Désirs d'Avenir 76 Comité de Seine-Maritime
 
 
Avec Ségolène Royal nos Désirs d'Avenir continuent !
 
 

Ségolène Royal

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas"" Ségolène ROYAL Paris, le 6 mai 2007
 

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Le 6 mai et après 
avec Ségolène !

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble" 

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Dans votre commune, votre quartier , Créez votre comité !
 
     

 

"Combattre et proposer"

 

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« Chères amies, chers amis,

vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.

Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »

                                                                                Ségolène Royal


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Dimanche 8 juillet 2007
Ségolène Royal publiera à la rentrée
"l'autocritique" de sa campagne présidentielle
 

PARIS, 8 juil 2007 (AFP) - Ségolène Royal publiera à la rentrée "l'autocritique" de sa campagne présidentielle et pense toujours pouvoir un jour accéder à la présidence de la République, a-t-elle déclaré dans une interview diffusée dimanche par TF1.
"Je la ferai à la rentrée (cette autocritique). Je l'écris actuellement, je la publierai dans toutes ses dimensions, dans toutes ces facettes", a déclaré l'ex-candidate socialiste à l'Elysée dans l'émission "Sept à huit".
Elle a affirmé n'avoir pas voulu se livrer immédiatement à une analyse de sa défaite en raison des "attaques" qu'elle estime avoir subies, notamment de son propre camp, après l'élection. "Je n'ai pas entendu d'autres candidats battus subir ce type d'attaques très condescendantes. Donc comme ils ont fait déjà cette critique, si en plus moi je faisais une autocritique..."
Elle a toutefois reconnu "une improvisation dans l'organisation" de sa campagne, tout en estimant une fois de plus que les attaques venues de son propre camp avaient constitué "le principal point de faiblesse".
Elle a assuré qu'au soir du premier tour, distancée de près de 6 points par Nicolas Sarkozy (31,18% contre 25,87%) elle espérait quand même une victoire. "Je pensais que je devais, que je pouvais gagner. Mais c'est vrai que l'écart était rude", a-t-elle dit, relevant notamment pour expliquer son retard "la façon dont Nicolas Sarkozy avait réussi à capter les voix d'extrême droite dès le premier tour".
Interrogée pour savoir si elle pensait pouvoir un jour être élue à la présidence en dépit de cet échec, elle a répondu: "Présidente: ça n'est pas impossible. Ca reste une possibilité, je le sens intimement. Je le pense. Ca veut dire que cette fois il faudra que je me prépare bien plus tôt". "Ce qui est extraordinaire c'est que les gens ne me reprochent rien, ils me disent merci", a-t-elle assuré.
Tout en reconnaissant sa "très lourde déception" au soir de la défaite, elle assure avoir "immédiatement pensé aux millions de gens qui se mettent à pleurer" et réaffirme qu'il est de sa "responsabilité de continuer".
Elle ajoute ne pas avoir eu elle-même "les larmes aux yeux". "Moi je devais rester solide, comme une mère de famille qui tient ses enfants debout, qui doit rassurer, qui doit rester le phare, la solidité".
Interrogée sur sa rupture avec François Hollande, récemment annoncée, et le fait de savoir si l'engagement dans la vie politique contribuait à l'éloignement au sein d'un couple, elle a estimé que "pas forcément, elle peut aussi rapprocher".
"En même temps il y a des circonstances privées qui font qu'à un moment les choses ne sont plus tenables. Quand on aime et qu'on est trahi, je crois qu'il faut reprendre sa vie en main et dire à un moment c'est plus comme ça que je vois les choses, c'est plus supportable", a-t-elle dit.

par Yvon GRAIC publié dans : Communiqué
Dimanche 8 juillet 2007
Qui a écrit à propos du sauvetage de la sécurité sociale :

"Un financement équitable et pérenne devrait venir compléter ce dispositif, avec, par exemple, l'établissement d'une cotisation sur la valeur ajoutée, à taux faible, se substituant aux actuelles cotisations sociales patronales. Une telle réforme viserait à alléger le poids des charges sur le travail, mais aussi à renforcer l'assise financière de la Sécurité sociale."

Réponse : Laurent  FABIUS

lemondefr_pet-2.gif   "Réconcilier les deux France"  par Laurent Fabius

Article paru dans l'édition du 12.03.04
Lundi 9 juillet 2007

de << garder leurs nerfs >> et de<< réfléchir à une rénovation en profondeur du PS, aujourd'hui indispensable >>.

LE FIGARO. - Que pensez-vous de la politique d'ouverture à gauche pratiquée par Nicolas Sarkozy ?

Gérard COLLOMB. - Je trouve que c'est bien joué. Le fait de bousculer les lignes conforte Nicolas Sarkozy sur le plan national. C'est ce que Jacques Chirac n'a pas compris en 2002. Réélu à une très large majorité, grâce aux voix de la gauche, pour faire barrage au Front national, il aurait dû pratiquer l'ouverture à des personnalités de gauche, au lieu de rester figé sur son propre camp.

Le chef de l'État a annoncé hier dans Le Journal du dimanche que Dominique Strauss-Kahn serait le candidat de la France à la direction du FMI. Cela vous choque-t-il ?

Cela ne me choque pas qu'un gouvernement de droite nomme ou présente une personnalité de gauche à un poste important s'il pense que c'est le meilleur. Cela a déjà été le cas pour Pascal Lamy, qui a été nommé en 2005 directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Pourquoi pas DSK au FMI ? Je considère qu'à l'étranger la France doit toujours présenter un visage uni et que les dirigeants des grandes institutions internationales sont là pour représenter les intérêts de la France. Je distingue ce cas de figure de celui où une personnalité de gauche entre au gouvernement. Là, c'est différent. Les ministres de gauche du gouvernement Fillon ont clairement fait le choix de quitter l'opposition pour passer dans la majorité. Cela a une signification politique lourde.

Que pensez-vous de Nicolas Sarkozy personnellement ?

C'est quelqu'un d'assez sympathique, qui a une chaleur humaine, et qui a su se débarrasser de l'idéologie dans sa façon d'agir. D'individu à individu, j'entretiens de plutôt bonnes relations avec lui. Mais c'est un politique déterminé, qui sait ce qu'il veut, et de ce point de vue-là, il est redoutable.

Le Parti socialiste est-il en voie d'implosion, du fait de cette politique d'ouverture menée par le chef de l'État ?

Il y a un vent d'affolement du côté des états-majors socialistes parisiens. Chacun ferait bien de garder ses nerfs, et de retrouver le sens de la fraternité entre gens qui sont proches. Au lieu de s'apostropher, les dirigeants PS devraient commencer à réfléchir en commun à ce qui pourrait être une rénovation en profondeur du PS, car c'est aujourd'hui indispensable.
Mais dans ses profondeurs, il n'y a pas de risque que le PS implose. Au niveau local, les socialistes ont un réflexe de survie, de regroupement et de solidarité. On a vu surgir aux dernières élections un nouveau fait urbain. Aux prochaines municipales, nous pouvons gagner plusieurs grandes villes. La majorité redoute d'ailleurs cette sorte d'effet rebond qui peut se produire.

Ségolène Royal, que vous avez soutenue, semble soudain très seule...

Tout le monde a connu des moments de solitude, de défaite. François Mitterrand dans les années 1970, Nicolas Sarkozy après les élections européennes de 1999. Ces moments-là sont naturels et obligatoires. C'est de leur capacité à franchir ces traversées du désert que naissent les hommes d'État, y compris Nicolas Sarkozy, qui a su profiter de cette période où il était au sol, abattu, pour travailler, s'étoffer. Si j'ai un conseil à donner à Ségolène Royal, c'est de préparer elle aussi son projet pour la France, au lieu de s'enfermer dans des jeux tacticiens. Elle a un charisme fort, il faut qu'elle se transforme et se transcende, comme l'a fait aussi François Mitterrand. Et je crois qu'elle le peut.
Lundi 9 juillet 2007
En finir avec le prétexte du patron de la boîte de nuit
Les quartiers populaires doivent investir massivement le Parti socialiste,
 qui pourra enfin «intégrer» les jeunes issus de la diversité.
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QUOTIDIEN : lundi 9 juillet 2007
Par Abbou Brahimprésident du réseau national Stop la violence, président de Montpellier contre la violence et El Guerrab M’jid, ancien collaborateur de l’équipe de campagne de Ségolène Royal.
Nous faisons partie de ces «jeunes issus de la diversité», comme l’on dit; même si c’est une expression qui nous déplaît, nous nous y retrouvons toutefois car elle a le mérite d’être la moins réductrice. Nous n’étions pas membres du Parti socialiste, et pourtant nous avons fait la campagne présidentielle de Ségolène Royal. Nous venons de prendre nos cartes d’adhérents et nous souhaitons expliquer le cheminement «stratégique» et intellectuel qui nous pousse à prendre cet engagement lourd de sens.
Nous avons eu la chance de sillonner les routes de France aux côtés de Ségolène Royal, ce fut une expérience qui nous marquera certainement à vie. Depuis le 6 mai, nous avons rencontré beaucoup de jeunes ayant voté pour le PS, mais pour un grand nombre d’entre eux, ce fut un acte par défaut. Le manque de visibilité des jeunes de quartiers populaires dans la représentation médiatique du Parti socialiste est un reproche récurrent. Souvent nos interlocuteurs nous opposent la désignation de Rachida Dati, à l’un des postes ministériels régaliens, lorsque nous évoquons - sans grande conviction, c’est vrai - les efforts effectués par le PS ces dernières années pour donner un visage un peu plus métissé à la vie politique. Les nominations de Rama Yade et de Fadela Amara en tant que secrétaires d’Etat viennent encore renforcer notre déception vis-à-vis du PS.

Face à cette montagne d’amertume, le rejet de Sarkozy et l’intérêt pour Royal apparaissent comme les seules raisons qui expliquent que la rupture n’est pas encore totalement consommée entre le PS et les jeunes issus de la diversité. Nicolas Sarkozy a cependant démontré, avec une certaine audace, qu’en politique le «prétexte du patron de boîte» ne tenait plus ! En effet, certains tenanciers de discothèque expliquent, la main sur le cœur, qu’ils pratiquent la discrimination raciale à cause de leurs clients qui ne sauraient accepter «trop d’Arabes ou de Noirs, car sinon, nos clients habituels ne reviendraient pas !». Sarkozy a clairement ­contredit cet argument dans le champ politique en donnant un rôle politique primordial pendant la campagne à sa porte-parole «arabe».
L’exposition médiatique de Rachida Dati a été fortement mise sur le devant de la scène politique, allant même jusqu’à en faire un argument de campagne. Au-delà de cette avancée symbolique, il aura tout de même fallu à Rachida Dati supporter l’humiliation que porte intrinsèquement la discrimination positive. «Voyez, disait-il, si j’ai nommé Rachida porte-parole, c’est parce qu’elle est compétente, certes, mais c’est aussi parce qu’elle s’appelle Rachida !»
Cette réduction au nom, à l’origine ou au physique est vexante, voire insupportable, surtout lorsque l’on est réellement compétent. Ce qui est certainement le cas de Rachida Dati. Donc si, symboliquement, Sarkozy a fait fort, politiquement, les moyens pour parvenir à cette avancée ne nous conviennent pas. De plus, la méthode Sarkozy ne nous propose d’agir que sur le symbolique au détriment du réel vécu par des centaines de milliers de nos concitoyens. Comment agir sur le système discriminatoire dans son ensemble, telle est la question fondamentale.

Cela dit, nous voyons cette nomination comme une aubaine incroyable pour changer la mentalité et la frilosité du PS sur ces questions. En effet, au niveau national, nous savons la volonté des dirigeants du Parti d’instaurer de la diversité dans la vie politique. Mais la simple expression d’une probable volonté est-elle suffisante ? Une seule femme noire élue au suffrage universel avec à certains endroits de fortes résistances dans les fédérations socialistes. Il est certain qu’un engagement massif des jeunes issus de la diversité aura pour effet d’éclater les baronnies verrouillées mais surtout de contribuer à la reconstruction de la gauche.
Alors cessons d’admirer secrètement les résultats symboliques de la discrimination positive, cessons d’attendre que les petits barons locaux nous voient comme des acteurs politiques crédibles, capables de rassembler sur leur nom des Français de toutes origines - et même des Français de souche si cela existe ! - pour démontrer que nous sommes en mesure d’apporter des solutions nouvelles aux problèmes de notre pays.
Mercredi 11 juillet 2007

Jack Lang démissionne des instances dirigeantes du Parti socialiste

L'ancien ministre socialiste Jack Lang a adressé une lettre à François Hollande, mercredi 11 juillet, pour lui faire part de sa démission de son mandat de secrétaire national du Parti socialiste et de son départ du bureau national.

francois_hollande_e_jack_lang.jpg"Aujourd'hui, je ne me reconnais plus à travers les méthodes de direction qui sont les tiennes", écrit Jack Lang dans cette lettre qu'il rend publique. "En conséquence, je te présente ma démission de secrétaire national et je suspends ma participation aux travaux du bureau national", ajoute le député du Pas-de-Calais.

M. LANG DANS UNE COMMISSION DE RÉFORME DES INSTITUTIONS

Le bureau national, organe dirigeant du PS, avait annoncé, mardi, qu'il suspendrait des instances dirigeantes du parti tout responsable qui participerait "à titre personnel" à une commission mise en place par le gouvernement.

Dimanche, Nicolas Sarkozy a sollicité Jack Lang, parmi d'autres personnalités, pour siéger dans une commission de réforme des institutions. Tout en se déclarant "honoré" de la proposition présidentielle, M. Lang avait réservé sa réponse, disant attendre le discours que M. Sarkozy doit prononcer jeudi sur les institutions.

Dans sa lettre à François Hollande, il se contente d'affirmer : "Citoyen libre, je servirai mon pays selon les règles de conduite que seule ma conscience me dictera et fort de la confiance populaire qui m'est accordée." Et de conclure : "Militant socialiste je suis, militant socialiste je reste, fidèle à mon idéal de toujours. En particulier, je continuerai à combattre vigoureusement la politique économique et sociale de la droite."

M. Lang avait été désigné après le congrès du Mans de novembre 2005 secrétaire national au développement et avait notamment piloté à ce titre la campagne d'adhésion au PS par Internet.

Mercredi 11 juillet 2007
Mercredi 11 juillet 2007

La CNIL s'inquiète d'une "société de surveillance"
qui menace les libertés

Au moment où le gouvernement songe à multiplier les caméras pour lutter contre le terrorisme, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) lance "une alerte à la société de surveillance" qui menace "la protection des données et nos libertés", dans son rapport d'activité publié lundi 9 juillet. "L'innovation technologique est à la fois porteuse de progrès et de dangers (...). Les individus sont tentés par le confort qu'elle procure, mais ils sont peu conscients des risques qu'elle comporte. Ils ne se préoccupent guère de la surveillance de leurs déplacements, de l'analyse de leurs comportements, de leurs relations, de leurs goûts", met en garde le président de la CNIL, Alex Türk

La Commission alerte sur la généralisation de trois dispositifs : la vidéosurveillance, la biométrie et la géolocalisation. Elle a reçu 880 déclarations de mise en place de systèmes de vidéosurveillance en 2006, après 300 en 2005. Les techniques se sont perfectionnées, proposant jusqu'au comptage des clients entrant et sortant des magasins ou la détection de colis abandonnés. Face à la vague de législation antiterroriste, il appartient à la CNIL "d'éviter les pièges, dénoncer les illusions et combattre les mythes", pense Alex Türk, qui entend "provoquer une prise de conscience collective".
 
DES DONNÉES ENREGISTRÉES À L'INSU DES PERSONNES

Les demandes d'autorisation pour des dispositifs biométriques ont elles "été multipliées par dix en un an", relève le rapport. De ce fait, la CNIL a adopté en 2006 des procédures simplifiées d'autorisation dans trois cas : l'accès aux restaurants scolaires ou aux lieux de travail par reconnaissance du contour de la main, ou grâce à l'empreinte digitale, enregistrée sur un support individuel.

La géolocalisation des véhicules de salariés est également en plein essor. Au point que la CNIL a adopté en 2006 une recommandation pour en restreindre l'usage aux cas où elle est nécessaire à la sûreté de l'employé, de la marchandise ou du véhicule, ou lorsqu'elle est le seul moyen de suivre les prestations, la facturation ou le temps de travail.

Alex Türk voit enfin pointer un autre danger : le fait que la technologie soit de moins en moins visible, parce que "de plus en plus de traitements de données sont réalisés à l'insu des personnes et permettent de tracer leur déplacements physiques dans les transports en commun, leurs consultations sur Internet, leurs communications téléphoniques", et parce que les nanotechnologies rendront impossibles de distinguer ces équipements.

Entre 2003 et 2006, l'activité de la CNIL a augmenté de 570 %, avec plus de 70 000 fichiers informatiques déclarés chaque année. Alex Türk appelle à une hausse de son budget, afin de continuer à travailler en toute indépendance.

Jeudi 12 juillet 2007
Jack Lang démissionne de son poste de
secrétaire national au Parti socialiste,

«Libération».
Par Paul Quinio   jeudi 12 juillet 2007
 
Mardi soir, le PS a menacé Jack Lang d’exclusion des instances du parti s’il acceptait de participer à la mission sur les institutions que veut mettre en place Nicolas Sarkozy. Hier, le député du Pas-de-Calais a annoncé lui même qu’il les quittait. Il explique pourquoi à Libération.

Pourquoi annoncez-vous vous-même votre démission des instances du PS?  
Le climat humain s’est détérioré au PS. Aujourd’hui, je ne me sens pas heureux dans cette maison. Je n’accepte pas le caporalisme. J’ai depuis cinq ans participé activement à de nombreux combats : les campagnes électorales, l’ouverture aux nouveaux adhérents, l’inscription des jeunes sur les listes électorales, l’élaboration du projet présidentiel. J’ai consacré beaucoup de temps, auprès de François Hollande, au PS. Je ne m’en plains pas. Je ne demande aucune reconnaissance. Ce serait trop demander, car le mot «merci» est absent de la langue pratiquée dans les instances du parti. Mais au moins pourrait-on espérer une attitude respectueuse des personnes de la part de ses dirigeants.

Vous visez le premier secrétaire? 
J’ai soutenu François Hollande dans des circonstances parfois très difficiles pour lui. Mais je ne peux pas ne pas constater que la liste est longue, de Fabius à Strauss-Kahn, de Kouchner à moi-même, des personnalités à qui on a coupé les ailes. Mitterrand, lui, n’avait pas peur de s’entourer de personnalités fortes.

Vous en voulez à Hollande? 
Non. C’est une faiblesse en politique d’en vouloir aux autres. Et ce n’est pas mon tempérament. J’ai pris plaisir à travailler avec lui. Mais j’attends des dirigeants du PS plus d’humilité. Nous avons connu une grave défaite. Pas un mot d’autocritique ni d’analyse. Au lieu de cela, on jette l’anathème, on pratique l’excommunication. Ces méthodes sont si décevantes que je n’ai aucune raison de m’infliger la tristesse de participer aux travaux de nos instances.

Pouvait-il ne rien dire face aux débauchages ? 
Mais de quoi parle-t-on ? S’agit-il d’entrer au gouvernement ? Evidemment pas. S’agit-il de renoncer à ses convictions ? Je suis plus opposant que jamais. Il s’agit d’une mission pluraliste sur la rénovation des institutions. C’est l’un des combats de ma vie. Il n’est pas anormal que le pouvoir exécutif, avant de saisir le Parlement, veuille se forger une opinion et se tourne vers des personnalités qui ont une compétence en la matière. C’est quand même le Président qui a le pouvoir d’initiative en matière de réforme institutionnelle. J’ajoute que ce n’est pas la première fois que des personnalités socialistes sont ainsi sollicitées. Quand Michel Delebarre a participé à une mission sur la laïcité créée par Jaques Chirac, personne n’a poussé les mêmes cris d’orfraie. De plus, j’ai été totalement loyal. Quand j’ai été approché par l’Élysée, j’ai aussitôt demandé l’avis de Hollande et Ayrault. Je n’ai pas agi en catimini. Et au moment où ils lancent indirectement une fatwa contre moi, je n’ai toujours pas donné ma réponse au pouvoir exécutif. C’est hallucinant !

Allez-vous oui ou non accepter la proposition de Sarkozy ? 
Je réserve ma réponse. Ma réflexion n’est pas achevée. Je veux connaître l’ampleur des réformes que le Président souhaite réaliser. Je ne suis pas du tout sûr d’accepter. Mais foin d’hypocrisie. Croit-on que DSK eût été choisi - et je m’en réjouis - pour le FMI, si Sarkozy ne l’avait ardemment soutenu. Et Hubert Védrine, même non élu, est l’un des nôtres.

Sarkozy n’a-t-il pas d’arrière-pensées ?
Qui n’a pas d’arrière-pensées ! Mais le tam-tam orchestré autour d’une participation non encore acceptée à une commission transparente est surréaliste. Le PS se fait du mal à lui-même. Il s’autodétruit alors qu’il faudrait positiver. Car l’amalgame qui est fait entre l’entrée dans un gouvernement et l’acceptation d’une mission transparente est inacceptable. C’est malhonnête d’entretenir la confusion, alors que je combats tous les jours la politique économique, sociale et scolaire du gouvernement. Là, il s’agit de réfléchir à la loi fondamentale de la maison commune de la République. En entretenant la confusion, on fait le jeu de
Sarkozy.

Etes-vous toujours au PS ? 
Le PS est mon parti. Je suis socialiste et en même temps un citoyen libre de ne plus côtoyer des personnes qui manquent de rigueur intellectuelle et d’élégance humaine.

Vous êtes amer ?
Nullement. Je suis libéré. Ils m’ont rendu service en me permettant de prendre une décision que j’aurai dû prendre depuis longtemps. Vive la liberté ! Vive la vie !

Jeudi 12 juillet 2007
Solidarité et ambiguïté
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Les discussions en cours, à l'Assemblée nationale, sur le "paquet fiscal" qui inclut le lancement par Martin Hirsch, haut-commissaire du gouvernement, du revenu de solidarité active (RSA), illustrent les ambiguïtés voire les contradictions de la politique du gouvernement dans le domaine social.

D'un côté, l'ancien président d'Emmaüs France présente des orientations qui ne peuvent qu'être approuvées. Même si M. Hirsch fait un peu figure de Sisyphe moderne face à un système qui sécrète de la pauvreté, notamment avec le développement du travail précaire et du temps partiel contraint. Pour la première fois, le haut-commissaire s'attaque de front à un problème identifié depuis bien longtemps : le fait qu'un RMiste qui retrouve un travail modeste peut perdre de l'argent, en n'ayant plus accès à certaines prestations.

Ce sérieux et cette bonne volonté contrastent avec l'étonnante légèreté, sur un tel sujet, de la ministre des finances, Christine Lagarde, qui n'a pas hésité à lancer, devant les députés, le 10 juillet : "Cessons d'opposer les riches et les pauvres." Surtout quand, au même moment, une étude d'un chercheur de la nouvelle Ecole d'économie de Paris, appuyée sur les données fiscales, indique que les hauts revenus ont explosé en France entre 1998 et 2005, du fait de la forte augmentation des revenus du patrimoine et du creusement considérable des inégalités salariales.

Au-delà, on peut se demander si M. Hirsch n'est pas en train de devenir, comme certains le redoutaient ou le soupçonnaient dès le début, une sorte d'alibi social du gouvernement. Autrement dit, l'arbre de la lutte contre la pauvreté masquerait la forêt d'une politique destinée en fait aux catégories sociales les plus favorisées qui constituent l'électorat traditionnel de la droite. Et ce, contrairement à ce qu'avait soutenu pendant la campagne M. Sarkozy, non sans succès auprès des Français les plus modestes. D'une part, sur un "paquet fiscal" dont le coût annuel est évalué entre 11 et 13 milliards d'euros, l'expérimentation par M. Hirsch du RSA ne représente qu'une goutte d'eau (25 millions pour 2008) face aux allégements d'impôts (réforme de l'ISF, des successions, bouclier fiscal...), qui profiteront aux plus favorisés. D'autre part, le débat parlementaire démontre que, pour les plus modestes des salariés, l'application concrète du slogan "travailler plus pour gagner plus" reviendra à rendre imposables ceux qui ne l'étaient pas.

Outre son dynamisme et son énergie, l'une des forces de M. Sarkozy est un syncrétisme idéologique qui lui fait choisir "ce qui marche", sans s'embarrasser de savoir si les idées ou les hommes sont catalogués de droite ou de gauche. Le début du parcours parlementaire de son gouvernement montre les limites de cette synthèse.

Vendredi 13 juillet 2007
Arnaud Montebourg, député PS de Saône-et-Loire,
a déploré vendredi "l'immobilisme" du PS,


Invité à commenter la demande de Jack Lang d'une démission collective de la direction du PS, M. Montebourg a observé sur RTL que "cela dépend de ceux qui contrôlent l'appareil".

"Or, a-t-il ajouté, ceux qui contrôlent l'appareil ont décidé de figer les choses. Jack Lang, il y a encore quelques jours, soutenait cette stratégie-là", a-t-il noté. "Nous payons la facture de cet immobilisme", a-t-il dit, citant notamment les défaites électorales et "la désertion de talents". Il a appelé le parti "à muter sans heurts et sans querelles internes".

Partisan d'une VIè République, il a jugé vendredi le discours de Nicolas Sarkozy à Epinal "assez conservateur" et soupçonné le chef de l'Etat de vouloir "capter à son profit" une partie des pouvoirs du Premier ministre.

Dans son discours sur les institutions, prononcé jeudi à Epinal, Nicolas Sarkozy a "transformé la Vè République en objet de culte". C'est un discours "assez conservateur finalement", a commenté sur RTL le député de Saône-et-Loire. Soulignant les risques d'"isolement" des dirigeants, il a estimé que le système politique avait "besoin aujourd'hui d'être reconstruit".

Il a exprimé la crainte que la future réforme des institutions ne "vise à concentrer encore plus de pouvoir et finalement à capter une partie des prérogatives du Premier ministre". Selon lui, Nicolas Sarkozy aspire "à diminuer les pouvoirs du Premier ministre pour les capter à son profit".

Face à cela, "nous avons besoin de contre-pouvoirs renforcés", a-t-il dit, citant le Parlement, la justice, l'opposition, les médias. Enfin, alors que Jack Lang a été sollicité pour rejoindre le comité Balladur sur les institutions, Arnaud Montebourg a "conseillé" au député du Pas-de-Calais de revenir devant le groupe socialiste pour "coaliser l'ensemble des idées que (les socialistes) défendent et les défendre dans cette commission".

Il a rappelé que "sans les socialistes", la réforme constitutionnelle ne pourra pas obtenir la majorité des 3/5èmes indispensable au Congrès.
Vendredi 13 juillet 2007

Le comité Théodule est né à Epinal

Les institutions de la Ve République sont "les meilleures que la France ait eues depuis deux siècles". Moyennant quoi, il faut créer de toute urgence un comité Théodule, comme aurait dit le général de Gaulle, pour voir comment les réformer. L'exercice rhétorique auquel s'est livré jeudi 12 juillet Nicolas Sarkozy à Epinal (Vosges) était fondé sur cette merveilleuse contradiction.

L'orateur transpirait beaucoup. L'auditoire dormait un peu. On pouvait suivre la scène en direct sur LCI. Un étranger qui aurait assisté à cette prestation aurait sans doute été bien étonné d'apprendre que le régime d'assemblée, contre lequel tonnait l'orateur avec beaucoup d'éloquence et de références historiques, n'existait plus en France depuis 1958.

L'histoire est une passion française. Les ombres de Clemenceau et de Mandel étaient dûment convoquées. Forçant le trait, Nicolas Sarkozy dénonçait l'impuissance des gouvernements successifs de la IIIe et de la IVe République. Henri Guaino, qui rédige ses discours, aime beaucoup ces outrances. Enfin de Gaulle vint... Jusque-là, si on comprend bien, ce n'avait été que chienlit et compagnie. L'auditoire dormait sévèrement jusqu'au moment où lui était désigné un ennemi contemporain.

"Ceux qui ne respectent pas la laïcité à la française ne sont pas les bienvenus sur le territoire de la République française", disait Nicolas Sarkozy. Cette phrase déclenchait enfin de vrais applaudissements. On en venait au comité Théodule. Il sera présidé par Edouard Balladur. Et Jack Lang, s'il le veut bien, en fera partie. "Je veux lui témoigner mon respect et mon estime à un moment où il me semble que sa famille politique ne lui témoigne ni l'un ni l'autre", disait l'orateur.

L'auditoire applaudissait encore, non pas tant l'éloge de Jack Lang que la vilenie manifeste de cette famille-là. Le comité Théodule pourra s'occuper de tout. Il ne sera tenu de respecter aucun tabou. Il devra être audacieux et imaginatif. Et il devra en particulier voir comment il serait possible au président de la République de s'adresser directement, au moins une fois par an, au Parlement. Comme le président des Etats-Unis lors de son message sur l'état de l'Union, une référence certainement présente dans l'esprit de l'orateur, même si elle n'était pas explicite.

Le discours d'Epinal se terminait par un numéro de clown. "On me dit : vous en faites trop", s'écriait Nicolas Sarkozy mimant la moue désapprobatrice de ses interlocuteurs supposés. "Mais cela fait si longtemps qu'on n'en fait pas assez !", se répliquait-il à lui-même avec un air entendu. Jacques Chirac, du fond de sa retraite, a dû apprécier la formule. C'est finalement entre gaullistes qu'on s'assassine le mieux.

Samedi 14 juillet 2007

Le PS est il devenu fou ?

Jacques ATTALI 

Jacques Attali

Il est insensé de voir la façon dont le PS est en train de créer tout seul les conditions de sa propre disparition. Au lieu de réfléchir à ce que peut être un programme moderne de social-démocratie, de préparer les élections municipales en repensant la ville, de critiquer la pratique institutionnelle de la droite et l’ensemble de l’action du gouvernement, voilà que les socialistes se lancent des anathèmes, s’entre excommunient.
Au lieu de chercher à attirer vers eux les élites intellectuelles, culturelles administratives et économiques du pays, de s’intéresser aux enjeux de demain, à la mondialisation, à la folie des marchés financiers, à la montée de la précarité et de la violence , ils ne pensent qu’à exclure de leurs médiocres débats internes ceux des leurs qui veulent faire connaitre leurs propres réflexions, en toute liberté d’esprit.
S’ils continuent comme ca, le pays les rejettera, une fois de plus. Ils perdront encore une fois des élections imperdables : après avoir sabotés des présidentielles qu’ils auraient du gagner, les voilà qui font tout pour donner à Nicolas Sarkozy une nouvelle victoire, aux élections municipales.
Ils ne doivent pas s’étonner si demain, la débandade s’accélère dans leurs rangs. Et la gauche, moins encore que la droite, ne pourrait survivre à l’hémorragie des ultimes talents acceptant de dévouer leurs vies à la chose publique.
Quel gâchis ! Ceux qui s’y livrent ne sont pas dignes de prétendre diriger l’opposition. Qu'ils retrouvent la raison ou qu'ils passent la main.
par Yvon GRAIC publié dans : sur le Net
 

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"Plus les hommes seront éclairés plus ils seront libres." Voltaire


La Lettre 76

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