Désirs d'Avenir 76 Comité de Seine-Maritime
 
 
Avec Ségolène Royal nos Désirs d'Avenir continuent !
 
 

Ségolène Royal

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas"" Ségolène ROYAL Paris, le 6 mai 2007
 

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Le 6 mai et après 
avec Ségolène !

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble" 

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Dans votre commune, votre quartier , Créez votre comité !
 
     

 

"Combattre et proposer"

 

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« Chères amies, chers amis,

vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.

Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »

                                                                                Ségolène Royal


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Mardi 6 novembre 2007
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PARIS, 6 nov 2007 (AFP) - Le Bureau national (BN) du Parti socialiste a approuvé majoritairement mardi le nouveau traité institutionnel européen, a-t-on appris auprès de participants à la réunion.
Le vote a été le suivant: 36 oui, 20 non, 2 abstentions et 1 membre du BN n'a pas participé au vote, a indiqué Anne Hidalgo, maire-adjoint PS de Paris.
Le Premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande avait estimé, peu avant cette réunion, qu'il ne doutait pas que le Bureau national, qui se réunissait en fin d'après-midi, serait "majoritairement pour le oui" au nouveau traité institutionnel européen.
"Je ne doute pas que la réponse sera majoritairement pour le oui. Ce traité est ce qu'il est. Soit on le prend et l'Europe peut avancer, soit on le refuse et l'Europe reste dans l'impasse", avait déclaré devant la presse M. Hollande.
par Yvon GRAIC publié dans : Europe
Mercredi 7 novembre 2007
DDA A la une [07/11/07]


"Le monde bouge et l'Europe a besoin de la France"

 
 
Chers amis,

Le PS vient de dire oui à une nouvelle étape pour l'Europe et je pense, comme je l'ai dit récemment que nous devons avancer aux côtés de la gauche européenne pour peser sur les prochaines étapes et contruire l'europe sociale par la preuve.

On sait aujourd'hui que le référendum que j'aurais organisé si j'avais été élue n'aura pas lieu car Nicolas Sarkozy n'a pas la même conception de la démocratie que moi. Cette absence de référendum ne doit pas nous empêcher de prendre position pour avancer.

J'entends dire certains que j'ai changé d'avis sur le référendum. Ce n'est pas exact. Je tiens compte de la situation pour avancer sur des convictions qui n'ont pas changé sans me réfugier derrière une question de procédure (importante) pour ne rien oser dire.

Le monde bouge et l'Europe a besoin de la France. Pas n'importe quelle Europe bien sûr. C'est pourquoi les socialistes doivent peser. Donc être au rendez-vous.

Dans l'actualité, la reprise du journal Les Echos par LVMH est plus qu'inquiétante. Je mettrai demain une réaction sur le site désirsdavenir.

Lundi matin je prends la parole sur France Inter.

Enfin j'ai mis sur le site la troisième et dernière lettre d'Amérique latine, l'étape du Chili.

A bientôt,
Signature Ségolène Royal
 
par Yvon GRAIC publié dans : Europe
Vendredi 9 novembre 2007

Traité européen :
au moins quatre positions coexistent au PS

LEMONDE.FR | 09.11.07


La majorité du bureau national du Parti socialiste s'est prononcée, mardi 6 novembre, en faveur du traité de Lisbonne, une position défendue notamment par le premier secrétaire François Hollande, les partisans de Ségolène Royal et ceux de Dominique Strauss-Kahn. Vincent Peillon et d'autres élus qui avaient prôné le "non", lors du référendum sur la Constitution européenne de 2005, se sont ralliés à cette position, dans une tribune publiée par Libération.

Si le PS a remis à plus tard sa décision sur la position à adopter lors de la ratification par voie parlementaire, choisie par le chef de l'Etat plutôt qu'un référendum, un grand nombre de partisans du "oui" acceptent plus ou moins explicitement de voter en faveur du texte au congrès.
M. Peillon et ses cosignataires préfèreraient un référendum, mais écrivent que"s'abstenir ou refuser de participer au vote sur la ratification du traité de Lisbonne, ce serait faire le choix de pérenniser en notre sein la pratique des compromis inaudibles".
Le président du groupe PS à l'Assemblée Jean-Marc Ayrault penche aussi pour un référendum, mais défend surtout le oui, tandis que Ségolène Royal a estimé que la procédure la plus rapide était préférable, sans référendum donc.
François Hollande a pris"acte" du choix du président de ratifier ce texte par voie parlementaire plutôt que par référendum, et n'a pas défendu cette seconde option lors de sa rencontre avec M. Sarkozy. Il compte "personnellement" voter ce texte.
Le maire de Paris Bertrand Delanoë défend la ratification du texte "sans états d'âme", tout comme Elisabeth Guigou : l'argument de l'ancienne ministre de la justice et de l'ancien ministre aux affaires européennes Pierre Moscovici, partisan d'un "oui critique", est que ce texte, n'ayant pas valeur de Constitution, ne nécessite pas un référendum.

par Yvon GRAIC publié dans : Europe
Jeudi 13 décembre 2007
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Ce qui a disparu
Après le rejet, par la France et les Pays-Bas, du projet de Constitution europénne, un mini-traité "réformateur" - ou "traité modificatif" dans son appellation française - a été élaboré. Il amende, au lieu de les remplacer, les traités existants : celui sur l'Union européenne et celui de Rome, qui sera rebaptisé "traité sur le fonctionnement de l'Union". En voici les grandes lignes.

Ce qui a disparu par rapport au texte de la Constitution:

  • Le terme de Constitution.
  • La référence aux symboles, même si ceux-ci continuent d'exister : le drapeau aux douze étoiles, l'hymne (l'Ode à la joie), la devise ("L'Union dans la diversité"), et la mention "La monnaie de l'Union est l'euro".
  • La partie III du traité constitutionnel fixant les politiques et le fonctionnement de l'Union. Ses articles, portant sur le marché intérieur, la concurrence, l'agriculture, l'Union monétaire, la coopération judiciaire et policière, etc., retrouvent leur place dans les traités existants, que la Constitution devait remplacer.
par Yvon GRAIC publié dans : Europe
Mercredi 9 janvier 2008

TRAITE DE LISBONNE , CONGRES DE VERSAILLES

IRA IRA PAS ?

Un-e député-e socialiste doit-il ou pas se rendre à Versailles pour réviser la Constitution avant de ratifier le Traité de Lisbonne ? Faut-il refuser ou boycotter cette révision parce que ce traité ne sera pas soumis à référendum ?

Ce n'est pas à mes yeux de député européen la question essentielle. Celle-ci est plus simple : faut-il défendre et approuver ce traité, signé par 27 chefs d'Etat et de gouvernements, dont plusieurs socialistes ?

Il est vrai que la demande de référendum figurait dans le projet socialiste et le pacte
présidentiel de S. Royal. Déjà cette dernière a dit qu'elle y renonçait, sa proposition n'ayant pas été retenu par les Français.

Nos camarades socialistes portugais ont été confrontés à la même situation. En 2005 ils ont annoncé un référendum sur la constitution européenne pour le Traité de Rome. Hier la commission politique PS portugais, à une large majorité, après avoir entendu la Premier Ministre et le Secrétaire Général du Parti, a décidé de soumettre le nouveau Traité de Lisbonne à ratification parlementaire. Leur décision est assortie du commentaire suivant : "Le PS avait un engagement de référendum par rapport au traité constitutionnel. Maintenant, il s'agit du Traité de Lisbonne, qui n'existait pas à l'époque. Les circonstances ont complètement changé. C'est un traité différent" (Déclaration du Premier Ministre socialiste José Socrates). Je suppose que les socialistes portugais sont autant socialistes que les socialistes français !

Mais il y a plus important encore : ceux qui exigent à grands cris l'organisation d'un
référendum oublient souvent de dire la position qu'ils défendraient devant les électeurs dans cette hypothèse. Quand on est parlementaire, c'est un devoir. Nul ne peut ignorer le traité car chacun a eu le temps de l'étudier. J'ai déjà été effaré d'entendre quelques collègues me dire : il faut demander un référendum puisqu'on est sûr qu'il n'y en aura pas!! C'est le degré zéro de la politique en matière européenne.

Et puis, s'il faut respecter la position du Parti socialiste, il faut le faire jusqu'au bout : son

Bureau national, dans sa réunion du 6 novembre 2007, par un vote sur appel nominal, a décidé de ratifier le Traité de Lisbonne. Demander un référendum c'est donc pour appeler à voter oui dans le scrutin lui-même. On ne peut pas suivre les décisions du PS quand ça arrange et les oublier quand ça déplait. Ou alors il faut aussi organiser un référendum interne comme le 1er décembre 2004. Personne ne le demande, ce qui impose de respecter également ce vote militant. Le peuple français ne l'a pas suivi le 29 mai 2005, c'est vrai. Faut-il pour autant changer notre position ?

 

Ce n'est pas parce que Nicolas Sarkozy a été élu qu'il faut renoncer à nos propres
propositions. Notre travail consiste à les rendre demain majoritaires. C'est la même chose pour un scrutin référendaire.

Et il y a plus grave. Imaginons un référendum : il n'y aurait rien à redire en matière
démocratique. Mais imaginons une deuxième non français. Il n'y aura pas de troisième traité.

Il n'y a pas eu de plan B, il n'y aura pas de plan C et on pourra en vain épuiser toutes les lettres de l'alphabet. Surtout la France aura tué son enfant : l'Europe, celle qu'elle a initiée par la déclaration Schuman du 9 mai 1950. Ou alors l'Europe continuera...sans nous. Car un nouveau non français ne pourra pas être un veto pour les autres.

Le Parti socialiste français aurait là une responsabilité, non pas devant ses électeurs, mais devant l'Histoire. Il signera probablement sa fin. Le 14 novembre 1973, devant des textes anti-européens, François Mitterrand avait démissionné de sa fonction de Premier secrétaire. Le 15 novembre le Bureau exécutif reprenait sa démission. Le 16 décembre à Bagnolet, lors du Congrès consacré à l'Europe, il était confirmé et l'engagement européen du PS avec lui. Imaginons ce qui serait arrivé si deux ans après le Congrès d'Epinay, il n'avait pas été suivi ?

Bernard Poignant
Député européen
Président de la Délégation socialiste français

par Yvon GRAIC publié dans : Europe
Lundi 21 janvier 2008

La relance du dossier de la pêche par Nicolas Sarkozy critiquée

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a ouvert un dossier très sensible et suscité des critiques en proposant de mettre à profit la présidence française de l'Union à partir de juillet pour sortir des quotas de pêche instaurés par les 27 et renouvelés en décembre dernier, ou pour les assouplir.

En visite à Boulogne-sur-Mer samedi, dans un discours devant 300 pêcheurs, Nicolas Sarkozy a déclaré : "La France va présider l'Union Européenne du 1er juillet au 31 décembre, c'est une opportunité pour sortir de l'affaire des quotas". Il a parlé ensuite d'"apporter une réponse beaucoup plus souple".

A la Commission européenne, on affirme que jamais la politique des quotas n'avait été remise en cause au niveau politique. Jacques Barrot, seul commissaire européen français, a exprimé sur Europe 1 de fortes réserves.

Expliquant n'avoir pas connaissances des propos exacts du chef de l'Etat français, Mireille Thom, porte-parole du commissaire européen à la Pêche, Joe Borg, a déclaré que la Commission accueillait "favorablement toute contribution au débat ouvert avec les parties prenantes depuis la réforme de la Politique commune de la pêche en 2002 afin d'améliorer la gestion des pêcheries européennes".

En France, le PS a dénoncé ce qu'il estime être une "fuite en avant électoraliste dans la perspective des municipales".

La politique des totaux admissibles de captures (TAC) de poissons et leur répartition en quotas par Etat membre chaque année est vieille de plus de vingt ans et s'accentue avec les constats alarmistes des scientifiques.

L'UE a introduit récemment un outil qui s'ajoute aux quotas, la gestion de "l'effort de pêche", qui limite le nombre de jours passés en mer par les pêcheurs. Une demande des pêcheurs opérant entre Danemark et Norvège, qui souhaitaient que cette modalité d'action remplace totalement les quotas, a été repoussée....

ACCORD EN DECEMBRE

Les 24.000 marins-pêcheurs français, qui condamnent les quotas, sont mis en grande difficulté par la hausse des prix du carburant. Paris a présenté la semaine dernière un plan d'aide doté de 310 millions d'euros, soumis au feu vert de Bruxelles.

Le 19 décembre, la France avait signé l'accord pour 2008 sur ce sujet avec ses 26 partenaires européens de la pêche.

Le ministre de la Pêche Michel Barnier s'était alors félicité de cet accord, soulignant que le cabillaud voyait son quota de pêche baisser de 9% par rapport à 2007 (18% dans la majeure partie des zones) alors que la Commission européenne avait proposé 25% et les scientifiques davantage encore.

Michel Barnier s'était montré particulièrement ferme. "Je serai totalement intransigeant, la justice le sera plus que moi encore, sur ceux qui ne respectent pas la règle", avait-il dit.

Sur Europe 1 dimanche, le commissaire européen aux Transports Jacques Barrot a souligné que la France ne pouvait agir unilatéralement.

"Les quotas de pêche, c'est pas fait pour ennuyer les pêcheurs, c'est pour la survie des espèces et pour la survie de la pêche. On peut toujours parfaire les règles, mais il faudra toujours gérer correctement les réserves de pêche, sinon ce sont les pêcheurs de demain et d'après-demain qui se trouveront dans une situation impossible", a-t-il dit.

"Il faut quand même bien comprendre que ça ne peut pas être une décision unilatérale. (...) Le rôle de la présidence (de l'UE-NDLR) est de dégager des accords", a-t-il ajouté.

"Nicolas Sarkozy pêche par démagogie et Barnier utilise le mensonge comme appât", estime dimanche dans un communiqué le secrétaire national du PS à la Riposte, Razzy Hammadi.

A la Mutualité, François Hollande a ironisé sur Nicolas Sarkozy : "voyez comme ses convictions religieuses sont grandes, il croit à la multiplication des poissons et des pains".

Le député PS du Pas-de-Calais Jack Lang, à qui on prête l'intention d'entrer au gouvernement, s'est désolidarisé du PS en approuvant l'idée du président. "Il n'y a là rien de démagogique, il y a là la volonté sérieuse d'établir une planification pluriannuelle selon des critères objectifs", dit-il dans un communiqué.

Vendredi 8 février 2008

Pour l'Europe, ce sera "oui", très probablement. Oui... finalement "oui".

 

Après la révision de la Constitution, demain : Versailles. Sénateurs et députés devraient adopter, cette semaine à venir, le traité simplifié de Lisbonne, tout simplement et sans grand suspense, c'est-à-dire sans référendum. Sans se compliquer la vie avec un suffrage universel dont on ne maîtrise pas toujours les emballements, les coups de colère, les coups de folie...

 

Mais qu'en pensent les Français ? Ceux qui ont voté "non" en 2005, notamment ? Se sentent-ils floués, trahis ? Vivent-ils un déni de démocratie ?

 

59 % des Français continuent à réclamer un référendum, selon un sondage CSA pour L'Humanité dimanche, et il faudrait un miracle pour qu'ils l'obtiennent, ou plus exactement que ces jours prochains, à Versailles, la révision de la Constitution soit refusée par plus des 2/5e des parlementaires.

 

Mais peut-être a-t-elle changé, au fond, cette France du "non". Ou fataliste, s'est-elle résignée, s'est-elle fait un raison ? Les raisons, justement, qui ont conduit 55 % de Français à voter "non" à l'Europe en 2005 sont-elles toujours d'actualité ?undefined  
La vidéo   France 5


Et nos élus ps Seinomarins qu'ont-ils  fait ?

Congrès du  Parlement  Scrutin public à la tribune sur
le projet de loi constitutionnelle modifiant le titre XV de la Constitution.

Contre

 Christophe Bouillon, , Laurent Fabius, Mme Valérie Fourneyron, Mme Sandrine Hurel,
  Alain Le Vern,  Marc Massion

Abstention :

M. Pierre Bourguignon,

Scrutin public sur
l'article unique du projet de loi autorisant  la ratification du traité de Lisbonne

Pour:  M. Pierre Bourguignon,

Abstention : Mme Valérie Fourneyron,

par Yvon GRAIC publié dans : Europe
Jeudi 24 avril 2008
Mercredi 28 mai 2008

Les nouveaux entrants de l'UE vont pouvoir travailler en France

NOUVELOBS.COM | 28.05.2008 |

Au 1er juillet, seront désormais autorisés à travailler librement sur le sol français les ressortissants de Pologne, République tchèque, Slovaquie, Hongrie, Estonie, Lettonie, Lituanie et Slovénie.

Le désormais célèbre plombier polonais de la campagne de communication de l'office du tourisme polonais de Paris (AP)

Le désormais célèbre plombier polonais de la campagne de communication de l'office du tourisme polonais de Paris (AP)

Nicolas Sarkozy, en visite en Pologne, a annoncé, mercredi 28 mai, l'ouverture avancée au 1er juillet 2008 de son marché du travail à huit pays post-communistes entrés dans l'UE en 2004. "Je vous confirme que toutes les barrières seront levées à compter du 1er juillet c'est-à dire avec un an d'avance", a dit le président français dans une conférence de presse conjointe avec son homologue polonais Lech Kaczynski.
"Je crois à l'Europe, j'essaie de le démontrer ici en Pologne", a-t-il ajouté.
La mesure concerne la Pologne et les sept autres pays post-communistes entrés dans l'UE en 2004 (République tchèque, Slovaquie, Hongrie, Estonie, Lettonie, Lituanie et Slovénie).

Régime dérogatoire

Les travailleurs roumains et bulgares, dont les pays sont membres de l'UE depuis le 1er janvier 2007 seulement, resteront soumis à un régime dérogatoire.
Lors de l'élargissement de l'UE à l'est en 2004, la France avait choisi de fermer son marché du travail aux nouveaux citoyens de l'UE contrairement à la Grande-Bretagne, la Suède ou l'Irlande.
En France, des mouvements populistes (ndlr et d'autres moins)  avaient agité la menace des "plombiers polonais" à bas coûts pour persuader les Français de voter non au référendum sur la Constitution européenne en 2005.
par Yvon GRAIC publié dans : Europe
Samedi 7 juin 2008

Edito

L'Union européenne retient son souffle à quelques jours du référendum irlandais sur le traité de Lisbonne. Si l'Irlande dit oui, la laborieuse réforme des institutions européennes, lancée en décembre 2001 au sommet de Laeken, interrompue en mai-juin 2005 par le rejet franco-néerlandais du projet de Constitution, remise en chantier ensuite par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy sous la forme d'un traité "simplifié", parviendra enfin, selon toute vraisemblance, à son terme. On imagine mal, en effet, que les Parlements des autres Etats membres, dont quinze ont déjà ratifié le texte, mettent en échec le nouveau traité.

En revanche, si l'Irlande dit non, tout l'édifice s'effondrera. Des années de négociations, dans lesquelles l'Europe a investi beaucoup de temps et d'énergie, seront réduites à néant. Le coup sera rude, comme l'a été il y a trois ans le double non de la France et des Pays-Bas. La crise, dont l'Europe avait cru se sortir, sera de retour. Les progrès attendus du nouveau traité, qui devait, selon ses promoteurs, renforcer le rôle de l'Union européenne dans le monde, seront à remiser au rayon des illusions perdues. Ceux qui ne veulent pas de cette Europe-là s'en réjouiront, ceux qui jugent positifs les changements promis s'en désoleront.

Ce ne serait pas la première fois que l'Irlande choisirait de faire cavalier seul. En juin 2001, les Irlandais avaient rejeté, à 54 %, le traité de Nice. En octobre 2002, consultés une seconde fois, ils l'approuvaient par 62,89 % des voix. Entre-temps, les Européens, dans une déclaration solennelle, les avaient assurés que leur neutralité serait garantie. Grâce à une forte participation, le oui l'emportait au second essai. De cette adoption ou non du traité dépendait l'élargissement de l'Union aux anciens pays communistes.

Un tel scénario peut-il se répéter ? C'est l'une des hypothèses envisagées au cas où les Irlandais voteraient non le 12 juin. A supposer qu'ils disent oui dans un second temps, moyennant de nouvelles garanties, le calendrier des réformes serait retardé, mais non abandonné. Mais il n'est pas sûr que les Européens puissent demander deux fois de suite aux Irlandais de se dédire. En attendant, si le seul pays appelé à se prononcer par référendum sur le traité de Lisbonne le rejette, c'est mauvais signe pour l'Europe.

par Yvon GRAIC publié dans : Europe
Samedi 14 juin 2008

Coulisses de Bruxelles, UE

Jean Quatremer


Swisstxt20080613_9211937_1_2 Depuis que les résultats sont officiels, les communiqués triomphants des tenants du « non » français de 2005 pleuvent comme à Gravelotte. Autant il est logique que les souverainistes de droite se réjouissent d’un « non » qui plonge ses racines dans les mêmes sources idéologiques qu’eux (nation, famille, religion, libéralisme économique), autant on a quelques difficultés à comprendre l’enthousiasme du « non » de gauche qui se veut pro-européen. Sinon, au nom du principe que les ennemis de mes ennemis sont mes amis, ce qui est un rien primitif, on l’avouera.

Car le non irlandais est motivé par une série de raisons qui devraient faire réfléchir la gauche du « non » française. Laissons de côté le bon tiers qui a refusé un traité qu’il ne comprenait pas. Intéressons-nous plutôt aux autres arguments de campagne, ceux qui ont sans doute emporté la décision (en attendant des études plus approfondies). L’organisation Libertas, fondée par un milliardaire irlandais, s’est ainsi opposée à toute harmonisation fiscale et sociale au nom de la sauvegarde du modèle local, faisant valoir que l’Union c’était le dirigisme économique. Le Sinn Fein, parti de gauche minoritaire, expliquait, lui, que la neutralité irlandaise était menacée et s’opposait donc à la mise en place d’une Europe de la défense. Des groupes religieux ont fait valoir que l’interdiction de l’avortement et du mariage gay ou encore les limites au divorce étaient menacées par le libéralisme sociétal de Bruxelles. Enfin, la presse Murdoch, dont l’atlantisme et l’europhobie ne sont un secret pour personne, a soutenu tout ce beau monde.

Sans même réfuter ces arguments sur le fond, on peut simplement constater qu’ils sont à l’exact opposé des valeurs défendues par le « non » de gauche : le « non » irlandais est un « non » libéral, réactionnaire et/ou isolationniste. Les mines réjouis des anciens tenants du "non" sont donc pour le moins hors de propos. Ceux qui appellent de leurs vœux une Europe des peuples devraient expliquer comment y parvenir dans de telles conditions ? L’Europe a pu se bâtir jusqu’à présent grâce à l’art du compromis des autorités publiques des États membres. Ce qui plaira en France déplaira forcément en Irlande et réciproquement. Faire l’Europe seul, c’est facile. La difficulté commence dès lors qu’on est deux : dans un compromis, forcément complexe lorsqu'il s'agit de ménager les intérêts contradictoires de 27 pays souverains, personne ne s’y retrouve totalement. C'est peut-être ce qui explique les trois "non" que vient d'essuyer la Constitution et le traité de Lisbonne. Quoiqu'il en soit, se réjouir du « non » irlandais en espérant que de l’obscurantisme surgira la lumière, c’est prendre des vessies pour des lanternes. Certains ont tort de croire que les moyens n’influenceront pas la fin. L’histoire prouve exactement le contraire.


PARIS, 13 juin 2008 (AFP) - Ségolène Royal (PS) "prend acte", dans un communiqué publié vendredi, du rejet par l'Irlande du traité européen de Lisbonne "qui traduit une inquiétude des peuples et un déficit démocratique dont il faut tirer les leçons".

"Ségolène Royal prend acte du vote irlandais qui traduit une inquiétude des peuples et un déficit démocratique dont il faut tirer les leçons", affirme le communiqué.

Selon l'ex-candidate socialiste à l'Elysée, "l'Europe doit pourtant continuer car face aux désordres du monde, nous avons besoin d'une Europe forte qui protège".

La présidente de la région Poitou-Charentes demande que la France, qui préside l'Union européenne à compter du 1er Juillet, prenne "une initiative pour mettre en place un gouvernement économique capable de réguler les excès

du capitalisme financier et de lancer de grands projets dans les domaines del'éducation, de l'environnement et de la recherche".

par Yvon GRAIC publié dans : Europe
Samedi 14 juin 2008

Le Point.fr

NON IRLANDAIS : Royal

Après le non irlandais au traité de Lisbonne, la socialiste Ségolène Royal a estimé que le chef de l'état Nicolas Sarkozy a perdu sa crédibilité.


Nicolas Sarkozy a perdu "beaucoup de crédibilité" sur la scène européenne avec le "non" irlandais au traité de Lisbonne, a déclaré Ségolène Royal. Le vote de l'Irlande "est bien sûr une déception mais maintenant il faut en tirer les leçons. Le traité simplifié n'est pas si simple que ça et Nicolas Sarkozy a perdu beaucoup de crédibilité sur la scène européenne", a dit l'ancienne candidate à l'Elysée à son arrivée à la Convention nationale du Parti socialiste, à Paris. "C'est lui qui a eu l'idée de ce traité", a-t-elle ajouté. "La perspective de la présidence (française de l'Union) n'a pas fait rêver les peuples d'Europe".

L'Irlande était le seul pays de l'Union ayant choisi la voie référendaire pour ratifier le traité de Lisbonne, adopté en remplacement de la Constitution européenne après les "non" français et néerlandais en 2005. Le camp du non a remporté plus de 53% des suffrages au scrutin de jeudi.

"Il faut continuer à essayer d'entraîner (l'Europe) mais je doute que Nicolas Sarkozy soit à la hauteur", a poursuivi la présidente de la région Poitou-Charentes, déplorant notamment que le président français ne se soit pas opposé à la décision, la semaine dernière, d'allonger la durée maximale du temps de travail dans l'Union. "Je crois que ce 'non' à l'Europe doit servir de sursaut. Il faut en faire quelque chose de positif, c'est-à-dire exiger de l'Union européenne qu'elle aille beaucoup plus vite et beaucoup plus fort pour défendre les droits des salariés", préparer l'après-pétrole et lancer les grandes infrastructures, a-t-elle insisté.

Lire aussi :
INTERVIEW - "Le non irlandais change les objectifs de la présidence française de l'UE"
par Yvon GRAIC publié dans : Europe
 

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