"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
- le 17 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h
« Le Parti socialiste doit intégrer toutes les
nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la
discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ? »
-le 24 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h
richesse ?
à la Maison de la Lombardie, 50 rue Leverrier, sur les Hauts de Rouen
je vous souhaite la bienvenue sur ce site participatif. Il répond à l'initiative que nous avons lancée, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, serein, utile aux Français. Je compte sur vous pour le faire vivre et apporter vos idées. Elles nous permettront de composer une belle contribution dont nous serons toutes et tous co-auteurs !
Ségolène Royal
François Rebsamen :
"Lier notre rythme à celui du quinquennat"
Le calendrier des congrès du PS sera désormais calé sur celui du quinquennat. C'était une nécessité ?
Il s'agit de tirer les leçons du passé en établissant un lien entre notre fonctionnement et le rythme induit par le quinquennat afin d'éviter que ne se reproduisent certaines dissonances. Ce calendrier qui permet de concilier élaboration de notre ligne politique et désignation de notre candidat ou candidate s'appliquera à partir du prochain congrès de novembre 2008.
Le suivant pourra donc se tenir entre janvier et juin 2011, alors qu'il aurait dû avoir lieu statutairement trois ans plus tard. C'est-à-dire en novembre 2011, une échéance trop tardive avant la présidentielle d'avril 2012.
Envisagez-vous d'organiser des primaires "à l'italienne" en consultant les sympathisants de gauche pour désigner un candidat unique à la présidentielle ?
Ce seront les adhérents du PS qui désigneront le candidat ou la candidate socialiste mais, bien que cette question n'ait pas à figurer dans nos statuts, nous sommes tous d'accord pour rechercher avec nos partenaires les conditions d'une candidature unique de la gauche dès le premier tour de l'élection présidentielle. Les formes qui en permettront l'émergence restent à déterminer, mais nous n'écartons pas la possibilité d'organiser des primaires auprès des sympathisants.
Quels effets auront ces modifications statutaires sur le déroulement du prochain congrès ?
Le fil rouge de cette réforme des statuts consiste à remettre de la politique dans le parti en lui apportant plus de démocratie et de transparence. Au terme de ces discussions qui ont duré quatre mois et se sont déroulées dans un bon climat, je pense être parvenu à lever les craintes initiales soulevées par certains.
Ces modifications ne remettent pas en cause la nature du PS. Après notre belle victoire aux élections municipales et l'adoption d'une nouvelle déclaration de principe, ces règles qui nous permettent de vivre ensemble dessinent les contours d'un parti apaisé avant d'aborder un congrès au cours duquel il reviendra aux uns et aux autres d'être porteur d'un projet politique.
Il s'agit également d'une sortie honorable pour François Hollande, qui quitte le poste de premier secrétaire en
menant à bien les réformes consensuelles qu'il estimait nécessaire de réaliser.
Par Jean-Jacques Urvoas (PS)
Les propositions de loi sont le moyen classique d’un parlementaire pour faire avancer une idée. Elles ne sont que rarement inscrites à l’ordre du jour et encore plus difficilement votées mais pourtant tous les jours des collègues en déposent sur des sujets extrêmement variés.
Ainsi Jean-Pierre Balligand, député de l’Aisne et président de l'Institut de la décentralisation, l’autre mercredi en «Com Soc» est-il venu suggérer de déposer un texte sur l’élection au suffrage universel des présidents des structures intercommunales à fiscalité propre. Il souhaite ainsi éclairer un angle mort de notre démocratie.
Comment admettre que les 2 573 établissements publics de coopération intercommunale, regroupant près de 90 % des communes et 85.5 % de la population française, prélèvent 13,8 milliards d’euros de recettes fiscales sans que jamais le suffrage universel ne soit concerné ?
En effet, ce bouleversement majeur du paysage territorial que représente l’intercommunalité ne s’est pas accompagné comme il l’aurait dû d’une implication citoyenne plus grande. Les électeurs sont d’ailleurs bien en peine de dire aujourd’hui, faute justement d’un contrôle direct sur ces structures, quel rôle tient la communauté de communes ou d’agglomération dans leur vie quotidienne. Quant à savoir qui la dirige et à quoi sont affectées les sommes qu’ils leur versent…
Pour autant, élire le président de ces communautés au suffrage universel est-ce une bonne idée ? Ne serait-ce pas favoriser un pouvoir personnel bien français ? Mais en même temps, ces structures dépolitisent l’action locale puisque droite et gauche sont contraintes de s’y entendre. Et depuis dix ans rien ne bouge… Alors… ? Qu’en dites-vous ?
par Dominique Méda [24-04-2008]
La seule question qui semble se poser jusqu’à présent au sujet du Revenu de Solidarité Active (RSA) concerne le calendrier de sa généralisation et l’épaisseur de l’enveloppe budgétaire qui lui sera allouée. En réalité, le RSA pose bien d’autres problèmes qui appellent une discussion de fond. Avec ce premier article de Dominique Méda, laviedesidees.fr ouvre le débat et le poursuivra dans les semaines qui viennent en mobilisant à la fois des économistes, des historiens et des sociologues.
Le Revenu de Solidarité Active dont l’expérimentation puis la généralisation sont inscrites au programme du gouvernement, semble faire l’unanimité. L’idée d’accorder une prestation monétaire aux bénéficiaires des minima sociaux qui retrouvent un emploi de manière à les « intéresser » davantage encore au travail est une idée, sur le papier, assez consensuelle. Il reste qu’il y a plusieurs manières d’en décliner la mise en oeuvre et, qu’ici comme ailleurs, la qualité d’une politique se mesure à la lucidité des décideurs sur les conditions pratiques de sa réussite. Concernant le RSA, il n’est pas certain que ces conditions aient été suffisamment explorées.
En effet, on a fait jusqu’à maintenant comme si le RSA suffirait à résoudre les problèmes liés à l’enfermement des allocataires de minima sociaux dans le non emploi ou les faibles durées d’emploi. En réalité, les choses sont beaucoup plus compliquées. Le RSA est sans doute nécessaire. Mais il ne peut être en aucune manière suffisant. C’est ce que vient de montrer avec force la dernière livraison du numéro de Recherches et prévisions consacré aux allocataires de minima sociaux [1].
Que constate-t-on ? Que la plus grande partie des problèmes qui font obstacle à la reprise d’emploi des bénéficiaires de minima sociaux ne sont pas d’ordre monétaire (certains travaillent en perdant de l’argent !) mais ressortissent à bien d’autres contraintes : contraintes « familiales », dues notamment à l’absence de modes de garde proposées aux allocataires de l’Allocation Parents Isolés (60% déclarent connaître des difficultés dans leur démarche de recherche d’emploi parce qu’ils et plus souvent elles ne peuvent faire garder leur enfant), contraintes de santé, contraintes de transport, absence d’accompagnement vers et dans l’emploi... En somme, il est faux d’imaginer qu’ils préfèrent ne pas travailler simplement parce que le travail ne leur rapporterait pas assez. Comme le souligne Céline Marc, ce sont moins de 1 % des bénéficiaires qui invoquent un tel manque de rentabilité financière du travail comme un obstacle au retour à l’emploi [2].
Plusieurs études ont par ailleurs mis en évidence que les individus visés sont moins calculateurs que ne l’imaginent de
nombreux responsables actuels. Les personnes qui reprennent un emploi n’ont pas toutes compris le mécanisme de l’intéressement. C’est même souvent après avoir commencé à travailler qu’elles
réalisent si oui ou non elles perdent de l’argent. Tout ceci conduit manifestement à minorer l’effet pur de l’incitation monétaire sur le comportement des allocataires de minima
sociaux. la suite ici
Le rapport de l’observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (ONPES), publié le 29 avril, montre que, d’un point de vue statistique, le nombre de pauvres n’augmente pas. Mais que l’ "intensité" de la pauvreté est plus forte. La population pauvre n'augmente pas numériquement, mais sa situation financière se dégrade. Les pauvres sont donc de plus en plus pauvres (lire l’article de Laurent Mauduit à ce sujet).
Et si le taux de pauvreté monétaire n'a pas augmenté de manière significative depuis le précédent rapport datant de 2006, il ne diminue plus depuis 2002. Les inégalités territoriales sont très fortes, les zones les plus touchées étant le nord, l'est et le pourtour méditerranéen. L'isolement est par ailleurs un facteur majeur d'entrée dans la pauvreté, quel que soit l'âge : les familles monoparentales sont ainsi très touchées. En ce qui concerne le travail, l'emploi à temps plein continue de préserver de la pauvreté. Mais le temps partiel cause des dégâts lourds : 1,7 million de personnes, soit 7% des travailleurs, occupent un emploi mais sont pauvres.
Mais qu'est-ce qu'être pauvre ? Qui définit la pauvreté ? Et au final, de quels instruments dispose-t-on pour mesurer la
pauvreté de la population ? L'observatoire poursuit sa réflexion sur le sujet afin de mieux connaître et donc mieux combattre la pauvreté.
En 1984, lors d’un conseil des ministres de l’Union européenne, ont été définies comme pauvres «les personnes dont les ressources matérielles, culturelles et sociales sont si faibles qu’elles sont exclues des modes de vie minimaux acceptables dans l’Etat dans lequel elles vivent». En clair, le seul revenu monétaire ne suffirait pas à mesurer la pauvreté. Il faudrait aussi prendre en compte les conditions de vie.
En France, on privilégie une approche relative de la pauvreté. C’est à dire qu’on la lie au niveau de vie du pays, alors que l'approche absolue de la pauvreté met l’accent sur le fait de disposer de «ressources fondamentales». L’ONPES s’inscrit dans cette logique française. Mais tente de combiner l’approche monétaire avec une approche en termes de conditions de vie.
L’approche monétaire considère comme pauvres les personnes vivant dans des ménages dont le niveau de vie est inférieur à un montant donné. Il s'agit du fameux seuil de pauvreté. Ce seuil est calculé à partir de la médiane des niveaux de vie (la moitié de la population gagne plus, la moitié gagne moins). Pour l’INSEE comme pour Eurostat (institut européen de la statistique), le seuil de pauvreté est fixé à 60% du niveau de vie médian.
Pour comparer les niveaux de vie de ménages de taille différentes, on utilise une mesure du revenu corrigé par unité de
consommation. La pondération de l’INSEE est la suivante :
1 unité de consommation pour le premier adulte du ménage
0,5 unité pour les autres personnes de 14 ans et plus (car dans un ménage il n’est pas nécessaire de multiplier tous les biens de consommation, notamment les biens de consommation durable)
0,3 unité pour les enfants de moins de 14 ans ;
Ainsi, un ménage composé d’un couple et de deux enfants de 14 et 8 ans disposant d’un revenu mensuel de 1500 euros en 2005, sera considéré comme pauvre monétairement car son revenu corrigé est de 1500/ (1+0,5+0,5+0,3) = 652,17 euros. Or ce revenu est inférieur au seuil de pauvreté monétaire à 50% (681 euros) comme à 60% (817 euros).
En revanche, un couple sans enfant disposant d’un revenu mensuel de 1300 euros ne sera pas considéré comme pauvre, puisque son revenu corrigé sera de 1300/1,5 soit 866 euros.
Un tableau qui reste sombre
Cette définition monétaire est assez éloignée de la perception de la population qui assimile souvent aux pauvres les précaires, les Rmistes, les chômeurs, etc. Lors d’une enquête réalisée pour le Secours populaire, les sondés considéraient qu’une personne seule gagnant moins de 1016 euros par mois pouvait être considérée comme pauvre alors que le seuil officiel (60% du revenu médian) fixait ce seuil à 817 euros en 2005.
Depuis 1998, l’observatoire national de la pauvreté a donc tenté de multiplier les critères et les analyses pour mieux
connaître et évaluer la pauvreté. Il a retenu onze indicateurs pour « rendre compte des principales dimensions de la pauvreté », estimant qu’ « un seul indicateur synthétique s’avérait réducteur
face au phénomène complexe que constitue la pauvreté ».
Ces 11 indicateurs sont consltables ici.
Aux éléments monétaires, est ainsi combinée une analyse de la pauvreté en conditions de vie. Cette approche est moins sensible aux effets de seuil, donc plus stable dans le temps.
Un des indicateurs est le taux de difficultés des conditions de vie. C'est un indicateur calculé par l’INSEE, et qui fait apparaître 27 éléments. Est considéré comme pauvre un ménage cumulant plus de huit carences sur les 27 (voir tableau ci-dessous)
Il est à noter que ce taux de pauvreté en condition de vie diminue depuis 10 ans. Il a connu une baisse de 1,4 points entre 2004 et 2005. Et de 0,6 points entre 2005 et 2006.
Le tableau ne semble donc pas s'obscurcir. Mais il reste très sombre.
Sa lecture montre que pour 32,3% des ménages, les moyens financiers ne permettent pas de «se payer une semaine de vacances une fois par an». 11,8% ne peuvent acheter des vêtements neufs. 6,7% ne
peuvent manger de la viande tous les deux jours. 10% ne peuvent recevoir des amis. 7,4% ne peuvent posséder deux paires de chaussures. 2,9% n’ont pas pris de repas complet pendant toute une
journée au cours des deux dernières semaines. 0,8% n’ont pas d’eau chaude.
De plus, remarque l’ONPES, l’inflation touche surtout les pauvres puisque les différentes catégories de la population ne consomment pas les mêmes biens dans les mêmes proportions. L’écart d’évolution d’inflation entre les 10% de ménages les plus pauvres et l’indice des prix moyens global est d’environ 1 point sur dix ans. Selon l'ONPES, il s’agit avant tout d’un effet tabac (hors tabac, l’écart est de 0,49 points). Une fois de plus, les pauvres se sont donc faits enfumer.
Dans un courrier adressé jeudi 24 avril à François Hollande, douze députés PS s'étonnent de "l'oubli" du "non-cumul des mandats pour les parlementaires" dans l'ultime version des propositions socialistes sur les institutions. "Nous en appelons solennellement à toi pour que cet oubli puisse être rapidement réparé, écrivent les députés à M. Hollande. De notre point de vue, il s'agit d'une question de cohérence politique; d'abord avec ce que nous avons dit dans le passé à nos électeurs, ensuite avec notre volonté de revaloriser les droits et pouvoirs du Parlement." Parmi les douze signataires, figurent des proches de Ségolène Royal – qui s'était prononcée pour une limitation stricte du cumul pendant la campagne présidentielle – comme Aurélie Filippetti, députée de Moselle, Christophe Caresche (Paris) et Delphine Batho (Deux-Sèvres). Mais sont également signataires deux députés de Paris proches de Dominique Strauss-Kahn, Jean-Christophe Cambadélis et Sandrine Mazetier, ainsi que le député du Finistère, Jean-Jacques Urvoas, à l'origine de la démarche.
Ils rappellent que la plateforme pour les législatives de juin 2007 visait "le mandat unique pour les parlementaires". "Aujourd'hui, soulignent-ils, nos succès aux élections cantonales et municipales ne doivent pas nous conduire à renoncer à cet engagement." En remportant sept nouvelles présidences de conseils généraux, le PS a vu la pratique du cumul s'amplifier dans ses rangs. Parmi les parlementaires nouvellement élus à la tête d'un exécutif départemental figurent notamment François Hollande (Corrèze), Arnaud Montebourg (Saône-et-Loire) et Claude Bartolone (Seine-Saint-Denis) alors que Laurent Fabius préside désormais la communauté d'agglomération de Rouen (Seine-Maritime).
Accusant réception du courrier qui lui a été adressé, François Hollande a réaffirmé, mardi 29 avril, l'engagement du PS en faveur du mandat unique. Le premier secrétaire a précisé qu'un amendement en faveur du non-cumul des mandats sera déposé par le groupe socialiste lors du débat consacré à la réforme des institutions.
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NDLR à lire Balkany propose le cumul des mandats obligatoire
- Un an après, le désir de rupture, par François Hollande
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- Accès aux soins : quand la santé devient un luxe
Dossier : 1 an de Sarkozy
- Intro : Du président «bling bling» au président «couac couac»
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- Analyse : Les promesses non tenues.
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Intercommunalité : Vague rose sur le paysage intercommunal
Portrait Ludovic Mouly : L’équipier
PS condamné à de petits replâtrages»
Dans l’épais brouillard qui entoure aujourd’hui la préparation du congrès, quels scénarios se dégagent ?
Rarement congrès, dans l’histoire du PS, aura été aussi incertain, avec des lignes de force aussi changeantes. Trois intrigues sont possibles. Un duel frontal entre Delanoë et Royal, une opposition entre cette dernière et des «reconstructeurs», groupe aux frontières aujourd’hui très floues, ou encore une configuration plus classique, comme à Dijon ou au Mans, avec confrontation entre gauche et droite du parti. Avec un risque commun à tous ces scénarios : qu’il n’y ait, à l’arrivée, aucune clarification idéologique.
Pourquoi une telle incertitude ?
C’est le signe d’un parti qui n’est plus structuré par des loyautés idéologiques durables. Les courants sont devenus des coteries instables. Les identités y sont fluides, et les reclassements permanents. A part, peut-être, à la gauche du parti. Encore faudrait-il que celle-ci dépasse une certaine culture de la division et de la balkanisation idéologique. Car, au fond, qu’est ce qui distingue Marie-Noëlle Lieneman, Jean-Luc Mélenchon ou Benoît Hamon ?
Est-ce la fin des courants ?
C’est en tout cas la crise des sensibilités organisées. Un exemple : le courant strauss-kahnien était l’un des plus structurés, avec une vraie identité idéologique construite autour de la modernisation et du refus du surmoi marxiste. Mais il n’a pas résisté au départ de son leader, ni aux rivalités qui l’ont miné de l’intérieur. Au-delà, les positions sont devenues interchangeables : quelles sont, sur la durée, les positions sur l’Europe de Julien Dray, Arnaud Montebourg ou Vincent Peillon ? Qu’est ce qui distingue, sur le fond, Ségolène Royal, François Hollande ou Bertrand Delanoë ? Il n’y a même pas d’accord sur les désaccords ! Les clivages sont artificiels et ne masquent que des luttes d’intérêts. La déshérence idéologique est totale.
Que signifie l’inflation du nombre de prétendants au poste de premier secrétaire ?
Le jeu est tellement ouvert que tout le monde tente sa chance. Dans la mesure où le débat ne porte plus sur les idées, la question des personnes devient surdéterminante. Le leadership est devenu le nouveau mantra du PS. Mais, plutôt qu’à l’homme ou à la femme providentiel(le), il faudrait réfléchir aux conditions à réunir pour qu’il existe une autorité au PS. Aujourd’hui, il n’y en a plus.
Partant de ce constat, la rénovation s’avère-t-elle une mission impossible ?
Le PS a déjà perdu beaucoup de temps. La défaite de 2007 avait ouvert une fenêtre d’opportunité. Mais elle n’a débouché que sur une période de latence. Aujourd’hui, il y a retour à la routine de l’organisation, et le mot de rénovation a perdu tout son crédit. Même au sein du parti, personne n’y croit plus. Le PS est condamné à de petits replâtrages en coulisses. Avec un effet délétère sur l’opinion publique. Le PS est même devenu illisible pour ses propres militants…
Justement, comment expliquer que le PS ait perdu 40 % de ses militants ?
D’abord parce que, dans toute organisation politique, les défaites sont toujours suivies d’hémorragies militantes. Mais aussi parce que le départ des nouveaux «adhérents à 20 euros» était écrit. Le PS se retrouve à son étiage historique, autour de 130 000 adhérents, plus que jamais retracté sur son réseau d’élus. Et ceux-ci n’ont pas intérêt à ce qu’arrive le nouvel adhérent, qui est celui qui va remettre en cause les équilibres établis et se montrer critique. Le PS est un monde fermé, qui ne cherche pas à recruter. Sa logique est celle d’un repli sur soi.
Beaucoup de socialistes promettent un congrès pas comme les autres, avec des militants qui ne voteront plus selon la consigne du patron de la fédération…
Le vote des militants reste captif. Certes, les militants sont de moins en moins sensibles aux pressions et aux intimidations de leur secrétaire de section, ou de leurs responsables fédéraux. Mais le poids des élus demeure déterminant. Et d’abord parce qu’énormément de militants sont des collaborateurs des élus, qui travaillent dans les cabinets ou les collectivités locales. Ils sont donc dans des relations de dépendance. Le poids des grands féodaux du PS demeure donc très important.
« C'était il y a très très très longtemps.
En ce temps-là, il y avait le ciel.
A droite du ciel, il y avait la planète
Gibi.
Elle était complètement plate, et elle penchait soit d'un côté, soit d'un autre.
A gauche du ciel, il y avait la planète Shadok.
Elle n'avait pas de forme spéciale, ou plutôt, elle
changeait de forme.
Au milieu du ciel, il y avait la Terre, qui était ronde et qui bougeait. »
Il y avait donc, en ce temps-là, des Shadoks avec les pieds en bas et des Shadoks avec les pieds en haut. Les Gibis étaient leurs ennemis, réputés intelligents et gentils. Tout le contraire des Shadoks, selon eux. Le plus simple est derevoir ses classiques. Face aux Shadoks, hier comme aujourd'hui, la France éternelle sera bipolaire. Shadokophiles contre Sarkophiles ? C'est vite dit. Tout le monde s'accorde en tout cas sur un point : il y eut bien au départ une série télévisée d'animation. Les trois premières saisons (1968-1973) furent suivies d'une quatrième (à partir de janvier 2000). Et, toujours, ils reviennent.Autre point d’accord, hier comme aujourd’hui, le langage de base est des plus réduits. Pourquoi ? Parce que le vocabulaire des Shadoks se limite à la combinaison de quatre syllabes, ga bu zo meu. La langue gabuzomeuse, en d’autres termes. Zoga pour pomper, c’est un exemple. Cela n'empêche pas les subtilités. « Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? » est ainsi une devise Shadok. « S’il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème », cela ne vous rappelle rien?
En ces temps de réforme des programmes scolaires, les Shadoks nous invitent à revoir leur philosophie et leurs devises, que l'on trouvera brillantissimement illustrées.
Les jaloux et les méchants vous diront que les « trucs et les machins » inventés par les Shadoks fonctionnent mal, c’est un fait. Le professeur Shadoko a notamment inventé la cosmopompe, qui doit pomper le cosmogol 999. On verra de belles tentatives de réformes au chapitre Logistique d’un fanatique de la géométrie shadok.
En 1968, les téléspectateurs (sachant écrire) avaient le droit d'envoyer des lettres, pour adorer ou pour rouspéter. Il y avait une émission fameuse, « Les Français écrivent aux Shadoks ». Mais en 1969, dans une séquence en fanfare,le synopsis d'un entretien avec Nicolas Sarkozy.
Grâce à feu le Service de recherche de l'ORTF, il paraît enfin que l'on verra, à partir de ce soir, sur la première chaîne, après les actualités, un nouveau retour des Shadoks (deux minutes, montre en main). Jean Yanne et Jacques Rouxel annoncèrent l’arrêt de cette guerre épistolaire. On y entend la voix immortelle des Shadoks, Claude Piéplu. Dans la même veine, on devine
Tibet: "la stratégie de la France est en train de payer" pour l'UMP
PARIS (AFP) — Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, a affirmé samedi dans un communiqué que "la stratégie de la France, défendue courageusement par le Président de la République sur la question tibétaine, est en train de payer".
"Tellement mise en doute par les démagos de tous poils, la stratégie de la France, défendue courageusement par le Président de la République sur la question tibétaine est en train de payer", écrit M. Lefebvre.
Effectivement ça paye , Au jourd'hui :
Des émeutiers tibétains écopent de peines de prison allant de 3 ans à la perpétuité
Dix-sept personnes ont été condamnées, mardi 29 avril, pour leur participation aux manifestations contre la Chine de la mi-mars à Lhassa. Un tribunal chinois installé dans la capitale tibétaine a prononcé des peines allant de trois ans de prison à l'enfermement à vie. Le tribunal a annoncé les verdicts lors d'un "procès ouvert" auquel assistaient plus de deux cents personnes. Mais il n'a pas, pour l'heure, précisé les détails du jugement, qui devraient être dévoilés dans la journée.LEMONDE.FR | 29.04.08
Durée des cotisations, nouvelles règles de représentativité, divorce avec l’Unsa… François Chérèque précise les positions de la CFDT.
La bataille des quarante et un ans aura-t-elle lieu ? Rien n’est moins sûr. Hier, Xavier Bertrand a reçu, les uns après les autres, les dirigeants des cinq confédérations syndicales représentatives (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) et des trois organisations patronales (Medef, CGPME, UPA). Au menu : l’adaptation de la réforme des retraites votée en 2003.
Dans le document remis à chacun, le ministre du Travail précise dès les premières lignes que le passage de 40 annuités de cotisations pour bénéficier d’une retraite à taux plein à 41 en 2012 se fera quoi qu’il arrive. Au-delà des oppositions de principe à cet allongement, les réactions des syndicats restent cependant mesurées. Certes Bernard Thibault (CGT) juge la mesure «gravissime». Et Jean-Claude Mailly (FO) appelle l’ensemble des salariés à manifester le 15 mai avec les fonctionnaires. Mais après l’épisode des régimes spéciaux en novembre, la CGT hésite à se lancer dans une bataille contre les quarante et un ans, quasiment perdue d’avance puisque le gouvernement peut imposer l’allongement par simple décret, sans faire voter une nouvelle loi.
Autre agent de division, l’accord du 9 avril 2008 sur la représentativité, signé par la CGT et la CFDT. Il inquiète les autres syndicats qui craignent une bipolarisation. D’où le rapprochement entre la CGC et l’Unsa, que dénonce la CFDT.
Vous avez été reçu hier soir par Xavier Bertrand. Quels sont les points d’accord et de désaccord avec le gouvernement ?
Nous avons plusieurs points de désaccord. D’abord, la copie est à revoir sur le déclenchement progressif du passage à quarante et un ans, dès 2009, et sur l’absence de revalorisation des basses pensions. Par ailleurs, je déplore que la question de la pénibilité ne soit pas évoquée et que rien ne soit prévu pour augmenter le Fonds de réserve des retraites. En revanche, la CFDT est satisfaite de la reconduction du départ anticipé des salariés qui ont commencé à travailler jeunes, les fameuses «carrières longues».
La vraie question n’est-elle pas d’abord celle de l’emploi des seniors ?
Elle est centrale. Et c’est bien parce que l’emploi des seniors n’a pas progressé depuis 2003 que nous disons stop. Pas d’allongement de la durée de cotisation tant que des progrès significatifs ne sont pas faits. Je rappelle, qu’en France, seulement 38 % des 55-64 ans sont encore au travail au moment de liquider leur retraite, contre 44 % en moyenne en Europe. Les négociations à venir sur l’assurance chômage, la gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences (GPEC) et la formation professionnelle doivent permettre de changer les mentalités et les pratiques dans ce domaine.
Il est aussi question de basculer une part de la cotisation d’assurance chômage sur l’assurance vieillesse. Où en est la négociation, alors que le gouvernement réunit une table ronde le 6 mai ?
Elle doit se terminer avant la fin de l’année. L’enjeu de la réunion du 6 mai est de déterminer la part de cotisations d’assurance chômage qui doit être affectée au remboursement de la dette de l’Unédic, celle qui sera consacrée à l’amélioration du système, et celle que l’on pourrait transférer vers les retraites. Et ce dernier thème n’est pas négligeable, quand on sait qu’un point transféré permettrait d’améliorer de 40 % le financement de l’assurance vieillesse d’ici 2020.
Sur l’assurance chômage, la CFDT n’est-elle pas échaudée par son expérience de gestionnaire de l’Unédic ?
L’épisode des recalculés en 2004 nous a conduits à nous interroger sur notre rôle de gestionnaire et sur la façon dont ce rôle est compatible avec nos objectifs revendicatifs. Ainsi, nous avons pris la décision de ne jamais confier à la même personne la conduite de la négociation et la gestion d’un organisme. L’autre question importante est celle du partage des rôles entre les partenaires sociaux et la puissance publique. L’Etat doit assurer la gestion de ce qui ressort de la solidarité nationale, qu’il finance avec les impôts. Notre responsabilité est de gérer l’assurantiel, c’est-à-dire le salaire différé.
Le 1er mai, vous défilez à Paris avec Bernard Thibault. Une première depuis 2003. Faut-il y voir le signe de l’alliance des deux grands syndicats contre les petits, résultat de la «position commune» sur la représentativité syndicale signée par la CFDT et la CGT?
Cela n’a rien à voir. Tous les ans, je participe à un défilé du 1er mai, souvent unitaire comme l’année dernière à Metz. Cette année, l’union régionale CFDT d’Ile-de-France a décidé de participer à la manifestation parisienne avec la CGT, la FSU, l’Unsa et Solidaires. J’ai donc choisi de défiler avec eux. Et les sujets d’actualité ne manquent pas.
Le secrétaire général de l’Unsa, Alain Olive, sera lui à Strasbourg. Que pensez-vous d’un éventuel rapprochement entre l’Unsa et la CFE-CGC ?
C’est déjà un premier résultat plutôt positif de la «position commune» ! Deux organisations syndicales envisagent un rapprochement : notre réflexion vise justement à éviter un trop grand morcellement du syndicalisme. C’est le sens de la règle des 10 % dans les entreprises et de 8 % dans les branches ou au niveau interprofessionnel. Mais je suis convaincu que la fusion de deux syndicats par le sommet n’est pas opérante. Nous avons nous-mêmes engagé, il y a quelques années, un travail de ce type avec l’ex-FEN [Fédération de l’éducation nationale, dont est issue l’Unsa, ndlr]. Nous avions mis en place des groupes de réflexion et décidé qu’un rapprochement serait étudié après la création de l’Unsa et une adhésion commune à la Confédération européenne des syndicats (CES). En faisant le choix de se rapprocher de la CGC, l’Unsa met fin à nos réflexions passées.
Donc la CFDT a décidé de virer l’Unsa de la Confédération européenne des syndicats ?
La représentation commune de la CFDT et de l’Unsa s’appuyait sur une démarche de rapprochement de nos deux organisations. L’Unsa a rompu cette dynamique. Nous en prenons acte. C’est dommage car la Confédération européenne des syndicats favorise souvent les convergences entre les syndicats français, y compris avec la CGT.
Quand l’Unsa s’est créée en 1994 après l’implosion de la FEN, il était question de créer, avec la CFDT, un pôle syndical réformiste. N’êtes-vous pas dans le dépit amoureux ?
L’idée qu’il y aurait un pôle syndical réformiste et un pôle révolutionnaire n’est pas forcément très pertinente. Quand en 1990, alors que le mur de Berlin venait de tomber, des militants de la FEN, dont son secrétaire général, Yannick Simbron qui vient de disparaître, se sont rapprochés de nous, c’était un débat de fond qui partait des pratiques syndicales. Aujourd’hui les responsables de l’Unsa, dont une partie est issue de FO et formée au militantisme par le trotskisme, raisonnent uniquement en termes d’organisation sans s’appuyer sur des valeurs et des pratiques syndicales de terrain. Or, entre la CGC et l’Unsa, elles sont bien souvent opposées, et pas uniquement entre leurs syndicats de policiers.
Pourtant ces deux syndicats sont souvent proches de la CFDT. La CGC par exemple sur les retraites, ou l’Unsa sur l’assurance maladie…
Sauf que l’Unsa s’est opposée à la réforme des retraites de 2003 que soutenait la CGC. Et je ne suis pas certain que les militants Unsa qui gèrent la mutuelle de l’Education nationale se retrouvent sur les positions de la CGC en matière de complémentaire santé.
N’êtes-vous pas en train de changer les règles de la représentativité syndicale au profit des deux principales confédérations, la CGT et la CFDT, en reléguant à plus ou moins brève échéance tous les autres dans un rôle marginal ?
Nous voulons changer en profondeur les règles de représentativité, c’est une évidence, et 2008 va marquer un tournant essentiel. Mais les règles issues de la position commune, qui doivent encore être transposées dans la loi, ne sont pas dirigées contre les petits syndicats. Elles remettent en question l’ensemble de nos organisations, y compris la CFDT et la CGT, en fondant leur légitimité sur leur présence et leurs pratiques dans les entreprises et les administrations. Nous risquons tous de nous voir remis en cause dans une entreprise ou une branche professionnelle où nous ne serions pas capables de démontrer la réalité de notre présence. Mais c’est à ce prix que nous pouvons légitimer la démocratie sociale.
Avec 64% d'opinions négatives, jamais un président de la République n'avait enregistré un taux de mécontentement aussi fort depuis la création du baromètre BVA, en 1981. Le Premier ministre François Fillon baisse également, avec 43% de satisfaits (-8) contre 46% de mécontents (+10). Le
sondage a été réalisé avant l'interview télévisée du chef de l'Etat.
Nicolas Sarkozy établit un record d'impopularité dans le baromètre BVA-L'Express, rendu
public lundi 28 avril sur le site de l'hebdomadaire. Il perd 8 points de popularité en un mois, à seulement 32% de bonnes opinions, selon ce sondage réalisé avant l'interview télévisée du chef de
l'Etat.Le président réunit en avril 64% de mauvaises opinions (+9), selon cette enquête. 4% des personnes interrogées ne se prononcent pas.
Selon le directeur de BVA Opinion, Jérôme Sainte-Marie, ce taux de mauvaises opinions est "le plus élevé jamais enregistré" par son institut depuis la création de son baromètre de l'exécutif en 1981. En revanche le faible taux de bonnes opinions (32%) s'est déjà rencontré (Jacques Chirac en novembre 1995, et même 31% pour François Mitterrand en mars 1992).
La popularité de François Fillon baisse elle aussi fortement. Le Premier ministre inspire désormais une majorité de mécontents: 46% (+ 10) contre 43% de satisfaits (-8 points). 11% ne se prononcent pas.
Derrière les deux socialistes, les Français placent en troisième position le centriste François Bayrou (42%, -3 points), puis le trotskiste Olivier Besancenot (41%, en baisse de 2 points).
Voilà au moins dix bonnes raisons
de lui faire barrage lors de l’élection présidentielle :
1. Nicolas Sarkozy, c’est la précarité de l’emploi généralisée.
Le candidat de l’UMP veut "fluidifier" le marché de travail en instaurant un contrat unique calqué sur le CNE /CPE. Avec lui, c’est la fin des CDI, la fragilisation des droits des salariés et la
précarisation généralisée de l’emploi. Il l’a d’ailleurs reconnu : "Le CNE est un progrès, il ne faut pas y toucher " (, 24 janvier 2007)
2. Nicolas Sarkozy, c’est la remise en cause des acquis sociaux.
Dans son programme, le candidat de l’UMP défend l’idée que les chômeurs devront dorénavant exercer une activité pour pouvoir bénéficier d’allocations chômage ou le RMI. Voilà le retour des
travaux forcés !
3. Nicolas Sarkozy, c’est l’instauration de la sélection à l’entrée de l’université.
Cherchant à mettre en concurrence les universités publiques et privées, Nicolas Sarkozy veut restreindre l’accès à l’université des bacheliers par la sélection.
4. Nicolas Sarkozy, c’est le développement de l’école privée au détriment du public.
Nicolas Sarkozy, en tant que président du Conseil général des Hauts-de-Seine, continue à financer largement la "fac PASQUA" avec des fonds publics. Dans la même logique, il souhaite promouvoir
les écoles privées et supprimer les Zones d’Education Prioritaires qui permettent pourtant de donner plus de moyens aux établissements des quartiers les plus défavorisés.
5. Nicolas Sarkozy, c’est la société des héritiers.
"Tout devient possible"… pour les plus riches ! En se prononçant pour la suppression des droits de succession, Nicolas Sarkozy construit un système qui va reproduire, génération après
génération, les inégalités plutôt que de les réduire. C’est la concentration des richesses dans les mains des héritiers.
6. Nicolas Sarkozy, c’est la fin de la sécurité sociale.
En instaurant une franchise pour les remboursements de soins et en favorisant le développement du secteur privé, Nicolas Sarkozy met profondément à mal la sécurité sociale et ouvre la voie à la
privatisation totale du secteur de la santé en France.
7. Nicolas Sarkozy, c’est une France atlantiste.
A plusieurs reprises, le candidat de l’UMP s’est prononcé pour un rapprochement entre la France et les Etats-Unis dont il est fasciné. Fustigeant "l’arrogance française", Nicolas Sarkozy
privilégie l’axe franco-américain à la construction européenne.
8. Nicolas Sarkozy, c’est le "tout répressif".
Alors que politique de lutte contre l’insécurité qu’il a mené depuis plusieurs années, a eu des résultats désastreux, Nicolas Sarkozy compte poursuivre le "tout répressif" en abaissant la
majorité pénale de 18 à 16 ans et en multipliant les mesures sécuritaires et inhumaines.
9. Nicolas Sarkozy, c’est la remise en cause des libertés publiques.
Au nom de la lutte contre l’insécurité, le Ministre de l’Intérieur a déjà rogné de nombreux droits fondamentaux et fragilisé le principe de séparation des pouvoirs en stigmatisant les magistrats
et les décisions de justice. Dans la même logique, Nicolas Sarkozy remet, par exemple, en cause, le droit de grève.
Profondément populiste, le candidat de l’UMP cherche en permanence des bouc-émissaires pour expliquer ses échecs. Dans son projet, il s’attaque de nouveaux aux plus démunis et aux immigrés. En limitant l’immigration aux seuls besoins du marché, Nicolas Sarkozy réduit les étrangers à une seule force de travail sans considération pour leur équilibre social et familial.
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