Désirs d'Avenir 76 Comité de Seine-Maritime
 
 
Avec Ségolène Royal nos Désirs d'Avenir continuent !
 
 

Ségolène Royal

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas"" Ségolène ROYAL Paris, le 6 mai 2007
 

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Le 6 mai et après 
avec Ségolène !

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble" 

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"Combattre et proposer"

 

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« Chères amies, chers amis,

vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.

Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »

                                                                                Ségolène Royal


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Mercredi 14 mars 2007
Ségolène Royal : interview par PPDA sur TF1 - kewego
Ségolène Royal : interview par PPDA sur TF1 - kewego
Ségolène Royal : interview par PPDA sur TF1 - kewego
Ségolène Royal : interview
par Patrick Poivre d'Arvor
au 20 heures de TF1



Mercredi 14 mars 2007
Ségolène Royal au G8 en 2009 - kewego
Ségolène Royal au G8 en 2009 - kewego
Ségolène Royal au G8 en 2009 - kewego
6 mai 2009

Sommet extraordinaire du G8 !

Angela Merkel, Ségolène Royal, Hillary Clinton et Emma Bonino

Jeudi 15 mars 2007
Ce que Sarkozy nous prépare
Par Martine AUBRY

Nic
olas Sarkozy a beau nous dire qu'il a changé, apparaître comme ayant abandonné son activisme frénétique, qui n'a d'ailleurs eu aucun effet concret pour les Français, comme on l'a vu pour la sécurité, le pouvoir d'achat ou la Corse. Il a beau avoir transformé ses propos excessifs en un ton de doux contradicteur, son projet, ses priorités, désormais connues, confirment ce que nous savions. Fini les références à Jaurès et Blum. Son projet est bien celui de la régression sociale, de la loi du plus fort et des plus riches, et du repli craintif sur soi. Quelques exemples suffisent à le démontrer.
Le vrai projet de Nicolas Sarkozy, c'est celui d'une France qui livre les salariés aux lois du marché. Nicolas Sarkozy ne cache plus où il puise désormais ses idées : au Medef. Au point d'employer exactement les mêmes mots que ses mentors. Dernière proposition en date, «puisque le divorce par consentement mutuel est autorisé depuis 1975», nous dit aujourd'hui le candidat de l'UMP, comme hier la présidente du Medef, il faudrait autoriser la rupture du contrat de travail par consentement mutuel. C'est oublier que le rapport de force entre un employeur et son employé est totalement déséquilibré en défaveur du second. Le droit du travail n'a pas été inventé pour le seul plaisir d'entraver les entreprises mais pour corriger ce déséquilibre. Peut-on parler de libre consentement quand pèse sur soi la menace du chômage ? C'est la porte ouverte à toutes les pressions, aux licenciements en catimini.
Cette dernière proposition vient s'ajouter à d'autres qui mettront à bas notre droit du travail hérité de deux siècles de combats ouvriers. A qui fera-t-on croire que le «contrat de travail unique», que propose Nicolas Sarkozy pour remplacer les CDI et les CDD, n'est autre, en réalité, qu'un CPE pour tous, c'est-à-dire des périodes d'essai à rallonge, des licenciements sans motif et sans préavis ? Entendra-t-on bientôt Nicolas Sarkozy nous dire, comme l'a déjà fait sa muse du Medef, qu' «après tout, l'amour est éphémère, pourquoi pas le contrat de travail» ? 
Que dire de ses propositions sur les heures supplémentaires ? «Je veux que les 35 heures soient non plus un plafond mais un plancher», nous dit-il. Argument totalement fallacieux puisque, précisément, la durée légale à 35 heures n'interdit en rien de faire des heures supplémentaires (aujourd'hui jusqu'à 180 heures par an, soit 4 heures par semaine, et parfois plus, dans certaines branches professionnelles). Non, ce qu'il veut en réalité et, en tout cas, ce à quoi nous mèneront les mesures qu'il propose, c'est la banalisation des heures supplémentaires. Belle victoire du Medef, parce que les heures supplémentaires, chacun le sait, sont des heures entièrement décidées par l'employeur. Libre à lui de les accorder ou de les imposer à Pierre, Farid ou Jacqueline et de les retirer du jour au lendemain sans préavis, sans motif. Elles ne donneront pas lieu non plus à cotisations sociales, donc ni droit à retraite ni à indemnités en cas de maladie. Enfin, comment ne pas évoquer les conséquences sur le chômage ? L'heure de travail est aujourd'hui 25 % plus chère lorsqu'elle est sous forme d'heure supplémentaire que pour une embauche. Les exonérations promises par Nicolas Sarkozy rendraient les embauches 40 % plus chères que les heures supplémentaires : par exemple, à 1,5 smic, l'heure supplémentaire coûterait 12 euros contre 17 euros/heure pour l'embauche. Croit-on que les entreprises hésiteraient un instant ? Croit-on que cela sera sans effet sur le chômage ?
Le vrai projet de Nicolas Sarkozy, c'est aussi une France qui creuse les inégalités. Là encore, il tente d'avancer masqué mais les Français ne doivent pas être dupes. Après avoir soutenu un gouvernement qui a accordé à 20 % des Français les plus riches 80 % des baisses d'impôts et endetté la France de manière considérable, cette politique va être accélérée par lui. Son bouclier fiscal de 50 % sera sans effet pour la plupart des Français mais conduira à la suppression, de fait, de l'impôt sur les grandes fortunes (puisque leurs impôts ­ hors ISF ­ et CSG se situent à ce niveau de 50 %). Que dire aussi de l'exonération quasiment totale des droits de succession quand on sait les sommes considérables qui sont déjà déductibles ? Quid du non-remplacement d'un départ en retraite sur deux ? Cela signifie inéluctablement, parce que c'est là que se situe le gros des effectifs, moins d'emplois dans les écoles, dans les hôpitaux, moins de services publics dans les zones rurales... qui sont autant de remparts contre les inégalités de toute nature, sociales comme territoriales.
Le vrai projet de Nicolas Sarkozy, c'est enfin celui d'une France repliée sur elle-même. Qui considère l'immigration comme une menace pour l'identité de la France, au point qu'il faudrait un «ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale» pour circonvenir cette menace. Qui refuse le regroupement des familles et expulse sans vergogne jusqu'aux enfants scolarisés dans les écoles de la République. Qui n'a d'autres messages à adresser à la France issue de l'immigration que le slogan «Quand on n'aime pas la France, on la quitte», sous-entendu, «Vous n'aimez pas la France, quittez-la», qui qualifie ses enfants de «racaille» et véhicule des clichés aux relents détestables («Les moutons qu'on égorge dans les baignoires») .La police de proximité.....
La France d'après !!!!!
La France de M. Sarkozy n'est pas celle que l'on aime et n'est pas celle qu'aiment les Français et tous ceux qui attendent, dans le monde, son message. Notre identité, c'est celle de la France des Lumières et des droits de l'homme. La France, cette république qui porte haut ses valeurs de justice, de progrès et de tolérance. La France qui a mis sur pied le meilleur système de santé, aux dires mêmes de l'Organisation mondiale de la santé. La France de la sécurité sociale ­ santé, famille, retraite. La France qui défend l'exception culturelle. La France des chercheurs et des créateurs. La France du TGV, d'Airbus, d'EDF-GDF, de France Télécom... La France qui a fondé l'Europe et se bat pour la paix et pour un autre rapport entre le Nord et le Sud.
Ce sont bien deux modèles de société qui s'affrontent lors de cette élection présidentielle majeure pour notre pays. Que l'on veuille bien entendre les propositions de Ségolène Royal sur l'éducation, sur l'emploi, sur le logement, sur la sécurité, sur l'environnement, sur l'Europe, sur nos institutions, c'est cette France-là qui s'y trouve. Une France qui cherche à proposer, à elle-même comme au monde, une société qui tourne le dos au libéralisme financier créant ici et partout des inégalités inacceptables. La France qui lutte contre toutes les formes d'intégrisme et de conservatisme. Bref, une France juste et forte, ouverte et généreuse, écoutée et respectée, que seule peut incarner notre candidate Ségolène Royal. N'oublions pas que les Français ne se sont jamais sentis aussi bien dans l'histoire que lorsque la France a défendu haut et fort ses valeurs de solidarité et de tolérance, valeurs auxquelles nous croyons fortement et qui constituent notre identité.
Jeudi 15 mars 2007
Jeudi 15 mars 2007
Ce que propose Bayrou ferait courir à la France
un risque de durcissement de l'extrémisme.

Par Jacques JULLIARD

La France est, paraît-il, ce pays de Gaulois querelleurs qui a inventé la distinction gauche-droite et qui est en train de périr de leur stérile opposition. Tel est le credo du nouveau centrisme, aujourd'hui en pleine ascension. La vérité est exactement inverse. Le mythe de l'unité de la nation, hérité à la fois de l'Ancien Régime et de la Révolution, y est extrêmement vivace, tandis que le bipartisme, ou plutôt le couple majorité-opposition, commun à toutes les grandes démocraties, a beaucoup de mal à s'y implanter. Ajoutez que, selon cette mythologie centriste et unanimiste, la bataille des partis ne cache qu'une féroce rivalité pour la conquête du pouvoir et de toutes les prébendes qu'il procure. C'est ainsi qu'au début du siècle on parlait de «l'assiette au beurre» et de la rapacité des «QM» (1). Pierre Poujade, en 1956, voulait jeter à la Seine les «pourris» et appelait à «sortir les sortants». Ce populisme a aujourd'hui trois expressions distinctes : à l'extrême droite, Jean-Marie Le Pen ; à l'extrême gauche, Arlette Laguiller ; au centre, sous une forme plus policée, François Bayrou.
Le discours de François Bayrou se garde bien de tomber dans l'antiparlementarisme ; il repose néanmoins sur l'idée populiste que, si tous les gens du monde voulaient se donner la main, on formerait une chouette équipe de copains qui gouverneraient la France dans le sens de l'intérêt général. Je voudrais pourtant dire ici pourquoi on ne gouverne pas la France comme l'équipe de football du regretté Aimé Jacquet. Le centrisme est à l'univers démocratique contemporain ce que la licorne était au bestiaire médiéval : un animal imaginaire, composite, réputé vierge et censé guérir de tous les poisons.
Nulle part à l'étranger le centrisme n'a réussi à s'imposer comme une formule gouvernementale durable. Les institutions et les coutumes de nos grands voisins reposent toutes sur un système alternatif fondé sur l'existence d'une majorité gouvernementale et d'une opposition stables. Quand le peuple est satisfait de son gouvernement, il le réélit ; quand il en est mécontent, il porte l'opposition au pouvoir. Les choses sont ainsi claires, lisibles et efficaces. L'Angleterre, mère des parlements et du système représentatif, a une telle phobie de toute formule centriste qu'elle est attachée à un système électoral ­ le scrutin uninominal majoritaire à un tour ­ qui élimine toute tentation d'un tiers parti. Quand, cependant, celui-ci finit par s'imposer, il prend la place de l'un des deux grands partis préexistants. C'est ainsi qu'à partir des années 20, et définitivement à partir de 1945, le Parti travailliste, expression des intérêts ouvriers, a pris la place du vieux parti libéral (Whig), qui ne parvient toujours pas à la reconquérir.
Aux Etats-Unis, les tentatives de tiers parti ont toujours échoué. C'est le cas des partis socialistes, restés marginaux, et surtout des partis populistes : celui de William Jennings Bryan en 1896 («Nous ne laisserons pas crucifier l'humanité sur une croix d'or») et, plus récemment, du milliardaire mégalomane Ross Perot (1992) faisant campagne sur la dette et sur le rejet de la politique traditionnelle dans la population.
En Allemagne, enfin, le système de l'alternance majorité-opposition s'accommode de l'existence de petits partis de complément comme les libéraux et les Verts. Ils participent à des coalitions gouvernementales, tantôt avec les socialistes, tantôt avec les démocrates-chrétiens, à l'instar de l'UDSR de François Mitterrand et de René Pleven sous la IVe République. Ce sont des partis charnières. Quand les urnes mettent les deux grands partis à égalité ou que des circonstances exceptionnelles se présentent, on forme en Allemagne une «grande coalition», c'est-à-dire un gouvernement d'union nationale provisoire, forcément provisoire. Mais jamais au grand jamais les libéraux centristes ne constituent le pivot d'une coalition présidentielle et gouvernementale, comme le voudrait François Bayrou.
Car, paradoxalement, le gouvernement par le centre ferait courir à la France le risque de durcissement des conflits et de l'extrémisme. Si, en effet, les Français deviennent mécontents du gouvernement des honnêtes gens, des experts, des compétences que l'on nous fait miroiter, par qui les remplacer ? Mais par les mêmes, bien entendu ! C'est ce que l'on voit dans l'Italie multipartite d'aujourd'hui où Romano Prodi, l'autre homme symbole de François Bayrou, s'apprête à succéder à Romano Prodi, après avoir pratiqué le débauchage individuel de parlementaires du centre.

Fâcheuse coïncidence. Ce remplacement du pareil par le même sonne d'ordinaire le glas des démocraties. Car l'immobilisme sécrète fatalement sur les deux ailes du beau vaisseau centriste deux catégories de réprouvés du système qui ne manquent pas d'enfler au même rythme que le mécontentement. Tel fut le tragique destin de la IVe République. La double opposition de deux grands partis hostiles au régime, le Parti communiste à gauche, le RPF du général de Gaulle à droite, obligea à gouverner ensemble les partis résiduels (MRP, radicaux, socialistes), selon la formule de la «troisième force» lancée par Léon Blum dans son discours-programme du 21 novembre 1947. Asphyxiée, incapable de se renouveler, la République pensa en périr. Il fallut le retour en catastrophe du général de Gaulle, en juin 1958, pour sauver la paix civile et les libertés en France, contre le «système des partis».
En dépit du souffle d'union nationale et de mobilisation pour l'intérêt général qu'il a su insuffler à sa campagne, ce que nous propose en effet François Bayrou, c'est bel et bien le retour au système des partis. Le rétablissement de la proportionnelle dans le pays aux 400 fromages ­ sans parler des fromages gouvernementaux ­ aurait fatalement ce résultat.

 Le remède gaullien fut assez simple, qui nous valut un demi-siècle de stabilité politique : il se résume à deux lois électorales, l'une qui rétablissait le scrutin majoritaire pour l'élection des députés (1958), l'autre qui instaurait l'élection du président de la République au suffrage universel (1962). Il serait politiquement criminel d'attenter à la partie la plus incontestable et la plus solide de l'héritage gaulliste.
Le centrisme est une mauvaise réponse à une question mal posée. Les difficultés actuelles de la France ne viennent pas d'un fonctionnement défectueux de ses institutions, mais d'une corruption des moeurs politiques et surtout du coma profond de la négociation sociale. Nous avons besoin d'un nouveau contrat civique, pas d'un baiser Lamourette.
(1) Ou des «Quinze Mille», sobriquet attribué alors aux députés pour avoir porté d'un coup, en novembre 1906, de 9 000 à 15 000 francs le montant de leur indemnité parlementaire
Jeudi 15 mars 2007
Ségolène Royal précise, dans Les Echos, son programme en matière de fiscalité du revenu et des entreprises.

"Le nouveau barème a scandaleusement creusé les inégalités. Il devra être redébattu dans le cadre de la loi de finances 2008" qui sera examinée au Parlement à l'automne, indique la candidate socialiste dans un entretien aux Echos jeudi 15 mars. Selon elle, "ce qui s'est passé sur les tranches les plus hautes n'est pas juste".

"Bouclier fiscal"

La réforme fiscale pour 2007 du gouvernement Villepin a ramené le nombre de tranches de l'impôt sur le revenu de sept à cinq, dont quatre imposables, avec un taux maximal de 40%, contre 48,09% auparavant.
Cette réforme a aussi mis en œuvre le "bouclier fiscal", qui plafonne les impôts (impôt sur le revenu, impôt de solidarité sur la fortune et impôts locaux) à 60% des revenus.
Alors qu'on lui demande si elle toucherait à l'ISF, Ségolène Royal répond: "non", sans plus de précisions. Jusqu'alors, elle avait simplement indiqué qu'elle souhaitait stabiliser le niveau global des prélèvements obligatoires (tous impôts confondus).

Impossible de baisser à la fois les prélèvements et la dette

Dans le rapport qu'il lui avait remis début février, l'ancien ministre de l'Economie Dominique Strauss-Kahn proposait de revenir sur les baisses d'impôt dont ont bénéficié les 1% de contribuables "tout en haut de la hiérarchie". Ce qui conduisait selon lui à "revenir sur le bouclier fiscal et à revenir sur ce qui est prévu comme baisses pour 2007".
"Je ne suis pas de ceux qui prétendent à la fois baisser les prélèvements et la dette. C'est impossible", ajoute encore la prétendante à l'Elysée dans une flèche à Nicolas Sarkozy. "Il faut être sérieux, sinon on décrédibilise le discours politique". Globalement, au niveau fiscal ou social, elle s'engage à fixer rapidement les règles du jeu et propose pour ce faire qu'un "cadre" soit "défini avant la fin de cette année, pour les années à venir". "Les acteurs économiques ont besoin de visibilité".

Budget participatif

Enfin, elle veut "réfléchir" à la mise en place d'un budget participatif au niveau de l'Etat -et pas seulement au niveau des collectivités locales- pour que "les Français comprennent ce qu'on fait de leur argent" et "soient associés à la manière dont est utilisé l'argent de leurs impôts". "Au niveau national, c'est plus compliqué", reconnaît-elle toutefois.
Interrogée sur sa première action économique, la candidate PS répond: “l'emploi des jeunes“. Elle entend s'inspirer du Premier ministre britannique, Tony Blair, qui a réussi à mobiliser les entreprises. Et assure que l'on peut “dépasser l'objectif des 500.000 emplois-tremplins en 5 ans“. (avec AP)
Jeudi 15 mars 2007
Le choix de Delors  
Quand François Bayrou évoque ces sociaux-démocrates dont il se sent si proche, il pense avant tout à Jacques Delors. Ah ! Delors ! S'il était plus jeune, c'est lui qu'il prendrait comme Premier ministre. Et Bayrou de laisser entendre ainsi que l'ancien président de la Commission est prêt à le rejoindre. Comme si leur alliance était naturelle ! D'ailleurs, si Delors se tait, s'il ne dit mot, c'est qu'il consent à ce rapprochement qui va de soi. Seulement voilà : Delors, comme son ami Rocard, que Bayrou a tenté de récupérer lui aussi, comme Pascal Lamy, le directeur général de l'OMC dont le nom a été lancé pour Matignon, est et reste socialiste, même si le PS ne s'est pas toujours bien comporté avec lui. «J'ai de la sympathie pour Bayrou», reconnaît volontiers Delors. 
Mais il ajoute aussitôt : «Avec Ségolène Royal, je partage des valeurs. J'ai découvert trois joyaux dans sa campagne. Elle a su dépasser les lignes. Elle a su se faire entendre des Français qui ont le sentiment d'être rejetés par la politique. Elle défend des valeurs - l'autorité, la famille - auxquelles je suis très attaché. Et ces valeurs, elle a réussi à les faire émerger grâce à ses débats participatifs.» C'est clair et net. Bayrou devra chercher une autre figure symbolique de la social-démocratie.
Robert Schneider

Le Nouvel Observateur

Vendredi 16 mars 2007
Ségolène Royal: la campagne est "très rude", je "reprends toute ma liberté"


PARIS, 15 mars 2007 (AFP) - Ségolène Royal a affirmé jeudi soir sur France 2 qu'elle reprenait sa "liberté" dans la campagne électorale, reconnaissant que la campagne "est très rude", mais que "cette rudesse est à la hauteur de l'enjeu".
"Aujourd'hui je suis dans la dernière ligne droite et je reprends toute ma liberté", a affirmé Mme Royal dans l'émission A vous de juger.
Interrogée pour savoir si elle était un peu coincée dans cette campagne par le poids du Parti socialiste elle a répondu "c'est un peu vrai".
La campagne "est très rude et en même temps elle est à la hauteur de l'enjeu", a-t-elle dit. "Les Français nous observent" et veulent que "cette "élection serve à quelque chose" et qu'ils aient "un vrai choix".
Selon elle, la France est dans une "crise très profonde" et "le choix qui sera fait par les Français dans quelque semaines va définir notre avenir commun pas seulement pour cinq ans (mais) sans doute pour toute une génération". "Et donc il ne faut pas se tromper", a-t-elle dit.


Ségolène Royal - A vous de juger - France 2 - Part 1/3 - wideo

Ségolène Royal - A vous de juger - France 2 - Part 1/3 - wideo
Vendredi 16 mars 2007
Mme Royal "ne croit pas" qu'elle sera absente du second tour

PARIS, 15 mars 2007 (AFP) - La candidate du PS à l'élection présidentielle Ségolène Royal a affirmé jeudi soir qu'elle ne "croyait pas" qu'elle serait absente du second tour de la présidentielle, affirmant que tout dépendait d'elle.
Invitée de l'émission "A vous de juger" sur France 2, Mme Royal a déclaré que "ce sont les Français qui choisiront". "Tout dépend de moi", a-t-elle affirmé, lorsque l'on lui demandait, au vu des récents sondages la donnant talonnée par le centriste François Bayrou, si elle craignait de ne pas se qualifier pour le second tour.
"Ce combat est absolument crucial. Je crois que les Français cherchent, regardent, observent, écoutent, ils ne veulent pas se laisser avoir une nouvelle fois", après "tant de promesses faites et non tenues", a-t-elle dit.
"Il y a un projet à droite, celui de Nicolas Sarkozy, il y a un projet à gauche, c'est le mien, et puis il y a François Bayrou, qui pour l'instant n'a pas de programme".
"A un moment, il va y avoir l'heure de vérité". "Le choc des projets doit avoir lieu", a-t-elle affirmé.


Ségolène Royal : la campagne est "très rude",

je "reprends toute ma liberté" 

PARIS, 15 mars 2007 (AFP) - Ségolène Royal a estimé jeudi soir que la campagne électorale était "très rude" mais "à la hauteur de l'enjeu", assurant qu'elle prendrait ses responsabilités pour être au second tour.
La campagne "est très rude et en même temps elle est à la hauteur de l'enjeu", a affirmé Mme Royal dans l'émission A vous de juger sur France 2. "Les Français nous observent" et veulent que "cette "élection serve à quelque chose" et qu'ils aient "un vrai choix".
"Aujourd'hui je suis dans la dernière ligne droite et je reprends toute ma liberté", a-t-elle poursuivi tout en estimant "un peu vrai" qu'elle se retrouve en partie "coincée" dans la campagne par le poids du Parti socialiste.
Selon elle, la France est dans une "crise très profonde" et "le choix qui sera fait par les Français dans quelque semaines va définir notre avenir commun pas seulement pour cinq ans (mais) sans doute pour toute une génération. Et donc il ne faut pas se tromper".
Interrogée sur les derniers sondages qui la donnent talonnée par le candidat centriste François Bayrou au premier tour, elle a assumé la pleine responsabilité de sa campagne. Elle a dit "ne pas croire" qu'elle pourrait être absente du second tour, tout en rappelant que "ce sont les Français qui choisiront".
"Tout dépend de moi", a-t-elle affirmé. "Ce combat est absolument crucial. Je crois que les Français cherchent, regardent, observent, écoutent, ils ne veulent pas se laisser avoir une nouvelle fois", après "tant de promesses faites et non tenues".
"Il y a un projet à droite, celui de Nicolas Sarkozy, il y a un projet à gauche, c'est le mien, et puis il y a François Bayrou, qui pour l'instant n'a pas de programme".
"A un moment, il va y avoir l'heure de vérité". "Le choc des projets doit avoir lieu", a-t-elle affirmé.
Elle a une nouvelle fois attaqué le candidat centriste sur son positionnement politique, relevant "qu'il a toujours fait des alliances au sein de la droite et avec la droite".
Interrogée sur le nom de son éventuel Premier ministre, elle a assuré: "J'en ai plusieurs, vous ne serez pas déçue".
"Sa première feuille de route sera de faire en sorte que le travail soit moins taxé que le capital", a-t-elle dit.
Interrogée sur la généralisation des 35 heures, elle a assuré qu'il ne fallait par "les imposer unilatéralement". L'objectif est de donner de "la sécurité aux salariés et de la flexibilité aux entreprises".
Sur la question de la dette, elle a affirmé qu'il fallait des "économies sur les dépenses de l'Etat" et évoqué la question de la "répartition des compétences Etat-régions", la "relance économique", "le déblocage de la machine économique".
Au sujet de l'éducation, domaine dans lequel elle a eu des positions controversées, elle a réitéré sa promesse "d'états-généraux de l'éducation", secteur sur lequel elle veut "mettre le paquet" pour "défendre l'école de la République et lui donner tous les moyens".
Vendredi 16 mars 2007
C'est la nature même de l'élection,
 il m'appartient d'être libre."
Pour renouer avec la méthode qui avait fait son succès pendant la campagne des primaires socialistes, Ségolène Royal prend de nouveau ses distances avec le Parti. "Je reprends toute ma liberté", a annoncé la candidate sur le plateau d'"A vous de juger", sur France 2, jeudi 15 mars. "C'est ce que les Français veulent : une élection présidentielle, c'est un lien direct avec le peuple. C'est la nature même de l'élection, il m'appartient d'être libre." Pour revivifier ce lien, elle n'hésite pas à bousculer le PS.

Le terrain a été préparé. Quatre jours plus tôt, le 11 mars, sur M6, Mme Royal avait lancé une pique à l'intention des "éléphants" du PS, accusés de ne pas faire suffisamment "bloc"Les Inrockuptibles titraient un long entretien "L'affranchie". Puis le 14, dans Les Echos, Mme Royal commençait par répondre : "La ligne, c'est moi qui la trace." Jeudi soir, ce message a été martelé devant les 4,5 millions de téléspectateurs (5,1 millions d'entre eux avaient suivi Nicolas Sarkozy, jeudi 8 mars) de l'émission d'Arlette Chabot.

 

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"Cadenassée" par le PS, Ségolène Royal ? "C'est un peu vrai", a-t-elle répondu, en se disant aujourd'hui "moins libre". Au risque de froisser l'état-major socialiste, la candidate a multiplié les exemples de son indépendance. Négocier avec François Bayrou? "Aucune négociation. Je n'en ai pas eu au sein du PS, alors, vous pensez, je ne vais pas en avoir avec une personne qui cherche un peu où est la meilleure sortie." Sa désignation? Elle n'était "pas dans la logique du PS". L'élection? "Moi, ce soir, je dis aux Français (…) : je ne dirai pas que c'est le PS qui a gagné et qu'on va tout refaire comme avant…" C'est un "regard neufsur la société" qu'elle veut proposer et qu'elle prend soin de présenter comme un "socialisme du réel" – le "socialisme du XXIesiècle", dit-elle parfois. "C'est une mutation du PS que j'entraîne", a-t-elle insisté. Le changement qu'elle veut "incarner" passe aussi par une rupture avec l'image d'un parti centenaire traversé de querelles de courants et critiqué sur ses années au pouvoir.

"CELA RELÈVE PLUS D'UN SECRÉTARIAT D'ETAT AU BUDGET"

Certes, Mme Royal a évité de commettre l'erreur de Lionel Jospin en 2002, auteur de la phrase "mon projet n'est pas socialiste", en se disant "socialiste" et désireuse de "rassembler la gauche". Le soutien de son parti, a-t-elle assuré, "est une chance pour la stabilité du pouvoir", – une pierre lancée dans le champ du candidat centriste qui, lui, ne dispose pas de majorité présidentielle. Mais elle l'a répété : elle n'a pas de dogme. Sur les 35 heures, par exemple, "le PS a dit cela, et moi je dis un certain nombre de choses", en particulier sur la réduction du temps de travail à l'hôpital. Sur les parrainages, qui sont "l'affaire du PS". Sur l'autonomie des universités, qu'elle préconise et pour lesquelles elle n'a "pas de tabou".

Dans deux domaines, Mme Royal s'est également affranchie de toute contrainte, en esquivant les questions sur la fiscalité et la création d'une CSG pour financer les retraites. "Je ne répondrai pas aux questions techniques, je trace les grandes orientations (…). Cela relève plus d'un secrétariat d'Etat au budget", a-t-elle répondu. La candidate socialiste s'était pourtant préparée en déjeunant, le 13 mars, avec un aréopage de jeunes économistes, dont Thomas Piketty.

Pugnace, plus autoritaire qu'à l'accoutumée, Mme Royal, souvent attaquée sur sa crédibilité, fait mine de ne pas s'attarder sur cette question. "Si c'est l'âge, je ne vois pas. Kennedy avait 43 ans quand il est devenu président des Etats-Unis, j'en ai dix de plus. Si c'est être une femme, ça mérite un petit effort d'imagination…" Depuis quelques jours, elle prend soin toutefois de porter des tailleurs noirs ou sombres, plus austères, plus chef d'Etat en quelque sorte. Et son modèle, elle l'a redit, reste bien Jeanne D'Arc, "symbole" d'une femme qui "a transgressé en revêtant des habits d'homme"… Comme une potentielle future présidente de la République, elle n'est pas "quelqu'un qui a envie de s'acharner" sur Jacques Chirac.

Elle ne rentre pas dans les détails de son programme, mais "trace les grandes orientations" et donnera pour "feuille de route" à son gouvernement des priorités : celle, pour commencer, de trouver les ressorts pour taxer moins le travail que le capital, de redéployer "intelligemment" les aides publiques qui "engraissent" les grosses entreprises, de "décélérer, stabiliser puis réduire" la dette, voire de "régler avec dignité la question du carré musulman" dans les cimetières. Elle fixe des bornes, – "je laisserai trois ou quatre mois aux entreprises pour régulariser les salariés clandestins, pour les autres, je ferai de la régularisation au cas par cas" –, mais laisse ouvertes à la négociation les grandes réformes d'assurance-maladie et de retraite. Enfin, Mme Royal prend ce qu'elle veut de l'héritage Mitterrand. Le titre du livre qu'elle s'apprête à publier chez Hachette Littératures, en témoigne. Son titre, Maintenant, est une subtile mais incomplète référence à l'une des œuvres les plus connues de l'ancien président, Ici et Maintenant, paru en 1980, juste avant qu'il n'accède au pouvoir…
Vendredi 16 mars 2007

"Immigration et identité nationale" :

S. Veil juge la formule de Sarkozy "très ambigüe"


Simone Veil, présidente du comité de soutien à Nicolas Sarkozy, n'est pas d'accord avec le candidat UMP sur la question de "l'Identité nationale". Dans un entretien à l'hebdomadaire Marianne daté du 17 au 23 mars, l'ancienne ministre et ex-membre du Conseil constitutionnel affirme, au sujet de la volonté de Nicolas Sarkozy de créer un ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale: "Je n'ai pas du tout aimé cette formule ambigüe, j'aurais préféré parler d'un ministère de l'Immigration et de l'intégration." "Je compte bien lui en parler", ajoute-t-elle.

"Chacun sa propre opinion" 

Interrogé vendredi 16 mars en marge d'une visite dans les Hautes-Alpes, Nicolas Sarkozy a estimé que "chacun a le droit d'avoir sa propre opinion, ce n'est pas un problème. Chacun a le droit d'avoir sa propre sensibilité. Simone Veil est quelqu'un qui m'apporte un soutien engagé et formidable. Toutes les enquêtes d'opinion montrent que les deux tiers des Français pensent que j'ai eu raison de parler 'd'identité nationale'. On aura l'occasion d'en parler avec Simone Veil", a-t-il ajouté. Lors du point presse de l'UMP vendredi matin, la porte-parole de Nicolas Sarkozy Rachida Dati a assuré qu'il n'y avait pas "de malaise" entre le candidat et l'ancienne ministre. Quant à sa proposition de ministère de l'Intégration, Rachida Dati a avancé que "dans identité nationale, l'intégration en fait partie". "Il ne peut y avoir d'intégration réussie si vous n'avez pas une politique d'immigration réussie". 

"Bayrou n'a pas la carrure d'un président"

Revenant sur ses relations avec François Bayrou, Simone Veil déclare à Marianne que les propositions du candidat UDF lui paraissent "très peu démocratiques". "Il méconnait le rôle des partis pourtant consacré par la Constitution. Une telle conception conduit nécessairement à l'immobilisme", ajoute-t-elle, estimant par ailleurs que François Bayrou "n'a pas la carrure d'un président."
Au passage, Simone Veil avoue "admirer la force et le courage de Ségolène Royal de s'être lancée dans ce combat",
bien qu'elle-même ne "soit pas socialiste" et "n'a pas voté pour les socialistes" depuis "au moins cinquante ans".
Samedi 17 mars 2007

Ségolène Royal et DSK

unis pour une "nouvelle donne"

CHARLEVILLE-MEZIERES, Ardennes (Reuters) - Accompagnée de Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal a défendu en Champagne-Ardenne ses propositions économiques et sociales et annoncé son intention d'accélérer sa campagne en sillonnant la France, à cinq semaines du premier tour.

La candidate socialiste à l'élection présidentielle, qui a dit vouloir défendre son programme "au contact des Français", a plaidé pour une "nouvelle donne" économique et sociale après avoir rencontré des salariés de deux entreprises en difficulté.http://www.liberation.fr/actualite/politiques/elections2007/_files/file_234195_221716.jpg

"Ce sera la nouvelle donne pour la lutte contre le chômage des jeunes, le développement des entreprises responsables à l'égard des territoires, la sélection des aides économiques aux entreprises et la mobilisation des banques qui devront faire leur travail", a-t-elle déclaré devant plusieurs centaines de personnes réunies à Charleville-Mézières, dans les Ardennes.

La présidente de la région Poitou-Charentes a affirmé sa "volonté de lutter contre toutes les formes de fatalité, d'abandon, d'injustice, de précarité".

"Comment se fait-il que ces entreprises qui marchent bien mettent du jour au lendemain la clef sous la porte ?", s'est-elle interrogée après avoir rencontré des salariés de Chausson Outillage, un équipementier automobile en redressement judiciaire, et de Porcher, spécialiste des équipements pour salle de bains, dont la fermeture annoncée du département fonderie menace 63 emplois.

Ségolène Royal a assuré qu'en cas de victoire à l'élection présidentielle "tout cela ne sera plus possible, tout cela ne sera plus accepté parce que tout cela n'est plus acceptable".

"Les entreprises qui font des bénéfices seront priées de rester sur les territoires sur lesquelles elles sont implantées", a déclaré la candidate socialiste, rappelant qu'elle souhaitait obliger les entreprises à rembourser les aides publiques en cas de délocalisation.

"J'ACCELERE"

Ségolène Royal a annoncé à la presse qu'elle multiplierait les déplacements dans les prochaines semaines, précisant qu'elle essaierait de "couvrir le territoire national".

"J'accélère. J'accélère l'explication, je noue le pacte, je l'explique, je monte en puissance sur une cohérence et je vais au contact du plus grand nombre possible de citoyens", a-t-elle expliqué.

"Mon rôle c'est d'être maintenant en contact direct avec les Français", a-t-elle ajouté, soulignant qu'elle "assumait" sa liberté vis-à-vis du PS, revendiquée jeudi sur France 2.

Lors de leur premier meeting commun depuis la désignation de la candidate,