1/A l'initiative d'Alain MAIREanimateur DA 76 le Havre , deux réunions dans le cadre de la consultation participative "pour un congrès utile et serein"
nous vous invitons le:
- le 17 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de
14h à 17h
« Le Parti socialiste doit intégrer toutes les
nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la
discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ? »
-le 24 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à
17h
« Le socialisme ne peut pas se contenter
d’aménager le capitalisme financier à la marge : comment produire et répartir autrement la
richesse ?
2/ Débat public sur l’Agglo de Rouen prévu initialement le vendredi 16 mai 20h30 , est
reporté auJeudi 22 mai à la Maison de la Lombardie, 50 rue Leverrier, sur les Hauts de Rouen
Chères amies, chers amis, je vous souhaite la bienvenue sur ce site participatif. Il répond à l'initiative que nous avons lancée, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un
débat de qualité, serein, utile aux Français. Je compte sur vous pour le faire vivre et apporter vos idées. Elles nous permettront de composer une belle contribution dont nous serons
toutes et tous co-auteurs !
Ceci n'est qu'une contribution fondée sur mon expérience Bonjour, Avec les syndicats enseignants il faudrait proposer de faire évoluer les horaires des enseignants. Il semble qu'il faudrait arrêter avec les semaines de quatre jours ici, les écoles pilotes là, d'écoles de la deuxième chance ailleurs. Tous ces dispositifs sont exellents mais ils coûtent chers et n'en bénéficie que certains enfants. Pour tous les enseignants de la maternelle au lycée, 24 heures de présence dans l'établissement. 18 heures de cours avec les élèves, + 3 h consacrées aux enfants en difficultés difficultés scolaires, + 3h en coordination, montage de projet (d'école, d'établissement, avec les élèves), rencontre avec les familles. Suivre les recommandations de la chronobiologie 7 semaines de cours 2 semaines de congés avec 6 semaines de congés en été, que l'on décalera en fonction des zones ainsi l'industrie touristique ne protestera pas. Ne pas faire une énièmme réforme des programmes. S'appuyer sur les textes officiels déjà existant. Ils parlent de parentalité concept connu de tout les ministères sauf de l'éducation nationale. Où sont les familles dans nos écoles?Ils mettent en avant les projets des élèves, s'appuient sur eux, mais il n'y a que les professeurs "motivés" qui y adhèrent. Ils parlent de pédagogie différenciée, qu'en est-il dans les classes? Ils parlent de transmission des savoirs, mais ils parlent aussi de la confiance en soi, de l'estime de soi. Est-il utile de sanctionner par un zéro pointé un élève de treize ans qui n'a pas appris sa leçon d'anglais? Le principe de réalité est suffisamment fort dans la vie de tous les jours et 150 000 enfants qui sortent du système scolaire sans aucun diplôme chaque année est un défi à relever pour tous les enseignants de France. Les enseignants sont légalistes, républicains et laïques, c'est par eux et avec eux que l'école doit évoluer. Que de débats en perspective, de combats à mener, mais cela ne pourra changer que par la loi qui sera la même pour tous. Ceci n'est qu'une contribution fondée sur mon expérience. Jean-Paul Martegoutte Instituteur spécialisé depuis 20ans. Délégué parent d'élèves FCPE depuis 10 ans. Responsable d'une association d'accompagnement de la vie de l'enfant depuis 10 ans, gérant notamement le Contrat Educatif Local de sa ville. Père de quatre enfants. Militant socialiste depuis 1981.
"Pour occuper l’Elysée, il faut donner sa vision de la France et présenter son horizon pour l’Europe.."
Bernard Poignant, député européen
Douze mois c’est court pour faire un bilan mais suffisant pour vérifier si ce qui avait été dit s’est réalisé. Il y a au moins une certitude : le vote négatif des Français et des Néerlandais sur le Traité Constitutionnel a bloqué le processus de ratification../..
La France est-elle pour autant devenue un « mouton noir » selon l’expression de Chirac ? Non, elle n’est pas reléguée dans un coin de la classe comme un mauvais élève. Mais, à la différence du Danemark en 1992 pour le traité de Maastricht et de l’Irlande en 2001 pour celui de Nice, elle n’a fourni aucune explication officielle de son vote. Elle est dans l’incapacité de dire ce qu’il faudrait modifier dans le traité pour le rendre acceptable aux Français. Quoi écrire en effet ? Que l’Europe est une passoire selon Le Pen, qu’elle doit refuser la Turquie selon De Villiers, qu’il faut annuler toute concurrence selon Besancenot ou tirer un trait sur le marché selon Buffet. Par indulgence ou précaution, je ne dis rien de mes camarades socialistes. Bref, le vote débouche sur un vide. Il est respecté. Il a banalisé la place de la France parmi les vingt cinq. Il n’a rien fait avancer../..
Le vote français a-t-il permis de changer l’orientation politique de la Commission ? Il ne semble pas qu’elle ait viré sa cuti ni que le Conseil européen ait bouleversé ses choix. José Manuel Barroso en a profité pour se débarrasser des projets qui traînaient dans ses cartons../..
On aurait pu penser que le vote référendaire allait influer sur les autorités françaises. Mais Chirac est toujours là, De Villepin est arrivé et Sarkozy est revenu ! ../..
../..Dans quelques mois, il faudra bien que notre candidat ou candidate précise sa pensée en matière européenne. Pour occuper l’Elysée, il faut donner sa vision de la France et présenter son horizon pour l’Europe. La campagne électorale rencontrera sur son parcours le cinquantième anniversaire du Marché commun signé à Rome le 25 mars 1957. Un mois avant le premier tour de l’élection présidentielle, ce sera un bon moment pour développer cet horizon. Dans les questions des journalistes, il y aura au moins celle-ci : « Organiserez-vous un nouveau référendum sur le traité constitutionnel européen ? » Je conseillerai la réponse suivante : « je ne soumettrai à aucune ratification le même traité mais je ne convoquerai pas forcément un référendum pour un nouveau ».
A moins de reprendre le communiqué du Rassemblement du Peuple Français, le parti du Général De Gaulle, diffusé le 7 Août 1949, au lendemain de la création du Conseil de l’Europe :
« Le premier acte de la création de l’Europe doit être un référendum au suffrage universel, organisé à la fois dans tous les pays intéressés et par lequel les peuples eux-mêmes décideront d’abord de s’unir et donneront ensuite à un organisme constituant, formé des délégations de toutes les nations, le mandat d’organiser la confédération européenne ».
La citoyenneté a un sens juridique. Le citoyen n’est pas un individu concret. Joseph de Maistre allait même plus loin dans ses Considérations sur la France(1796): « Il n’y a point d’ hommes dans le Monde. J’ai vu dans ma vie des Français, des Italiens, des Russes, etc. Je sais même grâce à Montesquieu qu’on peut être Persan; mais quant à l Homme, je déclare ne l’ avoir rencontré de ma vie ». On ne rencontre pas davantage le citoyen que l’Homme. Le citoyen est un sujet de droit et de devoirs.
La citoyenneté est d’abord le principe de la légitimité politique.
A ce titre, le citoyen est détenteur d’une part de la souveraineté politique. C’ est l’ ensemble des citoyens, constitués en « collectivité politique », qui est à la source du pouvoir et qui justifie que les décisions prises par les gouvernants soient bien exécutées.
Aujourd'hui, la modernité politique se caractérise par des formes politiques inédites selon deux traditions historiques différentes:
- en Angleterre, le citoyen est d’ abord libéral. Il a exigé la sûreté des personnes, la liberté de penser, de parler et d’ agir. Il reste attaché au pluralisme des appartenances et des attachements qu’ il perçoit comme l’ expression « naturelle » des libertés.
- en France, le citoyen est l héritier de l’ absolutisme royal qui avait construit une relation directe entre le Roi et ses sujets. C’est d’ abord un démocrate, disposant de la liberté politique par la PARTICIPATION à la souveraineté collective. La citoyenneté est pour lui Une et Unitaire. (Les révolutions, aussi radicales soient elles, ne repartent jamais de zéro, comme l’ a montré Tocqueville en soulignant la continuité de l’ Ancien Régime à la Révolution. Tout politicien revendiquant d’ incarner la rupture (cf. N Sarkozy) se heurte à la vérité de l’ Histoire.
La citoyenneté n’ est pas seulement le principe de la légitimité politique. Elle est aussi la source du lien social.
Être citoyen, c’est appartenir à une collectivitédont les liens entre les membres qui la constituent ne sont plus religieux ou dynastiques, mais POLITIQUES. Vivre ensemble c’est être citoyen de la même organisation politique. Cet aspect collectif est aujourd'hui remplacé par la prééminence toujours plus affirmée de l individu citoyen. Les modifications apportées au droit de la famille depuis 1960 ont consisté à reconnaître les droits des individus aux dépens de l’institution familiale, telle que l’ avait construite le code civil.
Cet individualisme démocratique affaiblit les institutions nationales par lesquelles était assurée l intégration de la société. La crise de légitimité ne concerne pas seulement les institutions politiques mais aussi l École, l’Église, les Syndicats qui n’ exerce plus une autorité s’ imposant par elle-même. D’ où l’évocation de ces « crises de l’enseignement », « crise des syndicats », « crise religieuse », « crise de la justice ». En 2006, à travers son discours « anti institutionnel », l’individu justifie ses comportements par son besoin d’épanouissement PERSONNEL et par son jugement AUTONOME.
Pour toutes ces raisons, je suis convaincu que la démarche de Ségolène Royal, , s’ inscrit dans la remise en ordre d’ une citoyenneté collective privilégiant l’ ensemble face à l’ individu. La citoyenneté participative, en renforçant le « groupe » protégera mieux l individu. Ch.CHARTREUX
(ndlr) cette même cécité et surdité selective subite semble se transmettre et atteindre malheureusement les éléphanteaux ainsi, dans un communiqué à la presse régionale Didier Marie -S'exprime t'il comme président ,au nom du Conseil Général ou comme porte parole de L Fabius? - affirme sans rire que "Ségolène Royal n'a rien proposé pour le projet " qu'elle se "contente de suivre l'opinion publique" . Si celà était vrai, alors pourquoi tant de remu-ménage après ses propositions de Bondy sur la délinquance (reprises au 3/4 dans le projet) et pourquoi tant d'approbation par les sympathisants et militants socialistes.
Dicton ségomarin : Pour montrer la direction mieux vaut être le vent que la girouette.
« Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et serviteur,
c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit.» H. Lacordaire
Jusqu’à présent, j’avais cette prétention un peu folle de m’adresser à tous sans la moindre distinction de sensibilité politique : à vous qui avez la fibre sociale, pour vous donner quelques bonnes raisons de croire encore aux vertus d’un humanisme bien pensé – et si possible, pas seulement bien pensant… - et à vous aussi qui êtes provisoirement égarés par la flamboyance trompeuse des discours néo-libéraux, pour tenter sournoisement d’instiller la petite dose de doute de nature à vous détourner du piège populiste qui nous est tendu à l’horizon 2007. Résultat : le silence des premiers rend plus éclatante encore la protestation des seconds. Alors voilà, puisque cette respectable gazette continue, contre toute attente, à m’ouvrir ses colonnes, j’ai décidé de ne m’adresser aujourd’hui qu’à mes seuls vrais amis politiques : non pas à ceux qui surenchérissent dans la générosité sociale en évitant soigneusement de mettre leurs belles théories à l’épreuve des faits mais à tous ceux qui ont fait le choix beaucoup moins exaltant de la laborieuse stratégie des petits pas qui est celle du réformisme social et qui n’en restent pas moins les ardents partisans d’une vraie « gauche de gauche ».
Et puisque maintenant, on est enfin entre nous, on peut bien se le dire : le bleu marine et le kaki ne sont pas très tendance dans nos penderies. On aurait même plutôt la phobie du képi et l’aversion du calot. Très profondément gravées dans quelques sombres replis de nos cerveaux, il y a toujours un vieux fond d’images héroïques prêtes à nous serrer la gorge à en pleurer : des ouvriers en grève qui se révoltent bravement dans les mines ou les fonderies contre un grand patronat brutal qui n’a de cesse de les exploiter éhontément, et le méchant pouvoir qui fait envoyer l'armée, et les soldats qui tirent sur les grévistes affamés, et les chevaux qui les piétinent... Que voulez-vous, c’est comme ça, c’est nerveux : on associe systématiquement les forces de l'ordre à la défense exclusive de l’ordre bourgeois. On ne sait pas d’où ça nous vient exactement ni à l’occasion de quoi se serait insidieusement formée cette malencontreuse répulsion : faut-il y voir le résidu d’un déjà ancien mois de mai avec sa vieille rengaine à la rime si riche : « CRS – SS » ou le souvenir traumatisant d’une interminable année passée sous les drapeaux, d’une manif’ anti-nucléaire qui aurait mal tourné, de quelques anciens PV mal digérés… Allez savoir ! Bref, il faut bien le reconnaître, tout ce qui, jusqu’ici, ressemblait de près ou de loin à un uniforme nous voyait adopter la désormais célèbre position d’ouverture dite de « lamoule accrochée au rocher » - pour plagier notre premier ministre dont on nous avait pourtant longtemps vanté le lyrisme et l’élégance du verbe.
Et puis, elle a osé…, elle a prononcé le mot…, le mot tabou. Elle a dit « MI-LI-TAIRE » ! D’emblée, on n’y a pas cru et puis on s’est récrié : trahison, trahison, elle a vendu son âme! On a même pensé : elle l’a chopée la « sarkozite », c’est sûr ! Pardonnez-moi mais parfois, on est vraiment d’une stupidité sans nom. Il est plus que temps de faire notre révolution culturelle. Jusqu’à quand, allons-nous renoncer jusqu’à l’usage même des mots de la contrainte ou de la répression pour nous concentrer sur les seules vertus rééducatives du théâtre ou du roller…? Jusqu’à quand allons-nous laisser la droite tisser son piège ? En se présentant ostensiblement comme seule garante de la sécurité, elle s’est accaparée la sympathie des électeurs populaires, de ceux-là même qu’elle maintient dans la misère par la violence libérale de ses choix économiques. Rien n’est plus déprimant que de voir les habitants captifs des barres et tours de nos tristes banlieues contribuer ainsi à leur asservissement parce qu’en raison de je ne sais quelle pudeur, de je ne sais quelle préciosité idéologique, les porte-parole de la gauche se sont cantonnés frileusement aux seuls discours – certes, ô combien nécessaires – de prévention, ouvrant un boulevard à leurs adversaires sur les thèmes beaucoup plus porteurs d’autorité, de fermeté et d’ordre public.
La gauche n’a pas à s’excuser d’avoir le souci du plus faible, de celui qui est aujourd’hui le plus exposé aux violences des banlieues. Ce devrait même être là le combat par excellence qui devrait tous nous rassembler. Policiers et soldats peuvent être mis au service des gens de peu, les défendre contre ceux d’entre eux dont je persiste à prétendre qu’ils sont tout autant agresseurs que victimes. Car là est notre différence et elle est de taille : le nécessaire recours à la force et à la sanction dans l’ici et maintenant ne nous fait pas renoncer à la compréhension des causes de ces violences et à la proposition d'une politique globale de nature à éviter à l'avenir d'avoir à recourir à toujours plus de répression.
Il est urgent de se défaire de ce vieil a priori coriace selon lequel l’ordre ne serait qu’un outil d’asservissement populaire. Parce qu’en réalité, ce qui est de droite ou de gauche, ce n’est pas le thème de la sécurité, c’est uniquement l’intention de celui - ou de celle…- qui est du côté de la matraque.
Il y a quelques semaines, Lionel Jospin nous annonçait qu’il serait disponible pour le rendez-vous du printemps 2007. Aujourd’hui, dix membres du Bureau National du PS invitent le parti à débattre de son offre.
Lionel Jospin a parfaitement le droit de changer d’avis et de considérer que - tout compte fait – une troisième campagne Présidentielle pourrait lui être favorable. Il y a des précédents. On peut avoir la nostalgie du temps passé tout en se disant que le temps a manqué pour achever l’œuvre commencée.
Nous en sommes tous là, ceux d’entre nous qui avons eu l’exceptionnelle chance de servir au plus haut niveau les idées qui nous habitent. Nous pouvons nous sentir frustrés de tout ce que nous aurions pu faire si seulement le suffrage universel et notre système politique nous l’avait permis. Ainsi, va la politique dans ce pays qui est le nôtre.
Depuis le jour où Lionel Jospin nous a quitté sans se retourner laissant quelques-uns uns d’entre nous en charge d’une maison, dévastée, en état de choc, nous nous sommes habitués à nous passer de lui.
Quelques-uns uns ont retroussé leurs manches, se sont mis au travail et ont reconstruit la vieille maison. Ils sont comme ça les socialistes. C’est aussi ce que Mitterrand nous a appris. A peine tombé de cheval, on remonte et on repart.
Nous devons beaucoup à Lionel Jospin. Personnellement, je n’oublie pas que nous lui devons la loi sur la Parité. Incomplète sans doute mais qui représente une ouverture majeure. D’autres savent aussi ce qu’ils lui doivent. Et il fut un très bon Premier Ministre. Pour tout cela et bien d’autres choses encore, il faut le remercier.
Mais les temps ont changé. Le pays a changé. Vient un moment où la politique a besoin de sang neuf indispensable à la rénovation. A son adaptation aux temps nouveaux. Vient aussi un moment où ceux qui ont su servir dignement doivent savoir quitter la table avec la même dignité et servir autrement. C’est ce que modestement, je tente de faire à mon niveau. Sur le chantier du socialisme, les ouvriers se lèvent et se remplacent.
Nous avons la chance d’avoir une candidate qui a vu, de près, travailler les meilleurs d’entre nous et qui comprend le monde tel qu’il est devenu. Elle a l’expérience, l’imagination, la force les convictions, la volonté indispensable pour remettre la France en bon ordre de marche. Elle a démontré ses compétences dans une région qu’elle dirige avec ce qu’il faut d’intelligence et ce qu’il faut de fermeté.
Elle apporte dans un monde de violence où règne la loi du plus fort et l’écrasement des plus faibles un courage tranquille, une qualité d’écoute pleine d’humanité, un traitement des problèmes fait de bon sens et de justice, quelque chose de neuf qui peut redonner aux Français le goût de la politique qu’ils ont perdu.
Lionel Jospin peut soutenir son entreprise comme certains d'entre nous ont décidé de le faire. Sans se renier. Les anciens que nous sommes peuvent encore servir. Différemment sans doute mais efficacement. Et l’important est de faire vivre nos idées, n’est il pas vrai ?
Yvette ROUDY Ancienne Ministre Membre du Bureau National du PS
Le 05 Juillet à l'assembléé nationale, une conférence de presse a été organisé à l'initiative de Danielle Bousquet, pour annoncer les premiers soutiens de députés femmes qui s'engagent aux cotés de Ségolène Royal pour promouvoir sa candidature.
Depuis plusieurs jours on nous rebat les oreilles sur le "manque d'expérience" -sic- de Ségolène Royal .
Mieux dans une interview au « Nouvel Observateur », Maître Jack, l'homme qui entend des voix à Carhaix , estime qu'il est le meilleur candidat pour porter les couleurs des socialistes en 2007, car il est à la fois « révolutionnaire et homme d'Etat », les deux qualités requises, selon lui, pour être président de la République. Il reconnaît toutefois que le PS dispose d'autres dirigeants d'expérience, tels Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn, Lionel Jospin et François Hollande. Mais il omet de citer Ségolène Royal !!! Pour les Français, et c'est le principal , Ségolène Royal est identifiée comme la personnalité socialiste la plus à même de faire face à une crise internationale. Ségolène Royal émerge comme la représentante du Parti Socialiste à laquelle les personnes interrogées font le plus confiance pour faire entendre la voix de la France au niveau international face à une crise grave comme celle du Liban, citée par 28% des Français. Ce score s’élève même à 34% parmi les sympathisants socialistes. Alors, les critiques des "éléphants supposés expérimentés" deviennent dérisoires.
Question : Face à une grave crise internationale comme celle du Libanaujourd’hui, à qui feriez vous le plus confiance pour faire entendre la voix de la France au niveau international ?
Ensemble des Sympathisants Français socialistes (%) (%) • Ségolène Royal ....................................................................... 28 34 • Dominique Strauss-Kahn ........................................................ 18 14 • Lionel Jospin ........................................................................... 17 21 • Jack Lang ................................................................................ 11 12 • Laurent Fabius ........................................................................ 8 9 • François Hollande ................................................................... 5 7 - Aucune de ces personnalités (réponse non suggérée) ... 12 2 - Ne se prononcent pas ..................................................... 1 1
Certains semblent avoir oublié 2002 et veulent le reproduire en 2007 en attaquant -tous les moyens sont bons- pour "descendre" la seule candidate qui puisse faire gagner la Gauche . De quoi ont-ils peur? d'un changement nécéssaire dans le fonctionnement du PS ? de voir une femme arriver au pouvoir -ce qui n'est jamais survenu dans toutes l'histoire de France contrairement aux autre pays Européens- Qu'une véritable démocratie participative se mette en place ? Arretons ces agréssions permanentes auxquelles Ségolène ROYAL ne répondra pas, les électeurs ne seront pas dupes si nous ne les avons pas dégoûter avant par ces querelles intestines. Plutôt perdre que de faire gagner la Gauche avec Ségolène ROYAL?,c'est cette détestable impréssion qui transparaît dans les interventions quotidiennes de certains candidats concurents; les militants sauront le moment venu faire leur choix et les nouveaux adhérents nous éviter une nouvelle défaite en désignant celle qui incarne le mieux le changement pour le PS et surtout le pays.
Le "non" incident breton
EX: Que retient-on après le discours de Quimperlé (voir vidéo en ligne): ses propositions sur le décentralisation, l'entreprise...non ,seulement "l'agréssion de Nolwenn du MJS"
Ou est l'agression? J'ai cherché le texte de sa réponse et je ne vois pas où est l'agression. Nolwenn lui pose une question sournoise "Que penses-tu de l'importance de marquer le clivage droite/gauche pour gagner en 2007 ?" Question purement rhétorique qui n'appelle pas de réponse et qui cherche uniquement à sous-entendre que ségo ne défendrai pas les valeurs de la gauche. Avec une entrée comme ça, la petite Nolwenn ne pouvait pas s'attendre à recevoir des fleurs? Ségolène lui demande concrètement ce qu'elle lui reproche et Nolwenn se défile avec « Mais je ne vais pas faire un inventaire ». Ségolène répond alors qu'elle est là justement pour répondre aux questionx et lui tend même la perche sur l'encadrement militaire. « Le MJS m'a dit que je ne voulais pas venir débattre, je suis là, le MJS est là. ( A se moment Nolwenn consulte son voisin) Mais t'es pas obligée de demander l'autorisation au garçon qui est à côté de toi. Tu es une femme, tu peux parler en toute liberté?(Applaudissement)(Rires) C'est trop général ça, tu es sure qu'il n'y a pas les militaires...Tu jures qu'il n'y a pas d'auto-censure, que tu ne voulais pas me parler des militaires? Sur la carte scolaire, c'est une vision de gauche que j'ai développée. Il ne suffit pas de s'autoproclamer à gauche pour gagner. En 2002, nous avons perdu au premier tour ».
Dès l'apparition de Ségolène Royal au tableau des sondages, diverses réactions machistes ont fleuri au sein de son propre parti, dont la plupart d'un goût douteux. Passé la satisfaction exquise, et fugitive, de leur saillie, leurs auteurs se sont vite rendu compte qu'ils entraient ainsi dans son jeu. En ironisant sur sa féminité, ils légitimaient en effet sa propension à s'en prévaloir, implicite ou emportée, peinée ou combative, en tout cas répétitive. Déjà, au cours de nombreux face-à-face antérieurs, il lui était arrivé plus d'une fois de rompre soudain avec son interlocuteur sur des modes divers : affecter d'être choquée par la vigueur d'un propos (cela se fait-il, surtout avec une femme ?) ; se cabrer devant une prétendue condescendance (pour qui vous prenez-vous ?) ; désarmer une flatterie d'un air entendu et soupçonneux (je ne suis pas celle que vous croyez). Ou rétorquer carrément à un questionneur : « Me poseriez-vous cette question si j'étais un homme ? » On ne sache pas qu'une Simone Veil ait jamais utilisé de tels procédés, y compris aux moments douloureux où elle fut agressée sur les droits fondamentaux de la féminité elle-même, lors de la pénible querelle sur l'IVG. Ses futurs adversaires feront bien de prendre garde à cet art qu'elle pratique d'interrompre soudain un duel à l'épée ou au sabre par un imprévu coup de parapluie. la suite
Le sociologue Marco Oberti revient sur le débat concernant la réforme de la sectorisation scolaire. L’auteur du livre L’Ecole dans la ville (Presses de Sciences Po) estime que la carte scolaire actuelle ne garantit plus la mixité. Il souligne même qu’elle ne s’applique pas de façon équitable en enfermant les catégories les plus précaires dans certains secteurs alors que les classes supérieures font leur choix. Selon le sociologue, il faut revoir le découpage des secteurs, l’appliquer au secteur privé sous contrat et surtout garantir la même offre dans tous les collèges. Il s’agit d’offrir aux parents une qualité scolaire équivalente en termes d'offre, de diversité et de performance dans tous les établissements. Cela passe par des offres d’options attractives afin de retenir les meilleurs élèves. Pour Marco Oberti, les efforts destinés aux établissements en grande difficulté ne favorisent pas non plus la mixité. Selon lui, il faudrait associer la lutte contre l’échec scolaire au maintien d’une offre diversifiée et attractive.
L'envolée de Ségolène Royal dans les sondages a deux origines: son élection à la présidence de la région Poitou-Charentes, en mars 2004, puis sa candidature à l'élection présidentielle dont la presse a commencé à se faire l'écho à l'automne 2005. Mais la classe politique, sourde et aveugle, n'a rien vu venir.
Le site de la Sofres à propos de la popularité des femmes et hommes politiques est riche d'enseignement. Avant l'élection régionale, la popularité de Ségolène Royal, comme celle de toutes les personnalités du PS ayant gouverné, était en train de s'effriter. Elle est remontée en flèche après le résultat des élections régionales où la gauche avait raflé la quasi-totalité des régions. Des raisons simples à cela. En battant la protégée de Jean-Pierre Raffarin, Elisabeth Morin, sur ses terres de
Poitou-Charentes, Ségolène Royal devenait tout à coup emblématique, non seulement de la victoire de la gauche, mais aussi de la leçon infligée au premier ministre. Tous les observateurs s'accordaient en effet à constater que la victoire de la gauche était aussi un vote de rejet contre Raffarin, lequel était déjà usé jusqu'à la corde. Dans les premiers mois de sa présidence, Ségolène Royal a su marquer sa différence avec la politique régionale du premier ministre, en réduisant les dépenses, en premier lieu de communication, la maison régionale Poitou-Charentes à Paris, les équipes de certaines associations ou organisations satellites, etc. Dans le même temps, elle mettait en place ses propres idées, à commencer par la fameuse « démocratie participative », qu'elle expérimente depuis 2 ans dans les lycées.
Quand sa candidature à la présidentielle est devenue probable, les médias se sont emparés de l'hypothèse. Quels peuvent être les ressorts de cette mise en avant ? Déjà, Ségolène Royal avait été redécouverte et avait bénéficié d'une large couverture lors des élections régionales. Deuxièmement, Ségolène Royal apparaissait comme une personnalité « neuve » en politique, ce dont raffolent les journalistes et... les électeurs, qui depuis des années n'ont eu de cesse de renvoyer les équipes dirigeantes à chaque élection. En face, Nicolas Sarkozy se prétend serein face à Ségolène Royal, mais son entourage ne cache pas qu'elle fait des ravages dans les propres rangs de la droite.
Certains se sont demandés si ce capital d'image qui reposait sur deux leviers, la région et les médias, n'allait pas s'éroder. Mais il tient bon. La région tout d'abord. En deux ans, Ségolène Royal a tenu ses promesses : gratuité des manuels scolaires, animateurs culturels dans les lycées, relance du TER, . Elle a mis en place, sous les quolibets des grands spécialistes politiques, le budget participatif des lycées, qui a ranimé une communauté éducative souvent apathique. Et surtout elle a défini une priorité très forte, l'excellence environnementale. Toutes les politiques régionales sont construites sur cette base : agriculture (promotion de l'agriculture biologique), développement économique (création du pôle de compétitivité des éco industries), éducation (premier lycée Kyoto autonome en énergie), etc.
Naguère snobée par les notables, là voila soutenue par la quasi-totalité des maires de gauche (Maxime Bono, maire de la Rochelle, Alain Mathieu, Président de l'agglomération niortaise, Joël Tondusson, Maire de Châtellerault, Bernard Grasset, Maire de Rochefort, Alain Baudin, Maire de Niort, .) à l'exception du fabiusien Jacques Santrot, maire de Poitiers. Elle bénéficie du soutien d'une large majorité de conseillers généraux socialistes. Dans sa propre équipe au Conseil Régional, seul J.F. Fountaine, ami intime de Lionel Jospin, fait défection. Marie Legrand, vice-présidente Verte, déclare au "Times"(13/10) : " I would like her to do nationally as she is doing here.(j'aimerais qu'elle fasse au plan national ce qu'elle est en train de faire ici)" Même les communistes disent en privé qu'ils ne verraient pas d'un mauvais oeil son élection à l'Elysée. La Fédération socialiste de la Vienne, jusqu'alors acquise à Laurent Fabius, a basculé dans le camp hollandais à l'occasion du débat sur le traité constitutionnel européen.
Les médias continuent à la mettre en avant, mais sans l'épargner outre mesure. Certains auteurs s'efforcent de l'atteindre en rappelant les difficultés rencontrées par Ségolène Royal lors de son implantation en terre deux-sèvrienne. Mais ils ne font que souligner davantage le caractère trempé de la députée des Deux-Sèvres, constamment réélue depuis 1988 même quand le contexte était défavorable à la gauche.
Enfin, l'idée de nouveauté que le personnage inspire s'installe durablement. Malgré les hordes de journalistes dépêchés à Poitiers par les médias, majoritairement favorables à la droite, en vue de « ramener quelque chose sur Ségolène », la Présidente du Conseil Régional continue à incarner le changement à gauche. Elle pilote souverainement l'assemblée régionale, apportant à chaque séance des projets nouveaux sur l'éducation ou « l'après-pétrole ». L'opposition UMP reste atone, laissant au Front National la seule expression critique, comme le relève Claude Lévy dans son livre sur Ségolène Royal et Martine Aubry intitulé « L'une enchante, l'autre pas ». Jean-Pierre Raffarin essaie bien de décocher quelques flèches de l'extérieur, mais ses amis du Conseil Régional, Elisabeth Morin, qui lui succéda quelque temps, le sénateur Henri de Richemont ou encore le fidèle raffarinien Dominique Clément se montrent incapables de toute contestation ni de toute contre proposition au sein de l'assemblée régionale.
Les Français attendaient une offre politique nouvelle. Les dirigeants historiques de la gauche, pétrifiés par l'échec du 21 avril, n'ont pas su y répondre. C'est donc une nouvelle venue, ignorée par les élites parisiennes, qui a su l'incarner et ainsi gagner la confiance populaire. Certains ont bien du mal à l'admettre, mais pourquoi n'ont-ils pas réagi plus tôt ? Pourquoi avoir tardé à intégrer dans leur démarche politique l'extraordinaire soif de participation citoyenne, qui s'est exprimée notamment pendant la campagne référendaire ? Pourquoi remettre à plus tard la question environnementale ? Pourquoi se contenter de discours globalisants, alors que les Français attendent des réponses concrètes, pas des promesses de miracles auxquels ils ne croient plus ?
Sous le vent du cyclone, le Parti Socialiste est quelque peu bousculé. Les repères bougent, les fractions éclatent. Enfin, la rénovation réclamée par Arnaud Montebourg devient possible. C'est insupportable pour les écuries présidentielles qui se préparent depuis le début des années 90. Mais c'est vécu positivement par beaucoup de Français de gauche qui attendent depuis si longtemps que l'on se penche vraiment sur leurs problèmes et qui aimeraient retrouver un peu le goût de l'espoir. edito Désirs d'avenir POITIERS
Tout ce que dit Ségolène est dans le Projet Socialiste. l'intox ça suffit Le texte de la vidéo :
« Il va falloir être assez révolutionnaires dans les propositions que l'on va faire. Moi, j'ai fait une proposition - par ailleurs je vais pas encore la crier sur les toits parce que je ne veux pas me prendre des coups des organisations syndicales enseignantes - je pense qu'il faut un pacte, pendant la préparation du programme du PS, avec les organisations syndicales, il faut un pacte avec elles pour que si on arrive aux responsabilités on soit immédiatement opérationnels, et je pense qu'un des nœuds de l'échec scolaire se joue au collège, c'est-à-dire qu'ils arrivent en 6e, 5e, et là ils décrochent, on sait déjà ceux qui n'iront pas jusqu'au baccalauréat ou ceux qui seront en situation de décrochage scolaire. Moi, je pense qu'une des révolutions c'est de faire les 35h au collège ! C'est-à-dire que les enseignants restent 35 heures au collège, et dans ce paquet global, il y a des cours, mais ils ne quittent pas le collège quand ils ont fini leurs cours, parce qu'on est dans un système où finalement les parents qui ont les moyens ou même ceux qui se saignent aux quatre veines lorsque leurs enfants sont en difficulté qu'est-ce qu'ils font ? Ils donnent des cours de soutien scolaire individualisé. On est même dans un système absurde où aujourd'hui en France on a maintenant des entreprises cotées en bourse de soutien scolaire, Acadomia etc, qui donnent droit à des déductions fiscales et ceux qui font cours dans ces entreprises, c'est les profs du secteur public ! Donc, comment se fait-il que des enseignants du service public aient le temps d'aller faire du soutien individualisé payant et ils n'ont pas le temps de faire du soutien individualisé gratuit dans les établissements scolaires ? Je pense que si on ne fait pas un pas, y compris pourquoi pas avec les nouvelles générations d'enseignants, si les autres nous disent " ben non, droits acquis, on fait nos 17 heures de cours et puis on s'en va ! »
2- Cette déclaration met le doigt sur deux problèmes cruciaux pour la réussite scolaire