"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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n'oubliez pas la vôtre !
AFP.Le député PS de l'Isère André Vallini estime qu'un "mauvais procès" est fait à Ségolène Royal après ses propos musclés sur la sécurité, car la fermeté ne signifie "pas l'abandon de la prévention". Prenant, dans le Journal du Dimanche, la défense de la présidente de Poitou-Charentes, M. Vallini, qui a présidé la commission Outreau, déclare : "Qui peut nier que la plus grande fermeté soit nécessaire face à la délinquance?"
"Une fermeté qui ne signifie pas l'abandon de la prévention et il est hallucinant
que certains tombent encore dans le piège en opposant l'éducation et le répressif !", s'exclame M. Vallini.
"Il faut être sévère avec les délinquants mais aussi avec les causes de la délinquance: précarité, discrimination, échec scolaire, crise familiale etc.", observe cet avocat de profession.
"C'est sur ces problèmes que la gauche doit faire la différence avec la droite et sûrement pas sur la nécessité d'assurer l'ordre public, notamment dans les quartiers populaires où les habitants ont le droit, autant qu'ailleurs, à la tranquillité", conclut-il
La campagne pour la désignation du candidat socialiste à l'élection présidentielle a vraiment démarré. En prenant position comme elle l'a fait, mercredi 31 mai, à Bondy, sur l'insécurité dans les quartiers difficiles et sur la politique à mener face à la délinquance des jeunes, Ségolène Royal s'est emparée d'un des sujets majeurs du débat national. Elle a affiché clairement ses idées et démenti tous ceux qui l'accusent de les dissimuler ou de ne pas avoir de programme. En quelques phrases, elle a esquissé une doctrine de fermeté qui bouscule les conceptions habituelles de la gauche. Elle a engagé le combat avec le chef de file de la droite, Nicolas Sarkozy, sur le terrain favori de ce dernier : la sécurité et l'autorité.La députée socialiste propose une reprise en main des mineurs délinquants et des parents qui se montreraient incapables de tenir leurs enfants. Les premiers sont menacés, en cas de délit ou de grave perturbation de l'ordre scolaire, d'être placés dans des internats-relais ou, à partir de l'âge de seize ans, dans des "établissements à encadrement militaire". Les seconds sont invités à veiller au grain, sous peine d'être obligés de suivre "un stage dans des écoles de parents" et de voir leurs allocations familiales placées sous tutelle.
L'audace de Mme Royal est réelle. Elle se moque des tabous, parle sans langue de bois et avance des propositions de nature à hérisser une grande partie de ses amis politiques. Le langage de la répression n'est pas le plus doux aux oreilles des socialistes et de la gauche en général, qui préfèrent parler d'accompagnement social et de prévention.
Mais Ségolène Royal s'inscrit aussi dans la filiation de deux ministres de l'intérieur socialistes comme Jean-Pierre Chevènement et Daniel Vaillant qui avaient considéré la sécurité comme un droit social et développé la police de proximité. Elle va désormais encore plus loin et adopte une posture qui rappelle celle du démocrate américain Bill Clinton déclarant la "guerre à la criminalité" en 1992 ("war on crime") et celle du travailliste britannique Tony Blair affirmant, en 1997, la nécessité de sévir à la fois contre la délinquance et contre les causes de celle-ci ("tough on crime, tough on the causes of crime").
Certaines idées émises par la présidente du conseil régional Poitou-Charentes sont intéressantes. Celle de sortir l'artillerie lourde pour punir un primo-délinquant l'est beaucoup moins, car une simple admonestation judiciaire suffit, dans plus de 70 % des cas, à faire rentrer dans le droit chemin le fautif. Il reste que le débat est ouvert et que Mme Royal a le mérite d'afficher clairement que la droite n'a pas le monopole de la sécurité. Voilà qui est à porter au crédit de la candidate putative du PS.
Si la première difficulté d'un candidat c'est d'exister, le moins que l'on puisse dire c'est que depuis longtemps cette préoccupation s'est éloignée de la campagne de Ségolène Royal.
La démarche de Ségolène Royal s'inspire manifestement d'une approche qui régénère la démocratie en réinstallant le citoyen au coeur des débats loin des simples coteries de fédérations dont les leaders seraient démarchés pour apporter "leurs troupes" en fonction de négociations diverses.Avec de telles approches, le mécanisme des primaires trouve un autre sens. Pour certains leaders à l'exemple de Laurent Fabius, les assauts donnés semblent relever des tentatives de dernier espoir. La dernière enquête IFOP pour le JDD le plaçait au 6ème rang des candidats ayant la préférence des sympathisants socialistes pour défendre leurs couleurs en 2007 avec 1 % des voix des ouvriers censés être séduits par son virage "à gauche" ostentatoire depuis 2 ans.
Si les prochains sondages renforcent la position de Ségolène Royal, quel sera le crédit de "survie" de telles candidatures ?
Son positionnement, que ses rivaux au Parti socialiste jugent sécuritaire, remporte l'adhésion du public : 71% trouvent " juste " son exigence d'une politique beaucoup plus ferme, contre 23% qui la trouvent excessive. Plus encore, ses propositions pour lutter contre la délinquance des jeunes sont massivement approuvées par un public qui plébiscite jusqu'aux mesures les plus martiales (51% des internautes souhaitent " tout à fait " la mise en place d'un encadrement militaire des jeunes délinquants). tous les résultats
Question 10 : Voici différentes mesures proposées par Ségolène Royal. Pour chacune d'elles, souhaitez-vous ou non sa mise en place ?
| L'instauration d'internats-relais pour les collégiens qui "pourrissent la vie de leur établissement" | |||
| Oui, tout à fait |
53 %
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| Oui, plutôt |
28 %
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| Non, plutôt pas |
9 %
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| Non, en aucun cas |
6 %
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|
| Sans opinion |
3 %
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| Non réponse |
1 %
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| La mise sous tutelle des allocations familiales des parents défaillants | |||
| Oui, tout à fait |
55 %
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| Oui, plutôt |
21 %
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| Non, plutôt pas |
11 %
|
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| Non, en aucun cas |
10 %
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|
|
| Sans opinion |
2 %
|
|
|
| Non réponse |
1 %
|
||
| Le placement des mineurs délinquants récidivistes de plus de 16 ans dans des établissements "à encadrement militaire" | |||
| Oui, tout à fait |
52 %
|
|
|
| Oui, plutôt |
20 %
|
|
|
| Non, plutôt pas |
11 %
|
|
|
| Non, en aucun cas |
13 %
|
|
|
| Sans opinion |
3 %
|
|
|
| Non réponse |
1 %
|
||
| L'instauration de "stages de parentalité" pour les parents de mineurs récidivistes | |||
| Oui, tout à fait |
43 %
|
|
|
| Oui, plutôt |
31 %
|
|
|
| Non, plutôt pas |
12 %
|
|
|
| Non, en aucun cas |
9 %
|
|
|
| Sans opinion |
4 %
|
|
|
| Non réponse |
1 %
|
||
| La création de postes de tuteurs chargés d'assurer la discipline dans les classes à côté des enseignants | |||
| Oui, tout à fait |
34 %
|
|
|
| Oui, plutôt |
28 %
|
|
|
| Non, plutôt pas |
20 %
|
|
|
| Non, en aucun cas |
12 %
|
|
|
| Sans opinion |
5 %
|
|
|
| Non réponse |
1 %
|
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| La réduction de la taille des collèges pour qu'ils ne dépassent pas 400 ou 500 élèves | |||
| Oui, tout à fait |
50 %
|
|
|
| Oui, plutôt |
30 %
|
|
|
| Non, plutôt pas |
9 %
|
|
|
| Non, en aucun cas |
3 %
|
|
|
| Sans opinion |
7 %
|
|
|
| Non réponse |
1 %
|
||
| Question 11 : Dans l'ensemble, s'agit-il, selon vous de mesures… | |||
| … de gauche |
8 %
|
|
|
| … de droite |
28 %
|
|
|
| … ou ni de gauche, ni de droite |
63 %
|
|
|
| Sans opinion |
2 %
|
|
|
| Non réponse |
1 %
|
||
| Question 12 : Et s'agit-il, dans l'ensemble, de mesures… | |||
| … inadaptées |
12 %
|
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| … inapplicables |
11 %
|
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| … souhaitables |
63 %
|
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|
| … ou insuffisantes |
12 %
|
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|
| Sans opinion |
1 %
|
|
|
| Non réponse |
0 %
|
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| Question 13 : Ces propositions vous donnent-elles… | |||
| … davantage envie de voter pour Ségolène Royal |
37 %
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| … moins envie |
17 %
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| … ou ni plus, ni moins envie |
43 %
|
|
|
| Sans opinion |
1 %
|
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|
| Non réponse |
1 %
|
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20 H tf1 le 2 juin
"Les socialistes ont un autre message à diffuser"
Que répond-elle à la comparaison faite par ses détracteurs avec l'actuel ministre de l'Intérieur ? "Je ne me place pas sur le terrain de la droite, et encore moins sur celui de Nicolas Sarkozy. Je me situe sur le terrain des gens qui souffrent, à la fois de la précarité et de l'insécurité". La mise sous tutelle des allocations familiales ? "C'est le contraire de ce que fait M. Sarkozy puisque lui supprime et suspend les allocations familiales". Au contraire, selon elle, la mise sous tutelle, "ça veut dire qu'une famille garde ses allocations, mais qu'il y a une personne qui vérifie que ces dépenses sont bien faites dans l'intérêt des enfants".
Ségolène Royal a ainsi récusé les accusations de "plagiat" des thématiques de la droite. Affirmant que, dans un contexte marqué par une précarisation croissante et une insécurité grandissante, "les socialistes ont un autre message à diffuser". Et pour elle, aujourd'hui, "être socialiste, c'est ne pas accepter que le destin de certains jeunes soit scellé dès le plus jeune âge vers la prison". Pour elle, "le candidat ou la candidate à l'élection présidentielle sera le candidat ou la candidate de la lutte contre la précarité et de l'invention de nouvelles sécurités". Quant à ses propositions, elle les juge "en phase" avec le projet socialiste "qui dit que les socialistes doivent réaliser l'égalité devant l'insécurité".
Dans la quasi-totalité des cas, les repères militants ne sont pas ceux de l'opinion. Des décalages parfois considérables interviennent../..
La vie politique française n'échappe pas à cette logique. L'opinion des militants d'un parti n'est jamais ou très rarement représentative de l'opinion publique en général. (ndlr Référendum constitution européenne)
Pour le Parti Socialiste français, ce clivage intervient dans plusieurs domaines majeurs dont la sécurité, l'entreprise et l'Europe.
La qualité principale des dernières prises de position de Ségolène Royal c'est :
1) d'adresser des messages à l'ensemble de l'opinion et pas seulement aux militants de son parti,
2) de rappeler qu'il est naturel de faire ainsi car elle est candidate à la fonction présidentielle et non pas à celle de 1er secrétaire de son parti,
3) cette démarche est probablement la meilleure façon d'éviter la "parole d'élection" aussitôt désavouée lorsqu'elle devient confrontée aux réalités des arbitrages du pouvoir.
Par ailleurs, cette démarche est peut-être une étape déterminante vers la recomposition nécessaire de l'échiquier politique français autour d'un vrai pôle social-démocrate.
Ceux qui mettent en cause Ségolène Royal pour ses déclarations, à l'exemple de Jack Lang, devraient d'abord s'expliquer sur la capacité qui peut être la leur à présenter un programme sérieux et cohérent quand ce programme doit être signé par des personnalités aux thèses aussi opposées sur l'Europe, l'entreprise... N'est-il pas temps de clarifier les vrais ancrages ?
"Je sais de quoi je parle"
ORCHIES (AFP) - Ségolène Royal a affirmé vendredi qu'elle savait de quoi elle parlait au sujet de ses propositions polémiques pour lutter contre la délinquance des mineurs, qu'elle a répétées lors d'un discours à Orchies (Nord),
"Au premier acte de délinquance (des mineurs) pourquoi ne pas leur offir - et je tiendrai bon - des solutions alternatives à la prison, expérimentées à petite échelle", a-t-elle dit à la mairie d'Orchies lors d'un discours très applaudi par 200 à 300 personnes.../...
../.."Je ne me place pas sur le terrain de Nicolas Sarkozy, je me place sur le terrain des gens qui souffrent", avait par ailleurs affirmé dans la matinée Mme Royale sur France 2. "Où sont les deux principales souffrances ? C'est le chômage et la précarité et c'est la question de l'insécurité et des violences", avait développé la députée des Deux-Sèvres. Or, selon elle, avec la droite, "rien n'est traité". "Certains mêmes pensent que cette situation serait entretenue parce qu'elle pourrait être utile au cours d'une campagne électorale si les émeutes reprenaient dans les banlieues", avait-t-elle expliqué. En ce qui concerne la mise sous tutelle des allocations familiales.....la suiteLes habitants d'Orchies à Ségolène Royal : "Vous avez raison!"
Loin des critiques de son propre camp, la présidente de la région Poitou-Charentes a fait le tour du marché de cette petite ville située à 25 km de Lille, écoutant les témoignages et serrant des mains sous l'oeil d'une cinquantaine de journalistes.

Ségolène ce matin sur France 2
"La droite ne traite pas bien les problèmes de sécurité" a déclaré Ségolène Royal sur France 2 ce matin
Après la polémique déclenchée à gauche par ses propos à Bondy mercredi, où elle prônait pour les jeunes délinquants un "encadrement à dimension militaire" et une "mise sous tutelle des allocations familiales", la députée des Deux-Sèvres a tenu à préciser son discours.
Elle s'est prononcée pour une "République du respect, mais aussi de la fermeté".
"Je ne me place pas sur le terrain de Nicolas Sarkozy, je me place sur le terrain des gens qui souffrent", a déclaré la présidente de la réion Poitou-Charente. "Où sont les deux principales souffrances ? C'est le chômage et la précarité et c'est la question de l'insécurité et des violences". Or, avec la droite, "rien n'est traité". "Certains mêmes pensent que cette situation serait entretenue parce qu'elle pourrait être utile au cours d'une campagne électorale si les émeutes reprenaient dans les banlieues", a-t-elle ajouté, dressant "un constat de faillite de la politique" du ministre de l'Intérieur.
....sauf Ségolène Royal !
"La classe politique finit par payer dans son ensemble le détestable climat créé par l'affaire Clearstream", commente la journaliste Sylvie Pierre-Brossolette.
...Si 46% des personnes interrogées souhaitent voir Nicolas Sarkozy jouer un rôle important lors des mois et années à venir, c'est cinq points de moins que dans la précédente enquête.../..
../..A gauche, la compagne de François Hollande devance de loin tous ses rivaux présumés ou potentiels pour la course à la candidature présidentielle: 56% des personnes interrogées estiment que Ségolène Royal jouera un rôle important dans les mois et années à venir (comme dans le sondage précédent).
Suivent les anciens ministres socialistes Bernard Kouchner (42%, -1 point) et Jack Lang (39%, -2), le maire PS de Paris Bertrand Delanoë (33%, -1), François Hollande (31% mais +2), les anciens ministres PS Martine Aubry (29%, -1) et Dominique Strauss-Kahn (28%, -2) et l'ancien chef du gouvernement Lionel Jospin (29%, -2).
Quant à l'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius, qui fut un artisan de la victoire du "non" au référendum du 29 mai 2005 sur la Constitution européenne, il ne rallie que 19% d'opinions favorables (à égalité avec la secrétaire nationale du Parti communiste Marie-George Buffet) et perd deux points.
Ségolène Royal a prôné mercredi 31 mai une politique de sécurité "beaucoup plus ferme" face à l'échec, selon elle, de Nicolas Sarkozy dans les banlieues.






