à la FD alors que de nombreuses vérification sont demandées aux mandataires par les sections

La liste est longue, démontrant les inégalités de traitement des 3
 candidats, je vous rappelle pour mémoire le préambule de la

Charte d’organisation du débat interne

Le présent protocole a pour objectif de garantir l’égalité entre les différent(e)s candidat(e)s, l’équité dans l’accès aux moyens logistiques, nationaux et fédéraux, d’assurer la transparence des prises de décisions collectives, le respect pour chacun des candidat(e)s à l’investiture et la sérénité des débats.

A VOUS DE JUGER ET D'EN TIRER LES CONCLUSIONS LE JOUR DU VOTE

Yvon GRAIC
Mandataire Fédéral de Ségolène Royal

Samedi 18 novembre 2006

libre expréssion

JE SUIS COMME UN MILITANT QUI DOUTE…

 Par Alain LORET – Désirs d’Avenir 76

     Novice en militance politique, je m’interroge. La sociologie du département où je vis, la Seine Maritime, serait-elle à ce point différente de celle des autres régions françaises qu’elle puisse permettre de l’apparenter politiquement aux seuls départements de Mayotte et de la Haute Corse ?

         Les résultats de la primaire du Parti Socialiste montrent en effet que Ségolène Royal n’est pas majoritaire dans trois départements français : Mayotte, Haute Corse et Seine Maritime. Toutes choses égales par ailleurs et en excluant de l’analyse le nombre d’inscrits qui est très différent[1], il nous faut donc considérer que le profil politique de ces trois départements est très proche.

         Sans doute l’est-il, les résultats de jeudi en font foi. Au demeurant, une étude rapide permettrait probablement de démontrer sans aucune difficulté que la complexité socio-économique, industrielle ainsi que la démographie urbaine et rurale de la Seine maritime repose sur des paramètres aisément identifiables également à Mayotte et en Haute Corse. N’en doutons pas, l’explication est probablement là. Ces trois départements se ressemblent tellement et leurs militants sont à ce point comparables qu’ils ont produit le même type de résultats jeudi soir.

         Un doute s’insinue pourtant, qui repose sur l’incroyable expérience que j’ai vécue jeudi soir à la Mairie de Canteleu (Seine Maritime). Une véritable épreuve qui m’a renvoyé en des temps politiques obscurs que je pensais à jamais révolus. Un authentique apprentissage militant accéléré, également, dont je souhaite rendre compte ici. En effet, cette expérience me semble particulièrement éloignée de l’idée que nous, les nouveaux adhérents du PS, nous faisons de la politique, d’une part, et de ce que devrait être un Parti Socialiste « moderne », d’autre part.

         Sollicité par Yvon Graïc (mandataire Fédéral de Ségolène ROYAL) pour être délégué (heureusement associé à un militant chevronné : Nabil Santo) jeudi soir à Canteleu, je me réjouissais de pouvoir découvrir de l’intérieur une soirée électorale. Je ne savais pas qu’ Yvon m’avait envoyé en Terre de mission… Je l’en remercie car en quelques heures j’ai beaucoup appris.

         A peine franchi la porte de la mairie de Canteleu où se déroulait le vote, j’ai compris que je plongeais dans un autre monde… à des années lumière de l’image que je me faisais de la politique contemporaine. L’accueil fut pourtant cordial et souriant de prime abord : « Bonjour monsieur, vous venez pour le vote ? ». Je répondis évidemment oui ; je venais en effet pour cela. « Auriez-vous une pièce d’identité ? ». Comprenant le malentendu, j’expliquais qu’en réalité je représentais Mme Royal et que je souhaitais pouvoir accéder aux bureaux de vote pour jouer mon rôle d’assesseur. J’aurais annoncé que je venais pour un HOLD UP que les choses n’auraient pas été très différentes. La réaction fut instantanée : les visages et les portes se fermèrent. Deux « camarades » à la carrure particulièrement imposante m’encadrèrent immédiatement m’enjoignant de m’écarter. Cueilli à froid, abasourdi, quelque peu choqué également, j’avisais alors Nabil Santo, mon co-assesseur, campant au beau milieu du couloir d’accès aux bureaux de votes dans une attitude qui indiquait clairement qu’il ne s’en laisserait pas compter.

         C’est alors que les choses prirent l’aspect le moins ragoûtant d’une tambouille politicarde surannée. Un agité en bras de chemise m’apostropha : « Vous n’avez rien à faire ici ! » ; « Je vous interdis d’entrer ! ». Je procédais alors à une nouvelle tentative, me heurtant immédiatement à la poitrine musculeuse des deux « camarades ». Les choses allaient s’envenimer lorsque Nabil annonça qu’il allait faire procéder à un constat d’huissier. A notre grande surprise, immédiatement, un autre « camarade » particulièrement bien mis se présenta comme tel. Au bout de quelques minutes, il s’avéra que ce n’était qu’un canular. A l’évidence, on se moquait de nous.

         La plaisanterie dura très exactement 1h 45, période durant laquelle nous fumes physiquement empêchés d’accéder aux bureaux de votes.

       Puis, brusquement, l’ambiance changea. Sans aucune explication, l’agité en chemise se fit aimable ; doucereux même. Nous pûmes enfin pénétrer dans les lieux. Des échanges téléphoniques avec, semble-t-il,  plusieurs responsables du Parti Socialiste et un fax - par ailleurs illisible pb technique - d'Yvon GRAÏC solutionnèrent étrangement le problème.

         Reste que le problème demeura ; il changea simplement de nature.

       Au bout de quelques temps, je fis remarquer à Nabil que les trois bureaux de vote étaient étrangement désertés depuis que nous y étions.  Sourire en coin, il me taxa de mauvaise foi, arguant du fait que c’était l’heure du repas et que les choses allaient sans doute s’améliorer. Je dus convenir qu’il avait probablement raison. De fait, la fréquentation augmenta à partir de 20 h 30. Il reste que la vérité oblige à dire que, dans ces conditions, nous avons puréellement jouer notre rôle d’assesseurs que pour une part minime des votants.

    Pour tuer le temps, je déambulais dans les locaux enfin accessibles, engageant la conversation et partageant le Beaujolais Nouveau aimablement offert. Les choses se passaient enfin comme je l’avais imaginé. Je me détendais.

       C’est alors que j’entendis un électeur me poser une bien étrange question : « Excusez-moi mais je ne trouve pas le bureau où je dois voter ? ». Surpris, je lui répondis que les trois bureaux étaient là. « Mais je dois voter dans le bureau n°4 me répondit-il ».

        Il était près de 20h… et je découvrais qu’il existait un quatrième bureau.

     Nous partîmes à sa recherche. Ne le trouvant pas, on nous indiqua qu’il fallait descendre, prendre à gauche, à droite, encore à gauche… un vrai jeu de piste sans aucun fléchage, ni aucune indication. Le bureau fantôme existait bel et bien. Je devais dès lors le fréquenter assidûment pour constater qu’il ne fut que très peu utilisé par les électeurs de 20h 30 à 22h. Il le fut, par contre, de manière identique aux autres jusqu’à 20h puisque le dépouillement ne devait pas révéler de différences significatives en termes de nombre de bulletins. Une question demeure : pourquoi avoir à ce point isolé ce bureau alors que toute la place nécessaire existait à proximité des trois autres ? La question subsidiaire est : pourquoi ne pas nous avoir prévenus de son existence ?

       La bonne ambiance demeura néanmoins jusqu’à 23h ; heure à laquelle nous fîmes alors part de notre intention d’émettre des réserves*sur le scrutin. La rédaction du texte (relativement long) fut laborieuse : elle se déroula dans une atmosphère houleuse. Perdant toute réserve, l’agité en chemise apostropha de nouveau Nabil… le traitant de « communiste » (sic).

Il était près de minuit, le succès de Ségolène se dessinait de plus en plus clairement. La PS découvrait brusquement qu’il avait changé d’époque, que ses nouveaux adhérents imposaient une sociologie inédite et une donne politique inattendue. La fédération de la Seine Maritime, de son côté, affirmait un splendide isolement sur son îlot politique… à l’image de ces îles, géographiques celles-là, que sont Mayotte et la Corse.

Pour combien de temps encore ?


*Ces faits figurent sur le PV fédéral 
Yvon GRAÏC
Jeudi 23 novembre 2006
Il aura fallu toutes ces années. Trente ans d’évolution des femmes, d’acquisition de droits : instruction, maîtrise du corps, accession aux métiers jusqu’alors interdits par les lois patriarcales, pour qu’une femme émerge enfin en politique au niveau le plus élevé, réservé par la loi salique à la gent masculine, réalisant ainsi une sorte de transgression . Une femme forte, accomplie, compétente, prête à assumer la responsabilité suprême dans toute sa plénitude. Et belle en plus. Elle a été capable de résister aux sarcasmes, à la dérision et à ce que Simone de Beauvoir appelait la chiennerie de certains hommes .

Une forte majorité du peuple de Gauche l’a reconnue. Il lui a donné la légitimité que les hommes et les femmes d’un appareil de parti lui contestaient. Et cela se passe en France, aujourd’hui , dans ce pays coincé dans des institutions archaïques, paralysé par une frilosité, des peurs, que déjà Blum , ce visionnaire - dénonçait.

Ségolène Royal n’est pas n’importe quelle femme politique. Elle est différente. La vie ne lui a pas fait de cadeau. Ce n’est pas une héritière. C’est une conquérante. Ce qu’elle est devenue elle l’a conquis à force de travail, d’effort, de défis relevés, de maîtrise. Elle a su saisir les chances qui se présentaient et en faire des atouts.

Elle ne sort pas du moule traditionnel qui produit régulièrement des sujets - tous façonnés sur le même modèle - qui vont sagement se ranger sur les bancs de l’Assemblée Nationale ou se caler sur les confortables fauteuils du Sénat propices aux siestes quotidiennes. Personnages de genre masculin, blanc de préférence, de plus en plus éloignés de la vraie vie.

Le peuple l’a choisie, surtout dans les quartiers populaires où l’on est sorti dans la rue, comme un soir de Premier tour de Présidentielle, comme un certain 10 mai 81. Elle rejoint de belle façon Michèle Bachelet élue Présidente du Chili au printemps et l’américaine Nancy Pelosi qui vient de prendre la Présidence de la Chambre des Représentants.

Cette année décidément annonce l’arrivée des femmes en politique. Le plafond de verre est en train de craquer sous la force d’un mouvement souterrain, d’une révolution culturelle tranquille, devant l’ardeur, l’exigence, l’intelligence de quelques femmes, très rares et d’un peuple qui se reconnaît en elles et veut du changement, un peu de fraîcheur et plus d’humanité.

Le monde politique va devoir changer. Les élus bien assis sur leurs sièges vont devoir accepter cette mutation et partager leur pouvoir au nom de la parité, car une femme Présidente sans l’arrivée d’au moins 35 % femmes dans les assemblée, en attendant la Parité aurait peu de sens. Nos dirigeants politiques devront aussi accepter les transformations sociales, institutionnelles, culturelles indispensables. Et l’ébranlement va bien au delà de notre hexagone . Il y aura des échos jusqu’au fond de ces pays écrasés par la misère, la pauvreté, l’égoïsme, la cruauté de dirigeants soutenus par un ordre injuste.

Les chantiers qui attendent Ségolène Royal sont immenses. Elle va exiger du respect et de la morale dans un milieu qui a oublié le sens de bien des valeurs qu’elle compte développer. Elle saura prendre les problèmes pragmatiquement à la façon des socialistes scandinaves avec un talent tout mitterrandien. Il y a aura de fortes et de multiples résistances. Elle sait d’où elles peuvent venir. Et saura faire face.

Mais elle aura besoin de tous les soutiens, de toutes les aides que chacun d’entre nous, à sa façon, peut lui apporter si nous voulons que les choses changent dans le bon sens.

Et cela commence maintenant.

Yvette Roudy le 19 Novembre 06

Lundi 1 janvier 2007
Lundi 15 janvier 2007
http://perso.orange.fr/kerbreizh/images/politique/sarkozy/sarkozynapoleon/sarkozynapoleon.jpg
Le réalisateur, producteur du Congrès de la Porte de Versailles, hier dimanche 14 janvier, a fait appel à un casting d'acteurs impressionnant.
Il est utile des les citer tous par ordre de mise en scène :
 
Alain Juppé
Jacques Chirac
Charles de Gaulle
Jacques Chaban-Delmas
Achille Péretti
Edouard Balladur
Frère Christian
Dieu
Georges Mandel
Pierre Laval
Claude Mandel
Guy Môquet
Jeanne d'Arc
Léon Gambetta
Jean Moulin
Félix Eboué
Emile Zola
Alfred Dreyfus
Victor Hugo
Georges Clémenceau
Simone Veil
Henri Grouès (alias l'Abbé Pierre)
Georges Pompidou
Saint-Louis
Carnot
Blaise Pascal
Voltaire
Henri IV
Jean Jaurès
Léon Blum
Jules Ferry
Danton
Claude Erignac
 
Trente-trois noms ont été cités. Toute l'histoire de France y est passée.
Il y a quand même des absents : Clovis et Dominique de Villepin, Vercingétorix et Jean-Louis Debré.
Curieusement Napoléon n'est pas cité. François Mitterrand est évidemement ignoré : Nicolas Sarkozy n'aime que les socialistes qu'ils n'a pas connus.
 
Bernard POIGNANT
député européen
Mercredi 17 janvier 2007

CHIRAC SARKOZY main dan