Désirs d'Avenir 76 Comité de Seine-Maritime
 
 
Avec Ségolène Royal nos Désirs d'Avenir continuent !
 
 

Ségolène Royal

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas"" Ségolène ROYAL Paris, le 6 mai 2007
 

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Le 6 mai et après 
avec Ségolène !

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble" 

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Dans votre commune, votre quartier , Créez votre comité !
 
     

 

"Combattre et proposer"

 

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« Chères amies, chers amis,

vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.

Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »

                                                                                Ségolène Royal


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Vendredi 21 décembre 2007
Le discours de Nicolas Sarkozy suscite de vives critiques à gauche,
qui accuse le chef de l'Etat de "méconnaissance".

"M.Sarkozy laisse penser que la laïcité a été fermée, sectaire et qu'elle a commis une erreur de combattre les religions. C'est une vieille rengaine de la droite la plus cléricale", assure François Hollande. Le premier secrétaire du PS met en garde contre cette vision de l'histoire française qui est, à ses yeux, "un jugement faux et grave".

Dominique Voynet est sur la même longueur d'ondes : "C'est un recul considérable et une remise en cause de qui fait de notre ciment républicain. La laïcité, c'est la liberté de culte mais dans la sphère privée, ce qui permet aux valeurs de la République de s'épanouir", estime la sénatrice (Verts) de Seine-Saint-Denis.

Jean-Pierre Chevènement est le plus sévère. "M. Sarkozy s'aventure sur un terrain qu'il connaît mal. Il risque de blesser des consciences auxquelles il devrait prêter, en tant que président de la République, autant d'attention qu'à d'autres. La laïcité, c'est la croyance dans la capacité humaine à définir le bien commun dans l'espace public, en le soustrayant de l'empire des dogmes. Cela n'empêche ni la croyance, ni la transcendance à laquelle on peut croire ou pas", juge le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen.

La proposition de "laïcité positive" faite par M. Sarkozy ne trouve pas plus d'indulgence. "C'est une présomption de direction des consciences utile pour la République. Il s'agit d'une vraie confusion entre le religieux et le politique !", réplique M. Hollande.

Un refus partagé par Patrick Braouezec : "Je m'étonne que le président de la République veuille qu'il y ait plus de croyants. Comme si le spirituel et l'espérance devaient être incarnés dans le religieux", explique le député PCF de Seine-Saint-Denis. Ajoutant : "réduire l'histoire de France à la chrétienté, c'est un peu court !"
par Yvon GRAIC publié dans : Société
Lundi 24 décembre 2007
PARIS (Reuters) - Ségolène Royal appelle le gouvernement à faire face à la crise du logement social, affirmant que la France a les moyens de loger correctement les familles si les richesses sont réparties autrement. "Je tire la sonnette d'alarme, je demande au gouvernement et au président de la République d'agir, il y a eu beaucoup de promesses pendant la campagne présidentielle, on voit que rien n'a bougé", a déclaré l'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle. Ségolène Royal, qui s'est rendue à la veille de Noël à la cité Saint-Martin, un centre d'hébergement du Secours catholique, dans le IVe arrondissement de Paris, a dit y avoir constaté les effets pervers du Plan d'action renforcé en direction des personnes sans abri (Parsa.)

"Ce que j'apprends ici, en écoutant les associations, c'est que la dernière loi par laquelle l'Etat s'est donné bonne conscience en imposant aux structures d'urgence de garder les personnes hébergées pose plus de problèmes qu'elle n'en résous", a-t-elle expliqué.

"En demandant aux associations de garder plus longuement les personnes qui sont dans des structures d'urgence, ça diminue les places pour ceux qui en ont le plus besoin", a-t-elle ajouté.

Le Parsa a été signé en janvier dernier pour sortir de la crise des tentes du Canal Saint-Martin, opération menée sous l'égide de l'association "Les Enfants de Don Quichotte.

La cité Saint-Martin, qui dispose de 274 lits et accueille des familles comme des personnes isolées, est passée depuis lors de l'hébergement d'urgence à une action de stabilisation. Du coup, le système est saturé, déplorent des associations.

TRAVAILLEURS PAUVRES

"Nous ne pouvons plus faire sortir les gens s'ils ne trouvent pas de structure plus pérenne. Au lieu de deux mois, la durée moyenne du séjour est maintenant de six à dix mois", explique Karine Tinière, membre de l'équipe du centre.

Evoquant les "promesses non tenues", la directrice de la cité Saint-Martin, Catherine Cabannes, a souligné qu'il s'agissait d'un problème général, la stabilisation ayant révélé un manque de place au regard du nombre de personnes à la rue.

"Pour 100 places pour les familles, nous avons 3.500 demandes", a-t-elle précisé.

http://carcassonne.gauchepopulaire.fr/public/carcassonne.gauchepopulaire.fr/.P74-1_Logement1_m.jpg

Ségolène Royal, qui a été accueillie par une trentaine de résidents et a visité les lieux tout en s'informant de la situation des uns et des autres, a pu vérifier que nombre d'entre eux s'étaient retrouvés à la rue après la perte d'un emploi, des problèmes de santé, ou encore un divorce.

"Ca peut arriver à tout le monde", a dit un homme de 54 ans, père de trois enfants et divorcé.

Dans une chambre, un résident a insisté sur la difficulté pour une personne gagnant le smic de payer une caution et même de pouvoir s'acquitter d'un loyer dans la capitale.

"Ce que je découvre ici, c'est qu'une personne sur deux a un travail, c'est le problème des travailleurs pauvres et ça, c'est insupportable", s'est exclamée Ségolène Royal.

Lors d'un point de presse dans la salle des fêtes du centre, Ségolène Royal a dit attendre en cette fin d'année "des mesures énergiques, des mesures efficaces", en particulier que l'Etat se substitue aux communes qui ne construisent pas 20% de logements sociaux comme le prévoit pourtant la loi.

"C'est la seule solution. Puisqu'il y a 700 communes qui ne font pas le travail que leur impose la loi, c'est l'Etat qui doit se substituer aux communes et construire les 20% de logements sociaux qui n'existent pas", a-t-elle dit.

La présidente de la région Poitou-Charentes a également demandé que l'on donne aux communes la possibilité de réquisitionner les logements vacants spéculatifs et que soit appliqué dans l'ensemble des villes le quota d'un logement d'urgence pour 1.000 logements.

Elle a également dénoncé "toute une démarche de vente de terrains appartenant à l'Etat à des buts spéculatifs", estimant que son rôle n'est pas "de faire des profits sur des terrains de la collectivité nationale."

"Je demande que ces terrains que l'Etat s'apprête à vendre à des prix très élevés dans un certain nombre de communes de France soient mis à disposition des communes pour qu'elles puissent construire du logement à des prix modérés", a-t-elle dit.

par Yvon GRAIC publié dans : Société
Jeudi 27 décembre 2007

Par Aurélie Filippetti (Députée PS)

Cette année se termine dans les fracas du Sarkozy show, omniprésent au cours de la campagne présidentielle et mis en scène quotidiennement depuis avec un peu de talent et surtout beaucoup de culot. Les Français auront suivi sans surprise l'évolution instantanée des fondamentaux de la communication du Président.

De la profanation de la mémoire ouvrière, des textes de Jaurès et de Blum, exploités habilement pour détourner des votes, le Sarkozy show a sombré dès le soir de l'élection dans l'atmosphère clinquante et surfaite d'un Fouquet's ivre des courtisans du nouvel élu auxquels il devait tant. Vinrent le yacht, les émoluments, les montres et costumes de luxe. Les Enfants de Don Quichotte n'étaient pas à Disneyland.

Le silence assourdissant d'Ingrid Betancourt

Pour moi, malgré le bilan médiatique qui leur est défavorable, ce sont les comportements et les choix de certaines femmes qui auront marqué cette année.

Le silence assourdissant d'Ingrid Betancourt d'abord. Sur le devant de la scène, Sarkozy encore et ses homologies Chavez et Uribe, mais c'est Ingrid qui porte toute la densité humaine. Victime de la barbarie d'hommes intransigeants, elle nous a donné, au bout de cinq ans de captivité dans des conditions qu'il nous est difficile d'imaginer, une leçon de courage à travers une lettre saisissante.

Si la souffrance et l'usure se perçoivent à travers les mots et les images qui sont parvenues sur nos écrans, c'est sa volonté et sa détermination silencieuses qui restent dans nos mémoires, comme le signe que rien ne doit jamais être cédé dans la bataille des idées.

Ensuite et quoi qu'en disent ou écrivent les plus persifleurs de nos "camarades", le courage dont a fait preuve Ségolène Royal avant, pendant et après la campagne présidentielle, montre le chemin à de futures victoires électorales de femmes à la magistrature suprême.

Il fallait de la détermination pour oser briser le tabou d'une représentation féminine à la candidature d'un grand parti, de l'habileté pour emporter l'adhésion des militants malgré les intrigues de couloirs des éléphants et du courage pour aller ensuite à la bataille trahie par les uns, raillée par les autres, surveillée par tous. Il suffit de revoir la chronologie de la campagne pour se rendre compte que rien n'a été toléré ni épargné à la candidate. Ni intimité, ni erreur, ni humour.

La liberté de Cécilia Sarkozy et le combat des veuves de mineurs

Dans un registre nettement plus léger et imprégné du "people" qui envahit la vie politique française, on peut trouver dans l'attitude de Cécilia X, l'ex-épouse du Président, un certain courage ou, à tout le moins, la volonté d'afficher et de faire respecter sa liberté, au mépris de la vie dans les ors et les palais de la République. Elle aura également facilité la libération des infirmières bulgares, autres femmes anonymes victimes du jeu des hommes "puissants".

Je n'oublierai pas d'autres anonymes. Les veuves des mineurs, des victimes de l'amiante et de maladies professionnelles. Elles sont nombreuses dans la circonscription dont je suis l'élue [Aurélie Filippetti est députée de Moselle, ndlr]. Leur combat pour la reconnaissance et l'indemnisation des préjudices subis -comment remplacer une vie ou réparer un corps rongé de l'intérieur?- a connu quelques victoires cette année. Il reste toutefois beaucoup à faire.

Pour l'année qui vient et les suivantes, je suis convaincue que les femmes seront au coeur du renouveau de notre vie politique et sociale.Elles sont porteuses des valeurs de solidarité, de courage et de la créativité nécessaires aux multiples défis que nous avons à relever à l'intérieur comme au-delà de nos frontières.

En ce qui me concerne, je ferai ce qu'il faut pour être active à l'Assemblée nationale, dans ma circonscription, dans ma région et au sein du Parti socialiste.

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par Yvon GRAIC publié dans : Société
Vendredi 28 décembre 2007
   
undefined  Luc Peillon  Reuters  vendredi 28 décembre 2007
 

La durée légale du travail en France vit-elle ses derniers instants ? A peine plus d’un mois après les déclarations de Laurence Parisot, présidente du Medef, qui se demandait, le 21 novembre, s’il ne fallait pas «poser sur la table la question de la suppression de la durée légale du travail», le Premier ministre semble en proie aux mêmes interrogations.
Dans un courrier adressé, mercredi, aux organisations syndicales et patronales, François Fillon se demande «à quelles conditions de validité devrait être soumis un accord d’entreprise pour qu’il puisse librement déterminer les règles applicables en matière de durée du travail […]: seuil de déclenchement des heures supplémentaires, taux de majoration applicables […]». Autrement dit : comment supprimer la durée légale du travail, seuil à partir duquel sont comptabilisées les heures supplémentaires - et leur majoration à 25 % - en renvoyant sa détermination non plus à la loi, mais à la négociation d’entreprise.
 

Cette remise en cause de moins en moins masquée a fait réagir les organisations syndicales. Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, qui voit dans cette proposition «la reprise quasi in extenso de la revendication du Medef», considère cette éventualité comme le début d’«une révolution du droit social en France». Aucune raison, explique-t-il à Libération, de ne pas déroger ensuite, par accord d’entreprise, au Smic ou à d’autres règles applicables à tous du droit du travail, pour aboutir à «un dumping social généralisé, à une concurrence entre entreprises sur des critères sociaux». 

D’autres centrales syndicales font aussi remarquer que la fixation de la durée légale du travail à un niveau plus élevé que 35 heures serait également un bon moyen pour le gouvernement de faire des économies… en rognant sur une de ses propres lois votée en août et en grande pompe. En effet, les heures travaillées au-delà de la trente-cinquième heure ne seraient plus considérées comme des heures supplémentaires, elles ne bénéficieraient donc plus du régime de la loi Tepa et des avantages qui y sont attachés : exonérations de cotisations sociales et défiscalisation.

par Yvon GRAIC publié dans : Société
Samedi 29 décembre 2007

L'intervention de Nicolas Sarkozy ou la loi Chatel n'auront pas eu les effets escomptés par le gouvernement. Selon un sondage IFOP pour Ouest-France Dimanche, trois Français sur quatre n'ont pas confiance en lui sur la question pour du pouvoir d'achat. 

Ils ne sont que 25% - un taux en chute de 11 points par rapport à août 2007 - à lui faire confiance pour augmenter le pouvoir d'achat et 27% (-16 points) pour les baisses d'impôt.  31% lui accordent leur confiance pour lutter contre l'exclusion et la pauvreté, et 40% pour intégrer les personnes issues de l'immigration. 42 %  font crédit au gouvernement pour lutter contre le chômage.

En revanche, une large majorité de Français lui font confiance pour lutter contre l'insécurité (62%, en baisse de 14 points) et protéger l'environenemnt (59%, -4). L'optimiste général des Français a pourtant augmenté depuis août dernier : ils sont 53% à se dire optimistes, 47% pessimistes, alors qu'en août, ils se partageaient à stricte égalité 50-50 entre ces deux camps.

"Après un semestre d'action, le gouvernement subit une baisse de confiance massive", écrit l'institut de sondage. Cette baisse, précise l'IFOP, doit être nuancée par le haut niveau de confiance constaté au début de la législature qu'il qualifie d'"état de grâce". Enfin, la confiance accordée au gouvernement "demeure équivalente ou sensiblement supérieure à celle enregistrée par le gouvernement précédent en août 2006", ajoute l'institut.

 
par Yvon GRAIC publié dans : Société
Mardi 1 janvier 2008

 
Transports
- Mise en place du service minimum dans les transports en commun
A partir du 1er janvier, un service minimum devra être garanti aux usagers des transports terrestres réguliers en cas de perturbation prévisible du trafic. Ce dispositif doit appliquer en cas de grève, travaux, incidents techniques ou aléas climatiques.

Plus d'informations avec le texte de loi instaurant le service minimum.

- Les véhicules polluants plus chers à l'achat
A partir du 1er janvier, il faudra payer un malus à la première immatriculation en France d'un véhicule émettant plus de 160 g de CO2/km. A l'inverse, les voitures émettant au maximum 130 g de CO2/km achetées après le 5 décembre 2007 bénéficieront d'un bonus. Il existe aussi un « super bonus » de 300 euros, qui s'ajoute au premier, si un véhicule de plus de quinze ans est mis à la casse au moment de l'achat d'un neuf.

Plus d'informations sur le site du ministère du développement durable.

- Renforcement du contrôle technique
Deux défauts supplémentaires devront faire l'objet d'une contre-visite en cas de problème : le défaut d'étanchéité de l'amortisseur et le niveau insuffisant de liquide de frein (réservoir).

Plus d'informations sur le site de l'Union technique de l'automobile, du motocycle et du cycle (UTAC).

- En voiture, une seule ceinture de sécurité par enfant
A partir du 1er janvier, il ne sera plus possible d'attacher deux enfants de moins de 10 ans avec une seule ceinture de sécurité, une pratique jusque-là tolérée.

Plus d'informations sur le site de la Sécurité routière.

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par Yvon GRAIC publié dans : Société
Mardi 1 janvier 2008
PARIS, 1 jan 2008 (AFP) - Héritage gaullien, inclination atlantiste ou "concept fumeux"? La "politique de civilisation" prônée par Nicolas Sarkozy lors de ses voeux télévisés suscite les interprétations les plus diverses.
"J'ai la conviction que dans l'époque où nous sommes, nous avons besoin de ce que j'appelle une politique de civilisation", a déclaré le chef de l'Etat lundi soir, lors de ses voeux aux Français.
Et d'appeler à bâtir "l'école et la ville du XXIème siècle", à mettre "au coeur de la politique le souci de l'intégration, de la diversité, de la justice, des droits de l'Homme, de l'environnement", à retrouver "le goût de l'aventure et du risque", ou à "moraliser le capitalisme financier".
"Notre vieux monde a besoin d'une nouvelle Renaissance", a-t-il dit aussi, souhaitant que la France soit l'"âme de cette Renaissance".
"Cela m'a laissé perplexe, parce que je n'ai pas compris de quoi il s'agissait", a réagi mardi le député socialiste européen Vincent Peillon.
"De quelle renaissance s'agit-il? Notre croissance est en berne, on est moqués sur le plan européen..."
"Je ne vois pas ce que Nicolas Sarkozy apporte, si ce n'est une touche personnelle que tout le monde commente à longueur de journée, et qui est essentiellement de la vulgarité", a poursuivi M. Peillon.

Interprétation partagée par Le Parisien, pour qui le président a tenté, dans un "élan de spiritualité", de "corriger le côté un peu clinquant de ces dernières semaines: Disneyland, avion du milliardaire Bolloré, vacances luxueuses, etc."

Yves Thréard, dans Le Figaro, voit plus de grandeur dans le discours présidentiel, qui renoue "avec un héritage gaullien". Et ce nouveau concept prouve que la "rupture" sarkozienne "s'inscrit bel et bien dans la tradition d'une +certaine idée de la France", écrit-il.

Analyse totalement inverse pour le député socialiste Arnaud Montebourg, qui se demande si M. Sarkozy n'annonce pas "une sorte d'intégration au bloc anglo-saxon".
Une "espèce de croisade de l'affrontement des civilisations - c'est le mot d'un grand penseur américain - où nous serions nous-mêmes sommés de nous mettre au garde-à-vous derrière certains intérêts mondiaux qui défendent une certaine vision, d'ailleurs empruntée au choc des civilisations que défend l'administration américaine", complète M. Montebourg, faisant référence à l'analyste Samuel Huntington.
Le politologue Dominique Reynié perçoit la même chose. "Avec cette formule qui a un écho planétaire, Sarkozy se place dans un registre de confrontation, et c'est périlleux", explique-t-il à l'AFP.
Mais il note qu'à l'inverse, l'idée de "Renaissance" est elle d'un registre plus classique. Et il s'en étonne: "Nicolas Sarkozy quitte les slogans réalistes, +Travailler plus pour gagner plus+, pour un discours chiraquien, celui du rêve. Or, qui va nous faire croire que la France à elle seule va provoquer la Renaissance de l'humanité?"
"Le 1er janvier, c'est l'interdiction de fumer mais pas celle des discours fumeux", juge plus abruptement Aurélie Filippetti, porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.
"Ce n'est pas de politique de civilisation dont la France a besoin mais de pragmatisme et de réalisme économique: le président l'a avoué en creux ce soir: sa politique économique n'a eu pour le moment aucun effet".
Et si Niolas Sarkozy était pris d'essouflement? Tel est le diagnostic du Monde, qui moque ces notions au "caractère nébuleux", et conseille au président de "trouver un deuxième souffle"


par Yvon GRAIC publié dans : Société
Mercredi 2 janvier 2008

Marianne2.fr

A l'inverse de Montebourg, Ségolène Royal et François Hollande ont touché juste : l'équipée égyptienne du président contredit ses engagements et révèle un président m'as-tu vu.
 
A propos des vacances égyptiennes du président de la République, combien de réactions inadéquates pour paraître virulentes !
Je ne crois pas une seconde, contrairement à ce qu'ont pu soutenir Arnaud Montebourg et, sur un autre registre, Benoît Hamon, que le risque est de voir Nicolas Sarkozy empêtré dans les liens de service et de dépendance au bénéfice du milliardaire Bolloré. Certes, il y a mille manières d'être l'obligé de quelqu'un mais qui peut penser que l'un et l'autre seraient assez mal avisés pour s'aventurer, même du bout de la morale, dans une telle démarche ? Trop prudents ou trop intègres, je ne sais. En tout cas, placer la polémique sur ce terrain n'a pas de sens et permet à l'opinion de ne pas s'en soucier, tant la charge est perçue actuellement comme absurde.
Mais lorsque l'intelligence s'en mêle, c'est autre chose. On a beau dire, sur ce plan Ségolène Royal et François Hollande demeurent incomparables
Le second a parfaitement ajusté sa cible en dénonçant le mensonge présidentiel. L'augmentation du traitement du président était notamment destinée à lui faciliter le paiement de ses dépenses personnelles. On a constaté ce qu'il en était avec le voyage aux frais de Bolloré ! Une telle contradiction n'est pas dérisoire car elle manifeste le peu de crédit qu'on doit attacher aux engagements présidentiels pour ce qui concerne l'utopie, cyniquement avancée lors de la campagne, d'une République irréprochable.

Ségolène Royal comprend le poids de l'apprence
La première, dont la tenue, dans tous les domaines, est difficilement critiquable, a justement mis en cause les atteintes graves portées à la fonction présidentielle par la vulgarité ostentatoire et les gracieusetés luxueuses offertes à Nicolas Sarkozy. En effet, ce sont la grandeur et la dignité de ce poste éminent qui sont altérées et ce n'est pas rien. Ségolène Royal est peut-être la seule dans le monde politique, toutes tendances confondues, à comprendre, parce qu'elle a, quoi qu'on en dise, rigueur et éducation, l'importance de l'allure, le poids de l'apparence. Il est évident qu'on n'a pas à craindre que Nicolas Sarkozy rembourse Bolloré mais, profondément, le mal est déjà fait. Un président de la République ne saurait oublier qu'il est comptable non seulement de ses actes et de sa politique mais de la manière dont il s'inscrit, lui, dans l'espace public ou même privé, quand ce dernier est volontairement révélé et galvaudé
Etonnant comme cette nécessaire exemplarité non seulement passe au second plan mais n'est même pas invoquée. Cette carence signe subtilement le déclin d'une démocratie. L'intelligence de François Hollande et de Ségolène Royal a pour contrepartie la bêtise de ceux qui viennent défendre le comportement du président. Ils l'accablent en croyant le soutenir. Je pense notamment aux pitoyables répliques de Balkany et de Santini. Aucun des deux n'a même suggéré qu'il puisse y avoir une difficulté au niveau de l'image présidentielle. Lorsque l'amitié, l'inconditionnalité et la pauvreté de l'analyse atteignent de telles proportions, c'est la démonstration éclatante de la faillite d'un système devenu plus monarchique que républicain. Après le roi soleil, un président m'as-tu vu ?      la suite ici
Frédéric Moreau
par Yvon GRAIC publié dans : Société
Mercredi 9 janvier 2008

Ségolène Royal dénonce la "provocation"
de Nicolas Sarkozy qui veut supprimer
"un vrai besoin humain"

"Les 35 heures correspondent à un vrai besoin humain", a estimé mercredi Ségolène Royal, dénonçant "la provocation et l'improvisation" dont a fait preuve Nicolas Sarkozy en reconnaissant vouloir mettre fin aux 35 heures lors de sa conférence de presse à l'Elysée.

"S'il n'y a plus de durée légale du travail, à ce moment-là comment va-t-on mesurer les heures supplémentaires?", s'est interrogée l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle sur LCI. Elle a dénoncé une mesure "inapplicable" et "un coup porté aux salariés", provoquant "une grande déception, une grande colère" dans le pays.

"Pourquoi brutaliser à la fois les salariés pour qui les 35 heures correspondent à un vrai besoin humain, celui de se reposer, de s'occuper de sa famille, et les entreprises qui ont eu beaucoup de mal à les mettre en place, qui aujourd'hui sont à peu près stables?", s'est interrogée la présidente de la région Poitou-Charentes.

"A force de vivre comme un milliardaire et de se déplacer dans les jets privés de ses amis", Nicolas Sarkozy "ne se rend plus compte de la situation actuelle de la France, de l'angoisse des Français, de leurs inquiétudes, de leurs désillusions aussi", a-t-elle jugé. "Je pense qu'il faut qu'il redescende sur terre." AP


    
par Yvon GRAIC publié dans : Société
Mercredi 9 janvier 2008

PARIS, 9 jan 2008 (AFP) - Ségolène Royal a fermement réclamé "le maintien des 35 heures" à l'hôpital public mais aussi le paiement des heures supplémentaires effectuées et non rémunérées, lors d'une visite à l'hôpital Necker à Paris.

Au lendemain du souhait du président Nicolas Sarkozy de mettre fin aux 35 heures, l'ex-candidate du PS à l'élection présidentielle a affirmé que "le maintien des 35 heures à l'hôpital est absolument indispensable".
Elle venait de discuter près d'une heure, en présence de la presse, avec l'équipe soignante du service d'hématologie, dotée d'une unité de soins intensifs et qui pratique des greffes de moëlle osseuse.
La dirigeante socialiste a fait valoir que les personnels hospitaliers exercent "des métiers difficiles où l'équilibre personnel compte beaucoup". Dans les 35 heures, "beaucoup (de soignants) ont vu une vraie respiration, la possibilité de concilier vie professionnelle et vie familiale".
"Les 35 heures nous ont permis de ne plus travailler sept jours d'affilée", elles nous ont donné "un souffle de vie", "pour être une bonne infirmière, il faut qu'on se ressource", ont témoigné plusieurs infirmières, en présence de la directrice de l'hôpital, Isabelle Lesage.
"On a déjà l'impression de travailler plus", a répondu l'une d'elles lorsque Mme Royal a demandé à l'assistance si elle était prête à travailler plus "pour gagner plus".
Toutes ont dit travailler en fait plus de 35 heures par semaine, car c'est "un métier où on ne compte pas son temps", tout en ayant renoncé à comptabiliser et demander le paiement du temps dépassant le contingent légal.
La présidente du Poitou-Charentes a invoqué "la justice élémentaire" de la rémunération du travail accompli, pour lancer : "Avant de mettre en cause les 35 heures, commençons par payer les heures supplémentaires qui ne sont pas payées".
Dans une allusion aux propos de M. Sarkozy la veille, Mme Royal en a conclu qu'"on peut pas, par des déclarations intempestives, perturber des personnels qui donnent déjà beaucoup plus que les 35 heures".
L'ancienne ministre du gouvernement Jospin a toutefois reconnu que "les 35 heures ont été faites beaucoup trop rapidement à l'hôpital", ce qui "a déstabilisé" le fonctionnement hospitalier.

"Les moyens supplémentaires doivent être donnés", a encore déclaré Ségolène Royal, pour qui "l'hôpital public doit avoir la réforme sérieuse et globale qu'il mérite"
.  


Ségolène Royal: Sarkozy "fait le contraire"
d'une "politique de civilisation"

PARIS, 9 jan 2008 (AFP) - L'ancienne candidate PS à l'Elysée Ségolène Royal a estimé mercredi que Nicolas Sarkozy "fait le contraire" de la "politique de civilisation" conceptualisée par le sociologue Edgar Morin.

La "politique de civilisation", c'est faire en sorte que la politique soit "toujours en situation de rectifier, de réparer les dégâts qui accompagnent les progrès quantitatifs", a expliqué Mme Royal sur LCI.
Or, a-t-elle poursuivi, Nicolas Sarkozy "fait le contraire. Il annonce la suppression des 35 heures comme ça, brutalement, c'est-à-dire en déstabilisant les petites et moyennes entreprises qui souvent se sont donné beaucoup de mal pour les mettre en place", a-t-elle dénoncé.
Mme Royal a une nouvelle fois critiqué "la provocation" et "l'improvisation" du chef de l'Etat sur les 35 heures, affirmant que "son entourage est déjà obligé de rectifier" ses propos.
Annoncer la fin des 35 heures, "c'est un coup porté aux salariés" et "je crois que c'est non seulement une grande déception, mais une grande colère qui est en train de couver dans le pays", a ajouté la présidente de la région Poitou-Charentes.
Elle a par ailleurs accusé le président de la République d'avoir "déstabilisé le service public" en annonçant la fin de la publicité sur les chaînes publiques, le soupçonnant d'avoir "derrière la tête tout simplement l'idée de privatiser France 2".

par Yvon GRAIC publié dans : Société
Samedi 12 janvier 2008
Par Dominique Méda, sociologue, auteur notamment de
« Faut-il brûler le modèle social français ? » avec Alain Lefebvre
Le 10 janvier va s’achever la négociation interprofessionnelle consacrée au fonctionnement du marché du travail. C’est le 19 juin dernier que les partenaires sociaux ont décidé de lancer une négociation sur les sujets qui avaient préalablement fait l’objet d’une « délibération sociale » et qui ont été regroupés en septembre autour de quatre thèmes : l’entrée dans l’emploi ; l’évolution dans l’emploi ; la sortie de l’emploi ; le retour à l’emploi. Patronat et syndicat se sont rencontrés chaque semaine pour traiter de ces questions et voir s’il était possible de signer un accord. La négociation avait pour point de départ les « états des lieux » établis au terme de la « délibération sociale » et un « document d’orientation » du Premier Ministre.

Si cette négociation revêt une importance toute particulière, c’est parce que cela fait longtemps que les partenaires sociaux n’avaient pas eu l’occasion de se saisir eux-mêmes d’un sujet aussi vaste et qu’il s’agit donc d’un véritable défi : ou bien ils parviennent à s’entendre et montrent qu’ils sont capables d’assurer une part de la régulation qui était jusqu’alors prise en charge par la loi (au grand dam des partenaires sociaux), et nous allons peut-être assister à un bouleversement des équilibres entre loi et contrat, ou bien, ils n’y parviennent pas et laissent le Gouvernement reprendre la main et imposer ses propres décisions. La partie est d’autant plus difficile à jouer pour les organisations syndicales qu’elles savent que les décisions qui seront prises par l’Etat risquent d’être relativement proches des souhaits du MEDEF, le Président de la République n’ayant pas caché, pendant la campagne, la nature des réformes qu’il souhaitait voir aboutir, notamment en matière d’assouplissement des règles régissant le contrat de travail. Elle l’est aussi en raison de la brièveté des délais impartis, du caractère incomplet de la négociation - plusieurs questions sensibles ayant été sorties du champ -, et de la manière dont le gouvernement et le Président de la République éperonnent les négociateurs en traitant eux-mêmes ou en indiquant comment seront traités des sujets lourds d'implication pour les thèmes qui appartiennent au champ de la négociation.

La deuxième raison qui explique l’importance de la négociation qui s’achève, c’est bien sûr son contenu : il s’agit en effet de mettre en place la politique de sécurisation des parcours professionnels dont on parle en France depuis quinze ans mais qui reste à l’état de vœu pieux. Il s’agit pour parler clairement de faire en sorte que les individus retrouvent la maîtrise de leur destin professionnel, et qu’ils disposent enfin des moyens et des accompagnements nécessaires pour s’orienter, changer d’emploi, maintenir leurs compétences, retrouver rapidement un emploi s’ils perdent le leur. Les objectifs des représentants des employeurs et des représentants des salariés sont assez clairs : les premiers réclament une réforme du marché du travail qui leur laisserait une plus grande liberté pour adapter leurs effectifs - plus de flexibilité -, les seconds veulent plus de sécurité pour les salariés. L’enjeu, c’est la mise en place de cette flexicurité dont chacun se réclame aujourd’hui, en mettant l’accent prioritairement sur l’un ou l’autre composant de ce mot valise. la suite ici
par Yvon GRAIC publié dans : Société
Mardi 15 janvier 2008
A deux mois des élections municipales, la droite lance la bataille des centres-villes. Et pour l'occasion, c'est Christine Boutin qui est montée à l'assaut. Quitte à bousculer au passage sa secrétaire d'Etat, Fadela Amara, en charge des banlieues. Lundi 14 janvier, la ministre du logement et de la ville a commencé par déclarer à La Croix qu'elle ne croyait pas "en un plan banlieue mais en une réponse beaucoup plus globale d'une nouvelle politique de la ville". Elle promettait aux élus de "vouloir les aider" à rénover leur cœur de cité. Et annonçait un "plan de rénovation des quartiers anciens les plus dégradés des villes moyennes ou grandes".

L'exemple est venu du haut. Annonçant son intention de s'engager dans la bataille des municipales, focalisant son attention sur Paris administrée par le socialiste Bertrand Delanoë, le président de la République a souhaité le 8 janvier placer sa réflexion sous le signe de l'urbanisme, de l'architecture, "de la sociabilité, de la convivialité, de la qualité de vie et de la place de l'homme dans la ville".

Cette attention portée aux centres-villes intervient alors que le scrutin municipal pose à l'UMP une équation délicate. La droite qui avait gagné de nombreuses villes moyennes en 2001 se doit de ne pas en perdre trop. Conserver Bordeaux Quant aux grandes villes, elles sont un terrain dangereux pour l'UMP : Ségolène Royal y a réalisé de bons scores à l'élection présidentielle et François Bayrou y a enregistré des percées, à l'instar de Bordeaux, la ville d'Alain Juppé. Cette dernière ville est à préserver. La reconquête de Lyon sur la gauche serait un trophée permettant de masquer des reculs ailleurs.

Du coup, les populations des centres-villes ont pris une importance stratégique. Pour Dominique Paillé, secrétaire général adjoint de l'UMP, il est clair que "le gouvernement doit aussi s'occuper des milliers de Français qui vivent dans les centres-villes". Tout en assurant : "Le plan banlieue est un engagement du gouvernement, et il sera tenu. Christine Boutin et Fadela Amara ont raison toutes les deux." Bruno Bourg-Broc, maire (UMP) de Châlons-en-Champagne (Marne) et président de la Fédération des maires de villes moyennes approuve les propos de Mme Boutin. "A trop concentrer son intervention sur les banlieues, on en viendrait à oublier qu'il existe de la misère urbaine dans les centres-villes, dit-il. Je suis totalement d'accord avec Christine Boutin. La pauvreté urbaine ne se résume pas à la banlieue. La ville, c'est l'addition de quartiers différents. Il faut que la mixité sociale soit une réalité partout." Directeur de recherches au Cevipof, le sociologue Jean Viard, analyse la querelle Boutin-Amara comme une répartition des rôles. "A une certaine époque, Nicolas Sarkozy a tout fait pour récupérer le vote de la deuxième génération du Maghreb. Aujourd'hui, il a un peu fait une croix dessus, parce qu'il s'est rendu compte que les quartiers étaient ancrés à gauche. Désormais la bataille se livre dans les villes préfectures ou dans les villes étudiantes." Selon cette analyse, Paris serait perdue pour la droite. D'où le projet du grand Paris, avancé par M. Sarkozy, qui viserait à diluer la capitale dans son environnement. Pour M. Viard, "les villes traditionnelles accumulent des bourgeois urbains et des étudiants, lesquels ont pris l'habitude de ne pas voter chez leurs parents, mais sur leur lieu d'études. Ils ont une culture urbaine, sont mobiles et votent plutôt à gauche." A l'inverse, "l'électorat de droite a deux composantes : d'une part les non-actifs, c'est-à-dire les retraités et les femmes au foyer, et d'autre part le petit patronat. Ces deux catégories fuient les cœurs de ville".

A gauche, Pierre Bourguignon, président (PS) de l'association des maires Ville et banlieue de France, dénonce "l'incohérence" du gouvernement : "C'est du baratin d'opposer les quartiers et les centres-villes". Pour Michel Destot, maire PS de Grenoble, "les quartiers prioritaires ne sont pas forcément dans les banlieues. Mais je crains que le discours de Christine Boutin ne dissimule une position réactionnaire, qui consiste, au nom de rééquilibrage, à ne plus s'occuper de banlieue."
Caroline Monnot et Xavier Ternisien


par Yvon GRAIC publié dans : Société
 

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"Plus les hommes seront éclairés plus ils seront libres." Voltaire


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