"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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"l'autocritique" de sa campagne présidentielle
PARIS, 8 juil 2007 (AFP) - Ségolène Royal publiera à la rentrée "l'autocritique" de sa campagne présidentielle
et pense toujours pouvoir un jour accéder à la présidence de la République, a-t-elle déclaré dans une interview diffusée dimanche par TF1.
"Je la ferai à la rentrée (cette autocritique). Je l'écris actuellement, je la publierai dans toutes ses dimensions, dans toutes ces facettes", a déclaré l'ex-candidate socialiste à l'Elysée dans
l'émission "Sept à huit".
Elle a affirmé n'avoir pas voulu se livrer immédiatement à une analyse de sa défaite en raison des "attaques" qu'elle estime avoir subies, notamment de son propre camp, après l'élection. "Je n'ai
pas entendu d'autres candidats battus subir ce type d'attaques très condescendantes. Donc comme ils ont fait déjà cette critique, si en plus moi je faisais une autocritique..."
Elle a toutefois reconnu "une improvisation dans l'organisation" de sa campagne, tout en estimant une fois de plus que les attaques venues de son propre camp avaient constitué "le principal point
de faiblesse".
Elle a assuré qu'au soir du premier tour, distancée de près de 6 points par Nicolas Sarkozy (31,18% contre 25,87%) elle espérait quand même une victoire. "Je pensais que je devais, que je pouvais
gagner. Mais c'est vrai que l'écart était rude", a-t-elle dit, relevant notamment pour expliquer son retard "la façon dont Nicolas Sarkozy avait réussi à capter les voix d'extrême droite dès le
premier tour".
Interrogée pour savoir si elle pensait pouvoir un jour être élue à la présidence en dépit de cet échec, elle a répondu: "Présidente: ça n'est pas impossible. Ca reste une possibilité, je le sens
intimement. Je le pense. Ca veut dire que cette fois il faudra que je me prépare bien plus tôt". "Ce qui est extraordinaire c'est que les gens ne me reprochent rien, ils me disent merci",
a-t-elle assuré.
Tout en reconnaissant sa "très lourde déception" au soir de la défaite, elle assure avoir "immédiatement pensé aux millions de gens qui se mettent à pleurer" et réaffirme qu'il est de sa
"responsabilité de continuer".
Elle ajoute ne pas avoir eu elle-même "les larmes aux yeux". "Moi je devais rester solide, comme une mère de famille qui tient ses enfants debout, qui doit rassurer, qui doit rester le phare, la
solidité".
Interrogée sur sa rupture avec François Hollande, récemment annoncée, et le fait de savoir si l'engagement dans la vie politique contribuait à l'éloignement au sein d'un couple, elle a estimé que
"pas forcément, elle peut aussi rapprocher".
"En même temps il y a des circonstances privées qui font qu'à un moment les choses ne sont plus tenables. Quand on aime et qu'on est trahi, je crois qu'il faut reprendre sa vie en main et dire à
un moment c'est plus comme ça que je vois les choses, c'est plus supportable", a-t-elle dit.
de << garder leurs nerfs >> et de<< réfléchir à une rénovation en profondeur du PS, aujourd'hui indispensable >>.
Gérard COLLOMB. - Je trouve que c'est bien joué. Le fait de bousculer les lignes conforte Nicolas Sarkozy sur le plan national. C'est ce que Jacques Chirac n'a pas compris en 2002. Réélu à une très large majorité, grâce aux voix de la gauche, pour faire barrage au Front national, il aurait dû pratiquer l'ouverture à des personnalités de gauche, au lieu de rester figé sur son propre camp.
Le chef de l'État a annoncé hier dans Le Journal du dimanche que Dominique Strauss-Kahn serait le candidat de la France à la direction du FMI. Cela vous choque-t-il ?
Cela ne me choque pas qu'un gouvernement de droite nomme ou présente une personnalité de gauche à un poste important s'il pense que c'est le meilleur. Cela a déjà été le cas pour Pascal Lamy, qui a été nommé en 2005 directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Pourquoi pas DSK au FMI ? Je considère qu'à l'étranger la France doit toujours présenter un visage uni et que les dirigeants des grandes institutions internationales sont là pour représenter les intérêts de la France. Je distingue ce cas de figure de celui où une personnalité de gauche entre au gouvernement. Là, c'est différent. Les ministres de gauche du gouvernement Fillon ont clairement fait le choix de quitter l'opposition pour passer dans la majorité. Cela a une signification politique lourde.
Que pensez-vous de Nicolas Sarkozy personnellement ?
C'est quelqu'un d'assez sympathique, qui a une chaleur humaine, et qui a su se débarrasser de l'idéologie dans sa façon d'agir. D'individu à individu, j'entretiens de plutôt bonnes relations avec lui. Mais c'est un politique déterminé, qui sait ce qu'il veut, et de ce point de vue-là, il est redoutable.
Le Parti socialiste est-il en voie d'implosion, du fait de cette politique d'ouverture menée par le chef de l'État ?
Il y a un vent d'affolement du côté des états-majors socialistes parisiens. Chacun ferait bien de garder ses nerfs, et de retrouver le sens de la fraternité entre gens qui sont proches. Au lieu de s'apostropher, les dirigeants PS devraient commencer à réfléchir en commun à ce qui pourrait être une rénovation en profondeur du PS, car c'est aujourd'hui indispensable.
Mais dans ses profondeurs, il n'y a pas de risque que le PS implose. Au niveau local, les socialistes ont un réflexe de survie, de regroupement et de solidarité. On a vu surgir aux dernières élections un nouveau fait urbain. Aux prochaines municipales, nous pouvons gagner plusieurs grandes villes. La majorité redoute d'ailleurs cette sorte d'effet rebond qui peut se produire.
Ségolène Royal, que vous avez soutenue, semble soudain très seule...
Tout le monde a connu des moments de solitude, de défaite. François Mitterrand dans les années 1970, Nicolas Sarkozy après les élections européennes de 1999. Ces moments-là sont naturels et obligatoires. C'est de leur capacité à franchir ces traversées du désert que naissent les hommes d'État, y compris Nicolas Sarkozy, qui a su profiter de cette période où il était au sol, abattu, pour travailler, s'étoffer. Si j'ai un conseil à donner à Ségolène Royal, c'est de préparer elle aussi son projet pour la France, au lieu de s'enfermer dans des jeux tacticiens. Elle a un charisme fort, il faut qu'elle se transforme et se transcende, comme l'a fait aussi François Mitterrand. Et je crois qu'elle le peut.
qui pourra enfin «intégrer» les jeunes issus de la diversité.

L’exposition médiatique de Rachida Dati a été fortement mise sur le devant de la scène politique, allant même jusqu’à en faire un argument de campagne. Au-delà de cette avancée symbolique, il aura tout de même fallu à Rachida Dati supporter l’humiliation que porte intrinsèquement la discrimination positive. «Voyez, disait-il, si j’ai nommé Rachida porte-parole, c’est parce qu’elle est compétente, certes, mais c’est aussi parce qu’elle s’appelle Rachida !» Cette réduction au nom, à l’origine ou au physique est vexante, voire insupportable, surtout lorsque l’on est réellement compétent. Ce qui est certainement le cas de Rachida Dati. Donc si, symboliquement, Sarkozy a fait fort, politiquement, les moyens pour parvenir à cette avancée ne nous conviennent pas. De plus, la méthode Sarkozy ne nous propose d’agir que sur le symbolique au détriment du réel vécu par des centaines de milliers de nos concitoyens. Comment agir sur le système discriminatoire dans son ensemble, telle est la question fondamentale.
Jack Lang démissionne des instances dirigeantes du Parti socialiste
L'ancien ministre socialiste Jack Lang a adressé une lettre à François Hollande, mercredi 11 juillet, pour lui faire part de sa démission de son mandat de secrétaire national du Parti socialiste et de son départ du bureau national.
"Aujourd'hui, je ne me reconnais plus à travers les méthodes de direction qui sont les tiennes", écrit Jack Lang dans cette lettre
qu'il rend publique. "En conséquence, je te présente ma démission de secrétaire national et je suspends ma participation aux travaux du bureau national", ajoute le député du
Pas-de-Calais.
M. LANG DANS UNE COMMISSION DE RÉFORME DES INSTITUTIONS
Le bureau national, organe dirigeant du PS, avait annoncé, mardi, qu'il suspendrait des instances dirigeantes du parti tout responsable qui participerait "à titre personnel" à une commission mise en place par le gouvernement.
Dimanche, Nicolas Sarkozy a sollicité Jack Lang, parmi d'autres personnalités, pour siéger dans une commission de réforme des institutions. Tout en se déclarant "honoré" de la proposition présidentielle, M. Lang avait réservé sa réponse, disant attendre le discours que M. Sarkozy doit prononcer jeudi sur les institutions.
Dans sa lettre à François Hollande, il se contente d'affirmer : "Citoyen libre, je servirai mon pays selon les règles de conduite que seule ma conscience me dictera et fort de la confiance populaire qui m'est accordée." Et de conclure : "Militant socialiste je suis, militant socialiste je reste, fidèle à mon idéal de toujours. En particulier, je continuerai à combattre vigoureusement la politique économique et sociale de la droite."M. Lang avait été désigné après le congrès du Mans de novembre 2005 secrétaire national au développement et avait notamment piloté à ce titre la campagne d'adhésion au PS par Internet.
L’hebdo des socialistes n° 454
Mercredi 11 juillet 2007
Au sommaire de L’hebdo cette
semaine :
Actualités France
Actualités Europe
Actualités International
Dossier : Loi Dati = Machine à récidives
Territoires A l’ombre, rien de nouveau
Culture
L’invité Choukri Jari
La CNIL s'inquiète d'une "société de surveillance"
qui menace les libertés
La Commission alerte sur la généralisation de trois dispositifs : la vidéosurveillance, la biométrie et la géolocalisation. Elle a reçu 880
déclarations de mise en place de systèmes de vidéosurveillance en 2006, après 300 en 2005. Les techniques se sont perfectionnées, proposant jusqu'au comptage des clients entrant et sortant des
magasins ou la détection de colis abandonnés. Face à la vague de législation antiterroriste, il appartient à la CNIL "d'éviter les pièges, dénoncer les illusions et combattre les
mythes", pense Alex Türk, qui entend "provoquer une prise de conscience collective".
DES DONNÉES ENREGISTRÉES À L'INSU DES PERSONNES
Les demandes d'autorisation pour des dispositifs biométriques ont elles "été multipliées par dix en un an", relève le rapport. De ce fait, la CNIL a adopté en 2006 des procédures simplifiées d'autorisation dans trois cas : l'accès aux restaurants scolaires ou aux lieux de travail par reconnaissance du contour de la main, ou grâce à l'empreinte digitale, enregistrée sur un support individuel.
La géolocalisation des véhicules de salariés est également en plein essor. Au point que la CNIL a adopté en 2006 une recommandation pour en restreindre l'usage aux cas où elle est nécessaire à la sûreté de l'employé, de la marchandise ou du véhicule, ou lorsqu'elle est le seul moyen de suivre les prestations, la facturation ou le temps de travail.
Alex Türk voit enfin pointer un autre danger : le fait que la technologie soit de moins en moins visible, parce que "de plus en plus de traitements de données sont réalisés à l'insu des personnes et permettent de tracer leur déplacements physiques dans les transports en commun, leurs consultations sur Internet, leurs communications téléphoniques", et parce que les nanotechnologies rendront impossibles de distinguer ces équipements.
Entre 2003 et 2006, l'activité de la CNIL a augmenté de 570 %, avec plus de 70 000 fichiers informatiques déclarés chaque année. Alex Türk appelle à une hausse de son budget, afin de continuer à travailler en toute indépendance.
secrétaire national au Parti socialiste,
Sarkozy.
D'un côté, l'ancien président d'Emmaüs France présente des orientations qui ne peuvent qu'être approuvées. Même si M. Hirsch fait un peu figure de Sisyphe moderne face à un système qui sécrète de la pauvreté, notamment avec le développement du travail précaire et du temps partiel contraint. Pour la première fois, le haut-commissaire s'attaque de front à un problème identifié depuis bien longtemps : le fait qu'un RMiste qui retrouve un travail modeste peut perdre de l'argent, en n'ayant plus accès à certaines prestations.
Ce sérieux et cette bonne volonté contrastent avec l'étonnante légèreté, sur un tel sujet, de la ministre des finances, Christine Lagarde, qui n'a pas hésité à lancer, devant les députés, le 10 juillet : "Cessons d'opposer les riches et les pauvres." Surtout quand, au même moment, une étude d'un chercheur de la nouvelle Ecole d'économie de Paris, appuyée sur les données fiscales, indique que les hauts revenus ont explosé en France entre 1998 et 2005, du fait de la forte augmentation des revenus du patrimoine et du creusement considérable des inégalités salariales.
Au-delà, on peut se demander si M. Hirsch n'est pas en train de devenir, comme certains le redoutaient ou le soupçonnaient dès le début, une sorte d'alibi social du gouvernement. Autrement dit, l'arbre de la lutte contre la pauvreté masquerait la forêt d'une politique destinée en fait aux catégories sociales les plus favorisées qui constituent l'électorat traditionnel de la droite. Et ce, contrairement à ce qu'avait soutenu pendant la campagne M. Sarkozy, non sans succès auprès des Français les plus modestes. D'une part, sur un "paquet fiscal" dont le coût annuel est évalué entre 11 et 13 milliards d'euros, l'expérimentation par M. Hirsch du RSA ne représente qu'une goutte d'eau (25 millions pour 2008) face aux allégements d'impôts (réforme de l'ISF, des successions, bouclier fiscal...), qui profiteront aux plus favorisés. D'autre part, le débat parlementaire démontre que, pour les plus modestes des salariés, l'application concrète du slogan "travailler plus pour gagner plus" reviendra à rendre imposables ceux qui ne l'étaient pas.
Outre son dynamisme et son énergie, l'une des forces de M. Sarkozy est un syncrétisme idéologique qui lui fait choisir "ce qui marche", sans s'embarrasser de savoir si les idées ou les hommes sont catalogués de droite ou de gauche. Le début du parcours parlementaire de son gouvernement montre les limites de cette synthèse.
a déploré vendredi "l'immobilisme" du PS,
"Or, a-t-il ajouté, ceux qui contrôlent l'appareil ont décidé de figer les choses. Jack Lang, il y a encore quelques jours, soutenait cette stratégie-là", a-t-il noté. "Nous payons la facture de cet immobilisme", a-t-il dit, citant notamment les défaites électorales et "la désertion de talents". Il a appelé le parti "à muter sans heurts et sans querelles internes".
Partisan d'une VIè République, il a jugé vendredi le discours de Nicolas Sarkozy à Epinal "assez conservateur" et soupçonné le chef de l'Etat de vouloir "capter à son profit" une partie des pouvoirs du Premier ministre.
Dans son discours sur les institutions, prononcé jeudi à Epinal, Nicolas Sarkozy a "transformé la Vè République en objet de culte". C'est un discours "assez conservateur finalement", a commenté sur RTL le député de Saône-et-Loire. Soulignant les risques d'"isolement" des dirigeants, il a estimé que le système politique avait "besoin aujourd'hui d'être reconstruit".
Il a exprimé la crainte que la future réforme des institutions ne "vise à concentrer encore plus de pouvoir et finalement à capter une partie des prérogatives du Premier ministre". Selon lui, Nicolas Sarkozy aspire "à diminuer les pouvoirs du Premier ministre pour les capter à son profit".
Face à cela, "nous avons besoin de contre-pouvoirs renforcés", a-t-il dit, citant le Parlement, la justice, l'opposition, les médias. Enfin, alors que Jack Lang a été sollicité pour rejoindre le comité Balladur sur les institutions, Arnaud Montebourg a "conseillé" au député du Pas-de-Calais de revenir devant le groupe socialiste pour "coaliser l'ensemble des idées que (les socialistes) défendent et les défendre dans cette commission".
Il a rappelé que "sans les socialistes", la réforme constitutionnelle ne pourra pas obtenir la majorité des 3/5èmes indispensable au Congrès.
Le comité Théodule est né à Epinal
Les institutions de la Ve République sont "les meilleures que la France ait eues depuis deux siècles". Moyennant quoi, il faut créer de toute urgence un comité Théodule, comme aurait dit le général de Gaulle, pour voir comment les réformer. L'exercice rhétorique auquel s'est livré jeudi 12 juillet Nicolas Sarkozy à Epinal (Vosges) était fondé sur cette merveilleuse contradiction.L'orateur transpirait beaucoup. L'auditoire dormait un peu. On pouvait suivre la scène en direct sur LCI. Un étranger qui aurait assisté à cette prestation aurait sans doute été bien étonné d'apprendre que le régime d'assemblée, contre lequel tonnait l'orateur avec beaucoup d'éloquence et de références historiques, n'existait plus en France depuis 1958.
L'histoire est une passion française. Les ombres de Clemenceau et de Mandel étaient dûment convoquées. Forçant le trait, Nicolas Sarkozy dénonçait l'impuissance des gouvernements successifs de la IIIe et de la IVe République. Henri Guaino, qui rédige ses discours, aime beaucoup ces outrances. Enfin de Gaulle vint... Jusque-là, si on comprend bien, ce n'avait été que chienlit et compagnie. L'auditoire dormait sévèrement jusqu'au moment où lui était désigné un ennemi contemporain.
"Ceux qui ne respectent pas la laïcité à la française ne sont pas les bienvenus sur le territoire de la République française", disait Nicolas Sarkozy. Cette phrase déclenchait enfin de vrais applaudissements. On en venait au comité Théodule. Il sera présidé par Edouard Balladur. Et Jack Lang, s'il le veut bien, en fera partie. "Je veux lui témoigner mon respect et mon estime à un moment où il me semble que sa famille politique ne lui témoigne ni l'un ni l'autre", disait l'orateur.
L'auditoire applaudissait encore, non pas tant l'éloge de Jack Lang que la vilenie manifeste de cette famille-là. Le comité Théodule pourra s'occuper de tout. Il ne sera tenu de respecter aucun tabou. Il devra être audacieux et imaginatif. Et il devra en particulier voir comment il serait possible au président de la République de s'adresser directement, au moins une fois par an, au Parlement. Comme le président des Etats-Unis lors de son message sur l'état de l'Union, une référence certainement présente dans l'esprit de l'orateur, même si elle n'était pas explicite.
Le discours d'Epinal se terminait par un numéro de clown. "On me dit : vous en faites trop", s'écriait Nicolas Sarkozy mimant la moue désapprobatrice de ses interlocuteurs supposés. "Mais cela fait si longtemps qu'on n'en fait pas assez !", se répliquait-il à lui-même avec un air entendu. Jacques Chirac, du fond de sa retraite, a dû apprécier la formule. C'est finalement entre gaullistes qu'on s'assassine le mieux.
Le PS est il devenu fou ?
Jacques ATTALIAu lieu de chercher à attirer vers eux les élites intellectuelles, culturelles administratives et économiques du pays, de s’intéresser aux enjeux de demain, à la mondialisation, à la folie des marchés financiers, à la montée de la précarité et de la violence , ils ne pensent qu’à exclure de leurs médiocres débats internes ceux des leurs qui veulent faire connaitre leurs propres réflexions, en toute liberté d’esprit.
S’ils continuent comme ca, le pays les rejettera, une fois de plus. Ils perdront encore une fois des élections imperdables : après avoir sabotés des présidentielles qu’ils auraient du gagner, les voilà qui font tout pour donner à Nicolas Sarkozy une nouvelle victoire, aux élections municipales.
Ils ne doivent pas s’étonner si demain, la débandade s’accélère dans leurs rangs. Et la gauche, moins encore que la droite, ne pourrait survivre à l’hémorragie des ultimes talents acceptant de dévouer leurs vies à la chose publique.
Quel gâchis ! Ceux qui s’y livrent ne sont pas dignes de prétendre diriger l’opposition. Qu'ils retrouvent la raison ou qu'ils passent la main.







