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Lundi 23 octobre 2006
Débat sur les jurys de citoyens

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Ségolène Royal
a proposé, dimanche 22 octobre, dans le cadre de la "démocratie participative" qu'elle entend mettre en place si elle est élue en 2007, de faire évaluer l'ensemble des politiques publiques par des jurys de citoyens.

Ces jurys de citoyens tirés au sort permettraient d'instaurer "une surveillance sur la façon dont les élus remplissent leur mandat", a expliqué la candidate à la candidature socialiste lors de la 15e Cité de la réussite à la Sorbonne. Ils fonctionneraient "à partir d'un certain nombre d'indicateurs que l'on pourrait démocratiquement mettre en place", a ajouté Ségolène Royal sans plus de précision.
Pour "associer les citoyens aux décisions qui les concernent", la candidate socialiste a également proposé de mettre en place des référendums d'initiative populaire et des budgets participatifs, sur le modèle de celui qu'elle a instauré depuis 2004 dans sa région Poitou-Charentes.
par Yvon GRAÏC publié dans : Débat
Mardi 24 octobre 2006

PARIS (AFP) - Ségolène Royal a défendu mardi sa proposition de créer des jurys de citoyens tirés au sort en soulignant que leur rôle serait de "donner des avis" et d'"évaluer" l'action des élus afin de "renouer le lien civique" dans le pays.

"Le débat est ouvert, ce qui est important c'est de bien comprendre comment ça marche", a déclaré la candidate à l'investiture PS pour la présidentielle à l'issue de la réunion hebdomadaire des élus qui la soutiennent à l'Assemblée nationale. "Au moment où l'on cherche le moyen de renouer le lien civique, c'est une façon d'aller chercher les citoyens qui sont les plus éloignés du fonctionnement des institutions", a-t-elle expliqué. Il s'agit ainsi de "nourrir le travail des élus, pas de s'y opposer", a-t-elle ajouté. Mme Royal a rejeté toute idée de sanction émanant de ces jurys, "tirés au sort sur les listes électorales". "La sanction, c'est le vote", a-t-elle dit. Insistant sur la dimension "d'évaluation", elle a expliqué qu'en consultant les jurys citoyens, il s'agissait "de savoir si les décisions prises sont bien adaptées aux besoins". "Ils émettent des avis soit sur des sujets précis, soit sur des politiques globales de quartier, (...) soit sur l'évaluation des politiques publiques comme par exemple l'indice des prix", a-t-elle insisté. Elle a cité "l'application de la loi sur les 35 heures" et le CPE (Contrat première embauche). "Il y aurait eu un jury citoyen de 150 jeunes, un gouvernement aurait vu tout de suite que cela ne pouvait pas passer la rampe", a-t-elle dit. Elle a cependant précisé que ces jurys "ne se substituaient pas" aux syndicats. "C'est un des éléments de la démocratie participative (....). Ce n'est pas une mise en cause des élus", a-t-elle insisté, ajoutant:
"Des élus se sont inquiétés alors qu'en fait, ils la pratiquent".Plusieurs élus présents à la réunion ont fait part d'expériences de démocratie participative dans leurs communes. François Rebsamen, maire de Dijon, a notamment cité le tirage au sort des représentants de conseils de quartiers. Gilbert Roger, maire de Bondy (Seine-St-Denis) a évoqué les conseils consultatifs de quartier et le conseil des "sages" formé de retraités.Le sénateur de Paris David Assouline a souligné que la proposition de Mme Royal était inscrite dans la contribution de la fédération de Paris au programme PS "adoptée à l'unanimité notamment par certains élus qui la contestent aujourd'hui".Porte-parole de Mme Royal, Jean-Louis Bianco, a indiqué que la candidate avait évoqué "dès 2002" cette "expérience de démocratie participative pratiquée dans de nombreux pays comme l'Allemagne, le Danemark, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Catalogne".
par Ségolène for ever publié dans : Débat
Mardi 7 novembre 2006
  • Troisiéme débat télévisé sur les chaînes parlementaires.
    Thémes : questions Europe et environnement.
    En direct sur les chaînes parlementaires LCP AN et Public Sénat(câble, TNT, satellite, sites Internet des chaînes).
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par Yvon GRAIC publié dans : Débat
Mercredi 8 novembre 2006
Alors que ses rivaux socialistes pointent du doigt une erreur de Ségolène Royal sur le dossier du nucléaire iranien, la candidate "maintient sa position". "J'espère que les débats vont éclairer le fait que je connaissais, sur ce point, mieux la situation internationale qu'eux", a précisé la candidate mercredi 7 novembre.
"Je maintiens la position que j'aie prise", a expliqué Ségolène Royal mercredi matin sur RMC, répétant qu'elle n'est "pas favorable à ce que l'Iran accède au nucléaire civil".
Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius "ont essayé d'en profiter", a-t-elle expliqué. "Mais, j'espère que les débats vont éclairer le fait que je connaissais sur ce point mieux la situation internationale qu'eux".

"Ils ont tort"

La candidate socialiste s'est livrée à une explication du dossier iranien. "Je pense que ce sont les deux challengers qui ont tort sur cette question et j'espère qu'aujourd'hui et dans les jours qui viennent, on va assister à des débats d'experts".
"L'Iran a signé ce traité de non prolifération qui lui interdit normalement d'accéder au militaire nucléaire.
Mais, dans ce traité il y a aussi l'exigence de contrôler le nucléaire civil", a ajouté la présidente de la région Poitou-Charentes. "Actuellement, l'Iran refuse le contrôle sur le nucléaire civil. C'est pourquoi, j'ai dit et je le répète, je ne suis pas favorable à ce que l'Iran accède au nucléaire civil".
L'enrichissement en civil lui permettrait "de maîtriser les technologies d'enrichissement de l'uranium et si ces techniques ne sont pas contrôlées, rien ne dit que petit à petit cela ne s'orientera pas vers de l'enrichissement de l'uranium à dimension nucléaire, à dimension militaire", a ajouté Ségolène Royal.
"Dans la mesure où ce pays qui nie l'existence de l'Etat d'Israël refuse de se voir contrôler l'accès au nucléaire civil, nous avons la responsabilité de ne pas l'autoriser", a précisé la candidate.
C'est avec satisfaction qu'elle voit les débats au sein du Parti socialiste se terminer. "Ces débats n'étaient pas fait pour m'aider. Puisque j'avais entendu dire avant, 'elle va s'écrouler', 'elle tiendra pas la route', 'elle n'y connaît rien"'. La campagne a été "trop longue", a conclu Ségolène Royal, même si "paradoxalement, j'en sors renforcée".

Explications

1 - Le Traité de non prolifération nucléaire reconnaît le droit des pays signataires d'avoir recours au nucléaire civil. Mais ils doivent se soumettre au contrôle de l'Agence internationale pour l'énergie atomique (AIEA). Or c'est bien le problème avec l'Iran : l'Agence a découvert des activités nucléaires civiles non déclarées. Il y a donc risque de prolifération.

2 - L'Union européenne considère que le droit de l'Iran à accéder au nucléaire civil ne peut être admis qu'à la condition que toutes ses activités nucléaires ainsi découvertes soient mises à plat et contrôlées. Elle a proposé, dès lors que l'Iran se soumettrait au contrôle de l'AIEA et renoncerait à ses activités proliférantes, de lui construire des centrales nucléaires. L'Iran a refusé. Par ailleurs, l'Union européenne soutient la proposition russe d'enrichissement de l'uranium en Russie pour l'Iran, à des fins pacifiques. A ce jour, l'Iran n'a pas donné suite à cette proposition.

3 - A ce jour, le Conseil des Gouverneurs de l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA) et le Conseil de Sécurité de l'ONU ont décidé de refuser à l'Iran la maîtrise du cycle complet de production, y compris à des fins civiles, tant que la position de l'Iran n'évoluerait  pas.
____________
Aujourd'hui, la question qui est posée à la communauté internationale est donc bien celle de l'accès de l'Iran au nucléaire civil. La position de Ségolène Royal de refuser que l'Iran puisse contrôler la totalité de la filière, même civile, tant que l'Iran n'aura pas évolué, est donc la seule qui soit cohérente avec le droit international et avec les enjeux de la non-prolifération.
par Yvon GRAIC publié dans : Débat
Lundi 13 novembre 2006
Il n'a pas lu le projet !
  

PARIS (Reuters) - Laurent Fabius a rejeté "toute une série de propositions" de Ségolène Royal sur l'Education nationale, quelques jours après la diffusion des propos de la présidente de Poitou-Charentes sur le temps de travail des enseignants dans les collèges.

"La méthode n'est certainement pas bonne et même détestable mais il y a la question de fond (...) toute une série de propositions que Ségolène (Royal) a faites sur l'école dont aucune ne se retrouve dans les propositions socialistes (fauxndlr) et avec lesquelles je suis complètement en désaccord .....!!


LAURENT FABIUS EST DONC EN DESACCORD AVEC
le projet socialiste p 38/39 :

-          « Nous favoriserons l'accompagnement de tous les élèves pour prendre en compte leur diversité par des pédagogies différenciées. Nous renforcerons les dispositifs d'accompagnement scolaire qui permettent d'acquérir les notions de base, dans les premières années de l'Ecole primaire. Nous investirons dans les technologies éducatives pour personnaliser l'enseignement ».

-          « Nous développerons toutes les formes d'aide gratuite pour lutter contre la marchandisation de l'école (études encadrées, assistances personnalisées, etc.) en réalisant l'avènement d'une société éducative partagée grâce à la participation de tous les partenaires de l'école : collectivités locales et associations d'éducation populaire ».

-          «  Nous ferons évoluer le collège afin qu'il ne soit plus le lieu du tri social : en instaurant une meilleure transition entre l'école élémentaire et le collège, en proposant aux élèves un véritable choix d'orientation ».

-          « Nous reverrons le fonctionnement général des Zones d'Education Prioritaires en renforçant les moyens financiers, en diminuant le nombre d'élèves par classe, en formant spécialement les enseignants des ZEP, en leur offrant des perspectives d'évolution de carrière, en leur donnant les moyens de rester davantage dans les établissements (aménagement des locaux) ».

-          « Les personnels de l'Education nationale concourent, chacun à leur place, à la réussite scolaire. Les enseignants ont un rôle majeur dans la transmission du savoir et dans l'éducation des futurs citoyens. Les conditions de leur métier ont profondément changé. Il faut en tenir compte. Nous proposons de créer une gestion des ressources humaines (accompagnement des enseignants en difficulté, formation continue, mobilité des carrières…) et de redéfinir les missions des enseignants afin de répondre aux attentes et aux besoins de la société ».

par Yvon GRAIC publié dans : Débat
Vendredi 22 décembre 2006
Samedi 20 janvier 2007
Sur les vingt-cinq dernières années, le pouvoir d'achat des enseignants s'est fortement réduit. Entre 1981 et 2004, les professeurs de collège et lycées et les universitaires ont perdu en moyenne 20 % de leur pouvoir d'achat (hors indemnités), tandis que les professeurs des écoles en perdaient 9 %. Tels sont les principaux résultats d'une étude publiée en janvier par trois économistes, Robert Gary-Bobo, professeur à l'université Paris-I (Panthéon-Sorbonne) et à l'Ecole d'économie de Paris, Touria Jaaidane, professeur à l'université Lille-I, et Btissam Bouzidi, doctorante.

En reconstituant précisément l'historique des traitements entre 1960 et 2004, les auteurs montrent que le pouvoir d'achat des enseignants a augmenté jusqu'en 1981 et qu'il a lentement décliné depuis, avec la mise en place de politiques de rigueur salariale par les gouvernements de gauche comme de droite. "A partir de 1982-1983, les fonctionnaires qui jusque-là avaient joui de gains substantiels de pouvoir d'achat, rentrent dans une phase de régression lente, certaine et constante, qui n'a pas cessé aujourd'hui", expliquent les économistes en évoquant une diminution annuelle moyenne de 0,88 % du pouvoir d'achat des professeurs.

Sur cette période, les traitements des enseignants ont certes été revalorisés mais sans rattraper les hausses du coût de la vie et sans compenser l'augmentation des charges sociales (CSG, assurance-maladie, retraite, etc.). Les auteurs reconnaissent qu'une partie du pouvoir d'achat n'a pas été prise en compte dans l'étude, notamment les indemnités versées à certains enseignants (primes ZEP, prime d'orientation des élèves, etc.) : ils insistent néanmoins sur le fait que, dans l'éducation nationale, le montant de ces indemnités "joue un rôle mineur" dans les rémunérations.

Cette érosion ne touche pas toutes les catégories d'enseignants de la même façon. "Les instituteurs sont ceux qui s'en tirent le mieux, avec une baisse de traitement réel net (qui correspond au pouvoir d'achat) de 9 % seulement durant la même période", indique l'étude. La transformation du corps des instituteurs en professeurs des écoles, avec une revalorisation de leurs traitements, leur a apporté, à partir de 1990, une relative "bouffée d'oxygène".

Les enseignants du secondaire et du supérieur n'ont pas bénéficié, à l'époque, d'une revalorisation aussi forte et ont donc subi une érosion plus nette de leur pouvoir d'achat : - 20 % pour les certifiés en fin de carrière, - 20,6 % pour les agrégés, - 16 % pour les maîtres de conférences et - 20,6 % pour les professeurs.

Cette perte de pouvoir d'achat n'a pas empêché le budget de l'éducation nationale de progresser. La hausse des pensions, avec de nombreux départs en retraite, l'augmentation des charges sociales et, surtout, la croissance du nombre de fonctionnaires (+ 18,6 % sur la même période) ont contribué à accroître les dépenses de l'Etat.

"Les syndicats d'enseignants se sont montrés incapables d'enrayer le mouvement de baisse des salaires. Cette constatation apparaîtra comme un paradoxe à ceux qui pensent que les syndicats de la fonction publique s'adjugent une part du gâteau toujours plus grosse", souligne l'étude. Les économistes expliquent que les syndicats ont fait le choix de défendre l'emploi et de revendiquer l'amélioration des conditions de travail dans les classes.

Cette stratégie s'est notamment traduite par des décharges de service plus nombreuses et par la baisse régulière du nombre d'élèves par classe. L'obtention de ces acquis sociaux explique, aux yeux des économistes, que les enseignants aient pu supporter une telle régression salariale "sans finalement trop protester". Les effets mécaniques de l'avancement ont aussi pu leur masquer individuellement la perte de pouvoir d'achat subie.

"Les syndicats ont donc gagné plus de confort au travail pour les enseignants tandis que le gouvernement réalisait certaines économies. Mais, ce faisant, ils se sont faits les complices d'une dévalorisation progressive du métier d'enseignant", relèvent les économistes. Depuis le début des années 1990, la plupart des conflits sociaux, dans l'éducation nationale, se sont cristallisés autour de sujets liés aux retraites, à la décentralisation, à des réformes pédagogiques, aux moyens budgétaires, mais beaucoup moins aux salaires.

Dans leur étude, les auteurs formulent l'hypothèse que la féminisation du corps enseignant (50 % des professeurs du secondaire en 1981, 64 % en 2001) ait pu faire évoluer le type de revendications : "Le tournant de la rigueur est vraisemblablement concomitant d'un changement des préférences dans la négociation collective." Les enseignantes auraient ainsi privilégié les conditions de travail sur les salaires. Dans un contexte d'arrivée de "nouveaux publics", jugés plus difficiles, l'amélioration des conditions de travail aurait également été perçue comme une priorité.


Plusieurs milliers d'enseignants manifestent samedi à Paris, répondant à l'appel national lancé par la FSU, première fédération de l'Education, pour protester contre "une politique de régression du gouvernement" et d'importantes suppressions de postes dans l'Education.  • Christophe Simon (AFP/AFP - samedi 20 janvier 2007, 17h06)

Samedi 14 avril 2007

PARIS (Reuters) - Bernard Kouchner rallie l'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard dans son appel à une alliance entre l'UDF et le PS pour l'élection présidentielle.

"Pour la première fois depuis trente ans, le parti de François Bayrou ne récuse pas la gauche réformatrice. Saisissons cette chance", déclare l'ancien ministre de la Santé de Lionel Jospin dans une tribune à paraître dans Le Journal du Dimanche sous le titre : "Assez de l'esprit sectaire!"

"A l'instar de nos voisins européens, capables de réussir là où nous avons échoué, cette gauche-là ne doit pas refuser l'alliance avec un centre rénové", souligne Bernard Kouchner, qui a rejoint l'équipe de campagne de la candidate socialiste Ségolène Royal en février.

"Je ne suis pas dans une manoeuvre politicienne, je ne l'ai jamais été. Et je n'imagine pas que Michel Rocard y soit, lui qui a plus apporté à la France et aux idées que tous ses détracteurs réunis", explique-t-il.

"J'ai suffisamment soutenu Ségolène Royal et travaillé avec elle pour savoir qu'elle peut orchestrer calmement cette indispensable mutation", poursuit-il.

"Je sais que les alliances ne se noueront qu'après le premier tour. Ce n'est pas ajouter à la confusion que de revenir dès aujourd'hui à l'essentiel, et de préférer aux calculs politiciens des convictions que tant d'entre nous partagent", insiste Bernard Kouchner.

"Les électeurs de dimanche prochain ne sont pas prisonniers des frontières du sectarisme. La France vaut mieux que nos certitudes vieillies et nos crampes partisanes", conclut-il.

Mercredi 2 mai 2007
Les positions adoptées par Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal concernant les dossiers industriels sont souvent divergentes. | AFP/JOEL SAGET/FRED DUFOUR


Après LE DEBAT
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par Yvon GRAIC publié dans : Débat
Vendredi 11 mai 2007

 

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La défaite était inévitable

Par Lucette Jeanpierre

jeudi 10 mai 2007  article publié dans la lettre 53

Beaucoup de militants ont la gueule de bois. Ils se demandent comment la gauche a-t-elle pu perdre la présidentielle, pour la troisième fois consécutive, en faisant le plus bas score qu’un candidat ait fait au second tour depuis 1965. Beaucoup se disent que l’addition des grèves de 2003, des victoires électorales de 2004, du TCE de 2005 et du CPE de 2006 faisait que la partie était imperdable.

Certains, tels Filoche, pensent que seul le social compte, et qu’il aurait suffi de parler plus à gauche que Ségolène pour gagner. Certes, on ne peut pas dire que la candidate ait été très explicite sur la question sociale, mais n’avoir que cette seule approche pour expliquer l’ampleur de la défaite est trop réducteur pour être crédible. D’autres, tel Todd, accusent l’influence trop républicaine de Jean-Pierre Chevènement sur la candidate, et expliquent que si Laurent Fabius, candidat du « non de gauche » avait été désigné, la victoire aurait été certaine. Je n’en crois pas un mot, et je ne vois pas pourquoi les classes populaires auraient pu s’identifier à un candidat comme Fabius. La triste réalité est ailleurs.

Sachons dire qu’en face, il y avait un candidat redoutable, talentueux, expert dans la communication. La clarté de ses réponses (qu’on peut et qu’on doit contester pour beaucoup d’entre elles) contrastait avec la langue de bois et l’approximation de beaucoup de candidats de gauche. Il a su poser les questions qui préoccupent les Français, sur lesquelles toute la gauche, exceptée les Républicains (et encore…) est tétanisée

Que ce soit sur l'immigration, sur la sécurité, sur la justice, mais aussi en parlant de la « valeur travail », en évoquant le pouvoir d'achat, la retraite et la dépendance des anciens, en disant qu’il voulait en finir avec l’assistanat, et mettre en avant le travail, Sarkozy a su émettre des réponses claires aux questions que les Français se posent sur toutes ces thématiques.

Face à la trame de l'ancien ministre de l'intérieur, la gauche a cruellement manqué d'un projet aussi solide et surtout aussi proche des préoccupations des Français que l'était celui de l'UMP, ainsi que d’un opposant à la hauteur du talent de l’adversaire. Triste constat.

Quand, dans cette campagne, la candidate s’est-elle adressée aux travailleurs, aux ouvriers, aux employés, aux fonctionnaires, aux enseignants, dont beaucoup, depuis de longues années, se sont durablement détournés de la gauche, aux paysans, aux artisans, aux retraités ?......la suite de l'article

Vendredi 11 mai 2007

Julien Dray :

Le Congrès d’Epinay est obsolète

Le 11 mai 2007, par Désirs d’Avenir,

Pour le porte-parole du PS, le rassemblement traditionnel de la gauche, hérité du Congrès d’Epinay en 1971, est “obsolète”.

Il faut “concevoir les conditions d’un nouveau rassemblement majoritaire dans le pays” estime-t-il.

Julien Dray, porte-parole du PS, a estimé, jeudi 10 mai, que “le rassemblement de la gauche tel qu’on l’a conçu dans les années 70 et 80 est obsolète dans la réalité électorale”.

Reprenant à son compte la formule utilisée par Ségolène Royal d’une alliance “arc-en-ciel”, Julien Dray a indiqué sur BFM radio et TV qu’il fallait “concevoir les conditions d’un nouveau rassemblement majoritaire dans le pays”.

Selon lui, “la gauche est adossée à son histoire”, mais le premier tour de la présidentielle a montré que “la matrice qui a fait le Parti socialiste, c’est-à-dire le congrès d’Epinay, le rassemblement traditionnel de la gauche, a montré ses limites”.

La gauche a réuni au total au soir du 22 avril 36,5% des voix.

Quatre questions

Julien Dray a ajouté que cela ne voulait pas dire “plus à gauche ou plus à droite”.

Il a souhaité que la gauche “clarifie” quatre questions :

“l’autorité, la nation, la sécurité, le travail“.

Il a observé que pendant sa campagne, “Ségolène Royal a beaucoup modernisé et a fait beaucoup pour faire avancer l’idéologie du PS et de la gauche”.

Interrogé sur le lancement du Mouvement démocrate par François Bayrou, Julien Dray a observé que le candidat centriste (18,57% au premier tour) est “en train de larguer les amarres avec sa famille d’origine, la droite”.

“Ce mouvement est irréversible”, a-t-il jugé, en estimant que Mme Royal avait eu raison de parler d’un bout de chemin à faire avec François Bayrou.


* Le congrès d’Epinay (1971) 

Tous les trois ans (sauf congrès anticipé), le Parti socialiste se réunit en congrès pour fixer sa politique et désigner ses dirigeants.

Le congrès d’Epinay, en 1971, consacre l’unité des socialistes derrière François Mitterrand, qui devient alors Premier secrétaire du parti. 

Les 11, 12 et 13 juin 1971, les socialistes se réunissent à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis). 

Participent notamment au congrès le Nouveau Parti socialiste (NPS) ; la Convention des institutions républicaines (CIR), un regroupement de clubs (Club des Jacobins, Démocratie et Université, etc.) présidé par François Mitterrand ; des militants issus du “courant chrétien” (la CFDT notamment) ; ou de nouveaux adhérents comme l’ancien MRP (Mouvement républicain populaire, démocrate-chrétien) Robert Buron. 

En tout, 957 délégués, dont 800 socialistes et 97 conventionnels (CIR), participent à la rencontre. 

Programme commun avec le PCF 

La coalition Mauroy, Defferre, Mitterrand, Ceres (Centre d’études, de recherches et d’éducation socialiste, gauche du parti, dont l’un des leaders est Jean-Pierre Chevènement), qui représente 51,26% des mandats, l’emporte lors du vote final sur celle de Savary, Mollet et Poperen (48,73 % des mandats). 

François Mitterrand est élu Premier secrétaire, grâce notamment à l’appui de deux puissantes fédérations : les Bouches-du-Rhône de Gaston Defferre, et le Nord de Pierre Mauroy. François Mitterrand doit préparer, avec l’ensemble de la direction, les bases d’un accord de gouvernement avec le Parti communiste français. 

L’année suivante, le Programme commun de gouvernement d’union de la gauche sera signé entre le PS, représenté par François Mitterrand, le PCF, représenté par son secrétaire général Georges Marchais, et le Mouvement des radicaux de gauche (MRG), représenté par son président Robert Fabre. 

La motion finale du congrès d’Epinay se réfère à la stratégie d’union de la gauche, à la rupture avec le capitalisme et au front de classe des travailleurs.

par Yvon GRAIC publié dans : Débat
Lundi 14 mai 2007

Préparation des Législatives

L'image “http://www.lepoint.fr/content/system/media/2/20070509/2007-05-09T181145Z_01_NOOTR_RTRIDSP_2_OFRTP-FRANCE-LEGISLATIVES-UMP-UDF-20070509.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Réagissez à la Plate forme du PS

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par Yvon GRAIC publié dans : Débat
 

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"Plus les hommes seront éclairés plus ils seront libres." Voltaire


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