"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
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Ségolène Royal
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AFP 03.01.08 |
08h51
L'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle Ségolène
Royal a affirmé jeudi sa volonté de se porter candidate à la tête du PS en 2008, si elle parvient à "rassembler les socialistes" sur une "offre politique".
"En cette année je compte aller jusqu'au bout de ce que j'ai entamé au cours de cette campagne présidentielle pour rénover la gauche", a-t-elle indiqué sur France 2. "Si je suis capable de rassembler les socialistes sur cette offre politique, j'irai jusqu'au bout de cette démarche", a-t-elle précisé, interrogée sur le congrès des socialistes fin 2008 et le remplacement de l'actuel premier secrétaire François Hollande. Le fait de prendre la tête du PS placerait Mme Royal en position de candidate logique pour la présidentielle de 2012, bien que 2007 ait connu un scénario différent, avec elle en candidate et son compagnon d'alors en chef du parti. Le député Arnaud Montebourg, qui a lui aussi des ambitions dans les rangs socialistes, a immédiatement réagi aux déclarations de Mme Royal sur RMC, affirmant que le PS devait éviter "à tout prix une primaire interminable", voire un nouveau "congrès de Rennes". "Il faut que nous évitions à tout prix une primaire interminable entre des présidentiables qui s'affronteraient dès maintenant jusqu'en 2012", a-t-il dit. "J'ai bien l'intention de servir à fond le Parti socialiste en m'y impliquant totalement", a ajouté la présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes, en évoquant également les élections municipales du mois de mars, dans lesquelles la gauche espère se refaire une santé. "Je sens qu'il y a de plus en plus d'hommes et de femmes qui se tournent vers moi et se demandent comment est-ce que l'on peut collectivement faire en sorte que le Parti socialiste soit rénové", a-t-elle estimé. Mme Royal a posé encore des conditions à sa candidature: "mobiliser beaucoup d'intelligence pour continuer à bouger les lignes politiques comme je l'ai fait pendant la campagne présidentielle" et "avoir la capacité de faire une offre politique". Dans un livre intitulé "Les coulisses d'une défaite", paru dans la foulée du deuxième tour des élections législatives du 17 juin, Mme Royal déclarait déjà qu'elle serait "candidate au poste de Premier secrétaire" du PS si son "projet de rénovation" était "majoritaire" au prochain congrès. "Je suis au service de la gauche, de la France aussi, car j'ai une responsabilité en tant qu'ancienne candidate à l'élection présidentielle. J'ai soulevé beaucoup d'espoir, j'ai reçu beaucoup d'amour, j'en ai aussi beaucoup donné au peuple français", a ajouté Mme Royal sur France 2, alors que le PS reste en pleine crise d'orientation et de leadership, depuis les élections présidentielle et législatives. |
Le choix du déplacement ne doit rien au hasard. Ségolène Royal effectuera le 12 janvier son premier déplacement de campagne pour les municipales à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). Une manière d’assurer la candidate socialiste de sa fidélité, puisqu’il s’agit de son ex-directrice adjointe de campagne, la députée Danielle Bousquet. Surtout, la préfecture des Côtes-d’Armor figure clairement sur la liste des villes moyennes que le PS espère emporter. Reconquérir en l’occurrence, car personne à gauche n’ose imaginer subir une réplique du camouflet asséné en 2001 avec la victoire de l’UDF Bruno Joncour, après trente-neuf ans de gestion de la ville par la gauche.
«Opportunité». Personne, chez les socialistes, n’avait rien vu venir, occupés qu’ils étaient à gérer dans la division la succession du sénateur Claude Saunier, élu maire en 1989. Et à se distribuer les places avant d’assurer la victoire. «C’est vrai qu’en 2001, avec Bruno Joncour, on était les deux seuls à y croire , se souvient Alain Cadec, premier adjoint UMP. Mais il y avait un besoin de changement. On a saisi l’opportunité pour montrer que l’on pouvait aussi gérer cette ville.»
Le maire sortant, devenu entre-temps un des piliers du Modem de François Bayrou, partira à la bagarre dans une position inconfortable. Lors du second tour de la présidentielle, les électeurs ont donné une large victoire à Ségolène Royal (58,4 %), puis à Danielle Bousquet aux législatives qui ont suivi (57,72 %). Mais ce farouche partisan d’une politique dépassant les clivages, ancien gaulliste qui aime toujours citer André Malraux («le gaullisme, c’est le métro aux heures de pointe»), se refuse à voir dans la prochaine bataille un simple affrontement entre deux camps. «On ne peut pas transposer des résultats à caractère national et très politique au niveau local, estime -t-il. Depuis 2001, il y a de nouvelles habitudes, de nouvelles perspectives de développement et d’aménagement de la ville qui ne sont ni de droite ni de gauche. Il n’y a jamais eu autant de social à Saint-Brieuc que depuis que je suis là.»
Pour bien marquer son allergie aux réflexes partisans, Bruno Joncour annonce une liste commune avec l’UMP rassemblant des personnalités «de toutes sensibilités».
Abstention. Du côté de Danielle Bousquet, on prépare aussi une liste «d’ouverture» avec différents acteurs du monde professionnel ou associatif. Mais celle-ci, comprenant des Verts et des communistes, restera sans ambiguïté ancrée à gauche. Quelques membres de Lutte ouvrière auraient même pu y figurer. L’appel du pied de LO a toutefois été poliment décliné. Si elle assume pleinement son positionnement, Danielle Bousquet, chargée de laver l’affront de 2001, ne veut plus en revanche ressasser le passé mais se concentrer uniquement sur son «projet d’avenir pour Saint-Brieuc» en promettant à la préfecture des Côtes-d’Armor «un dynamisme retrouvé». C’est la seule critique en creux consentie à l’égard du maire sortant. Mais elle devra aussi sérieusement songer aux abstentionnistes, peut-être encore une des clés de ce scrutin. Au second tour des dernières municipales, près d’un électeur sur deux ne s’était pas déplacé. Un fait presque aussi étonnant à Saint-Brieuc que la victoire de la droite.
SAINT-BRIEUC, Côtes d'Armor (Reuters) - À deux mois des municipales, Ségolène Royal a revendiqué samedi son engagement dans la "France vraie"
face à un président "exhibitionniste (...) qui vit comme un milliardaire".
À Saint-Brieuc pour son premier déplacement politique de l'année, l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle a dénoncé un pouvoir central "fait d'improvisation, de désinvolture" ne s'occupant plus de trouver des solutions pour les Français.
"L'enjeu des municipales, il est national" et doit permettre "de montrer une gauche volontaire, offensive, imaginative", a-t-elle déclaré aux côtés de Danielle Bousquet, candidate socialiste à la mairie en mars prochain.
"La lutte contre la vie chère, les solidarités qui doivent se recréer, la bataille pour l'emploi, ça doit se jouer ici sur les territoires", a ajouté Ségolène Royal, en visite dans cet ancien bastion de la gauche rocardienne tombé aux mains de l'UDF en 2001.
Elle a fustigé "un président désinvolte, qui improvise, exhibitionniste". "On voit un président qui vit comme un milliardaire et je crois qu'il n'a plus du tout conscience de ce que nous attendons: des réponses sur la vie chère, sur la précarisation du travail", a poursuivi la présidente de Poitou-Charentes.
"Moi, à la désinvolture, j'oppose le respect. C'est la République du respect que j'appelle de mes voeux", a-t-elle ajouté, reprenant l'une de ses antiennes de campagne présidentielle.
"Je crois que mon engagement dans les municipales est très important, parce que c'est une forme de défense d'une politique morale", a-t-elle ajouté, se félicitant d'être du côté de "la France vraie (...) la France authentique, la France sérieuse".
ESQUIVE
À l'heure où l'UMP réunit son conseil national à Paris pour lancer la bataille des municipales, où Nicolas Sarkozy doit prononcer un discours, la dirigeante socialiste a expliqué qu'elle préférait être sur le terrain. "Les batailles se conduisent auprès des candidats", a-t-elle lancé.
Quant à la présence du travailliste britannique Tony Blair à la tribune de la droite, "il faut attendre de voir ce qu'il va dire", a-t-elle expliqué. "Mais sa présence est quand même surprenante. C'est sa liberté".
Pendant sa rapide tournée du marché, Ségolène Royal a été interpellée par des militants dénonçant la position des socialistes sur le traité européen simplifié qui brandissaient des pancartes "Boycotter Versailles, c'est empêcher le référendum".
La direction du PS a décidé cette semaine une démarche en deux temps: boycott du congrès devant modifier la Constitution pour permettre la ratification du traité par voie parlementaire mais vote positif sur le traité per se.
Pendant la campagne présidentielle, Ségolène Royal avait pris l'engagement d'une ratification par référendum, une position réaffirmée pendant les législatives par tous les socialistes.
"C'était une promesse. Que pensez vous du boycott?", lui a demandé un jeune homme. "Et vous, que pensez-vous de ce nouveau traité", lui a répondu Ségolène Royal, sans se prononcer sur la stratégie prônée par le premier secrétaire, François Hollande.
En buvant un café au "Bistrot de la poste" auparavant, elle avait également manié l'esquive.
À un homme venu lui poser une "question de citoyen à citoyen" sur le concept de "laïcité positive" énoncé par Nicolas Sarkozy en décembre, elle a demandé "qu'est-ce que vous en pensez vous alors?".
"Si j'avais dit quelque chose comme ça, vous imaginez ce qu'on aurait dit", a-t-elle toutefois ajouté.
Avant de retrouver militants et journalistes dans les rues de Saint-Brieuc, Ségolène Royal s'était recueillie en début de matinée dans la chapelle ardente dressée pour les marins disparus de "La p'tite Julie".
Laure Bretton
À Saint-Brieuc pour son premier déplacement politique de l'année, l'ancienne candidate socialiste à l'Élysée a demandé aux électeurs de gauche de prendre au mot un président "exhibitionniste" en faisant des scrutins de mars un "test national".
"Nous allons lui répondre dans les urnes en votant massivement pour la gauche", a-t-elle assuré devant plusieurs centaines de personnes réunies à l'occasion des voeux de la candidate PS à la mairie, Danielle Bousquet, qui faisait partie de son équipe de campagne au printemps dernier.
Copyright © 2008 AFP
Sa brève visite dans cet ancien bastion de la gauche rocardienne tombé aux mains de l'UDF en 2001 lui a également permis de prendre la température des militants.
À Paris, ses velléités de moins en moins cachées de briguer le poste de premier secrétaire du PS ont suscité une vague d'hostilité. En Bretagne, où elle a réalisé de très bons scores en mai dernier, personne ne semble en revanche penser qu'elle est partie trop tôt, prenant le risque de raviver les luttes intestines.
"Il ne faut pas se demander si elle peut mais se dire qu'elle doit" le faire, commente Yvane, "sympathisante depuis trente ans" venue de Dinan. "On le veut", insiste-t-elle. Pourquoi? "Parce que c'est une femme".
"Il faut bousculer les anciens qui veulent rester en place. Les hommes, on a bien vu ce qu'ils ont fait pendant la campagne. Et après, ils sont partis avec la droite", accuse son amie Annie dans la file d'attente d'une librairie où Ségolène Royal dédicace son dernier livre "Ma plus belle histoire, c'est vous.
Michel, ancien militant communiste, est venu avec une lettre dans laquelle il distille ses conseils à l'ex-candidate, notamment en matière d'alliances électorales après la "main tendue" à François Bayrou entre les deux tours de la présidentielle.
"Plutôt que de faire des appels du pied à droite, il faut avoir une position plus claire en faveur des milieux populaires. Elle l'a un peu oublié
mais c'est ça qui attire les chrétiens-démocrates, la générosité", explique-t-il.
Par Laure Bretton Reuters
L'interview de Ségolène Royal
présidente de la région Poitou-Charentes
lundi 14 janvier 2008
C'est «un peu comme la monarchie où chaque événement privé du roi était un événement politique», a-t-elle poursuivi, dénonçant aussi un «pouvoir désinvolte».
Municipales : d'abord un enjeu local, puis national
Ségolène Royal souligne que «la presse étrangère est extrêmement sévère» sur ce comportement. «Elle se demande même si Nicolas Sarkozy a la carrure». Pour la dirigeante socialiste, il faut «que la France récupère la dignité de la fonction présidentielle»
Au sujet des élections municipales, Ségolène Royal a souligné qu’«un scrutin locales comme les municipales, c’est d’abord choisir un bon maire». Le niveau local «est la principales motivation» affirme-t-elle, tout en ajoutant : «Mais ceux qui disent que les élection municipales ne sont pas politiques ne disent pas vraiment la vérité.» A la question de Jean-Pierre Elkabach lui demandant si voter contre un maire UMP c’est voter contre Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal a répondu «je pense.»
Tête du PS : «Je prendrais mes responsabilité si c’est nécessaire»
Revenant sur la question de la direction du Parti socialiste, Ségolène Royal explique qu’elle n’est «pas une femme d’appareil», mais ajoute qu’elle a «compris au cours de la campagne présidentielle que ça ne suffisait pas. (…) Il fallait une organisation politique pour faire gagner les socialistes. Et bien je prendrais toutes mes responsabilités, y compris celles qui vous évoquez (prendre la tête du PS ndlr), si c’est nécessaire», a-t-elle précisé.
Pour elle, il faut «proposer une ligne politique claire sur laquelle les militants socialistes auront l’opportunité de se prononcer lors du congrès. Et ensuite je prendrais mes responsabilités s’il le faut,» a encore précisé Ségolène Royal.
L’ex-candidate socialiste à la présidentielle a expliqué que «ce qui est insupportable, c’est d’entendre parler des élections de 2012. Moi-même je n’en parle jamais. Je ne sais pas qui sera candidat en 2012. Pour les gens c’est insupportable.» En 2008, c’est toujours le même adage pour l’élection présidentielle : «Y penser toujours, n'en parler jamais.»
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Chères amies,Chers amis, Je suis allée fêter hier les 5000 entreprises qui ont été créées
dans la Région Poitou-Charentes grâce à la Bourse Tremplin pour l'Emploi. Ce dispositif a été mis en place en 2004 quand je suis arrivée à la présidence de la Région.J'avais souhaité à l'époque que soient aidés les porteurs de projets qui entendent valoriser concrètement leurs talents et leurs compétences en se mettant à leur propre compte. Je voulais que soient notamment soutenus ceux et celles qui mettent en place des services de proximité qu'il s'agisse de commerces, d'ateliers d'artisan, de sociétés d'aide à la personne, de services aux entreprises, d'entreprises du bâtiment et des travaux publics, de sociétés travaillant sur l'image ou sur les technologies de l'information et de la communication. Cette idée, qui avait germé au fil des rencontres sur les territoires avec des porteurs de projets, des créateurs d'entreprise, des artisans ou des commerçants, était fondée sur plusieurs constats: * Créer son activité revient à créer son emploi, voire même à générer plusieurs emplois sur un même territoire. Le développement économique de la Région Poitou-Charentes repose sur ce tissu important de TPE, qui contribuent largement à l'activité et à l'attractivité du territoire. * Au moment où l'Etat se désengage des territoires, rapatrie les services publics dans les grandes agglomérations, et contribue à une désertification à la fois dans les milieux ruraux et dans les quartiers, il devenait impérieux d'accompagner les créateurs d'entreprises pour conserver des services de proximité. La population, notamment les plus fragiles, en a tellement besoin! * Les créateurs d'entreprises se heurtaient toutefois à de grandes difficultés pour mener à bien leur projet: peu d'accès à l'information, manque de fonds financiers pour obtenir le soutien essentiel des banques, peu d'accompagnement dans l'élaboration du projet, peu de suivi une fois la création effective... De nombreux créateurs devaient renoncer à leurs projets, et quand ils parvenaient, grâce à leur énergie et à leur persévérance, à créer leur entreprise, celle-ci était souvent fermée dès les premières années de son activité. La Bourse Tremplin pour l'Emploi a été mise en place pour remplir ces objectifs et pour donner le coup de pouce nécessaire aux créateurs d'entreprises pour démarrer leur activité et la développer de manière pérenne: il s'agit d'une aide directe de 1000 à 10000 euros au créateur d'entreprise. Cette bourse est accordée par un jury composé d'élus, d'experts et de partenaires intervenant dans différents domaines (économie, comptabilité, finance, emploi, culture, sport, social...). Afin d'accompagner chaque porteur de projet durant les différentes étapes de son parcours, 34 « Ateliers de la Création » ont été instaurés par la Région dans chaque Pays ou Agglomérations maillant ainsi tout le territoire régional. Aujourd'hui les résultats sont là, et j'ai pu le vérifier en écoutant les témoignages touchants et optimistes des créateurs qui se sont lancés dans l'aventure grâce à cette aide régionale. Plus de 500 personnes étaient présentes hier pour échanger, écouter, raconter leur propre expérience, s'informer également des nouveaux dispositifs que met en place la Région pour améliorer encore le soutien aux créateurs d'entreprises. Des créateurs d'entreprises sont venus sur scène témoigner de leur parcours comme Michael, l'un des premiers bénéficiaires de la Bourse Tremplin pour l'Emploi, qui a créé son activité de maréchal ferrand depuis 2005 et entend aujourd'hui développer encore son métier, ou Isabelle, reconnue travailleur handicapée, qui vient juste de monter sa société de service à la personne et souhaite l'étendre rapidement à l'ensemble du département. Un film video sur cette fête des 5000 Bourses Tremplin pour l'Emploi est en ligne sur le site de la Région Poitou-Charentes: www.poitou-charentes.fr. Vous y retrouverez mon intervention et des témoignages des bénéficiaires de cette aide. Des solutions pragmatiques et efficaces existent pour un développement économique et durable de nos territoires, puissent d'autres s'en inspirer... A bientôt |
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Autant de thèmes déjà esquissés lors de la campagne présidentielle, dira-t-on. Mais l'ex et (probable) future candidate a manifestement approfondi sa réflexion. Son diagnostic, nourri des meilleures études sur le sujet, cerne au plus près les racines de cette langueur qui mine la société française. Je pense notamment à la grande enquête internationale sur «les Jeunesses face à leur avenir» (1). Résumons : parmi les populations observées, les jeunes Français se signalent par leur pessimisme - individuel et collectif -, leur fatalisme, leur manque d'esprit d'entreprise, leur faible sentiment d'appartenance à la société et, couronnant le tout, un degré record de méfiance envers les institutions, les élites et «les gens en général». Bref, l'horreur, c'est les autres. Un tableau décourageant - guère surprenant, au fond : ce n est pas seulement la jeunesse, c est la société française dans son ensemble qui voit l'avenir en noir, d'autres études comparatives l'avaient déjà souligné (et, soyons juste, Sarkozy n'y est pour rien : le sondage a été réalisé fin 2006).
Pour autant, cette mélancolie hexagonale n est pas inscrite dans notre ADN. Elle ne tombe pas du ciel non plus. Elle est étroitement liée à l'attitude à l'égard de l'économie. Sur ce point, l'enquête de Kairos Future est éclairante. Elle permet de distinguer schématiquement trois types de culture économique. D'un côté, les pays où les jeunes valorisent à la fois la concurrence, la réussite individuelle et un haut niveau de protection sociale. C'est le modèle libéral et social Scandinave, bien incarné par le Danemark. D'un autre côté, les pays où l'on privilégie la réussite individuelle au détriment des protections collectives. C'est le modèle anglo-saxon. Enfin, les pays où l'on prône l'égalité plus que le mérite, la protection (des individus et de l'économie nationale) plus que la concurrence. Modèle qu'Olivier Galland, chercheur au CNRS, qualifie d'«étatiste-égalitariste». Or que constate-t-on ? Dans le premier groupe, l'optimisme et la confiance sont au plus haut. Dans le second, un peu moins. Dans le troisième, dont la France est l'archétype, régnent le pessimisme, la défiance et la tentation du chacun pour soi l'«individualisme négatif» dont parle le sociologue François de Singly. Redoutable spirale où s'abîme l'espérance collective. Briser cet enchaînement dépressif, c'est toute l'affaire. En déculpabilisant la réussite personnelle, en accouplant esprit d'entreprise et justice sociale, Ségolène Royal touche juste : comme le montre l'insolente santé morale du peuple danois, le meilleur antidote à «la société du risque» (Ulrich Beck), ce n'est pas le repli, c'est la redécouverte du goût du risque.(1)Réalisée par Kairos Future International, en partenariat avec la Fondation pour l'Innovation politique, auprès de 22 000 jeunes de 16 à 29 ans, dans 17 pays d'Europe, d'Asie et d'Amérique. Le rapport paraîtra à la fin de ce mois.
Claude Weill
Le Nouvel Observateur
"Ce rapport a le mérite d'être là, a-t-elle déclaré dans son QG du Bd Raspail. Il faut avoir l'honnêteté intellectuelle de regarder les propositions mises sur la table".
"Je pense que tout ce qui va dans le sens du déblocage de ce qui freine l'initiative doit être pris en considération", a jugé la présidente du Conseil régional Poitou-Charentes.
"La France a besoin de réformes. Ce rapport a été fait pour aider la France et moi, je veux aider la France", a-t-elle déclaré. Elle a salué notamment "le contrat d'évolution", une des mesures du rapport Attali qui permettra d'offrir une rémunération aux chercheurs d'emploi en formation. "Quand on commence son emploi, il faut avoir des perspectives", a-t-elle commenté.
Elle a promis à son auteur de le regarder "attentivement", avant de saluer "l'expertise" et "le désintéressement" de Jacques Attali qui se trouvait à son côté.
L'ancien conseiller de François Mitterrand, de son côté, a affirmé : "La gauche, c'est ma famille. Il est légitime de remettre de ce rapport à celle qui incarne l'opposition", a jugé l'économiste qui avait été un partisan de Ségolène Royal durant la campagne présidentielle.
Après cette remise officielle devant les micros et caméras, Mme Royal et M. Attali se sont isolés durant un bref moment.
Jacques Attali a proposé de remettre son rapport au groupe PS, à la direction du Parti et à Mme Royal qui a accepté la première, a-t-elle affirmé.







L'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle Ségolène
Royal a affirmé jeudi sa volonté de se porter candidate à la tête du PS en 2008, si elle parvient à "rassembler les socialistes" sur une "offre politique".
Chères amies,
Je suis allée fêter hier les 5000 entreprises qui ont été créées
dans la Région Poitou-Charentes grâce à la Bourse Tremplin pour l'Emploi. Ce dispositif a été mis en place en 2004 quand je suis arrivée à la présidence de la Région.



